jeudi 30 novembre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Dijon |
| Section | Tribunal Administratif de Dijon |
| N° Dossier | TA21-2200443 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 1ère chambre |
| Avocat requérant | VERMOREL ANTOINE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 14 février 2022, M. B A, représenté par Me Vermorel, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 12 octobre 2021 par lequel le ministre de l'éducation nationale, de la jeunesse et des sports l'a licencié pour insuffisance professionnelle ;
2°) " à titre subsidiaire ", d'enjoindre au ministre de l'éducation nationale de prendre une nouvelle décision dans un délai de quinze jours à compter du jugement à intervenir ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat le versement de la somme de 2 690 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- l'arrêté attaqué doit être regardé comme entaché d'un vice d'incompétence, sauf à justifier d'une délégation conférée à son signataire ;
- l'avis de la commission administrative paritaire n'était pas joint à l'arrêté attaqué alors que ce dernier s'y réfère ;
- la procédure contradictoire n'a pas été respectée, dès lors notamment que son état de santé n'a pas été pris en compte alors que la réunion de la commission administrative paritaire aurait pu faire l'objet d'un report et qu'il n'est pas établi que cette commission ait disposé de l'ensemble des éléments relatifs à sa situation ;
- le médecin de prévention n'a pas été sollicité alors qu'il souffre de problèmes de santé ;
- l'insuffisance professionnelle qui lui est reprochée n'est pas matériellement établie ;
- cette sanction déguisée est disproportionnée ;
- l'arrêté attaqué est entaché d'un détournement de pouvoir.
Par un mémoire en défense enregistrés le 27 janvier 2023, le ministre de l'éducation nationale et de la jeunesse conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir qu'aucun des moyens invoqués n'est fondé.
Par une ordonnance du 30 janvier 2023, la clôture de l'instruction a été fixée au 17 mars 2023.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 ;
- la loi n° 84-16 du 11 janvier 1984 ;
- le décret n° 72-581 du 4 juillet 1972 ;
- le décret n° 82-451 du 28 mai 1982 ;
- le décret n° 84-961 du 25 octobre 1984 ;
- le décret n° 2005-850 du 27 juillet 2005 ;
- le décret du 2 octobre 2019 portant nomination du directeur général des ressources humaines du ministère de l'éducation nationale et de la jeunesse et du ministère de l'enseignement supérieur, de la recherche et de l'innovation, M. D (C) ;
- l'arrêté du 1er juillet 2013 relatif au référentiel des compétences professionnelles des métiers du professorat et de l'éducation ;
- l'arrêté du 17 février 2014 fixant l'organisation de l'administration centrale des ministères de l'éducation nationale et de l'enseignement supérieur et de la recherche ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Viotti, conseillère,
- les conclusions de Mme Ach, rapporteure publique.
Considérant ce qui suit :
1. M. A, professeur certifié de sciences économiques et sociales titularisé le 1er septembre 1993, a été affecté dans l'académie de Dijon. Par un arrêté du 12 octobre 2021, le ministre de l'éducation nationale, de la jeunesse et des sports a prononcé son licenciement pour insuffisance professionnelle. L'intéressé a formé à l'encontre de cet arrêté un recours gracieux, reçu par l'administration le 13 décembre 2021. Une décision implicite de rejet est née le 13 février 2022 du silence gardé pendant deux mois par le ministre de l'éducation nationale. Par la présente requête, M. A demande l'annulation de l'arrêté du 12 octobre 2021.
Sur les conclusions aux fins d'annulation et d'injonction :
2. En premier lieu, aux termes de l'article 1er du décret du 27 juillet 2005 relatif aux délégations de signature des membres du Gouvernement : " A compter du jour suivant la publication au Journal officiel de la République française de l'acte les nommant dans leurs fonctions ou à compter du jour où cet acte prend effet, si ce jour est postérieur, peuvent signer, au nom du ministre ou du secrétaire d'Etat et par délégation, l'ensemble des actes, à l'exception des décrets, relatifs aux affaires des services placés sous leur autorité : / 1° Les secrétaires généraux des ministères, les directeurs d'administration centrale, les chefs des services à compétence nationale mentionnés au premier alinéa de l'article 2 du décret du 9 mai 1997 susvisé et les chefs des services que le décret d'organisation du ministère rattache directement au ministre ou au secrétaire d'Etat () ". Selon l'article 3 de l'arrêté du 17 février 2014 fixant l'organisation de l'administration centrale des ministères de l'éducation nationale et de l'enseignement supérieure et de la recherche, la direction générale des ressources humaines comprend le service des personnels enseignants de l'enseignement scolaire, lequel comprend, selon l'article 10 de cet arrêté, une sous-direction de la gestion des carrières. L'article 12 dudit arrêté prévoit : " La sous-direction de la gestion des carrières assure la politique de mobilité et la gestion des carrières des personnels enseignants du premier et du second degré, y compris en détachement. Elle met en œuvre la politique d'intégration des personnels enseignants handicapés, en relation avec la mission aux personnels handicapés. Elle est chargée du traitement des affaires disciplinaires et contentieuses pour les actes de compétence ministérielle. Elle accompagne la construction des parcours professionnels des personnels enseignants, notamment à l'étranger ".
3. L'arrêté attaqué a été signé par M. C D, nommé directeur général des ressources humaines du ministère de l'éducation nationale et de la jeunesse et du ministère de l'enseignement supérieur, de la recherche et de l'innovation par un décret du 2 octobre 2019, publié le lendemain au Journal officiel de la République française, qui bénéficiait à cet effet d'une délégation en application de l'article 1er du décret du 27 juillet 2005 relatif aux délégations de signature des membres du Gouvernement. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de la décision attaquée manque en fait.
4. En deuxième lieu, l'arrêté en litige énonce les considérations de droit qui le fondent et précise de manière particulièrement détaillée les considérations de fait pour lesquelles le ministre de l'éducation nationale a décidé de procéder au licenciement de M. A pour insuffisance professionnelle. L'auteur de l'arrêté n'ayant pas entendu motiver cet acte par référence à l'avis rendu par la commission administrative paritaire, la circonstance qu'il n'ait pas été joint à l'arrêté attaqué est sans influence sur sa légalité. Par suite, le moyen tiré du défaut de motivation manque en fait.
5. En troisième lieu, aux termes de l'article 70 de la loi du 11 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique de l'Etat, alors en vigueur à la date de l'arrêté en litige : " Le licenciement pour insuffisance professionnelle est prononcé après observation de la procédure prévue en matière disciplinaire. / Le fonctionnaire licencié pour insuffisance professionnelle peut recevoir une indemnité dans les conditions qui sont fixées par décret ". Aux termes de l'article 19 de la loi du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires : " () Le fonctionnaire à l'encontre duquel une procédure disciplinaire est engagée a droit à la communication de l'intégralité de son dossier individuel et de tous les documents annexes et à l'assistance de défenseurs de son choix. L'administration doit informer le fonctionnaire de son droit à communication du dossier. Aucune sanction disciplinaire autre que celles classées dans le premier groupe par les dispositions statutaires relatives aux fonctions publiques de l'Etat, territoriale et hospitalière ne peut être prononcée sans consultation préalable d'un organisme siégeant en conseil de discipline dans lequel le personnel est représenté. / L'avis de cet organisme de même que la décision prononçant une sanction disciplinaire doivent être motivés () ". Selon l'article 1er du décret du 25 octobre 1984 relatif à la procédure disciplinaire concernant les fonctionnaires de l'Etat : " L'administration doit dans le cas où une procédure disciplinaire est engagée à l'encontre d'un fonctionnaire informer l'intéressé qu'il a le droit d'obtenir la communication intégrale de son dossier individuel et de tous les documents annexes et la possibilité de se faire assister par un ou plusieurs défenseurs de son choix ". L'article 2 de ce décret, dans sa rédaction applicable au litige, prévoit : " L'organisme siégeant en Conseil de discipline lorsque sa consultation est nécessaire, en application du second alinéa de l'article 19 de la loi susvisée du 13 juillet 1983, est saisi par un rapport émanant de l'autorité ayant pouvoir disciplinaire ou d'un chef de service déconcentré ayant reçu délégation de compétence à cet effet. Ce rapport doit indiquer clairement les faits reprochés au fonctionnaire et préciser les circonstances dans lesquelles ils se sont produits ". En vertu de l'article 3 dudit décret : " Le fonctionnaire poursuivi peut présenter devant le Conseil de discipline des observations écrites ou orales, citer des témoins et se faire assister par un ou plusieurs défenseurs de son choix. Le droit de citer des témoins appartient également à l'administration ". Enfin, l'article 4 du même décret dispose : " Le fonctionnaire poursuivi est convoqué par le président du conseil de discipline quinze jours au moins avant la date de réunion, par lettre recommandée avec demande d'avis de réception. / Ce conseil peut décider, à la majorité des membres présents, de renvoyer à la demande du fonctionnaire ou de son ou de ses défenseurs l'examen de l'affaire à une nouvelle réunion. Un tel report n'est possible qu'une seule fois ".
6. En application des dispositions précitées et en vertu du principe général des droits de la défense, le fonctionnaire qui fait l'objet d'une procédure de licenciement pour insuffisance professionnelle doit être informé des insuffisances qui lui sont reprochées et mis à même de demander la communication de son dossier.
7. D'une part, M. A a été préalablement informé des insuffisances qui lui sont reprochées de manière détaillée par courrier du 7 avril 2021. Par ailleurs, il ressort des pièces du dossier qu'en raison de son état de santé, le requérant a sollicité, par courrier du 25 mai 2021, le report de la réunion de la commission administrative paritaire académique qui devait initialement se tenir le 1er juin 2021 et qu'il a été fait droit à cette demande, la commission s'étant réunie le 9 juillet 2021 en sa présence. De surcroît, la lettre que lui a adressée préalablement la rectrice de l'académie de Dijon le 3 juin 2021 lui rappelait la possibilité, outre de consulter son dossier individuel sur place, d'en solliciter la transmission par voie postale ou de mandater un représentant pour procéder à cette consultation et le représenter devant la commission administrative paritaire académique, ces droits n'ayant pas été exercés par M. A. Enfin, le rapport de saisine de la commission, lu en début de séance, détaille l'ensemble de la carrière du requérant, y compris sa situation médicale.
8. D'autre part, et compte tenu notamment de la teneur particulièrement circonstanciée du rapport de saisine, il ne ressort pas des pièces du dossier que la commission administrative paritaire académique n'aurait pas disposé de l'ensemble des éléments nécessaires pour se prononcer en pleine connaissance de cause sur le licenciement pour insuffisance professionnelle de M. A, qui n'a pas transmis d'observations écrites et a pu présenter des observations orales devant la commission.
9. Il résulte de l'ensemble de ces éléments que l'état de santé de M. A a dûment été pris en compte par l'administration, laquelle a respecté le principe du contradictoire. Par suite, le moyen tiré du vice de procédure doit être écarté en toutes ses branches.
10. En quatrième lieu, il ressort des pièces du dossier que préalablement à son licenciement pour insuffisance professionnelle, M. A a bénéficié d'une visite médicale devant le médecin de prévention le 29 janvier 2021, lequel a conclu que " les carences professionnelles constatées chez cet agent ne sont pas en lien avec son état de santé ". Par suite et en tout état de cause, le moyen soulevé à ce titre manque en fait.
11. En cinquième lieu, le licenciement pour inaptitude professionnelle d'un agent public ne peut être fondé que sur des éléments révélant l'inaptitude de l'agent à exercer normalement les fonctions correspondant à son grade, s'agissant d'un fonctionnaire, et non sur une carence ponctuelle dans l'exercice de ces fonctions. Toutefois, une telle mesure ne saurait être subordonnée à ce que l'insuffisance professionnelle ait été constatée à plusieurs reprises au cours de la carrière de l'agent ni qu'elle ait persisté après qu'il ait été invité à remédier aux insuffisances constatées. Par suite, une évaluation portant sur la manière dont l'agent a exercé ses fonctions durant une période suffisante et révélant son inaptitude à un exercice normal de ses fonctions est de nature à justifier légalement son licenciement.
12. Le licenciement pour insuffisance professionnelle de M. A, qui enseignait en lycée depuis une trentaine d'années, se fonde sur les insuffisances professionnelles persistantes de l'intéressé, à savoir un manque de rigueur dans la préparation de ses cours, un manque de clarté dans les explications données aux élèves, une maîtrise lacunaire des contenus disciplinaires et une défaillance dans la gestion de ses classes. Ces difficultés sont mises en exergue de manière concordante par l'ensemble de ses évaluations professionnelles et les nombreux rapports d'inspection versés aux débats, cela dès le début de sa carrière en 1992. Ainsi, les dernières inspections réalisées le 28 janvier 2020 et le 12 octobre 2020 confirment que, malgré les dispositifs d'accompagnement dont il a bénéficié notamment durant les années 2008-2009, 2011-2012, 2013-2014 et 2019-2020, M. A ne prépare toujours pas avec suffisamment de rigueur ses séances, lesquelles sont dépourvues de fil directeur, qu'il commet des erreurs dans la définition des concepts et notions qu'il doit pourtant enseigner, que ses explications sont confuses et manquent de cohérence, qu'il ne parvient pas à garder l'attention des élèves faute de consignes de travail claires, et qu'il manque d'autorité dans la gestion de ses classes. Il ressort en outre des pièces du dossier que M. A a fait l'objet, dès 1989, de plusieurs signalements émanant de ses chefs d'établissement, de parents d'élèves, de délégués de classe et d'élèves eux-mêmes, lesquels soulignent l'ambiance qualifiée de " dilettante " des cours assurés par M. A, ses importantes carences pédagogiques, en particulier dans la préparation des élèves au baccalauréat, ainsi que son absence d'autorité en classe. La réalité de ces insuffisances, qui sont matériellement établies, n'est pas remise en cause par la seule circonstance que M. A a continué, ainsi qu'il le soutient, à faire partie du jury du baccalauréat durant les années scolaires 2012 à 2016.
13. En sixième lieu, le requérant fait néanmoins valoir que son état de santé dégradé, sur lequel il n'apporte aucune précision devant le tribunal, doit être pris en compte pour apprécier ses compétences professionnelles. Selon le certificat médical du médecin de prévention du 29 janvier 2021, ses troubles médicaux sont apparus " il y a quatre ou cinq ans " et ne " touchent pas la sphère mentale et intellectuelle ", de sorte que " les carences professionnelles constatées chez cet agent ne sont pas en lien avec son état de santé ". Il n'est dès lors pas établi que l'état de santé de M. A aurait affecté sa manière de servir. Par suite, et à supposer que le requérant ait entendu se prévaloir d'un moyen tiré de l'erreur d'appréciation, c'est à bon droit que le ministre chargé de l'éducation nationale a pu prononcer son licenciement pour insuffisance professionnelle. Le licenciement litigieux étant justifié par l'insuffisance professionnelle de l'intéressé, l'arrêté en litige n'a pas la nature d'une sanction disciplinaire. Il s'ensuit que le moyen tiré du caractère disproportionné d'une telle sanction doit être écarté comme inopérant.
14. En dernier lieu, ainsi qu'il a été dit, le licenciement du requérant est motivé par son insuffisance professionnelle, de sorte que le détournement de pouvoir allégué n'est pas établi.
15. Il résulte de l'ensemble de ce qui précède que M. A n'est pas fondé à demander l'annulation de l'arrêté du 12 octobre 2021. Par voie de conséquence, ses conclusions à fin d'injonction ne peuvent qu'être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
16. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que l'Etat, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, verse quelque somme que ce soit à M. A au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.
D É C I D E :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B A ainsi qu'au ministre de l'éducation nationale et de la jeunesse.
Copie en sera adressée pour information au recteur de l'académie de Dijon.
Délibéré après l'audience du 9 novembre 2023, à laquelle siégeaient :
M. Olivier Rousset, président,
Mme Marie-Eve Laurent, première conseillère,
Mme Océane Viotti, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 30 novembre 2023.
La rapporteure,
O. ViottiLe président,
O. Rousset
La greffière,
C. Chapiron
La République mande et ordonne au ministre de l'éducation nationale et de la jeunesse, en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
No 2200443
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026