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AccueilJurisprudence administrativeN° TA21-2200878

Tribunal Administratif de Dijon — Décision N° TA21-2200878

jeudi 21 septembre 2023

JuridictionTribunal Administratif de Dijon
SectionTribunal Administratif de Dijon
N° DossierTA21-2200878
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation3ème chambre
Avocat requérantROTHDIENER GAËTAN

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés les 31 mars et 3 octobre 2022, M. A B, représenté par Me Rothdiener, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 18 février 2022 par lequel le préfet de la Côte-d'Or a refusé de lui délivrer un titre de séjour ;

2°) d'enjoindre au préfet de la Côte-d'Or, à titre principal, de lui délivrer le titre de séjour demandé ou, à titre subsidiaire, de procéder au réexamen de sa situation dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat le versement à son conseil de la somme de 2 000 euros en application des dispositions combinées de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.

M. B soutient, dans le dernier état de ses écritures, que :

- la décision est intervenue à l'issue d'une procédure irrégulière dès lors que le préfet ne justifie pas avoir régulièrement convoqué les membres de la commission du titre de séjour, ne produit aucun élément permettant de démontrer que la commission a transmis au préfet le procès-verbal enregistrant les explications du requérant avec l'avis motivé de la commission et ne prouve pas que la composition de la commission est régulière ;

- la décision de refus de séjour a été prise à l'issue d'une consultation irrégulière du fichier de traitement des antécédents judiciaires ;

- la décision de refus de séjour est entachée d'une erreur d'appréciation quant à l'existence d'une menace à l'ordre public et méconnait les dispositions des articles L. 423-7 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi que les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.

Par un mémoire en défense, enregistré le 9 juin 2022, le préfet de la Côte-d'Or conclut au rejet de la requête et à ce que soit mis à la charge du requérant le versement d'une somme de 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Le préfet soutient que les moyens invoqués par M. B ne sont pas fondés.

Par une décision en date du 17 mai 2022, M. B a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale.

Par une ordonnance du 13 janvier 2023, la clôture de l'instruction a été fixée au 3 février 2023 à 12 heures.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de procédure pénale ;

- le code de la sécurité intérieure ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;

- le code de justice administrative.

Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Desseix,

- et les observations de Me Rothdiener, représentant M. B.

Considérant ce qui suit :

1. M. B, ressortissant géorgien né en 1978, est entré irrégulièrement en France le 13 février 2003 selon ses déclarations. Sa demande d'asile a été rejetée par une décision de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides en date du 21 mars 2005, confirmée par la Cour nationale du droit d'asile le 13 décembre 2005. Après avoir bénéficié de cartes de séjour temporaires, en raison de son état de santé, pendant la période du 13 septembre 2005 au 23 mars 2014, une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " lui a été délivrée du 9 février 2015 au 8 février 2016. Par une décision du 16 mars 2017, le préfet de la Côte-d'Or a refusé de renouveler son titre de séjour. Par un jugement n° 1701006 en date du 11 juillet 2017, le tribunal administratif de Dijon a rejeté son recours dirigé contre cette décision. Le 9 octobre 2020, M. B a déposé une nouvelle demande de titre de séjour en se prévalant, d'une part, de sa qualité de parent français et, d'autre part, de ses attaches personnelles et familiales. Après avoir recueilli, le 1er octobre 2021, l'avis défavorable de la commission du titre de séjour, le préfet de la Côte-d'Or a décidé, par un arrêté du 18 février 2022, de rejeter la demande de titre de séjour de M. B. Le requérant demande au tribunal d'annuler cet arrêté.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

En ce qui concerne la légalité externe :

2. En premier lieu, en vertu des dispositions combinées des I et V de l'article L. 114-1 du code de la sécurité intérieure et de l'article 40-29 du code de procédure pénale, l'autorité administrative, à l'occasion de la délivrance, du renouvellement ou du retrait de certains titres de séjour, peut procéder à des enquêtes administratives donnant lieu à la consultation de traitements automatisés de données à caractère personnel, au nombre desquels figure le traitement des antécédents judiciaires (TAJ), par des agents investis de missions de police administrative individuellement désignés et spécialement habilités par le représentant de l'Etat.

3. Il ressort des pièces produites en défense par le préfet de la Côte-d'Or que l'agent qui a effectué la consultation du TAJ, identifié sous le n°7006304 sur les extraits issus de ce fichier, disposait d'une habilitation pour ce faire, prise par un arrêté du préfet de la Côte-d'Or du 12 novembre 2020, régulièrement publié au recueil des actes administratifs de la préfecture le lendemain. Par suite, le moyen tiré de ce que le préfet de la Côte-d'Or se serait fondé sur des informations recueillies par un agent qui ne bénéficiait pas d'une habilitation lui permettant de consulter le TAJ, qui manque en fait, doit être écarté.

4. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 432-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Dans chaque département est instituée une commission du titre de séjour qui est saisie pour avis par l'autorité administrative : / 1° Lorsqu'elle envisage de refuser de délivrer ou de renouveler la carte de séjour temporaire prévue aux articles L. 423-1, L. 423-7, L. 423-13, L. 423-14, L. 423-15, L. 423-21, L. 423-22, L. 423-23, L. 425-9 ou L. 426-5 à un étranger qui en remplit effectivement les conditions de délivrance ; / 2° Lorsqu'elle envisage de refuser de délivrer la carte de résident prévue aux articles L. 423-11, L. 423-12, L. 424-1, L. 424-3, L. 424-13, L. 424-21, L. 425-3, L. 426-1, L. 426-2, L. 426-3, L. 426-6, L. 426-7 ou L. 426-10 à un étranger qui en remplit effectivement les conditions de délivrance ; () / 4° Dans le cas prévu à l'article L. 435-1 ". Lorsque, sur le fondement de cet article, le préfet décide de saisir, pour avis, la commission du titre de séjour, la demande d'avis est accompagnée, conformément à l'article R. 432-7 de ce code, " des documents nécessaires à l'examen de l'affaire, comportant notamment les motifs qui conduisent le préfet à envisager une décision de refus de délivrance ou de renouvellement d'un titre de séjour () ainsi que les pièces justifiant que l'étranger qui sollicite une admission exceptionnelle au séjour sur le fondement de l'article L. 435-1 réside habituellement en France depuis plus de dix ans ". En vertu des dispositions combinées des articles L. 432-15 et R. 432-11 de ce code, l'étranger est convoqué devant la commission du titre de séjour, au moins quinze jours avant la date de la réunion de la commission, par une lettre qui précise la date, l'heure et le lieu de réunion de la commission et qui mentionne qu'il peut être assisté d'un conseil ou de toute personne de son choix et être entendu avec l'assistance d'un interprète. Enfin, aux termes de l'article R. 432-14 du même code : " Devant la commission du titre de séjour, l'étranger fait valoir les motifs qu'il invoque à l'appui de sa demande d'octroi ou de renouvellement d'un titre de séjour. Un procès-verbal enregistrant ses explications est transmis au préfet avec l'avis motivé de la commission. L'avis de la commission est également communiqué à l'intéressé ".

5. Une irrégularité affectant le déroulement d'une procédure administrative préalable, suivie à titre obligatoire ou facultatif, n'est de nature à entacher d'illégalité la décision prise que s'il ressort des pièces du dossier qu'elle a été susceptible d'exercer, en l'espèce, une influence sur le sens de la décision prise ou qu'elle a privé les intéressés d'une garantie.

6. En premier lieu, il ressort des pièces du dossier que M. B a été entendu par la commission du titre de séjour le 1er octobre 2021. A l'issue de sa réunion, la commission s'est estimé suffisamment informée sur la situation de l'intéressé et s'est prononcée défavorablement à la délivrance d'un titre de séjour à l'intéressé au motif que sa présence en France constituait une menace à l'ordre public. Il ne ressort d'aucune pièce du dossier que les membres de la commission, lorsqu'ils ont examiné le dossier de M. B, ne disposaient pas des éléments leur permettant de se prononcer de manière éclairée sur sa situation. Dans ces conditions, la circonstance, à la supposer établie, que le préfet n'aurait pas accompagné sa saisine de l'ensemble des documents nécessaires à l'examen de l'affaire, comportant notamment les motifs qui conduisent le préfet à envisager une décision de refus de délivrance ou de renouvellement d'un titre de séjour, n'est pas susceptible en l'espèce d'avoir exercé une influence sur le sens de la décision du préfet et n'a privé l'intéressé d'aucune garantie.

7. En deuxième lieu, il ressort des termes mêmes de la décision attaquée que le préfet disposait, avant son édiction, de l'avis de la commission du titre de séjour. Si le requérant soutient que le procès-verbal retraçant ses explications devant la commission du titre de séjour n'aurait pas été transmis au préfet, cette circonstance, à la supposer même établie, n'est pas susceptible d'avoir exercé une influence sur le sens de la décision et n'a privé l'intéressé d'aucune garantie. Le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article R. 432-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit, par suite, être écarté.

8. En dernier lieu, il ressort des pièces du dossier, notamment de l'arrêté du préfet de la Côte-d'Or du 12 octobre 2020 portant renouvellement de la composition de la commission du titre de séjour, régulièrement publié au recueil des actes administratifs du 14 octobre suivant, que la commission était régulièrement composée lors de l'examen de la situation du requérant. Le moyen tiré de l'irrégularité de la composition de cette commission manque en fait et doit, par suite, être écarté.

En ce qui concerne la légalité interne :

9. Aux termes de l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui est père ou mère d'un enfant français mineur résidant en France et qui établit contribuer effectivement à l'entretien et à l'éducation de l'enfant dans les conditions prévues par l'article 371-2 du code civil, depuis la naissance de celui-ci ou depuis au moins deux ans, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1 ". Aux termes de l'article L. 423-23 du même code : " L'étranger qui n'entre pas dans les catégories prévues aux articles L. 423-1, L. 423-7, L. 423-14, L. 423-15, L. 423-21 et L. 423-22 ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, et qui dispose de liens personnels et familiaux en France tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. / Les liens mentionnés au premier alinéa sont appréciés notamment au regard de leur intensité, de leur ancienneté et de leur stabilité, des conditions d'existence de l'étranger, de son insertion dans la société française ainsi que de la nature de ses liens avec sa famille restée dans son pays d'origine. / L'insertion de l'étranger dans la société française est évaluée en tenant compte notamment de sa connaissance des valeurs de la République ". Enfin, aux termes de l'article L. 412-5 de ce code : " La circonstance que la présence d'un étranger en France constitue une menace pour l'ordre public fait obstacle à la délivrance et au renouvellement de la carte de séjour temporaire, de la carte de séjour pluriannuelle et de l'autorisation provisoire de séjour prévue aux articles L. 425-4 ou L. 425-10 ainsi qu'à la délivrance de la carte de résident et de la carte de résident portant la mention " résident de longue durée-UE " ".

10. Pour refuser de délivrer un titre de séjour à M. B, le préfet de la Côte-d'Or a considéré que ce dernier représentait une menace pour l'ordre public dès lors qu'il était signalé au fichier du TAJ pour des faits de recel commis en 2005, de contrefaçons et fraudes industrielles ou commerciales, de recel et de vol commis en 2006, de port ou transport illégal d'arme de catégorie 6 commis en 2008, et d'usage illicite de stupéfiants commis en 2017. L'autorité préfectorale a également relevé que l'intéressé avait fait l'objet de deux condamnations par le tribunal correctionnel de Dijon, en 2006 et 2007, à 200 euros d'amende pour conduite d'un véhicule sans assurance, d'une condamnation le 19 janvier 2016 à dix-huit mois d'emprisonnement dont six avec sursis assorti d'une mise à l'épreuve pendant deux ans pour violence aggravée suivie d'une incapacité supérieure à huit jours et, enfin, d'une condamnation le 14 février 2019 à 500 euros d'amende pour conduite d'un véhicule sans permis.

11. Eu égard à la répétition du comportement délictuel de l'intéressé malgré ses condamnations passées -en dépit du caractère ancien de certains délits commis par l'intéressé notamment ses deux condamnations à 200 euros d'amende en 2006 et 2007 pour conduite d'un véhicule sans assurance- et compte tenu de la nature et de la gravité des faits commis par l'intéressé, le préfet de la Côte-d'Or a pu légalement, sans faire une inexacte appréciation des circonstances de l'espèce, estimer que sa présence en France constituait une menace pour l'ordre public. Dans ces conditions, le moyen tiré de ce que le requérant remplissait les conditions pour bénéficier d'un titre de séjour sur le fondement des dispositions des articles L. 423-7 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit être écarté.

12. Aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".

13. Le requérant se prévaut d'une présence au moins depuis 2003 sur le territoire français, où il vit avec son épouse en situation régulière et ses deux fils majeurs, l'un titulaire d'une carte de séjour pluriannuelle, l'autre de nationalité française. Il ressort toutefois des pièces du dossier que M. B, dont la continuité de sa présence en France depuis 2003 n'est pas démontrée, s'y est maintenu irrégulièrement depuis 2017 et n'établit pas être dépourvu de toute attache personnelle ou familiale dans son pays d'origine. Par ailleurs, l'intéressé ne justifie ni d'une intégration particulière ni d'un projet professionnel actuel. Compte tenu de l'ensemble des circonstances de l'espèce et de la menace pour l'ordre public que constitue la présence en France de M. B, la décision attaquée n'a dès lors pas porté à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée aux buts en vue desquels elle a été prise. Le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit par suite être écarté.

14. Il résulte de tout ce qui précède que M. B n'est pas fondé à demander l'annulation de l'arrêté attaqué. Ses conclusions à fin d'annulation doivent par suite être rejetées.

Sur les conclusions à fin d'injonction :

15. Le présent jugement, qui rejette les conclusions à fin d'annulation présentées par le requérant, n'implique, par lui-même, aucune mesure d'exécution. Par suite, les conclusions à fin d'injonction présentées par M. B doivent être rejetées.

Sur les frais liés au litige :

16. Les dispositions combinées du deuxième alinéa de l'article 37 de la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'Etat, qui n'est pas dans la présente instance la partie perdante, une quelconque somme au bénéfice du conseil de M. B au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.

17. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire droit aux conclusions présentées par le préfet de la Côte-d'Or au titre de ces mêmes dispositions.

DECIDE :

Article 1er : La requête de M. B est rejetée.

Article 2 : Les conclusions présentées par le préfet de la Côte-d'Or au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. A B, au préfet de la Côte-d'Or et à Me Rothdiener.

Une copie de ce jugement sera transmise, pour information, au ministre de l'intérieur et des outre-mer.

Délibéré après l'audience du 1er septembre 2023 à laquelle siégeaient :

- M. Boissy, président,

- Mme Desseix, première conseillère,

- Mme Bois, conseillère.

Rendu public par mise à disposition du greffe le 21 septembre 2023.

La rapporteure,

M. DesseixLe président,

L. BoissyLa greffière,

E. Herique

La République mande et ordonne au préfet de la Côte-d'Or, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.

Pour expédition conforme,

Le greffier

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