jeudi 6 avril 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Dijon |
| Section | Tribunal Administratif de Dijon |
| N° Dossier | TA21-2200959 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 2ème chambre |
| Avocat requérant | BOMMIER LOUP |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 8 avril 2022, Mme G F, Mme J D, M. C A, M. E B et M. I H demandent au tribunal d'annuler les délibérations prises lors de la séance du conseil municipal de la commune de Nod-sur-Seine du 18 mars 2022.
Ils soutiennent que la mise en place d'un huis clos est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation et entache la procédure d'irrégularité.
Par un mémoire en défense, enregistré le 10 juin 2022, la commune de Nod-sur-Seine, représentée par Me Bommier, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mis solidairement à la charge de Mme G F, Mme J D, M. C A, M. E B et M. I H le versement d'une somme de 10 000 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la requête est irrecevable dès lors que les requérants n'ont pas intérêt pour agir ;
- les moyens soulevés par les requérants ne sont pas fondés.
Par une ordonnance du 5 décembre 2022, la clôture de l'instruction a été fixée au 5 janvier 2023 à 12 heures 00.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général des collectivités territoriales ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Nicolet, rapporteur,
- les conclusions de Mme Desseix, rapporteure publique,
- et les observations de Me Bommier, représentant la commune de Nod-sur-Seine.
Considérant ce qui suit :
1. Mme F, Mme D, M. A, M. B et M. H demandent l'annulation des délibérations prises lors de la séance du conseil municipal de la commune de Nod-sur-Seine du 18 mars 2022.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. Les délibérations contestées sont relatives à la vente d'une parcelle, à l'inscription d'une provision au budget de la commune et aux modalités de tenue du bureau de vote pour les élections présidentielles des 10 et 24 avril 2022. Toutefois, la seule qualité de citoyens, dont se prévalent les requérants, sans autre précision ni justification, ne leur confère pas un intérêt pour en demander l'annulation. Dès lors que les requérants se sont abstenus d'invoquer, le cas échéant, une autre qualité en réponse à la fin de non-recevoir qui a été opposée en défense par la commune, tirée de l'absence d'intérêt à agir des requérants contre les délibérations en litige, la fin de non-recevoir ainsi opposée par la commune doit être accueillie.
3. Il résulte de ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation présentées par Mme F, Mme D, M. A, M. B et M. H, sont irrecevables et doivent être rejetées pour ce motif.
Sur les frais liés à l'instance :
4. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre la somme demandée par la commune de Nod-sur-Seine à la charge des requérants au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de Mme F, Mme D, M. A, M. B et
M. H est rejetée.
Article 2 : Les conclusions présentées par la commune de Nod-sur-Seine au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme G F, Mme J D, M. C A, M. E B et M. I H et à la commune de Nod-sur-Seine.
Délibéré après l'audience du 28 février 2023, à laquelle siégeaient :
M. Nicolet, président,
Mme Zeudmi Sahraoui, première conseillère,
M. Hugez, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 6 avril 2023.
Le président-rapporteur,
P. Nicolet
L'assesseur le plus ancien,
N. Zeudmi Sahraoui
La greffière,
L. Curot
La République mande et ordonne au préfet de la Côte-d'Or en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition,
La greffière,
lc
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026