jeudi 21 juillet 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Dijon |
| Section | Tribunal Administratif de Dijon |
| N° Dossier | TA21-2201016 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 1ère chambre |
| Avocat requérant | BAH OUMAR |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire enregistré le 15 avril et 26 juin 2022, M. D G, représenté par Me Bah, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) d'annuler les arrêtés du 15 février 2022 par lesquels le préfet de Saône-et-Loire, d'une part, a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays à destination duquel il est susceptible d'être reconduit d'office et a prononcé à son encontre une interdiction de retour pendant une durée de deux ans, d'autre part, l'a assigné à résidence pour une durée de quarante-cinq jours ;
2°) d'enjoindre au préfet de Saône-et-Loire, sous astreinte, de lui délivrer sans délai un certificat de résidence portant la mention " vie privée et familiale " ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat le versement de la somme de 800 euros au titre des dispositions combinées des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient, à l'encontre du refus de titre de séjour que :
- cette décision est entachée d'un vice d'incompétence, sauf à justifier d'une délégation conférée à son signataire ;
- elle procède d'une erreur de droit dans l'application de l'article 5, du 5) de l'article 6, du c) de l'article 7, de l'article 7 bis et de l'article 9 de l'accord franco-algérien, dès lors qu'il peut se prévaloir de son entrée régulière sur le territoire français sous le couvert d'un visa de court séjour pour obtenir un certificat de résidence, quand bien même il a fait l'objet, à l'expiration de la durée de validité de ce visa, d'une décision de refus de séjour assortie d'une mesure d'éloignement ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de sa situation personnelle et professionnelle ;
- elle méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
Par un mémoire en défense enregistré le 19 avril 2022, le préfet de Saône-et-Loire conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir qu'aucun des moyens invoqués n'est fondé.
Par jugement n° 2201016 du 21 avril 2022, la magistrate désignée par le président du tribunal administratif de Dijon a, d'une part, renvoyé à la formation compétente du tribunal les conclusions de la requête tendant à l'annulation de la décision relative au séjour contenue dans l'arrêté du 15 février 2022, ainsi que les conclusions accessoires dont elles sont assorties, et, d'autre part, rejeté les conclusions dirigées contre les décisions portant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixation du pays de destination, interdiction de retour sur le territoire français contenues dans l'arrêté du 15 février 2022, ainsi que celles dirigées contre l'arrêté du même jour assignant M. G à résidence.
Par courrier du 21 juin 2022, les parties ont été informées, en application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, que le tribunal était susceptible de relever d'office un moyen d'ordre public, tiré de ce que les dispositions de l'article L. 423-23 ne sont pas applicables aux ressortissants algériens et qu'il y a lieu de substituer à cette base légale erronée celle du 5) de l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de Mme Viotti, conseillère, a seul été entendu au cours de l'audience publique, les parties n'étant ni présentes ni représentées.
Considérant ce qui suit :
1. M. G, ressortissant algérien né le 10 octobre 1971 à Taougrit, est entré régulièrement sur le territoire français le 9 août 2018 sous couvert d'un passeport algérien muni d'un visa de court séjour valable du 20 juillet 2018 au 24 août 2018. Par arrêté du 2 mai 2019, le préfet de Saône-et-Loire a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français sans délai et a prononcé une interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de deux ans. Le tribunal administratif de Dijon a rejeté le recours formé par l'intéressé à l'encontre de cet arrêté par jugement n° 1901317 du 26 août 2019. M. G s'est cependant maintenu en France et a sollicité, le 17 mai 2021, un certificat de résidence algérien portant la mention " salarié " sur le fondement du b) de l'article 7 de l'accord-franco algérien du 27 décembre 1968. Par les arrêtés du 15 février 2022 dont il est demandé l'annulation, le préfet de Saône-et-Loire a, d'une part, refusé d'admettre au séjour M. G, l'a obligé à quitter le territoire sans délai, a fixé le pays à destination duquel il est susceptible d'être reconduit d'office et a prononcé à son encontre une interdiction de retour pendant une durée de deux ans, d'autre part, l'a assigné à résidence pour une durée de quarante-cinq jours.
Sur l'étendue du litige :
2. M. G ayant été assigné à résidence pour une durée de quarante-cinq jours sur le fondement de l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la magistrate désignée par le président du tribunal administratif de Dijon a, par un jugement n° 2201016 du 21 avril 2022, statué, dans les conditions prévues par les articles L. 614-7 à L. 614-13 de ce code, sur les conclusions tendant à l'annulation des décisions portant obligation de quitter le territoire français, refusant d'octroyer un délai de départ volontaire, fixation du pays de destination, interdiction de retour sur le territoire français et assignation à résidence. Le tribunal n'est donc plus saisi que des conclusions tendant à l'annulation de la décision portant refus de titre de séjour ainsi que des conclusions accessoires y afférentes.
Sur les conclusions aux fins d'annulation et d'injonction :
3. En premier lieu, par un arrêté du 15 septembre 2021, régulièrement publié au recueil des actes administratifs spécial du même jour, le préfet de Saône-et-Loire a donné délégation à Mme A H, directrice de la citoyenneté et de la légalité de la préfecture, à l'effet de signer tous actes relevant des attributions de ce service, notamment les décisions relatives au séjour. Il suit de là que le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de la décision de refus de séjour doit être écarté.
4. En deuxième lieu, aux termes de l'article 5 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 : " Les ressortissants algériens s'établissant en France pour exercer une activité professionnelle autre que salariée reçoivent, après le contrôle médical d'usage et sur justification, selon le cas, qu'ils sont inscrits au registre du commerce ou au registre des métiers ou à un ordre professionnel, un certificat de résidence dans les conditions fixées aux articles 7 et 7 bis ". Selon l'article 7 dudit accord : " Les dispositions du présent article et celles de l'article 7 bis fixent les conditions de délivrance du certificat de résidence aux ressortissants algériens autres que ceux visés à l'article 6, ainsi qu'à ceux qui s'établissent en France après la signature du premier avenant à l'accord : () b) Les ressortissants algériens désireux d'exercer une activité professionnelle salariée reçoivent après le contrôle médical d'usage et sur présentation d'un contrat de travail visé par les services du ministre chargé de l'emploi, un certificat de résidence valable un an pour toutes professions et toutes régions, renouvelable et portant la mention " salarié " : cette mention constitue l'autorisation de travail exigée par la législation française ; () ". L'article 7 bis de cet accord stipule que : " Les ressortissants algériens visés à l'article 7 peuvent obtenir un certificat de résidence de dix ans s'ils justifient d'une résidence ininterrompue en France de trois années. Il est statué sur leur demande en tenant compte des moyens d'existence dont ils peuvent faire état, parmi lesquels les conditions de leur activité professionnelle et, le cas échéant, des justifications qu'ils peuvent invoquer à l'appui de leur demande. Le certificat de résidence valable dix ans, renouvelé automatiquement, confère à son titulaire le droit d'exercer en France la profession de son choix, dans le respect des dispositions régissant l'exercice des professions réglementées () ". Aux termes de l'article 9 de ce même accord : " () Pour être admis à entrer et séjourner plus de trois mois sur le territoire français au titre des articles 4, 5, 7, 7 bis al. 4 (lettre c et d) et du titre III du protocole, les ressortissants algériens doivent présenter un passeport en cours de validité muni d'un visa de long séjour délivré par les autorités françaises. Ce visa de long séjour accompagné de pièces et documents justificatifs permet d'obtenir un certificat de résidence dont la durée de validité est fixée par les articles et titres mentionnés à l'alinéa précédent ". Il résulte de la combinaison de ces stipulations que la délivrance d'un certificat de résidence portant la mention " salarié " aux ressortissants algériens est notamment subordonnée à la présentation d'un visa de long séjour.
5. D'une part, pour refuser à M. G la délivrance d'un certificat de résidence sur le fondement de l'article 5 et du b) de l'article 7 de l'accord franco-algérien précité, le préfet de Saône-et-Loire lui a opposé le défaut de production d'un visa de long séjour, prévu par l'article 9 dudit accord.
6. Il ne ressort pas des pièces du dossier ni n'est même allégué que le requérant aurait présenté aux services préfectoraux le visa de long séjour requis à l'appui de sa demande de certificat de résidence en qualité de salarié. Contrairement à ce que soutient M. G, la circonstance qu'il soit entré régulièrement sur le territoire français muni d'un visa de court séjour, puis qu'il se soit maintenu sur le territoire à l'expiration de ce visa, ne le dispensait pas de produire un visa de long séjour à l'appui de sa demande, conformément aux dispositions du 9 de l'accord franco-algérien. Par suite, le préfet de Saône-et-Loire pouvait, pour ce seul motif, refuser de lui délivrer un certificat de résidence sur le fondement des dispositions précitées.
7. D'autre part, M. G, qui a sollicité l'obtention d'un certificat de résidence portant la mention " salarié " et produit, à l'appui de cette demande, un contrat de travail à durée indéterminée pour un poste d'agent logistique, ne peut utilement se prévaloir des stipulations de l'article 5 précité de l'accord franco-algérien, lesquelles régissent la situation des ressortissants algériens qui sollicitent leur admission au séjour pour exercer une activité professionnelle non salariée. Il en va de même du c) de l'article 7 de cet accord, qui régit la situation des ressortissants algériens désireux d'exercer une activité professionnelle soumise à autorisation, ce qui n'est pas le cas de M. G. En outre, il ne ressort pas des pièces du dossier que l'intéressé aurait sollicité un certificat de résidence d'une durée de dix ans, prévu par l'article 7 bis de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, ni que le préfet aurait examiné d'office s'il pouvait bénéficier d'un tel titre. Par suite, le requérant ne peut utilement se prévaloir de la méconnaissance de ces stipulations.
8. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 110-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Le présent code régit, sous réserve du droit de l'Union européenne et des conventions internationales, l'entrée, le séjour et l'éloignement des étrangers en France ainsi que l'exercice du droit d'asile ". Selon l'article L. 423-23 du même code : " L'étranger qui n'entre pas dans les catégories prévues aux articles L. 423-1, L. 423-7, L. 423-14, L. 423-15, L. 423-21 et L. 423-22 ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, et qui dispose de liens personnels et familiaux en France tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention "vie privée et familiale" d'une durée d'un an, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. / Les liens mentionnés au premier alinéa sont appréciés notamment au regard de leur intensité, de leur ancienneté et de leur stabilité, des conditions d'existence de l'étranger, de son insertion dans la société française ainsi que de la nature de ses liens avec sa famille restée dans son pays d'origine. / L'insertion de l'étranger dans la société française est évaluée en tenant compte notamment de sa connaissance des valeurs de la République ". Par ailleurs, aux termes de l'article 6 de l'accord franco-algérien susvisé : " Les dispositions du présent article ainsi que celles des deux articles suivants, fixent les conditions de délivrance et de renouvellement du certificat de résidence aux ressortissants algériens établis en France ainsi qu'à ceux qui s'y établissent, sous réserve que leur situation matrimoniale soit conforme à la législation française. () Le certificat de résidence d'un an portant la mention "vie privée et familiale" est délivré de plein droit : () 5) au ressortissant algérien, qui n'entre pas dans les catégories précédentes ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, dont les liens personnels et familiaux en France sont tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus ; () ".
9. L'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 régit, d'une manière complète, les conditions dans lesquelles les ressortissants algériens peuvent être admis à séjourner en France ainsi que les règles concernant la nature des titres de séjour qui peuvent leur être délivrés et leur durée de validité. En conséquence, c'est à tort que le préfet de Saône-et-Loire s'est fondé sur les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile pour en conclure qu'il n'est pas porté une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale.
10. Toutefois, lorsqu'il constate que la décision contestée devant lui aurait pu être prise, en vertu du même pouvoir d'appréciation, sur le fondement d'un autre texte que celui dont la méconnaissance est invoquée, le juge de l'excès de pouvoir peut substituer ce fondement à celui qui a servi de base légale à la décision attaquée, sous réserve que l'intéressé ait disposé des garanties dont est assortie l'application du texte sur le fondement duquel la décision aurait dû être prononcée. Une telle substitution relevant de l'office du juge, celui-ci peut y procéder de sa propre initiative, au vu des pièces du dossier, mais sous réserve, dans ce cas, d'avoir au préalable mis les parties à même de présenter des observations sur ce point.
11. La décision attaquée trouve son fondement légal dans les stipulations précitées du 5) de l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, qui peuvent être substituées aux dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile qui ont servi de fondement à la décision de refus de titre attaquée, dès lors, en premier lieu, que l'administration dispose du même pouvoir d'appréciation pour appliquer l'un ou l'autre de ces deux textes et, en second lieu, que cette substitution de base légale n'a pour effet de priver le requérant d'aucune garantie. Il y a donc lieu d'y procéder.
12. A cet égard, si M. G fait valoir, en des termes généraux, que les circonstances qu'un ressortissant algérien se soit maintenu sur le territoire français à l'expiration de son visa de court séjour et qu'il ait fait l'objet de décisions lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français ne font pas obstacle à ce qu'il se voit délivrer un titre de séjour sur le fondement du 5) de l'article 6 de l'accord franco-algérien précité, il ne ressort pas des mentions de l'arrêté en litige que le préfet de Saône-et-Loire lui aurait opposé un tel motif pour lui refuser la délivrance d'un titre de séjour au titre de sa vie privée et familiale. Par suite, ce moyen doit être écarté comme inopérant.
13. En dernier lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale () ". Pour l'application de ces stipulations, l'étranger qui invoque la protection due à son droit au respect de sa vie privée et familiale en France doit apporter toute justification permettant d'apprécier la réalité et la stabilité de ses liens personnels et familiaux effectifs en France au regard de ceux qu'il a conservés dans son pays d'origine.
14. En l'espèce, si M. G séjournait en France depuis trois ans et six mois à la date de l'arrêté attaqué, cette durée de séjour est en majeure partie due au fait qu'il s'est soustrait à l'exécution de la mesure d'éloignement prise à son encontre le 2 mai 2019. Il est par ailleurs constant qu'il n'est pas dépourvu d'attaches en Algérie, où il a vécu jusqu'à l'âge de quarante-sept ans et où résident encore son épouse, Mme C F épouse G, ainsi que cinq de leurs six enfants, dont certains sont encore mineurs. En outre, la seule présence de sa fille majeure, Mme B G épouse E, titulaire d'un certificat de résidence algérien, ne saurait lui conférer, en tant que tel, un droit au séjour ni suffire à démontrer un réel ancrage en France de ses intérêts privés et familiaux. S'il se prévaut de sa participation à l'éducation de son petit-fils, il n'apporte aucun élément susceptible d'étayer ses allégations. Enfin, l'exercice d'une activité salariée en qualité d'agent logistique depuis le 14 décembre 2020 ne saurait suffire à caractériser une insertion professionnelle particulière sur le territoire français. Ainsi, et compte tenu des conditions de son séjour, M. G n'est pas fondé à soutenir que la décision lui refusant un titre de séjour méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Pour les mêmes motifs, le préfet de Saône-et-Loire n'a commis aucune erreur manifeste d'appréciation des conséquences de la décision sur sa situation personnelle.
15. Il résulte de l'ensemble de ce qui précède que M. G n'est pas fondé à demander l'annulation de la décision lui refusant un titre de séjour. Par voie de conséquence, ses conclusions à fin d'injonction ne peuvent qu'être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
16. Les dispositions combinées des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 font obstacle à ce que l'Etat, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, verse quelque somme que ce soit à M. G au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. G est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. D G et au préfet de Saône-et-Loire.
Copie en sera adressée au ministre de l'intérieur.
Délibéré après l'audience du 30 juin 2022, à laquelle siégeaient :
M. David Zupan, président,
Mme Marie-Eve Laurent, première conseillère,
Mme Océane Viotti, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 21 juillet 2022.
La rapporteure,
O. VIOTTILe président,
D. ZUPAN
La greffière,
C. CHAPIRON
La République mande et ordonne au préfet de Saône-et-Loire, en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.
Pour expédition conforme,
La greffière,
No 2201016
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026