jeudi 11 août 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Dijon |
| Section | Tribunal Administratif de Dijon |
| N° Dossier | TA21-2201931 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Avocat requérant | ROTHDIENER GAËTAN |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 21 juillet 2021, le préfet de Saône-et-Loire demande à la juge des référés d'ordonner, sur le fondement des dispositions des articles L. 521-3 du code de justice administrative et L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, à M. A B de libérer le lieu d'hébergement mis à sa disposition au titre des conditions matérielles d'accueil des demandeurs d'asile et d'autoriser son expulsion, au besoin avec le concours de la force publique.
Il soutient que :
- M. B, définitivement débouté de sa demande d'asile, occupe désormais indûment le logement en cause, cela en dépit des termes du contrat qu'il a souscrit et d'une mise en demeure de libérer les lieux ;
- cette situation, qui empêche le logement d'une autre famille alors que les solutions d'hébergement sont limitées, compromet le bon fonctionnement du service public de l'accueil des demandeurs d'asile, de sorte que les conditions d'urgence et d'utilité de la mesure demandée sont remplies.
Par un mémoire enregistré le 27 juillet 2021, M. B, représenté par Me Rothdiener, demande au tribunal :
1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;
2°) de rejeter la requête ;
3°) subsidiairement, de subordonner la mesure sollicitée à la proposition, par l'administration, d'une autre solution d'hébergement ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat le versement, à son conseil, de la somme de 1 200 euros en application des dispositions de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
- les conditions d'urgence et d'utilité ne sont pas remplies, dès lors que le préfet ne démontre pas la saturation du centre d'accueil en cause, non plus d'ailleurs que du dispositif d'hébergement des demandeurs d'asile à l'échelle départementale ;
- ces conditions sont d'autant moins réunies qu'il se trouve dans une situation de particulière vulnérabilité, compte tenu de sa détresse psychologique et de la pandémie actuelle ;
- la demande du préfet se heurte à une contestation sérieuse au regard des dispositions des articles L. 552-13, L. 552-14 et R. 552-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dès lors le directeur de la structure d'hébergement n'a pas été consulté, ce qui a empêché la prise en compte de son état de particulière vulnérabilité et l'a donc privé d'une garantie ;
- cette demande se heurte en outre aux stipulations de l'article 4 du contrat de séjour, dès lors qu'il a contesté la mesure d'éloignement prise à son encontre, le recours demeurant pendant devant le tribunal.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme Viotti, conseillère, pour statuer sur les demandes de référé en cas d'absence ou d'empêchement des autres magistrats du tribunal.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience, tenue le 9 août 2022 à 14 h 00.
Le rapport de Mme Viotti, juge des référés, a seul été entendu au cours de l'audience publique, tenue en présence de Mme Lelong, greffière d'audience, les parties n'étant ni présentes ni représentées.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. Le préfet de Saône-et-Loire demande à la juge des référés d'ordonner, sur le fondement des dispositions des articles L. 521-3 du code de justice administrative et L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, à M. B de libérer le lieu d'hébergement mis à sa disposition au titre des conditions matérielles d'accueil des demandeurs d'asile et d'autoriser qu'il soit procédé à son expulsion de ce logement, sis à Chalon-sur-Saône, au besoin avec le concours de la force publique.
Sur l'admission à l'aide juridictionnelle provisoire :
2. Rien ne s'oppose à ce que M. B soit admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire, en application de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991.
Sur les conclusions présentées au titre de l'article L. 521-3 du code de justice administrative :
3. Aux termes de l'article L. 552-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Les lieux d'hébergement mentionnés à l'article L. 552-1 accueillent les demandeurs d'asile pendant la durée d'instruction de leur demande d'asile ou jusqu'à leur transfert effectif vers un autre Etat européen ". Selon l'article L. 551-11 du même code : " L'hébergement des demandeurs d'asile prévu au chapitre II prend fin au terme du mois au cours duquel le droit du demandeur de se maintenir sur le territoire français a pris fin, dans les conditions prévues aux articles L. 542-1 et L. 542-2 ". L'article L. 552-15 dudit code dispose : " Lorsqu'il est mis fin à l'hébergement dans les conditions prévues aux articles L. 551-11 à L. 551-14, l'autorité administrative compétente ou le gestionnaire du lieu d'hébergement peut demander en justice, après mise en demeure restée infructueuse, qu'il soit enjoint à cet occupant sans titre d'évacuer ce lieu. / Le premier alinéa n'est pas applicable aux personnes qui se sont vues reconnaître la qualité de réfugié ou qui ont obtenu le bénéfice de la protection subsidiaire. Il est en revanche applicable aux personnes qui ont un comportement violent ou commettent des manquements graves au règlement du lieu d'hébergement. / La demande est portée devant le président du tribunal administratif, qui statue sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative et dont l'ordonnance est immédiatement exécutoire ". Aux termes, par ailleurs, de l'article L. 521-3 du code de justice administrative : " En cas d'urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative ".
4. Il résulte de ces dispositions que, saisi par le préfet d'une demande tendant à ce que soit ordonnée l'expulsion d'un lieu d'hébergement pour demandeurs d'asile d'un demandeur d'asile dont la demande a été définitivement rejetée, le juge des référés du tribunal administratif y fait droit dès lors que la demande d'expulsion ne se heurte à aucune contestation sérieuse et que la libération des lieux présente un caractère d'urgence et d'utilité.
5. En premier lieu, il résulte de l'instruction que M. B, de nationalité albanaise, a été accueilli dans un foyer d'accueil des demandeurs d'asile sis à Chalon-sur-Saône et géré pour le compte de l'Etat par l'association Le Pont. Sa demande d'asile ayant été définitivement rejetée par une ordonnance de la Cour nationale du droit d'asile du 30 mars 2022, notifiée le 12 avril suivant, l'intéressé a fait l'objet d'une décision de sortie de ce lieu d'hébergement prise le 12 mai 2022 par le directeur territorial adjoint de l'Office français de l'immigration et de l'intégration puis a été mis en demeure, par lettre du préfet de Saône-et-Loire non datée mais notifiée en recommandé le 29 juin 2022, de quitter le logement en cause dans un délai de cinq jours.
6. Aux termes de l'article L. 551-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsque le droit au maintien de l'étranger a pris fin en application des b ou d du 1° de l'article L. 542-2, le bénéfice des conditions matérielles d'accueil prend fin dans les conditions suivantes : / 1° Lorsque l'étranger n'a pas formé de recours contre la décision portant obligation de quitter le territoire français prise en application du 4° de l'article L. 611-1, au terme du mois au cours duquel a expiré le délai de recours ; / 2° Lorsque le juge administratif a rejeté le recours formé par l'étranger contre la décision portant obligation de quitter le territoire français prise en application du 4° de l'article L. 611-1 ou si le juge administratif, saisi d'une demande de suspension d'exécution de la décision d'éloignement en application de l'article L. 542-6, n'a pas fait droit à cette demande, au terme du mois au cours duquel la décision du juge a été notifiée ; / 3° Dans les autres cas, au terme du mois au cours duquel a expiré le délai de recours contre la décision de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides ou, si un recours a été formé, au terme du mois au cours duquel la décision de la Cour nationale du droit d'asile a été lue en audience publique ou notifiée s'il est statué par ordonnance. () "
7. M. B, qui n'a pas déféré à la mise en demeure notifiée le 29 juin 2022, fait valoir qu'en dépit des mesures mentionnées au point 5, il dispose encore du droit de se maintenir dans les lieux, dès lors qu'il a contesté devant le tribunal, par un recours demeuré pendant, l'arrêté d'éloignement pris à son encontre par le préfet de Saône-et-Loire le 8 juillet 2022. Il se prévaut à cet égard des termes de l'article 4 de son contrat de séjour, lequel stipule : " Si la décision définitive relative à votre demande d'asile est défavorable, vous pouvez demander à être maintenu dans le lieu d'hébergement pour une durée d'un mois à compter du terme du mois au cours duquel la décision de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides vous a été notifiée ou, en cas de recours, de la lecture en audience publique de la décision de la Cour nationale du droit d'asile ou de la notification de l'ordonnance de la Cour. / Toutefois, lorsque votre situation correspond à l'un des cas cités ci-après et même en l'absence de décision définitive relative à votre demande d'asile, vous pouvez faire l'objet d'une obligation de quitter le territoire français. Si cette obligation n'a pas été contestée devant le tribunal administratif dans les délais prévus ou si le tribunal administratif rejette le recours formé contre elle, l'obligation de quitter le territoire français peut être exécutée d'office. Dans ce cas, vous devez quitter le centre d'accueil pour demandeurs d'asile au terme du mois au cours duquel cette obligation devient exécutoire, et ce, sans délai de maintien supplémentaire. Cette possibilité s'applique aux cas suivants : - vous provenez d'un pays considéré comme un pays d'origine sûr et l'Office français de protection des réfugiés et apatrides a pris une décision de rejet de votre demande () ".
8. Toutefois, ces stipulations, qui ne font que reprendre les dispositions de l'article L. 551-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile précitées, concernent uniquement les étrangers dont le droit au maintien sur le territoire a pris fin dès la notification du refus d'asile opposé par l'Office français de protection des réfugiés et apatrides en application des b ou d du 1° de l'article L. 542-2 du même code et qui ont fait l'objet, avant que la Cour nationale du droit d'asile ne se prononce sur le recours dont ils l'ont éventuellement saisie, d'un arrêté portant obligation de quitter le territoire français. Or, la mesure d'éloignement visant M. B, quand bien même elle aurait pu être prise dès le rejet de sa demande d'asile par l'Office français de protection des réfugiés et apatrides le 31 décembre 2021, cela en vertu des b ou d du 1° de l'article L. 542-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ne l'a été que le 8 juillet 2022, soit, en tout état de cause, après la notification de l'ordonnance de la Cour nationale du droit d'asile confirmant le rejet de sa demande d'asile, intervenue, ainsi qu'il a été dit, le 12 avril 2022. Ainsi, le requérant avait perdu dès le 1er mai 2022 le droit de se maintenir dans le lieu d'hébergement pour demandeurs d'asile qu'il occupait, de sorte que la circonstance qu'une obligation de quitter le territoire français lui ait été notifiée le 19 juillet 2022 et qu'il ait contesté cette mesure devant le tribunal par un recours enregistré le 26 juillet suivant ne saurait lui conférer, à nouveau, le droit de rester dans les lieux. Dès lors, M. B ne peut utilement se prévaloir des stipulations précitées de son contrat de séjour et de la circonstance qu'il a contesté cette mesure d'éloignement devant le tribunal.
9. Par ailleurs, le délai de maintien dans les lieux concédés au titre du dispositif d'accueil des demandeurs d'asile étant venu à expiration dans les conditions prévues par l'article L. 551-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, M. B ne peut se prévaloir des dispositions de l'article L. 552-14 du même code de selon lesquelles " Les décisions de sortie d'un lieu d'hébergement pour demandeurs d'asile sont prises par l'Office français de l'immigration et de l'intégration, après consultation du directeur du lieu d'hébergement, sur la base du schéma national d'accueil des demandeurs d'asile et, le cas échéant, du schéma régional prévus à l'article L. 551-2 et en tenant compte de la situation du demandeur ". Il n'est donc pas utilement argué du défaut de consultation du gestionnaire du foyer d'accueil.
10. Enfin, si M. B se prévaut de la méconnaissance des articles L. 552-13 et R. 552-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, lesquels prévoient que les demandeurs d'asile bénéficient d'un accompagnement social incluant notamment une information sur l'accès aux soins, une aide dans les démarches et la préparation de la sortie du lieu d'hébergement, cette allégation, au demeurant sans incidence sur le bien-fondé de la mesure sollicitée par le préfet de Saône-et-Loire, n'est pas assortie des précisions suffisantes. Il en va de même de la violation alléguée de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
11. Compte tenu de ce qui vient d'être énoncé aux points 5 à 10 ci-dessus, la mesure sollicitée ne se heurte à aucune contestation sérieuse.
12. 11. En second lieu, le dispositif d'hébergement pour demandeurs d'asile est sous forte tension à l'échelle de l'ensemble du territoire national, en dépit des efforts accomplis pour augmenter le parc de logements, ce qui a un impact sur les capacités locales en la matière, les foyers de Saône-et-Loire pouvant ainsi être sollicités pour l'accueil de personnes dont les demandes d'asiles ont été déposées dans d'autres départements. Eu égard à l'exigence primordiale de bon fonctionnement de ce service public et aux difficultés rencontrées par les autorités pour garantir l'effectivité des droits reconnus en la matière aux demandeurs d'asiles, dont beaucoup sont en attente de solutions d'hébergement, la libération des lieux occupés par M. B revêt un caractère certain d'utilité et d'urgence. A cet égard, si l'intéressé soutient qu'il se trouve sans une situation de vulnérabilité en raison de son état de santé, les documents médicaux versés aux débats, s'ils attestent d'une hypertension artérielle chronique et d'antécédents d'infarctus du myocarde, sont relativement anciens et ne peuvent suffire à caractériser, alors que d'autres solutions d'hébergement stables peuvent être procurées à l'intéressé, notamment au titre du dispositif de veille sociale, et que son accès aux soins n'est pas remis en cause, l'existence d'une situation exceptionnelle faisant obstacle à son éviction du lieu d'hébergement indument occupé.
13. Compte tenu de l'ensemble de ce qui précède, il y a lieu de faire injonction à M. B, ainsi qu'à tous occupants de son chef, de quitter le lieu d'hébergement pour demandeurs d'asile qu'il occupe et, en cas d'inexécution de cette mesure par l'intéressé au terme d'un délai d'un mois à compter de la notification de la présence ordonnance, d'autoriser le préfet de Saône-et-Loire à procéder à l'évacuation forcée des lieux, le cas échéant avec le concours de la force publique. En l'absence de circonstances exceptionnelles, il n'y a pas lieu de subordonner cette injonction à la proposition, par l'administration, d'une autre solution d'hébergement.
Sur les frais liés au litige :
14. Les dispositions de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 susvisée font obstacle à ce que l'Etat, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, verse quelque somme que ce soit à M. B ou à son conseil au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.
O R D O N N E :
Article 1er : M. B est admis à titre provisoire au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Article 2 : Il est enjoint à M. B, ainsi qu'à tous occupants de son chef, de libérer le logement qu'il occupe à Chalon-sur-Saône dans la structure d'hébergement pour demandeurs d'asile gérée par l'association Le Pont.
Article 3 : Faute pour M. B d'avoir volontairement quitté les lieux dans un délai d'un mois à compter de la notification de la présente ordonnance, le préfet de Saône-et-Loire pourra faire procéder à son expulsion par les moyens légaux de son choix, au besoin avec le concours de la force publique.
Article 4 : Les conclusions présentées par M. B au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 5 : La présente ordonnance sera notifiée au préfet de Saône-et-Loire, à M. A B ainsi qu'à Me Rothdiener.
Copie en sera adressée au bureau d'aide juridictionnelle près le tribunal judiciaire de Dijon.
Fait à Dijon, le 11 août 2022.
La juge des référés,
O. VIOTTI
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur, en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition,
La greffière,
No 2201931
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026