mardi 10 janvier 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Dijon |
| Section | Tribunal Administratif de Dijon |
| N° Dossier | TA21-2202162 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Avocat requérant | DORMIEU |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 12 août 2022, M. A B, représenté par Me Dormieu, demande au juge des référés, statuant sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative :
1°) de condamner l'Etat à lui verser une provision de 34,21 euros ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros à verser à son conseil en application des dispositions combinées du deuxième alinéa de l'article 37 de la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
M. B soutient qu'il a droit, de manière non sérieusement contestable, à une somme de 34,21 euros au titre du travail qu'il a effectué au centre pénitentiaire d'Orléans-Saran en avril et mai 2021.
Par un mémoire en défense, enregistré le 29 août 2022, le garde des sceaux, ministre de la justice conclut au rejet de la requête à hauteur de 33,71 euros.
Le ministre soutient que l'existence de l'obligation dont se prévaut M. B est sérieusement contestable à hauteur de 33,71 euros.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de procédure pénale ;
- le code de la sécurité sociale ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;
- la loi n° 2009-1436 du 24 novembre 2009 pénitentiaire ;
- la loi n° 2019-1446 du 24 décembre 2019 de financement de la sécurité sociale pour 2020, et notamment son article 16 ;
- l'ordonnance n° 96-50 du 24 janvier 1996 relative au remboursement de la dette sociale ;
- l'ordonnance n° 2018-474 du 12 juin 2018 relative à la simplification et à l'harmonisation des définitions des assiettes des cotisations et contributions de sécurité sociale ;
- le décret n° 2020-1598 du 16 décembre 2020 portant relèvement du salaire minimum de croissance ;
- le décret n° 2021-680 du 28 mai 2021 relatif aux avantages liés à la pratique du sport en entreprise en application du f du 4° du III de l'article L. 136-1-1 du code de la sécurité sociale et modifiant le code de la sécurité sociale ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. Boissy, vice-président, pour statuer sur les demandes de référé en application de l'article L. 511-2 du code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Le 12 mai 2022, M. B, actuellement détenu au centre pénitentiaire d'Orléans-Saran, a notamment demandé au garde des sceaux, ministre de la justice de lui régler une somme de 34,21 euros en paiement des arriérés de salaires dus, au titre des mois d'avril et mai 2021, en raison du travail qu'il a effectué au sein de l'établissement. M. B demande au juge des référés, sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, de condamner l'Etat à lui verser, à titre de provision, cette somme de 34,21 euros.
Sur les conclusions présentées sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative :
2. Aux termes de l'article R. 541-1 du code de justice administrative : " Le juge des référés peut, même en l'absence d'une demande au fond, accorder une provision au créancier qui l'a saisi lorsque l'existence de l'obligation n'est pas sérieusement contestable () ".
3. Pour regarder une obligation comme non sérieusement contestable, il appartient au juge des référés de s'assurer que les éléments qui lui sont soumis par les parties sont de nature à en établir l'existence avec un degré suffisant de certitude. Dans ce cas, le montant de la provision que peut allouer le juge des référés n'a d'autre limite que celle résultant du caractère non sérieusement contestable de l'obligation dont les parties font état. Dans l'hypothèse où l'évaluation du montant de la provision résultant de cette obligation est incertaine, le juge des référés ne doit allouer de provision, le cas échéant assortie d'une garantie, que pour la fraction de ce montant qui lui parait revêtir un caractère de certitude suffisant.
En ce qui concerne le cadre juridique applicable :
4. En premier lieu, aux termes de l'article 717-3, alors en vigueur, du code de procédure pénale : " Les activités de travail et de formation professionnelle ou générale sont prises en compte pour l'appréciation des gages de réinsertion et de bonne conduite des condamnés. / Au sein des établissements pénitentiaires, toutes dispositions sont prises pour assurer une activité professionnelle, une formation professionnelle ou générale aux personnes incarcérées qui en font la demande. () La rémunération du travail des personnes détenues ne peut être inférieure à un taux horaire fixé par décret et indexé sur le salaire minimum de croissance défini à l'article L. 3231-2 du code du travail. Ce taux peut varier en fonction du régime sous lequel les personnes détenues sont employées ". Aux termes de l'article D. 432-1, alors en vigueur, du même code : " () la rémunération du travail effectué au sein des établissements pénitentiaires par les personnes détenues ne peut être inférieure au taux horaire suivant : / 45 % du salaire minimum interprofessionnel de croissance pour les activités de production ; / 33 % du salaire minimum interprofessionnel de croissance pour le service général, classe I ; / 25 % du salaire minimum interprofessionnel de croissance pour le service général, classe II ; / 20 % du salaire minimum interprofessionnel de croissance pour le service général, classe III () / La rémunération des activités proposées dans le cadre de l'insertion par l'activité économique ne peut être inférieure à un taux horaire de 45% du salaire minimum interprofessionnel de croissance ". L'article 1er du décret n° 2020-1598 du 16 décembre 2020 fixe le montant horaire brut du salaire minimum interprofessionnel de croissance (SMIC) à 10,25 euros à compter du 1er janvier 2021.
5. En deuxième lieu, l'article D. 433-4, alors en vigueur, du code de procédure pénale prévoit que les rémunérations pour tout travail effectué par une personne détenue sont en principe versées à l'administration qui opère le reversement des cotisations sociales aux organismes de recouvrement et procède ensuite à l'inscription et à la répartition de la rémunération nette sur le compte nominatif des personnes détenues. Ces rémunérations sont soumises à cotisations patronales et salariales selon les modalités qui sont fixées, pour les assurances maladie, maternité et vieillesse, par la section 9 du chapitre 1er du titre VIII du livre III de la partie réglementaire du code de la sécurité sociale. S'agissant de l'assurance maladie et maternité, l'article R. 381-99 du code de la sécurité sociale fixe ainsi le taux de la cotisation à 4,20 % du montant brut des rémunérations versées aux détenus et prévoit que cette cotisation est à la charge de l'employeur. S'agissant de l'assurance vieillesse, l'article R. 381-104 du code de la sécurité sociale prévoit que les cotisations, salariale et patronale, sont fixées au taux de droit commun du régime général et assises sur le total des rémunérations brutes des détenus. La part salariale du taux de cotisation de l'assurance vieillesse est ainsi fixée, en application de l'article D. 242-4 du même code, à 6,90 % sur la part de la rémunération n'excédant pas la limite du plafond prévu au premier alinéa de l'article L. 241-3 et à 0,40 % sur la totalité de la rémunération. L'article R. 381-105 de ce code prévoit toutefois que : " Lorsque le travail est effectué pour le compte de l'administration et rémunéré sur les crédits affectés au fonctionnement des services généraux, les cotisations, salariale et patronale, sont intégralement prises en charge par l'administration () ". Enfin, l'article R. 381-107 de ce code dispose que : " La part de cotisation à la charge du détenu est précomptée sur sa rémunération lors de chaque paie, sous réserve de l'application de l'article R. 381-105 ".
6. En troisième lieu, en vertu de l'article L. 136-1 du code de la sécurité sociale, il est institué une contribution sociale sur les revenus d'activité et sur les revenus de remplacement, dite contribution sociale généralisée (CSG), à laquelle sont notamment assujetties les " personnes physiques qui sont à la fois considérées comme domiciliées en France pour l'établissement de l'impôt sur le revenu et à la charge, à quelque titre que ce soit, d'un régime obligatoire français d'assurance maladie () ". Aux termes de l'article L. 136-1-1 du même code : " I.- La contribution prévue à l'article L. 136-1 est due sur toutes les sommes, ainsi que les avantages et accessoires en nature ou en argent qui y sont associés, dus en contrepartie ou à l'occasion d'un travail, d'une activité ou de l'exercice d'un mandat ou d'une fonction élective, quelles qu'en soient la dénomination ainsi que la qualité de celui qui les attribue, que cette attribution soit directe ou indirecte () ". Le I de l'article L. 136-2 du même code dispose que : " I.- Pour le calcul de l'assiette de la contribution prévue à l'article L. 136-1 (), les revenus bruts suivants bénéficient d'une réduction représentative de frais professionnels fixée à 1,75 % pour leur montant inférieur à quatre fois la valeur du plafond mentionné à l'article L. 241-3 : / 1° Les revenus d'activité () ". En vertu du 1° du I de l'article L. 136-8 de ce code, le taux de la CSG est fixé à 9,2%. Aux termes du III de l'article L 136-1-1 du code de la sécurité sociale, dans sa rédaction issue de l'article 16 de la loi n° 2019-1446 du 24 décembre 2019 : " Par dérogation au I, sont exclus de l'assiette de la contribution mentionnée à l'article L. 136-1 les revenus suivants : / 1° () e) Un pourcentage fixé par décret de la rémunération versée aux personnes mentionnées au 5° de l'article L. 412-8, qui ne peut excéder 40 % de cette rémunération () ". L'article L. 412-8 du même code dispose que : " bénéficient également des dispositions du présent livre, sous réserve des prescriptions spéciales du décret en Conseil d'Etat : () 5° les détenus exécutant un travail pénal, les condamnés exécutant un travail d'intérêt général et les personnes effectuant un travail non rémunéré dans le cadre d'une composition pénale pour les accidents survenus par le fait ou à l'occasion de ce travail () ". Enfin, selon le II de l'article D. 242-2-1 de ce code, dans sa rédaction en vigueur du 1er janvier 2020 au 31 mai 2021, et le II de l'article D. 136-1 de ce code, dans sa rédaction en vigueur depuis le 1er juin 2021, le " pourcentage de la rémunération mentionné au e du 1° du III de l'article L. 136-1-1 est égal à 38 % ".
7. En dernier lieu, le I de l'article 14 de l'ordonnance n° 96-50 du 24 janvier 1996, dans sa rédaction résultant de l'article 3 de l'ordonnance n° 2018-474 du 12 juin 2018, institue " une contribution assise sur les revenus d'activité et de remplacement mentionnés à la section 1 du chapitre 4 du titre 3 du livre 1 du code de la sécurité sociale perçus par les personnes physiques désignées à ce même article ", dite contribution au remboursement de la dette sociale (CRDS), et prévoit que cette " contribution est soumise aux conditions prévues aux articles L. 136-1-1 à L. 136-4 du même code ". L'article 19 de cette même ordonnance prévoit que le taux de la CRDS est fixé à 0,5 %.
8. Il résulte de l'ensemble des dispositions citées aux points 4 à 7 que, d'une part, la cotisation d'assurance maladie et maternité et la cotisation patronale pour l'assurance vieillesse auxquelles sont soumises les rémunérations versées pour tout travail effectué par une personne détenue sont prises en charge par l'employeur, tandis que la cotisation salariale pour l'assurance vieillesse, à un taux global de 7,3% du salaire brut, reste en principe à la charge de la personne détenue sauf dans le cas où celle-ci effectue un travail pour le compte des services généraux de l'administration pénitentiaire. D'autre part, quelle que soit la nature de leur activité, toutes les personnes détenues sont assujetties à la CSG et la rémunération qu'elles perçoivent, en contrepartie du travail qu'elles effectuent dans les conditions prévues à l'article 717-3 du code de procédure pénale, entre dans l'assiette de la CSG ainsi que dans celle de la CRDS. La CSG et la CRDS s'élèvent respectivement à 9,2% et 0,5% du montant brut des rémunérations, préalablement réduit de 1,75%, et, depuis le 1er janvier 2020, après exclusion de l'assiette de 38% des revenus concernés.
En ce qui concerne le caractère non sérieusement contestable de l'existence de l'obligation de payer :
S'agissant du mois d'avril 2021 :
9. Il résulte de l'instruction, et en particulier du bulletin de paie de l'intéressé d'avril 2021 et du " tableau de calcul de rémunération en production ", que M. B a travaillé 15 heures sur une activité dite " de production ", de sorte qu'il devait, au mininum, être rémunéré au taux horaire brut de 4,6125 euros (10,25x45%) et ainsi percevoir une somme de 69,19 euros bruts. Compte tenu des modalités de calcul énoncées aux points 5 à 8, les " cotisations salariales " restant à sa charge étaient donc de 9,14 euros et le montant net de son salaire s'élevait ainsi à 60,05 euros (69,19-9,14), soit une somme supérieure de 0,34 euros à celle qu'il a reçue, 59,71 euros.
S'agissant du mois de mai 2021 :
10. Tout d'abord, il résulte de l'instruction, et en particulier du bulletin de paie de l'intéressé de mai 2021, du " tableau de calcul des rémunérations en production ", du " tableau de calcul des rémunérations en service général " et du document " décompte heures travail ", dont les mentions ne sont pas contestées, que M. B a travaillé 59 heures sur une activité dite " de production " et 24 heures sur une activité dite de " service général ".
11. Ensuite, il ressort des mentions figurant sur le bulletin de paie que, compte tenu de la mention " Brut opérateur 273,08 ", le taux de rémunération horaire de l'activité dite " de production " de M. B a été, pour ce mois, de 4,6285 euros bruts (273,08/10,25), soit un taux légèrement supérieur (45,16%) au taux horaire minimal de 45% du SMIC horaire pour ce type d'activité. Compte tenu des modalités de calcul énoncées aux points 5 à 8, les " cotisations salariales " restant à sa charge, au titre de cette activité, étaient de 36,07 euros et le montant net de son salaire s'élevait ainsi à 237,01 euros (273,08-36,07), soit une somme supérieure de 0,50 euros à celle qui est mentionnée sur son bulletin de paie (236,51 euros).
12. Enfin, il ressort des mentions figurant sur le bulletin de paie que, compte tenu de la mention " Service général Brut désencombrage atelier 61,68 ", le taux de rémunération horaire de l'activité dite " de service général " de M. B a, pour ce mois, été de 2,57 euros bruts (61,68/10,25), soit un taux légèrement supérieur (25,07%) au taux horaire minimal de 25% du SMIC pour ce type d'activité. Compte tenu des modalités de calcul énoncées aux points 5 à 8, les " cotisations salariales " restant à sa charge, au titre de cette activité, étaient de 3,64 euros et le montant net de son salaire s'élevait ainsi à 58,04 euros (61,68-3,64), soit une somme inférieure de 3,64 euros à celle qui est mentionnée sur son bulletin de paie (61,68 euros).
13. Compte tenu de ce qui vient d'être dit au point 10 à 12, M. B a perçu, au titre de mai 2021, une somme -298,19 euros- supérieure de 3,14 euros à celle qu'il aurait dû percevoir, soit 295,05 euros nets (237,01+58,04).
14. Il résulte de l'ensemble de ce qui précède que le requérant qui, à la date de la présente ordonnance, a reçu, au titre des mois d'avril et mai 2021 en litige, une somme globalement supérieure de 2,80 euros (3,14-0,34) à celle qu'il aurait dû percevoir, n'est pas fondé à soutenir que l'existence de l'obligation de payer tout ou partie de la somme de 34,21 euros qu'il demande n'est pas sérieusement contestable. Ses conclusions présentées sur le fondement de l'article R. 541-1 doivent par suite être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
15. M. B n'a pas obtenu -ni même demandé- le bénéfice de l'aide juridictionnelle. Par suite, son avocat ne peut pas se prévaloir des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 pour demander le versement, à son profit, de la somme de 1 500 euros. Dès lors, et en tout état de cause, les conclusions présentées à ce titre par le requérant doivent être rejetées.
ORDONNE :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B et au garde des sceaux, ministre de la justice.
Fait à Dijon le 10 janvier 2023.
Le juge des référés,
L. Boissy
La République mande et ordonne au garde des sceaux, ministre de la justice, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition,
Le greffier
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026