lundi 19 septembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Dijon |
| Section | Tribunal Administratif de Dijon |
| N° Dossier | TA21-2202369 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | REFERE |
| Avocat requérant | FAIVRE ALEXIS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 9 septembre 2022, M. G A, représenté par Me Faivre, demande au tribunal :
1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;
2°) d'annuler les arrêtés du 4 juillet 2022 par lesquels le préfet de la Côte-d'Or, d'une part a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays à destination duquel il est susceptible d'être reconduit d'office et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée d'un an, et d'autre part l'a assigné à résidence pour une durée de quarante-cinq jours dans le département de la Côte-d'Or ;
3°) d'enjoindre au préfet de la Côte-d'Or de lui délivrer un titre de séjour dans un délai de quinze jours suivant la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 150 euros par jour de retard, et à défaut de réexaminer sa situation dans le même délai et sous la même astreinte ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros à verser à son conseil en application des dispositions combinées des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
- la décision refusant de lui accorder un titre de séjour est entachée d'incompétence de l'auteur de l'acte et d'un défaut de motivation ;
- la décision portant obligation de quitter le territoire français est illégale par voie d'exception de l'illégalité de la décision refusant de lui accorder un titre de séjour, elle est entachée d'un défaut de motivation, elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et celles de l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant ;
- la décision portant refus d'octroi d'un délai de départ volontaire est illégale par voie d'exception de l'illégalité de la mesure d'éloignement prise à son encontre ;
- la décision fixant le pays de destination est illégale par voie d'exception de l'illégalité de la mesure d'éloignement prise à son encontre et elle méconnaît les dispositions de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la décision portant interdiction de retour sur le territoire français est illégale par voie d'exception de l'illégalité de la mesure d'éloignement prise à son encontre, et elle est entachée d'un défaut de motivation et d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- la décision portant assignation à résidence est illégale par voie d'exception de l'illégalité de la mesure d'éloignement prise à son encontre, elle est entachée d'incompétence de l'auteur de l'acte, d'insuffisance de motivation, d'erreur de droit et elle est disproportionnée.
Par un mémoire en défense, enregistré le 15 septembre 2022, le préfet de la Côte-d'Or conclut au rejet de la requête et à ce que la somme de 500 euros soit mise à la charge du requérant au titre des frais de l'instance.
Il soutient que les moyens soulevés par le requérant ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la convention internationale des droits de l'enfant ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code civil ;
- le code de procédure civile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. Nicolet, président, pour statuer sur les litiges relevant de l'article R. 776-15 du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. C,
- les observations de Me Faivre, pour le compte du requérant, qui a repris les conclusions et moyens exposés dans la requête ;
- et les observations de M. D, pour le compte du préfet de la Côte-d'Or, qui a repris les conclusions et moyens exposés dans le mémoire en défense.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. M. G A, ressortissant ivoirien né le 29 décembre 1984, est entré en France le 31 mars 2019. Il a formulé une demande d'asile qui a été rejetée par l'Office français de protection des réfugiés et apatrides le 14 avril 2020 et par la Cour nationale du droit d'asile le 31 décembre 2020, et l'Office français de protection des réfugiés et apatrides a opposé le 10 juin 2022 une décision d'irrecevabilité à sa demande de réexamen. M. A demande au tribunal d'annuler les arrêtés du 4 juillet 2022 par lesquels le préfet de la Côte-d'Or, d'une part a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays à destination duquel il est susceptible d'être reconduit d'office et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée d'un an, et d'autre part l'a assigné à résidence pour une durée de quarante-cinq jours dans le département de la Côte-d'Or.
Sur l'admission provisoire au bénéfice de l'aide juridictionnelle :
2. Aux termes de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique : " Dans les cas d'urgence (), l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée par la juridiction compétente ou son président. ".
3. Il y a lieu, eu égard à l'urgence, d'accorder au requérant l'aide juridictionnelle à titre provisoire.
Sur l'étendue du litige :
4. D'une part, aux termes de l'article L. 614-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui fait l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français peut, dans les conditions et délais prévus au présent chapitre, demander au tribunal administratif l'annulation de cette décision, ainsi que l'annulation de la décision relative au séjour, de la décision relative au délai de départ volontaire et de la décision d'interdiction de retour sur le territoire français qui l'accompagnent le cas échéant. / Les dispositions du présent chapitre sont applicables au jugement de la décision fixant le pays de renvoi contestée en application de l'article L. 721-5 et de la décision d'assignation à résidence contestée en application de l'article L. 732-8. ".
5. D'autre part, aux termes de l'article R. 776-17 du code de justice administrative, applicable en cas d'assignation à résidence : " () lorsque le requérant a formé des conclusions contre la décision relative au séjour notifiée avec une obligation de quitter le territoire, il est statué sur cette décision dans les conditions prévues à la sous-section 1 ou à la sous-section 2 de la section 2, selon le fondement de l'obligation de quitter le territoire. ".
6. Il résulte des dispositions précitées qu'il appartient au magistrat désigné de se prononcer sur les conclusions tendant à l'annulation des décisions portant obligation de quitter le territoire français, refus d'octroi d'un délai de départ volontaire, fixation du pays de destination, interdiction de retour sur le territoire français et assignation à résidence, et des conclusions accessoires dont elles sont assorties. En revanche, il ne lui appartient pas de se prononcer sur les conclusions tendant à l'annulation de la décision portant refus de séjour ni sur les conclusions accessoires dont elles sont assorties.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
S'agissant de la décision portant obligation de quitter le territoire français :
7. Par un arrêté du 4 avril 2022, régulièrement publié au recueil des actes administratifs spécial du 6 avril 2022, le préfet de la Côte-d'Or a donné délégation à M. F B, directeur de l'immigration et de la nationalité de la préfecture, à l'effet de signer les décisions refusant d'accorder un titre de séjour, et la décision portant refus de titre de séjour, qui indique notamment, d'une part que l'intéressé ne bénéficie plus du droit de se maintenir sur le territoire français en application des dispositions du b) du 2° de l'article L. 542-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile après la décision d'irrecevabilité qui a été opposée par l'Office français de protection des réfugiés et apatrides le 10 juin 2022 à sa demande de réexamen, et d'autre part que le requérant ne remplit pas les conditions pour se voir attribuer une carte de résident, en application des dispositions de l'article L. 424-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dès lors que la qualité de réfugié ne lui a pas été reconnue, ni une carte de séjour pluri-annuelle, en application des dispositions de l'article L. 424-9 du même code, dès lors qu'il n'a pas obtenu le bénéfice de la protection subsidiaire, mentionne les considérations de droit et de fait sur lesquelles elle se fonde et est ainsi suffisamment motivée. Par suite, le moyen tiré de l'illégalité, soulevé par voie d'exception, de la décision refusant d'accorder un titre de séjour à M. A doit, en tout état de cause, être écarté dans ses deux branches.
8. La décision attaquée, qui vise les dispositions du 4e de l'article L. 611-1 du code de l'entré et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et mentionne les circonstances de droit et de fait établissant que la qualité de réfugié a été définitivement refusée au requérant et qu'il ne bénéficie plus du droit de se maintenir sur le territoire français, est suffisamment motivée en droit en fait.
9. Le requérant, qui déclare être célibataire et père de quatre enfants mineurs, est entré en France avec l'un de ses enfants mineurs le 31 mars 2019 et s'y est maintenu irrégulièrement en s'abstenant d'exécuter la mesure d'éloignement qui a été prise à son encontre le 23 mars 2021. Si M. A se prévaut de la présence de son fils né le 15 mai 2015 et d'une délégation volontaire de l'autorité parentale qui lui a été accordée le 4 août 2021 en faveur de sa nièce née le 30 décembre 2011, il ne justifie ni même n'allègue que ces enfants ne pourraient poursuivre leur scolarité dans leur pays d'origine. Et le requérant, qui ne justifie pas de liens anciens, stables et d'une intensité particulière sur le territoire français, a vécu l'essentiel de son existence dans son pays d'origine où résident notamment ses trois autres enfants mineurs ainsi que ses parents. Par ailleurs, si M. A allègue que les deux enfants qu'il a pris en charge seraient exposés à des dangers en cas de retour dans leur pays d'origine, il n'apporte en tout état de cause aucune justification à l'appui de ses allégations alors qu'en outre la décision de rejet de sa demande de réexamen a également été opposée à son fils le 10 juin 2022 par l'Office français de protection des réfugiés et apatrides. Par suite, les moyens tirés de la méconnaissance des stipulations des articles 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant doivent être écartés.
S'agissant de la décision refusant d'accorder un délai de départ volontaire :
10. Le requérant, qui n'établit pas l'illégalité de la décision d'éloignement prise à son encontre, n'est pas fondé à exciper, par la voie de l'exception, de son illégalité à l'appui de ses conclusions dirigées contre la décision refusant de lui accorder un délai de départ volontaire.
S'agissant de la décision fixant le pays de destination :
11. Le requérant, qui n'établit pas l'illégalité de la décision d'éloignement prise à son encontre, n'est pas fondé à exciper, par la voie de l'exception, de son illégalité à l'appui de ses conclusions dirigées contre la décision fixant le pays de destination.
12. Le requérant soutient qu'il est recherché par les autorités ivoiriennes en raison de ses opinions politiques en faveur de l'Union pour la démocratie et la paix en Côte-d'Ivoire et du Rassemblement du peuple de Côte-d'Ivoire. Il produit les pièces qu'il a versées à l'appui de sa demande de réexamen à laquelle l'Office français de protection des réfugiés et apatrides a opposé une décision de rejet le 10 juin 2022, comprenant notamment des pièces déjà produites à l'appui de sa demande de protection internationale rejetée par l'Office français de protection des réfugiés et apatrides le 14 avril 2020 et par la Cour nationale du droit d'asile le 31 décembre 2020. Si ces pièces permettent de tenir pour établi son militantisme politique, elles sont cependant insuffisantes pour établir la réalité du risque des persécutions dont M. A serait susceptible de faire l'objet en cas de retour dans son pays d'origine, s'agissant notamment du témoignage de la mère de son enfant du 15 décembre 2021 portant sur des menaces et une agression physique dont elle aurait été victime à Abidjan en raison de l'activité politique du requérant, ainsi que du témoignage du 17 janvier 2022 d'un opposant arrêté et relâché par les autorités ivoiriennes qui atteste que M. A serait recherché par ces autorités, qui sont dénués de valeur probante compte tenu notamment des termes dans lesquels ils ont été rédigés, et alors que, s'agissant du litige qui oppose sur le territoire français le requérant à un ancien bailleur, ressortissant béninois, son lien allégué avec les autorités ivoiriennes n'est pas établi. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et des stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté.
S'agissant de l'interdiction de retour sur le territoire français :
13. La décision portant interdiction de retour sur le territoire français d'une durée d'un an, qui indique au requérant, obligé de quitter le territoire français sans délai, qu'elle est prise en application des dispositions qu'elle rappelle du premier alinéa de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et mentionne que le requérant est en France depuis trois ans et trois mois et que, débouté de sa demande d'asile et n'ayant entamé aucune démarche en vue d'obtenir un titre de séjour est en France, il se maintient volontairement sur le territoire français sans droit au séjour, qu'il est célibataire et père de quatre enfants mineurs, dont trois résident en Côte-d'Ivoire, que son fils mineur présent en France est également débouté de sa demande d'asile, que l'intéressé s'est soustrait à l'exécution d'une précédente mesure d'éloignement prise à son encontre, et nonobstant la circonstance que sa présence sur le territoire français ne représente pas une menace pour l'ordre public, prend en compte les critères prescrits par l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et est ainsi suffisamment motivée.
14. Le requérant, qui n'établit pas l'illégalité de la décision d'éloignement prise à son encontre, n'est pas fondé à exciper, par la voie de l'exception, de son illégalité à l'appui de ses conclusions dirigées contre la décision portant interdiction de retour sur le territoire français.
15. Le requérant n'est pas fondé à soutenir que la décision contestée serait entachée d'erreur de droit au motif que le préfet de la Côte-d'Or n'aurait pas pris en compte la nature et l'ancienneté des liens de M. A avec la France, au regard des motifs qui ont été pris en compte par le préfet, rappelés au 13 du présent jugement.
16. Le préfet de la Côte-d'Or n'a pas davantage entaché sa décision d'erreur d'appréciation au regard des dispositions de l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en retenant une durée d'interdiction de retour sur le territoire français d'un an au vu des circonstances qu'il a ainsi prises en compte.
S'agissant de la décision d'assignation à résidence :
17. Par l'arrêté précité du 4 avril 2022 le préfet de la Côte-d'Or a également donné délégation à M. B à l'effet de signer les décisions d'assignation à résidence. Le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de la décision contestée manque en fait et doit être écarté pour ce motif.
18. L'arrêté contesté rappelle les dispositions du 1° de l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et indique notamment que l'intéressé a fait l'objet le 4 juillet 2022 d'une obligation de quitter le territoire français sans délai, que son éloignement demeure une perspective raisonnable mais qu'il ne peut quitter immédiatement le territoire français, étant en possession d'un passeport ivoirien en cours de validité, et alors qu'il est nécessaire de prévoir l'organisation matérielle de son départ. Il mentionne les considérations de droit et de fait sur lesquelles il se fonde et est ainsi suffisamment motivé.
19. Le requérant, qui n'établit pas l'illégalité de la décision d'éloignement prise à son encontre, n'est pas fondé à exciper, par la voie de l'exception, de son illégalité à l'appui de ses conclusions dirigées contre la décision portant assignation à résidence.
20. Le requérant ne peut utilement invoquer la méconnaissance des dispositions de l'article L. 733-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dont il n'a pas été fait application, l'arrêté contesté n'ayant pas défini de plage horaire pendant laquelle l'intéressé doit demeurer dans les locaux où il réside.
21. M. A, dont il est constant qu'il réside 2 rue de la Fontaine Sainte-Anne, à Dijon, est assigné à résidence sur le territoire de cette commune pour une durée de quarante-cinq jours, et le requérant ne peut par suite utilement valoir qu'il est assigné à résidence à une adresse qui ne correspond à aucune résidence fixe, dès lors que l'arrêté contesté ne l'assigne pas à résidence à son domicile mais détermine un périmètre, correspondant en l'espèce au territoire de la commune, au sein duquel est fixée sa résidence, conformément aux dispositions du 1° de l'article R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. L'arrêté contesté lui prescrit de se présenter chaque jour de huit heures à neuf heures, hors dimanches et jours fériés ou chômés, au commissariat central de Dijon. Au regard de la distance d'environ deux kilomètres qui sépare le domicile du requérant du commissariat et de l'âge des deux enfants scolarisés dont il s'occupe, la seule circonstance que l'intéressé ne dispose ni d'un véhicule ni d'une desserte directe de transports en commun, et alors qu'il n'est pas justifié des horaires auxquels les enfants sont susceptibles d'être accueillis dans leur établissement scolaire, et qu'il n'est pas davantage justifié, ni même allégué, que M. A aurait des problèmes de santé, le moyen tiré de la disproportion au regard des dispositions des articles L. 733-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit être écarté.
22. l résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation des décisions portant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixation du pays de destination, interdiction de retour sur le territoire français et assignation à résidence présentées par le requérant doivent être rejetées.
D E C I D E :
Article 1er : L'aide juridictionnelle est accordée à titre provisoire à M. A.
Article 2 : Les conclusions de la requête de M. A dirigées contre la décision portant refus de séjour, contenue dans l'arrêté du 4 juillet 2022, les conclusions accessoires dont elles sont assorties, ainsi que les conclusions relatives aux frais de l'instance présentées par les parties sont renvoyées à une formation collégiale du tribunal.
Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête de M. A est rejeté.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié à M. G A, au préfet de la Côte-d'Or et à Me Faivre.
Copie en sera adressée au ministre de l'intérieur et au bureau d'aide juridictionnelle près le Tribunal judiciaire de Dijon.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 19 septembre 2022.
Le magistrat désigné,
P. CLe greffier,
M. E
La République mande et ordonne au préfet de la Côte-d'Or, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026