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AccueilJurisprudence administrativeN° TA21-2202479

Tribunal Administratif de Dijon — Décision N° TA21-2202479

jeudi 19 septembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Dijon
SectionTribunal Administratif de Dijon
N° DossierTA21-2202479
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation2ème chambre
Avocat requérantBAROCHE ANNABELLE

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et des mémoires, enregistrés le 22 septembre 2022, le 12 janvier 2023 et le 19 avril 2023, Mme B C, représentée par Me Baroche, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 31 août 2022 par lequel le préfet de Saône-et-Loire a prononcé à son encontre, en application de l'article L. 212-13 du code du sport, une interdiction d'exercer bénévolement ou contre rémunération les fonctions mentionnées à l'article L. 212-1 du code du sport pendant six mois ;

2°) d'ordonner la restitution de sa carte professionnelle d'éducatrice sportive sans qu'il soit préalablement accompli la moindre formalité ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 3 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, de même que les dépens.

Elle soutient que :

- l'arrêté méconnaît le principe du contradictoire et les droits de la défense dès lors qu'il a été pris sans qu'elle puisse présenter d'observations, alors qu'aucune urgence n'est démontrée ;

- il est insuffisamment motivé ;

- il est entaché d'inexactitude matérielle des faits ; les attestations produites sont contradictoires ; l'attestation de Mme A est mensongère et ne respecte pas les prescriptions de l'article 202 du code de procédure civile ; le constat concernant la profondeur de la rivière a été fait près d'une semaine après les faits et n'est pas précis ; elle conteste avoir tenu des propos inadaptés à l'égard de personnes en situation de handicap ; le document portant le tampon de l'APEI n'est ni un courrier ni une attestation ;

- il est entaché d'une erreur d'appréciation ; aucun manquement à son obligation de sécurité justifiant la suspension de sa carte professionnelle n'est caractérisé ; le préfet a décidé de lui restituer sa carte professionnelle au terme de l'enquête administrative ce qui montre que les faits reprochés ne justifiaient pas le retrait de sa carte ;

- l'arrêté lui cause un préjudice et porte une atteinte disproportionnée à sa liberté fondamentale de travailler et d'entreprendre.

Par un mémoire en défense, enregistré le 24 novembre 2022, le préfet de Saône-et-Loire conclut au rejet de la requête.

Il soutient que les moyens soulevés par la requérante ne sont pas fondés.

Les parties ont été informées par une lettre du 15 juillet 2024 que cette affaire était susceptible, à compter du 31 juillet 2024, de faire l'objet d'une clôture d'instruction à effet immédiat en application des dispositions de l'article R. 611-11-1 du code de justice administrative.

La clôture de l'instruction a été fixée au 29 août 2024 par une ordonnance du même jour.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code du sport ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné M. Hugez, premier conseiller, en application de l'article R. 222-17 du code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Pauline Hascoët,

- et les conclusions de M. Thierry Bataillard, rapporteur public.

Considérant ce qui suit :

1. Mme B C exerçait les fonctions d'éducatrice sportive au sein d'un centre équestre en Saône-et-Loire. Le 29 août 2022, la représentante légale du centre équestre a transmis au service départemental de la jeunesse, de l'engagement et des sports de la direction des services départementaux de l'éducation nationale de Saône-et-Loire un signalement concernant un accident survenu le 3 août 2022 lors d'une activité de poney encadrée par Mme C. Elle a par ailleurs été licenciée pour faute grave le 17 août 2022. Par un arrêté du 31 août 2022 dont Mme C demande l'annulation, le préfet de Saône-et-Loire a prononcé à son encontre, en application de l'article L. 212-13 du code du sport, une interdiction d'exercer bénévolement ou contre rémunération les fonctions mentionnées à l'article L. 212-1 du code du sport pendant six mois et lui a retiré sa carte professionnelle d'éducateur pour cette même durée.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

2. Aux termes du I de l'article L. 212-1 du code du sport : " Seuls peuvent, contre rémunération, enseigner, animer ou encadrer une activité physique ou sportive ou entraîner ses pratiquants, à titre d'occupation principale ou secondaire, de façon habituelle, saisonnière ou occasionnelle, sous réserve des dispositions du quatrième alinéa du présent article et de l'article L. 212-2 du présent code, les titulaires d'un diplôme, titre à finalité professionnelle ou certificat de qualification professionnelle : / 1° Garantissant la compétence de son titulaire en matière de sécurité des pratiquants et des tiers dans l'activité considérée ; / 2° Et enregistré au répertoire national des certifications professionnelles dans les conditions prévues à l'article L. 6113-5 du code du travail ". Aux termes de l'article L. 212-13 du même code : " L'autorité administrative peut, par arrêté motivé, prononcer à l'encontre de toute personne dont le maintien en activité constituerait un danger pour la santé et la sécurité physique ou morale des pratiquants l'interdiction d'exercer, à titre temporaire ou définitif, tout ou partie des fonctions mentionnées aux articles L. 212-1, L. 223-1 ou L. 322-7 ou d'intervenir auprès de mineurs au sein des établissements d'activités physiques et sportives mentionnés à l'article L. 322-1. / L'autorité administrative peut, dans les mêmes formes, enjoindre à toute personne exerçant en méconnaissance des dispositions du I de l'article L. 212-1 et des articles L. 212-2 et L. 322-7 de cesser son activité dans un délai déterminé. / Cet arrêté est pris après avis d'une commission comprenant des représentants de l'Etat, du mouvement sportif et des différentes catégories de personnes intéressées. Toutefois, en cas d'urgence, l'autorité administrative peut, sans consultation de la commission, prononcer une interdiction temporaire d'exercice limitée à six mois. Dans le cas où l'intéressé fait l'objet de poursuites pénales, la mesure d'interdiction temporaire d'exercer auprès de mineurs s'applique jusqu'à l'intervention d'une décision définitive rendue par la juridiction compétente () ".

3. Il résulte de ces dispositions que pour assurer la protection des pratiquants d'une activité physique ou sportive, l'autorité administrative peut interdire à une personne d'exercer une activité d'enseignement, d'animation ou d'encadrement d'une telle activité, une mission arbitrale, une activité de surveillance de baignade ou piscine ouverte au public, ou d'exploiter un établissement dans lequel sont pratiquées des activités physiques ou sportives, lorsque son maintien en activité " constituerait un danger pour la santé et la sécurité physique ou morale des pratiquants ". Le législateur a ainsi défini les conditions d'application de cette mesure de police, que l'autorité compétente est tenue, même en l'absence de disposition explicite en ce sens, d'abroger à la demande de l'intéressé si les circonstances qui ont pu motiver légalement son intervention ont disparu et qu'il est établi qu'il n'existe plus aucun risque pour les pratiquants.

4. En premier lieu, aux termes de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration : " Les personnes physiques ou morales ont le droit d'être informées sans délai des motifs des décisions administratives individuelles défavorables qui les concernent. / A cet effet, doivent être motivées les décisions qui : / 1° Restreignent l'exercice des libertés publiques ou, de manière générale, constituent une mesure de police () ". Cette obligation de motivation est également prévue par l'article L. 212-13 du code du sport précité.

5. L'arrêté du 31 août 2022 vise notamment les articles L. 212-1 et L.212-13 du code du sport, dont il rappelle la teneur, et détaille précisément les faits reprochés à Mme C, quand bien même les propos déplacés à l'encontre de personnes en situation de vulnérabilité, tenus à l'occasion de différentes séances d'équithérapie, ne sont pas datés. Il mentionne ainsi les considérations de droit et de fait sur lesquelles il se fonde. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation, qui manque en fait, doit être écarté.

6. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration : " Exception faite des cas où il est statué sur une demande, les décisions individuelles qui doivent être motivées en application de l'article L. 211-2, ainsi que les décisions qui, bien que non mentionnées à cet article, sont prises en considération de la personne, sont soumises au respect d'une procédure contradictoire préalable ". Toutefois, les dispositions des articles L. 121-2 de ce code et L. 212-13 du code du sport dispensent le préfet en cas d'urgence d'organiser une procédure contradictoire et de saisir pour avis une commission comprenant des représentant de l'Etat, du mouvement sportif et des différentes catégories de personnes intéressées.

7. En l'absence d'une procédure contradictoire particulière organisée par les textes, le préfet doit se conformer aux dispositions issues de l'article L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration en informant l'intéressé de son intention d'édicter une mesure d'interdiction d'exercer les fonctions énumérées à l'article L. 212-1 du code du sport et de la possibilité qui lui est offerte de présenter des observations. Le préfet ne peut légalement se dispenser de cette formalité, en raison d'une situation d'urgence, que s'il apparaît, eu égard au comportement de la personne, que le fait de différer l'interdiction d'exercer les fonctions mentionnées à l'article L. 212-1 du code du sport pendant le temps nécessaire à l'accomplissement de la procédure contradictoire créerait des risques graves pour lui-même ou pour les tiers.

8. L'urgence à prononcer une mesure d'interdiction pour une durée limitée à six mois s'apprécie non au regard du délai pris par l'autorité administrative compétente pour édicter une telle mesure mais au regard de l'existence d'une situation de danger pour la santé et la sécurité physique ou morale des pratiquants au sens des dispositions précitées de l'article L. 212-13 du code du sport.

9. Pour justifier la mesure litigieuse, le préfet de Saône-et-Loire a relevé que Mme C n'avait pas assuré la sécurité physique des mineurs qu'elle encadrait lors d'une activité poney le 3 août 2022, qu'elle avait en outre tenu des propos déplacés à l'égard de personnes en situation de vulnérabilité, contraire à l'éthique professionnelle attendue d'un éducateur diplômé, et qu'elle avait ainsi porté atteinte à la sécurité morale des pratiquants, que son comportement et sa posture portaient atteinte à l'intégrité physique et morale des pratiquants encadrés et qu'elle pouvait toujours exercer une activité d'éducateur sportif, notamment auprès de mineurs ou de personnes en situation de handicap, en dépit de son licenciement pour faute grave survenu le 17 août 2022.

10. Il ressort des pièces du dossier, notamment des attestations des parents, du constat d'huissier et des photographies prises pendant l'activité, que Mme C a, le 3 août 2022, demandé à des enfants âgés de 6 à 9 ans, débutants, de se déplacer à poney dans une rivière dont le niveau atteignait par endroits au moins 90 cm de profondeur d'eau, pendant qu'elle les regardait depuis un pont. Il ressort des pièces du dossier que les enfants se sont éloignés dans le lit de la rivière, n'entendant pas les consignes de la monitrice qui leur demandait de faire demi-tour, que trois des quatre enfants sont tombés à l'eau lorsque les poneys sont brutalement partis au galop, blessant en passant un enfant. Il ressort également des attestations des deux parents présents lors de l'incident que Mme C n'a pas porté assistance aux enfants dans la rivière, qu'elle leur a demandé d'arrêter de pleurer sans aménité et qu'elle leur a fait des reproches. Il est également établi qu'au moins deux enfants ne savaient pas nager, qu'un enfant a présenté des hématomes sur le flanc gauche et la jambe, constatés par un médecin le lendemain, et qu'un autre enfant a présenté des éraflures sur le visage. Il ressort également des pièces du dossier que Mme C n'a à aucun moment remis en cause sa pratique après cet incident. Si elle produit diverses pièces pour démontrer que la balade à la rivière était une pratique habituelle, il ressort des ces pièces qu'elle ne pouvait que connaître les risques de chute pour les enfants de sorte qu'elle a manqué à ses obligations d'assurer la sécurité des enfants qu'elle encadrait en leur demandant de se rendre seuls dans la rivière malgré le niveau important d'eau et en les laissant progresser dans la rivière à une distance telle qu'ils ne pouvaient plus entendre ses consignes. Par ailleurs, un document intitulé " récapitulatif des incidents survenus lors des séances d'équithérapie ", portant une signature et le tampon de l'APEI Les Papillons Blancs, faisait état de la décision de la structure d'arrêter les séances d'équithérapie encadrées par Mme C en raison d'un manque de sécurité et de bienveillance lors des séances, et relatait notamment qu'un pratiquant handicapé avait chuté et s'était fait une fracture en suivant les injonctions pressantes de Mme C de descendre seul et rapidement de cheval et que la monitrice avait menacé une autre pratiquante de lancer le cheval au galop pour qu'elle s'accroche mieux. Ces différents éléments concordants faisant état du peu de prise en compte par Mme C des capacités des pratiquants jeunes ou vulnérables et des risques qu'ils pouvaient encourir n'ont été portés à la connaissance du préfet de Saône-et-Loire que par un signalement du 29 août 2022.

11. Eu égard à la gravité des risques que les manquements relevés étaient susceptibles de faire courir à des enfants ou un public vulnérable placés sous la responsabilité de Mme C, le préfet de Saône-et-Loire était fondé à invoquer l'urgence pour prendre une mesure d'interdiction temporaire d'exercice à l'encontre de Mme C, en application de l'article L. 212-13 du code du sport, sans solliciter préalablement l'avis de la commission mentionnée par ces dispositions et sans organiser préalablement une procédure contradictoire. Le moyen tiré de la méconnaissance du principe du contradictoire et des droits de la défense doit être écarté.

12. En troisième lieu, en se bornant à produire des attestations de pratiquants ou de professionnels louant ses qualités et son expérience, Mme C ne conteste pas sérieusement les faits qui lui sont reprochés, tels qu'ils ressortent des attestations de parents présents lors de l'incident du 3 août 2022, du constat d'huissier et des photographies prises pendant l'activité, comme il a été dit au point 10 du jugement. Si elle soutient que, lors de l'incident du 3 août 2022, l'eau n'était pas profonde et qu'elle serait immédiatement intervenue auprès des enfants, ces allégations sont contredites par les témoignages concordants des parents présents, les photographies et le constat d'huissier produits. La circonstance que certaines attestations ne prendraient pas la forme prévue par l'article 202 du code de procédure civile est en l'espèce sans incidence dès lors qu'aucun élément ne permet de remettre en cause la teneur de ces témoignages. Si Mme C soutient que les attestations seraient contradictoires dès lors qu'une mère affirme que la monitrice a demandé à ses enfants s'ils savaient nager tandis que l'autre indique que cette question n'a pas été posée, d'une part, il est possible que la monitrice n'ait pas posé la question à l'ensemble des enfants, d'autre part, la mère qui atteste que la question a été posée atteste également que sa fille a répondu qu'elle ne savait pas nager de sorte que Mme C a laissé les enfants se rendre dans la rivière en sachant que l'un d'entre eux au moins ne savait pas nager. S'agissant du document concernant le comportement de Mme C lors des séances d'équithérapie, aucun élément du dossier ne permet de considérer qu'il n'émanerait pas de l'APEI Les Papillons Blancs alors qu'il est signé et comporte le tampon de cette association. En se bornant à indiquer que les faits rapportés ne sont pas crédibles, Mme C ne les conteste pas sérieusement.

13. Il ressort ainsi des pièces du dossier que Mme C a laissé les quatre jeunes enfants qu'elle encadrait le 3 août 2022 progresser seuls dans une rivière dont le niveau était élevé, à grande distance des adultes présents, alors que certains ne savaient pas nager et qu'ils n'étaient pas non plus des cavaliers aguerris. Il ressort également des pièces du dossier que Mme C a tenu des propos désobligeants à l'égard de personnes handicapées pratiquant de l'équithérapie et qu'elle les a parfois placées dans des situations dangereuses pour leur intégrité physique. Si certains propos imputés par le préfet à Mme C, dévalorisants à l'égard des pratiquants handicapés, n'apparaissent ni dans le courrier de l'APEI les Papillons Blancs, ni dans les autres pièces du dossier, il résulte de l'instruction que le préfet aurait pris la même décision en se fondant uniquement sur les faits établis. Eu égard à ces faits, le préfet de Saône-et-Loire était fondé à considérer qu'il existait un danger pour la santé et la sécurité physique ou morale des pratiquants. Il n'a pas fait une inexacte application des dispositions de l'article L. 212-13 du code du sport en prononçant à l'encontre de Mme C une interdiction temporaire d'exercer ses activités d'éducatrice sportive pour une durée de six mois dès lors que cette mesure apparaît en l'espèce adéquate, nécessaire et proportionnée à l'objectif de protection de la santé et de la sécurité physique et morale des pratiquants. Par suite, les moyens tirés de l'inexactitude matérielle des faits et de l'erreur d'appréciation doivent être écartés.

14. En quatrième lieu, au soutien de conclusions tendant à l'annulation de la mesure de police contestée, Mme C ne peut utilement faire valoir que celle-ci lui a causé un préjudice.

15. En cinquième lieu, si la requérante soutient que la mesure contestée méconnaît sa liberté de travailler et d'entreprendre, cette mesure a été prise en exacte application des dispositions de l'article L. 212-13 du code du sport dont elle n'invoque pas l'inconstitutionnalité. Par suite, ce moyen doit être écarté.

16. Il résulte de ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation de l'arrêté du 31 août 2022 doivent être rejetées. Doivent également être rejetées par voie de conséquence les conclusions à fin d'injonction.

Sur les dépens et les frais liés au litige :

17. En l'absence de dépens exposés dans la présente instance, les conclusions présentées à ce titre doivent être rejetées.

18. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce qu'une somme soit mise à la charge de l'Etat, qui n'a pas la qualité de partie perdante dans la présente instance, au titre des frais exposés par Mme C et non compris dans les dépens.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de Mme C est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme B C et à la ministre des sports et des jeux olympiques et paralympiques.

Copie en sera adressée au préfet de Saône-et-Loire.

Délibéré après l'audience du 3 septembre 2024, à laquelle siégeaient :

M. Irénée Hugez, premier conseiller faisant fonction de président,

Mme Pauline Hascoët, première conseillère,

M. Hamza Cherief, conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 19 septembre 2024.

La rapporteure,

P. Hascoët

Le premier conseiller,

faisant fonction de président,

I. Hugez

La greffière,

L. Curot

La République mande et ordonne à la ministre des sports et des jeux olympiques et paralympiques en ce qui la concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition,

La greffière,

lc

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