mardi 17 janvier 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Dijon |
| Section | Tribunal Administratif de Dijon |
| N° Dossier | TA21-2202817 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | CH 2 JU |
| Avocat requérant | GALL MARION |
Vu les procédures suivantes :
I°) A une requête et un mémoire complémentaire, enregistrés les 24 octobre 2022 et 8 janvier 2023, Mme E C, représentée A Me Gall, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté 26 septembre 2022 A lequel le préfet de Saône-et-Loire a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligée à quitter le territoire français dans le délai de trente jours, a fixé le pays à destination duquel elle est susceptible d'être reconduite d'office et a prononcé une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée d'un an ;
2°) d'enjoindre au préfet de Saône-et-Loire de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans le délai de deux mois suivant la notification de la décision à intervenir, sous astreinte de 150 euros A jour de retard ;
3°) à titre subsidiaire, de suspendre l'exécution de l'arrêté attaqué dans l'attente de la décision de la Cour nationale du droit d'asile ;
4°) de l'admettre provisoirement au bénéfice de l'aide juridictionnelle ;
5°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- l'arrêté attaqué a été signé A une autorité incompétente ;
- les décisions qui accompagnent les décisions de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire français sont illégales A voie de conséquence de l'illégalité de ces deux décisions ;
- sur la légalité de la décision portant refus de titre de séjour :
- il appartient au préfet de démontrer que la décision a été précédée d'un rapport établi A un médecin de l'Office français de l'immigration et de l'intégration ;
- cette décision a été prise en méconnaissance des dispositions de l'article L. 425-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dès lors que sa fille ne pourra bénéficier d'un traitement approprié dans son pays d'origine ;
- elle méconnait l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
- sur la légalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- cette décision a été prise en méconnaissance de son droit d'être entendue reconnu A l'article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ;
- elle n'est pas motivée ;
- le préfet n'a pas procédé à un examen sérieux de sa situation ;
- elle a été prise en méconnaissance de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- sur la légalité de la décision fixant le pays de destination :
- elle a été prise en méconnaissance de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- sur la légalité de la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :
- elle justifie de circonstances personnelles de nature à faire obstacle au prononcé d'une décision d'interdiction de retour sur le territoire français ;
- cette mesure est disproportionnée dès lors qu'elle ne constitue pas une menace pour l'ordre public ;
- elle est fondée à demander la suspension de l'exécution de l'arrêté attaqué jusqu'à ce que la Cour nationale du droit d'asile se prononce sur son recours en rectification d'erreur matérielle.
L'Office français de l'immigration et de l'intégration a présenté des observations A un mémoire enregistré le 16 novembre 2022.
A un mémoire en défense, enregistré le 22 novembre 2022, le préfet de Saône-et-Loire conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens de la requête ne sont pas fondés.
II°) A une requête et un mémoire complémentaire, enregistrés les 24 octobre 2022 et 8 janvier 2023, M. F C, représenté A Me Gall, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté 26 septembre 2022 A lequel le préfet de Saône-et-Loire a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans le délai de trente jours, a fixé le pays à destination duquel il est susceptible d'être reconduit d'office et a prononcé une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée d'un an ;
2°) d'enjoindre au préfet de Saône-et-Loire de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans le délai de deux mois suivant la notification de la décision à intervenir, sous astreinte de 150 euros A jour de retard ;
3°) à titre subsidiaire, de suspendre l'exécution de l'arrêté attaqué dans l'attente de la décision de la Cour nationale du droit d'asile ;
4°) de l'admettre provisoirement au bénéfice de l'aide juridictionnelle ;
5°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- l'arrêté attaqué a été signé A une autorité incompétente ;
- les décisions qui accompagnent les décisions de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire français sont illégales A voie de conséquence de l'illégalité de ces deux décisions ;
- sur la légalité de la décision portant refus de titre de séjour :
- il appartient au préfet de démontrer que la décision a été précédée d'un rapport établi A un médecin de l'Office français de l'immigration et de l'intégration ;
- cette décision a été prise en méconnaissance des dispositions de l'article L. 425-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dès lors que sa fille ne pourra bénéficier d'un traitement approprié dans son pays d'origine ;
- elle méconnait l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
- sur la légalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- cette décision a été prise en méconnaissance de son droit d'être entendu reconnu A l'article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ;
- elle n'est pas motivée ;
- le préfet n'a pas procédé à un examen sérieux de sa situation ;
- elle a été prise en méconnaissance de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- sur la légalité de la décision fixant le pays de destination :
- elle a été prise en méconnaissance de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- sur la légalité de la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :
- il justifie de circonstances personnelles de nature à faire obstacle au prononcé d'une décision d'interdiction de retour sur le territoire français ;
- cette mesure est disproportionnée dès lors qu'il ne constitue pas une menace pour l'ordre public ;
- il est fondé à demander la suspension de l'exécution de l'arrêté attaqué jusqu'à ce que la Cour nationale du droit d'asile se prononce sur le recours en rectification d'erreur matérielle qu'elle a déposé.
L'Office français de l'immigration et de l'intégration a présenté des observations A un mémoire enregistré le 16 novembre 2022.
A un mémoire en défense, enregistré le 22 novembre 2022, le préfet de Saône-et-Loire conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens de la requête ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces des dossiers.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la convention internationale relative aux droits de l'enfant, signée à New-York le 26 janvier 1990 ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme D pour statuer, en application des dispositions de l'article R. 776-13-3 du code de justice administrative, sur les requêtes présentées en application des articles L. 614-5 et L. 614-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
A été entendu lors de l'audience publique, le rapport de Mme D.
Les parties n'étaient ni présentes ni représentées.
L'instruction a été close à l'issue de l'audience.
Une note en délibéré, enregistrée le 11 janvier 2023, a été présentée pour Mme C.
Une note en délibéré, enregistrée le 11 janvier 2023, a été présentée pour M. C.
Considérant ce qui suit :
1. M. et Mme C, ressortissants kosovares, sont entrés en France, selon leurs déclarations, le 29 décembre 2020, et ont déposé une demande d'admission au statut de réfugié le 4 janvier 2021. Cette demande a été rejetée, dans le cadre d'une procédure accélérée, A une décision du 7 septembre 2021 de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides notifiée le 24 septembre suivant. Ce rejet a été confirmée A une décision de la Cour nationale du droit d'asile en date du 30 décembre 2021, notifiée le 17 janvier 2022. Le 25 janvier 2022, M. et Mme C ont saisi le préfet de Saône-et-Loire d'une demande de délivrance d'une autorisation provisoire de séjour en qualité d'accompagnant d'un enfant malade. A deux arrêtés du 26 septembre 2022, le préfet de Saône-et-Loire a rejeté les demandes de titre de séjour des intéressés, les a obligés à quitter le territoire français dans le délai de trente jours, a fixé le pays de destination et a prononcé à leur encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée d'un an.
Sur la jonction :
2. Les requêtes n° 2202817 et 2202818 présentées respectivement pour Mme et
M C présentent à juger les mêmes questions et ont fait l'objet d'une instruction commune. Il y a lieu, dès lors, de les joindre pour y statuer A un même jugement.
Sur l'admission provisoire au bénéfice de l'aide juridictionnelle :
3. Aux termes de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique : " Dans les cas d'urgence (), l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée A la juridiction compétente ou son président () ".
4. Il y a lieu, eu égard à l'urgence, d'accorder à M. et Mme C le bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire.
Sur la légalité des arrêtés attaqués et sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens de la requête :
5. En premier lieu, aux termes de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant signée à New-York le 26 janvier 1990 : " Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait d'institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale. ". Il résulte de ces stipulations, qui peuvent être utilement invoquées à l'appui d'un recours pour excès de pouvoir, que, dans l'exercice de son pouvoir d'appréciation, l'autorité administrative doit accorder une attention primordiale à l'intérêt supérieur des enfants dans toutes les décisions les concernant.
6. Il ressort des pièces du dossier que B, née le 26 août 2009, présente, depuis sa naissance, une paralysie cérébrale responsable d'une diplégie spastique, d'une dystonie douloureuse et d'un retard de langage et de développement psychomoteur. Elle présente également une bronchopathie chronique liée aux troubles de la déglutition. Depuis le mois de mai 2021, date de sa première consultation aux urgences du centre hospitalier de Mâcon, l'enfant bénéficie d'une prise en charge pluridisciplinaire A cet établissement. Sur le plan neuropédiatrique, un traitement antidouleurs a été mis en place dès le mois de mai 2021 mais la persistance des douleurs a conduit à une nouvelle hospitalisation de l'enfant le 13 avril 2022 pour la mise en place d'un nouveau traitement. A la suite de cette hospitalisation, la mise en place d'un appareillage de type orthèse de tronc et des membres a été décidée. Il ressort également des pièces du dossier qu'un bilan en médecine physique et de réadaptation doit être réalisé afin d'évaluer l'intérêt d'un traitement de la spasticité A toxine botulinique et que des séances de kinésithérapie doivent également être organisées. Sur le plan pneumopédiatrique, les troubles de la déglutition à l'origine de la bronchopathie chronique ont nécessité la mise en place d'un fauteuil roulant avec têtière dans l'attente de l'évaluation devant être réalisée en médecine physique et de réadaptation ainsi que des séances de kinésithérapie respiratoire et des séances de drainage. Il ressort A ailleurs des pièces du dossier que, le 4 mai 2022, la maison départementale des personnes handicapées a attribué à la jeune B, reconnue handicapée à un taux supérieur ou égal à 80%, une orientation vers un établissement pour enfant polyhandicapés valable du 4 mai 2022 au 31 mai 2032 et a été prise en charge A l'établissement public médico-social Paul Cézanne à Tournus. Au regard de l'ensemble de ces circonstances, il est établi qu'il est dans l'intérêt de la jeune B que la prise en charge dont elle bénéficie sur le territoire français puisse se poursuivre et que la privation, même à titre temporaire, de l'ensemble des mesures mises en place lui serait préjudiciable. Enfin, la présence de M. et Mme C auprès de leur enfant apparait indispensable dès lors notamment que la jeune B, âgé de 13 ans à la date de l'arrêté attaqué, présente un retard de langage, ne marche pas et n'est pas autonome. Dès lors, les requérants sont fondés à soutenir que les décisions A lesquelles le préfet a refusé de leur délivrer un titre de séjour méconnaissent l'intérêt supérieur de leur enfant et sont contraires aux stipulations d l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant.
7. En second lieu, compte tenu de l'illégalité des décisions portant refus de titre de séjour, les requérants sont fondés à exciper de l'illégalité de cette décision à l'encontre des décisions portant obligation de quitter le territoire français.
8. Enfin, les requérants sont fondés à demander l'annulation, A voie de conséquence de l'annulation de décision portant obligation de quitter le territoire français, des décisions fixant le pays de destination et portant interdiction de retour sur le territoire français.
9. Il résulte de tout ce qui précède que M. et Mme C sont fondés à demander l'annulation des arrêtés du préfet de Saône-et-Loire en date du 26 septembre 2022.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
10. Eu égard aux motifs du présent jugement et dès lors qu'il ne ressort pas des pièces du dossier qu'un changement dans les circonstances de droit ou de fait y fasse obstacle, l'annulation des arrêtés attaqués implique nécessairement que le préfet de Saône-et-Loire délivre à M. et Mme C une autorisation provisoire de séjour pour l'accompagnement d'un enfant malade d'une durée de six mois. Il y a lieu de lui enjoindre d'y procéder dans le délai d'un mois à compter de la notification du présent jugement sans qu'il soit besoin d'assortir cette injonction d'une astreinte.
Sur les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :
11. Il y a lieu d'admettre provisoirement M. et Mme C à l'aide juridictionnelle. A suite, leur avocat peut se prévaloir des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, sous réserve que Me Gall, avocat de M. et Mme C, renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat et sous réserve de l'admission définitive de son client à l'aide juridictionnelle, de mettre à la charge de l'Etat le versement à Me Gall de la somme de 1 200 euros. Dans le cas où l'aide juridictionnelle ne serait pas accordée au requérant A le bureau d'aide juridictionnelle, la somme de 1 200 euros sera versée aux requérants.
D E C I D E :
Article 1er : M. et Mme C sont admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.
Article 2 : Les arrêtés du préfet de Saône-et-Loire en date du 26 septembre 2022 sont annulés.
Article 3 : Il est enjoint au préfet de Saône-et-Loire de délivrer à M. et Mme C une autorisation provisoire de séjour pour l'accompagnement d'un enfant malade d'une durée de six mois dans le délai d'un mois à compter de la notification du présent jugement.
Article 4 : Sous réserve de l'admission définitive de M. et Mme C à l'aide juridictionnelle et sous réserve que Me Gall renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat, l'Etat versera à Me Gall, avocate de M. et Mme C, une somme de 1 200 euros en application des dispositions du deuxième alinéa de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991. Dans le cas où l'aide juridictionnelle ne serait pas accordée à M. et Mme C A le bureau d'aide juridictionnelle, la somme de 1 200 euros sera versée à M. et Mme C.
Article 5 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 6 : Le présent jugement sera notifié à Mme E C, M. F C et au préfet de Saône-et-Loire.
Copie en sera adressée au ministre de l'intérieur.
Rendu public A mise à disposition au greffe le 17 janvier 2023.
La magistrate désignée,
N. DLa greffière,
T. MATEOS-JOBARD
La République mande et ordonne au préfet de Saône-et-Loire, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition,
La greffière,
2 2202818
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026