LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA21-2202936

Tribunal Administratif de Dijon — Décision N° TA21-2202936

jeudi 6 avril 2023

JuridictionTribunal Administratif de Dijon
SectionTribunal Administratif de Dijon
N° DossierTA21-2202936
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation3ème chambre
Avocat requérantMOUNDOUNGA NTSIGOU SERGE

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire en réplique, enregistrés les 8 novembre 2022 et 6 décembre 2022, Mme A D épouse C, représentée par Me Moundounga, demande au tribunal :

1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;

2°) d'annuler l'arrêté du 27 septembre 2022 par lequel le préfet de Saône-et-Loire l'a obligée à quitter le territoire dans un délai de trente jours et a fixé le pays de renvoi ;

3°) d'enjoindre au préfet de Saône-et-Loire de lui délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " ou, à défaut, de procéder au réexamen de sa situation ;

4°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 000 euros à verser à son conseil en application des dispositions combinées du deuxième alinéa de l'article 37 de la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Mme D soutient que :

- l'arrêté attaqué est entaché d'un vice d'incompétence et d'une insuffisance de motivation ;

- l'arrêté attaqué est entaché d'une erreur de droit, méconnait les stipulations de l'article 7 quater de l'accord franco-tunisien, les articles 3 et 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant et, en outre, est entaché d'une erreur manifeste dans l'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle.

Par un mémoire en défense, enregistré le 1er décembre 2022, le préfet de Saône-et-Loire conclut au rejet de la requête.

Le préfet soutient que les moyens soulevés par Mme D ne sont pas fondés.

Mme D a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 12 décembre 2022.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention internationale relative aux droits de l'enfant signée à New York le 26 janvier 1990 ;

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988 modifié ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- le code de justice administrative.

Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Le rapport de M. B a été entendu au cours de l'audience publique.

Considérant ce qui suit :

1. Mme D, ressortissante tunisienne née en 1992, est entrée régulièrement une première fois sur le territoire français le 19 janvier 2017 avec un visa touristique de type C valable du 27 décembre 2016 au 26 février 2017, pour un séjour d'une durée maximale de trente jours. Elle a ensuite rejoint son époux qui avait été remis aux autorités italiennes. Ensemble, ils se sont installés en Italie où leur premier enfant est né le 14 mai 2017. Le 1er mars 2018, Mme D est entrée une seconde fois sur le territoire français, accompagnée de son époux et de sa fille, tous trois porteurs de cartes de résident " longue durée-UE " délivrées par les autorités italiennes et valables jusqu'au 14 novembre 2020. Leur deuxième enfant est ensuite né le 15 avril 2020 sur le territoire français. Le 6 avril 2021, le préfet de la Saône-et-Loire a délivré à M. C une carte de séjour en qualité d'entrepreneur-profession libérale valable jusqu'au 5 avril 2022. Le 11 juin 2021, Mme D a sollicité un titre de séjour en qualité de conjointe d'un étranger en situation régulière sur le territoire français. Par un arrêté du 21 janvier 2022, le préfet de la Saône-et-Loire a rejeté sa demande au motif qu'aucune circonstance humanitaire ni aucun motif exceptionnel ne justifiait à son égard une admission exceptionnelle au séjour et que sa situation relevait du regroupement familial. Par un arrêté du 27 septembre 2022, dont Mme D demande l'annulation, le préfet de Saône-et-Loire lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de renvoi.

Sur les conclusions à fin d'admission provisoire à l'aide juridictionnelle :

2. Mme D ayant été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 12 décembre 2022, ses conclusions tendant à l'octroi de l'aide juridictionnelle à titre provisoire sont devenues sans objet.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

En ce qui concerne la légalité externe :

3. En premier lieu, par un arrêté du 15 septembre 2021, publié le même jour au recueil des actes administratifs de la préfecture, le préfet de Saône-et-Loire a délégué sa signature à Mme E, directrice de la citoyenneté et de la légalité, pour ce qui concerne, notamment, les décisions d'éloignement. Par suite, le moyen tiré de ce que Mme E n'était pas compétente pour signer l'arrêté attaqué manque en fait et doit être écarté.

4. En second lieu, l'arrêté attaqué comportent l'énoncé des considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement. Il n'a dès lors pas méconnu les dispositions des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration.

En ce qui concerne la légalité interne :

5. En premier lieu, l'autorité administrative peut notamment obliger un étranger à quitter le territoire en application du 3° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile lorsque l'intéressé, n'étant pas soumis à une obligation de visa, est entré en France plus de trois mois auparavant mais s'est maintenu sur le territoire français sans être titulaire d'un titre de séjour ou lorsqu'il s'est vu refuser la délivrance d'un titre de séjour. Il en va ainsi tant lorsque la décision relative au séjour et la décision portant obligation de quitter le territoire interviennent de façon concomitante que, en l'absence de dispositions législatives ou réglementaires prévoyant qu'une décision relative au séjour devrait être regardée comme caduque au-delà d'un certain délai après son intervention, lorsqu'une décision portant obligation de quitter le territoire intervient postérieurement à la décision relative au séjour.

6. Il ressort des pièces du dossier que, le 21 janvier 2022, le préfet de Saône-et-Loire a refusé de délivrer à Mme D un titre de séjour en qualité de conjointe d'un étranger en situation régulière sur le territoire français au motif que sa situation relevait du regroupement familial en application des articles L. 434-2 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le préfet de Saône-et-Loire pouvait ainsi légalement obliger l'intéressée à quitter le territoire français sur le fondement du 3° de l'article L. 611-1 dans son arrêté du 27 septembre 2022. Le moyen tiré de l'erreur de droit doit donc être écarté.

7. En deuxième lieu, l'article 7 quater de l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988 stipule : " Sans préjudice des dispositions du b et du d de l'article 7 ter, les ressortissants tunisiens bénéficient, dans les conditions prévues par la législation française, de la carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " ". Aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".

8. Mme D fait valoir que sa vie familiale est sur le territoire français, son mari et ses deux enfants y résidant régulièrement et son troisième enfant devant naître prochainement et que, dans ces conditions, repartir en Tunisie dans l'attente d'un regroupement familial porterait une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale. Cependant, il ressort des pièces du dossier, tout d'abord, que Mme D a vécu la majeure partie de sa vie dans son pays d'origine et n'est présente en France que depuis quatre ans et demi à la date de l'arrêté attaqué. Elle a, par ailleurs, résidé irrégulièrement sur le territoire à l'expiration de sa carte de séjour italienne valable jusqu'au 14 novembre 2020 avant, finalement, de déposer une demande de titre de séjour le 11 juin 2021 et n'a, par la suite, été autorisée à résider sur le territoire que durant le délai nécessaire à l'examen de sa demande de titre de séjour au titre de conjointe d'un étranger en situation régulière, laquelle a été rejetée le 21 janvier 2022 par le préfet de Saône-et-Loire. Dès lors qu'elle savait que sa situation était irrégulière au regard de la législation française sur l'immigration, Mme D a fait un choix personnel en se maintenant illégalement sur le territoire et en y établissant sa vie privée et familiale dont elle ne peut se prévaloir pour mettre l'Etat devant le fait accompli. Ensuite, durant son séjour en France, Mme D ne justifie ni n'avoir noué des liens privés ou professionnels d'une intensité particulière sur le territoire ni s'être significativement insérée dans la société française. Il est en outre établi que la requérante, qui est sans activité, ne dispose pas de ressources financières propres. Enfin, Mme D ne démontre pas être dépourvue de liens en Tunisie, où la cellule familiale peut se reconstituer dès lors que son époux et ses enfants ont également la nationalité tunisienne et dans lequel, à défaut, elle peut temporairement retourner afin que son époux puisse solliciter un regroupement familial. Dans ces conditions, l'arrêté attaqué n'a pas porté au droit de Mme D au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée aux buts en vue desquels il a été pris. Par suite, les moyens tirés de l'erreur de droit et de la violation de l'article 7 quater de l'accord franco-tunisien et des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doivent être écartés. Dans les circonstances particulières de l'espèce, le préfet de Saône-et-Loire n'a pas davantage entaché l'arrêté attaqué d'une erreur manifeste dans l'appréciation de ses conséquences sur la situation personnelle de l'intéressée.

9. En troisième lieu, aux termes de l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant : " 1. Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait d'institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale () ". Il résulte de ces stipulations, qui peuvent être utilement invoquées à l'appui d'un recours pour excès de pouvoir, que, dans l'exercice de son pouvoir d'appréciation, l'autorité administrative doit accorder une attention primordiale à l'intérêt supérieur des enfants dans toutes les décisions les concernant.

10. La décision obligeant Mme D à quitter le territoire n'implique pas nécessairement une séparation avec ses enfants dès lors que ces derniers ont également la nationalité tunisienne et que, ainsi qu'il a été dit au point 8, la cellule familiale peut se reconstituer en Tunisie. Le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant doit dès lors être écarté.

11. En dernier lieu, aux termes de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants ".

12. Mme D ne produit aucun élément de nature à établir l'existence d'un risque de torture ou de traitements inhumains ou dégradants qu'elle serait susceptible d'encourir en cas de retour dans son pays d'origine. Dès lors, le moyen tiré de la violation de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté.

13. Il résulte de ce qui précède que Mme D n'est pas fondée à demander l'annulation de l'arrêté attaqué. Ses conclusions à fin d'annulation doivent par suite être rejetées.

Sur les conclusions à fin d'injonction :

14. Le présent jugement, qui rejette les conclusions à fin d'annulation présentées par la requérante, n'implique, par lui-même, aucune mesure d'exécution. Par suite, les conclusions à fin d'injonction présentées par Mme D doivent être rejetées.

Sur les frais liés au litige :

15. Les dispositions combinées du deuxième alinéa de l'article 37 de la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'Etat, qui n'est pas dans la présente instance la partie perdante, une quelconque somme au bénéfice du conseil de Mme D au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.

DECIDE :

Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions tendant à l'octroi de l'aide juridictionnelle provisoire.

Article 2 : Les conclusions de Mme D sont rejetées pour le surplus.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme A D, au préfet de Saône-et-Loire et à Me Moundounga.

Une copie de ce jugement sera transmise, pour information, au ministre de l'intérieur et des outre-mer.

Délibéré après l'audience du 16 mars 2023 à laquelle siégeaient :

- M. Boissy, président,

- M. Blacher, premier conseiller,

- Mme Hunault, première conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 6 avril 2023.

L'assesseur le plus ancien,

S. BlacherLe président,

L. BLa greffière,

E. Herique

La République mande et ordonne au préfet de Saône-et-Loire, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.

Pour expédition conforme,

Le greffier

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions