lundi 10 juillet 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Dijon |
| Section | Tribunal Administratif de Dijon |
| N° Dossier | TA21-2203350 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 1ère chambre |
| Avocat requérant | SI HASSEN MYRIAM |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire enregistrés les 23 décembre 2022 et 25 mai 2023, M. C A, représenté par Me Si Hassen, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision implicite née le 24 septembre 2022 par laquelle le préfet de la Côte-d'Or a refusé de lui délivrer un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale " ;
2°) d'enjoindre au préfet de la Côte-d'Or de lui délivrer le titre de séjour sollicité dans un délai d'un mois à compter du jugement à intervenir ou, à titre subsidiaire, de réexaminer sa situation dans le même délai ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat le versement à son conseil de la somme de 1 500 euros au titre des dispositions combinées des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
- cette décision est entachée d'un défaut de motivation ;
- elle a été prise au terme d'une procédure irrégulière, faute de saisine de la commission du titre de séjour en application de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle est entachée d'erreur de droit et d'erreur manifeste d'appréciation dans l'application de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- à titre subsidiaire, il peut bénéficier d'un titre de séjour sur le fondement de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- cette décision méconnaît les articles 8 et 3-1 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
Par des mémoires en défense enregistrés les 2 mai et 6 juin 2023, le préfet de la Côte-d'Or conclut au rejet de la requête et à ce que soit mise à la charge de M. A la somme de 500 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il fait valoir qu'aucun des moyens invoqués n'est fondé.
Par une décision du 24 novembre 2022, M. A a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale.
Par une ordonnance du 5 juin 2023, la clôture de l'instruction a été fixée au 23 juin 2023.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Viotti, conseillère,
- les observations de Me Si Hassen, représentant M. A et celles de M. D, représentant le préfet de la Côte-d'Or.
Considérant ce qui suit :
1. M. A, ressortissant tunisien né le 5 décembre 1981 à Masken, est entré régulièrement en France le 2 décembre 2007 muni d'un visa de court séjour portant la mention " voyage d'affaires ", valable jusqu'au 17 décembre 2007. Le 15 novembre 2017, il a déposé une demande de titre de séjour, que le préfet des Alpes-Maritimes a rejeté par un arrêté du 20 décembre 2017 en lui faisant obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours. Le tribunal administratif de Nice a, par un jugement n° 1800238 du 28 juin 2018, confirmé la légalité de cet arrêté. Le préfet des Alpes-Maritimes a renouvelé cette obligation par un arrêté du 5 novembre 2020 en l'assortissant d'une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de deux ans. Le 9 novembre suivant, M. A a sollicité son admission exceptionnelle au séjour, que le préfet des Alpes-Maritimes a refusé d'enregistrer. Puis, l'intéressé a présenté une demande de titre de séjour sur le fondement des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, que les services de la préfecture de la Côte-d'Or ont reçue le 24 mai 2022. En application des dispositions de l'article R. 432-2, une décision implicite de rejet est née du silence gardé par le préfet de la Côte-d'Or pendant quatre mois sur cette demande, soit le 24 septembre 2022. Par la présente requête, M. A en demande l'annulation.
Sur les conclusions aux fins d'annulation et d'injonction :
2. En premier lieu, aux termes de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration : " Les personnes physiques ou morales ont le droit d'être informées sans délai des motifs des décisions administratives individuelles défavorables qui les concernent. / A cet effet, doivent être motivées les décisions qui : / 1° Restreignent l'exercice des libertés publiques ou, de manière générale, constituent une mesure de police ; () ". Selon l'article L. 211-5 dudit code : " La motivation exigée par le présent chapitre doit être écrite et comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de la décision ". Enfin, aux termes de l'article L. 232-4 de ce même code : " Une décision implicite intervenue dans les cas où la décision explicite aurait dû être motivée n'est pas illégale du seul fait qu'elle n'est pas assortie de cette motivation. / Toutefois, à la demande de l'intéressé, formulée dans les délais du recours contentieux, les motifs de toute décision implicite de rejet devront lui être communiqués dans le mois suivant cette demande. Dans ce cas, le délai du recours contentieux contre ladite décision est prorogé jusqu'à l'expiration de deux mois suivant le jour où les motifs lui auront été communiqués ".
3. Il ne ressort pas des pièces du dossier ni n'est même allégué que M. A aurait sollicité la communication des motifs de la décision implicite de rejet qui lui a été opposée le 24 septembre 2022. Par suite, le moyen tiré du défaut de motivation ne peut qu'être écarté comme inopérant.
4. En deuxième lieu, d'une part, aux termes de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui n'entre pas dans les catégories prévues aux articles L. 423-1, L. 423-7, L. 423-14, L. 423-15, L. 423-21 et L. 423-22 ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, et qui dispose de liens personnels et familiaux en France tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention "vie privée et familiale" d'une durée d'un an, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. / Les liens mentionnés au premier alinéa sont appréciés notamment au regard de leur intensité, de leur ancienneté et de leur stabilité, des conditions d'existence de l'étranger, de son insertion dans la société française ainsi que de la nature de ses liens avec sa famille restée dans son pays d'origine. / L'insertion de l'étranger dans la société française est évaluée en tenant compte notamment de sa connaissance des valeurs de la République ".
5. D'autre part, aux termes de l'article L. 434-2 du même code : " L'étranger qui séjourne régulièrement en France depuis au moins dix-huit mois, sous couvert d'un des titres d'une durée de validité d'au moins un an prévus par le présent code ou par des conventions internationales, peut demander à bénéficier de son droit à être rejoint, au titre du regroupement familial : / 1° Par son conjoint, si ce dernier est âgé d'au moins dix-huit ans ; () ".
6. Il est constant que l'épouse de M. A, Mme B, ressortissante tunisienne, réside sur le territoire français depuis 2006 et dispose d'une carte de résident valable jusqu'au 15 décembre 2025. En vertu des dispositions précitées de l'article L. 434-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, l'intéressé entre, en sa qualité de conjoint d'une ressortissante étranère qui séjourne régulièrement en France depuis au moins dix-huit mois sous couvert d'un titre de séjour d'une durée de validité d'au moins un an, dans les catégories d'étrangers susceptibles de bénéficier du regroupement familial. Par suite, le préfet de la Côte-d'Or pouvait légalement rejeter la demande de titre de séjour présentée par M. A sur le fondement de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile pour ce motif, sans commettre d'erreur de droit ni d'erreur d'appréciation.
7. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger dont l'admission au séjour répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard des motifs exceptionnels qu'il fait valoir peut se voir délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention "salarié", "travailleur temporaire" ou "vie privée et familiale", sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. Lorsqu'elle envisage de refuser la demande d'admission exceptionnelle au séjour formée par un étranger qui justifie par tout moyen résider habituellement en France depuis plus de dix ans, l'autorité administrative est tenue de soumettre cette demande pour avis à la commission du titre de séjour prévue à l'article L. 432-14. () ".
8. Si M. A fait valoir qu'il est entré en France le 2 décembre 2007 et qu'il y réside de façon continue depuis cette date, les pièces versées au dossier ne permettent pas de justifier de sa résidence habituelle sur le sol national durant toute la période alléguée. En particulier, l'intéressé produit, au titre de l'année 2008, une seule quittance de loyer datée du 27 octobre 2008 et ne conteste pas que cette dernière est établie au nom de son père comme le fait valoir en défense le préfet de la Côte-d'Or et ainsi que l'avait retenu le tribunal administratif de Nice dans son jugement n° 1800238 du 28 juin 2018. Il en va de même au titre de l'année 2009, pour laquelle M. A produit uniquement les mêmes quittances de loyers, datées des mois de janvier, février, novembre et décembre. S'agissant des relevés de compte bancaire dont il se prévaut, plusieurs d'entre eux ne font état d'aucune opération de la vie courante, notamment au cours de l'année 2012. Enfin, s'agissant plus spécifiquement des années 2014 et 2015, les documents produits, à savoir une lettre d'un établissement bancaire datée du 13 juillet 2014, des relevés de compte de mars, août et septembre 2014 sans mouvement, des factures d'achat des 12 septembre 2014, 2 octobre 2014, 23 octobre 2014, une facture d'eau pour une consommation d'octobre 2014 à janvier 2015 estimée de 8 mètres cubes, une lettre du fournisseur d'électricité du 22 juillet 2015, des mises en demeure de payer des 6 novembre et 17 novembre 2015 ainsi qu'un avis d'impôt sur les revenus de l'année 2015 d'un montant nul, ne suffisent pas à démontrer que M. A résidait, durant ces deux années, de manière habituelle et continue sur le territoire français. Par suite, dès lors que le requérant ne justifie pas résider habituellement en France depuis plus de dix ans, le vice de procédure allégué, tiré de l'absence de saisine de la commission du titre de séjour sur le fondement de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ne peut qu'être écarté.
9. En cinquième lieu, M. A fait valoir qu'il vit, depuis l'année 2014, avec son épouse, Mme B, titulaire d'une carte de résident, et la fille de cette dernière, désormais âgée de douze ans. Toutefois, il ressort des pièces du dossier qu'après l'expiration de son visa de court séjour, l'intéressé s'est abstenu, pendant une dizaine d'années, d'effectuer les démarches nécessaires à la régularisation de sa situation avant de solliciter un titre de séjour auprès de la préfecture des Alpes-Maritimes. Il s'est ensuite maintenu sur le territoire français en dépit des deux mesures d'éloignement prises à son encontre en 2017 et en 2020. En outre, à supposer même établie l'ancienneté de la communauté de vie entre le requérant et sa compagne par la production de divers documents mentionnant leur résidence commune, les intéressés ne pouvaient pas ignorer, dès le début de leur relation, que leurs perspectives en France étaient incertaines, en l'absence de droit au séjour détenu par M. A. Si l'intéressé, âgé de quarante-et-un ans, se prévaut également de la présence en France de ses parents, titulaires d'une carte de résident, et de leur état de santé, il n'est pas démontré que l'état de santé de ces derniers exige une assistance qu'il serait seul à même de leur procurer. De plus, selon le questionnaire qu'il a rempli à l'appui de sa demande de titre de séjour, il n'est pas isolé dans son pays d'origine, où résident encore certains de ses frères et sœurs. Il n'est pas établi ni même allégué que Mme B et sa fille seraient dans l'impossibilité de lui rendre visite pendant l'examen d'une demande de regroupement familial, ni d'ailleurs qu'un obstacle existerait à la reconstitution de la cellule familiale en Tunisie, pays dont l'ensemble de la famille a la nationalité. Enfin, s'il ressort des bulletins de salaire produits que M. A a occupé un emploi de peintre en bâtiment en 2013, l'intéressé ne justifie pas avoir exercé une activité professionnelle postérieurement au 30 septembre 2013, date du dernier bulletin de salaire produit, de sorte qu'il ne peut être regardé comme justifiant d'une insertion sociale ou professionnelle particulière sur le territoire français. Compte tenu de l'ensemble de ces éléments, les circonstances invoquées par M. A ne peuvent être regardées comme constituant des considérations humanitaires ou des motifs exceptionnels suffisants au sens des dispositions citées ci-dessus, justifiant qu'il soit dérogé à la procédure de droit commun du regroupement familial. Par suite, le préfet de la Côte-d'Or n'a pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en lui refusant une admission exceptionnelle sur ce fondement.
10. En quatrième lieu, d'une part, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale () ". Pour l'application de ces stipulations, l'étranger qui invoque la protection due à son droit au respect de sa vie privée et familiale en France doit apporter toute justification permettant d'apprécier la réalité et la stabilité de ses liens personnels et familiaux effectifs en France au regard de ceux qu'il a conservés dans son pays d'origine.
11. D'autre part, aux termes de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant : " Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait des institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale ". Il résulte de ces stipulations que, dans l'exercice de son pouvoir d'appréciation, l'autorité administrative doit accorder une attention primordiale à l'intérêt supérieur des enfants dans toutes les décisions les concernant.
12. Ainsi qu'il a été dit, la décision attaquée, qui se borne à refuser un titre de séjour à M. A, n'a ni pour objet ni pour effet de séparer durablement l'intéressé de son épouse et de la fille de cette dernière. Compte tenu de la situation privée et familiale de l'intéressé tel que retracée au point 8, le préfet de la Côte-d'Or n'a méconnu ni les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ni celles de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant en refusant de faire droit à la demande de titre de séjour présentée par le requérant.
13. Il résulte de l'ensemble de ce qui précède que M. A n'est pas fondé à demander l'annulation de la décision implicite du 24 septembre 2022 par laquelle le préfet de la Côte-d'Or a refusé de lui délivrer un titre de séjour. Par voie de conséquence, ses conclusions à fin d'injonction ne peuvent qu'être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
14. Les dispositions combinées des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 font obstacle à ce que l'Etat, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, verse quelque somme que ce soit à M. A au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.
15. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions présentées sur le même fondement par le préfet de la Côte-d'Or.
D É C I D E :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : Les conclusions présentées par le préfet de la Côte-d'Or sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. C A, au préfet de la Côte-d'Or et à Me Si Hassen.
Copie en sera adressée au ministre de l'intérieur et des outre-mer.
Délibéré après l'audience du 27 juin 2023, à laquelle siégeaient :
M. Olivier Rousset, président,
Mme Marie-Eve Laurent, première conseillère,
Mme Océane Viotti, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 10 juillet 2023.
La rapporteure,
O. ViottiLe président,
O. Rousset
La greffière,
C. Chapiron
La République mande et ordonne au préfet de la Côte-d'Or, en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.
Pour expédition conforme,
La greffière,
No 2203350
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026