vendredi 6 janvier 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Dijon |
| Section | Tribunal Administratif de Dijon |
| N° Dossier | TA21-2203404 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | REFERE |
| Avocat requérant | SI HASSEN MYRIAM |
Vu la procédure suivante :
I. Par une requête enregistrée le 31 décembre 2022 sous le n° 2203403, M. C D, représenté par Me Si Hassen, demande au tribunal :
1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;
2°) d'annuler l'arrêté du 23 décembre 2022, notifié le 30 décembre suivant, par lequel le préfet du Doubs l'a assigné à résidence en Côte-d'Or pour une durée de 45 jours ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 200 euros en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
- l'arrêté en litige est illégal par voie de conséquence de l'illégalité de la décision portant transfert aux autorités espagnoles ;
- la décision n'est pas motivée en fait alors que l'assignation à résidence ne constitue qu'une faculté pour l'autorité administrative ;
- le préfet a commis une erreur manifeste d'appréciation dès lors qu'il peut se rendre en Espagne par ses propres moyens.
Le préfet n'a pas produit de mémoire en défense.
II. Par une requête enregistrée le 31 décembre 2022 sous le n° 2203404, M. C D, représenté par Me Si Hassen, demande au tribunal :
1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;
2°) d'annuler l'arrêté du 23 décembre 2022, notifié le 30 décembre suivant, par lequel le préfet du Doubs a prononcé son transfert aux autorités espagnoles ;
3°) d'enjoindre au préfet du Doubs d'enregistrer sa demande d'asile et de l'admettre provisoirement au séjour dans un délai de 8 jours à compter de la décision à intervenir ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 200 euros en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
- il n'est pas justifié que son droit à l'information prévu par l'article 4 du règlement (UE) n° 604/2013 du 26 juin 2013 ait été respecté ;
- il n'est pas établi qu'il ait bénéficié de l'entretien individuel prescrit par l'article 5 du règlement (UE) n° 604/2013 du 26 juin 2013 ;
- le préfet a commis une erreur de fait dès lors qu'il n'établit pas avoir saisi les autorités espagnoles d'une demande de prise en charge, ni que l'Espagne ait répondu favorablement à cette demande ;
- en l'absence de preuve qu'il a franchi irrégulièrement la frontière de l'Espagne, le préfet a entaché sa décision d'une erreur de droit dans l'application de l'article 13.1 du règlement (UE) n° 604-2013 du 26 juin 2013.
Par un mémoire en défense, enregistré le 5 janvier 2023, le préfet du Doubs conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir qu'aucun des moyens soulevés par le requérant n'est fondé.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le règlement (UE) n° 604/2013 du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013 ;
- le règlement (UE) n° 118/2014 du 30 janvier 2014 ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme A en application des dispositions de l'article R. 776-15 du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience du 5 janvier 2023 à 14 heures.
Ont été entendus au cours de l'audience publique, tenue en présence de M. Testori, greffier d'audience :
- le rapport de Mme Ach, magistrate désignée ;
- et les observations de Me Si Hassen, représentant M. B et de M. B lui-même, qui précisent qu'il n'a pas entendu solliciter l'asile en Espagne et qu'il n'a pas de famille en France.
Le préfet du Doubs n'était ni présent, ni représenté.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. Les requêtes susvisées n° 2203403 et n° 2203404, présentées pour M. B, présentent à juger des questions connexes et ont fait l'objet d'une instruction commune. Il y a lieu de les joindre pour statuer par un seul jugement.
2. M. B, ressortissant guinéen né le 1er avril 1995, est entré irrégulièrement en France avant de présenter une demande d'asile le 5 décembre 2022 auprès des services de la préfecture de la Côte-d'Or. La consultation du fichier Eurodac ayant révélé qu'il avait été précédemment identifié en Espagne, les autorités espagnoles ont été saisies par le préfet du Doubs en application du paragraphe 1er de l'article 13 du règlement (UE) n° 604/2013 du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013. A la suite de l'accord des autorités espagnoles, le préfet du Doubs a, par deux arrêtés du 23 décembre 2022 dont M. B demande l'annulation, décidé, d'une part, de leur transférer ce dernier aux fins d'examen de sa demande d'asile et, d'autre part, de l'assigner à résidence pour une durée de 45 jours.
Sur l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle :
3. Aux termes de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique : " Dans les cas d'urgence (), l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée soit par le président du bureau ou de la section compétente du bureau d'aide juridictionnelle, soit par la juridiction compétente ou son président ".
4. Il y a lieu, eu égard à l'urgence qui s'attache à ce qu'il soit statué sur les requêtes de M. B, de prononcer son admission provisoire à l'aide juridictionnelle.
Sur les conclusions à fin d'annulation et d'injonction :
En ce qui concerne l'arrêté portant transfert aux autorités espagnoles :
5. En premier lieu, aux termes de l'article 521-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Tout demandeur reçoit, dans une langue qu'il comprend ou dont il est raisonnable de supposer qu'il la comprend, une information sur les droits et obligations qui découlent de l'application du règlement (UE) n° 604/2013 du Parlement européen et du Conseil, du 26 juin 2013, dans les conditions prévues à son article 4 ". Aux termes de ce dernier article : " 1. Dès qu'une demande de protection internationale est introduite au sens de l'article 20, paragraphe 2, dans un Etat membre, ses autorités compétentes informent le demandeur de l'application du présent règlement (). / 2. Les informations visées au paragraphe 1 sont données par écrit, dans une langue que le demandeur comprend ou dont on peut raisonnablement supposer qu'il la comprend. Les États membres utilisent la brochure commune rédigée à cet effet en vertu du paragraphe 3 () ". Il résulte de ces dispositions que le demandeur d'asile auquel l'administration entend faire application du règlement (UE) n° 604-2013 du 26 juin 2013 doit se voir remettre, dès le moment où le préfet est informé de ce qu'il est susceptible d'entrer dans le champ d'application de ce règlement, et en tout état de cause en temps utile, une information complète sur ses droits, par écrit et dans une langue qu'il comprend. Cette information doit comprendre l'ensemble des éléments prévus au paragraphe 1 de l'article 4 du règlement. Eu égard à la nature desdites informations, la remise par l'autorité administrative de la brochure prévue par les dispositions précitées constitue pour le demandeur d'asile une garantie.
6. Il ressort des pièces du dossier que M. B s'est vu remettre le 5 décembre 2022 les brochures dites A et B qui contiennent l'ensemble des informations prescrites par les dispositions précitées, en français, à défaut d'exemplaire de ces documents en langue peul. La signature de M. B sur chacune de ces brochures, corroborée par les mentions portées sur le résumé de l'entretien individuel justifient, jusqu'à preuve contraire, que le contenu de ces deux brochures a été porté à sa connaissance dans une langue comprise par l'intéressé. La circonstance que le guide du demandeur d'asile ne lui a pas été remis, à la supposer établie, ne saurait vicier la procédure, dès lors que conformément aux dispositions de l'article R. 521-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, cette brochure est destinée aux ressortissants étrangers dont la demande d'asile est instruite en France et non à ceux relevant de la procédure dite " Dublin " dont la demande d'asile a vocation à être instruite dans un autre pays européen. Ainsi, M. B n'est pas fondé à soutenir que la décision ordonnant son transfert aux autorités espagnoles méconnait l'article 4 du règlement (UE) n° 604/2013 du 26 juin 2013.
7. En deuxième lieu, aux termes de l'article 5 du règlement (UE) n° 604/2013 du 26 juin 2013 : " 1. Afin de faciliter le processus de détermination de l'État membre responsable, l'État membre procédant à cette détermination mène un entretien individuel avec le demandeur. Cet entretien permet également de veiller à ce que le demandeur comprenne correctement les informations qui lui sont fournies conformément à l'article 4. / () / 5. L'entretien individuel a lieu dans des conditions garantissant dûment la confidentialité. Il est mené par une personne qualifiée en vertu du droit national. () ".
8. Il ressort des pièces du dossier que M. B a bénéficié, le 5 décembre 2022, d'un entretien individuel assuré par un agent de préfecture, en français, langue qu'il a déclaré comprendre. Au terme de cet entretien, il a reconnu avoir été informé que sa demande d'asile était traitée conformément au règlement (UE) n° 604/2013 du 26 juin 2013 et avoir compris la procédure engagée à son encontre. Il s'ensuit que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 5 dudit règlement doit être écarté.
9. En troisième lieu, aux termes de l'article 13 du règlement (UE) n° 604/2013 précité : " 1. Lorsqu'il est établi, sur la base de preuves ou d'indices tels qu'ils figurent dans les deux listes mentionnées à l'article 22, paragraphe 3, du présent règlement, notamment des données visées au règlement (UE) n° 603/2013, que le demandeur a franchi irrégulièrement, par voie terrestre, maritime ou aérienne, la frontière d'un État membre dans lequel il est entré en venant d'un État tiers, cet État membre est responsable de l'examen de la demande de protection internationale. Cette responsabilité prend fin douze mois après la date du franchissement irrégulier de la frontière () ". Aux termes de l'article 21 dudit règlement : " 1. L'État membre auprès duquel une demande de protection internationale a été introduite et qui estime qu'un autre État membre est responsable de l'examen de cette demande peut, dans les plus brefs délais et, en tout état de cause, dans un délai de trois mois à compter de la date de l'introduction de la demande au sens de l'article 20, paragraphe 2, requérir cet autre État membre aux fins de prise en charge du demandeur () ". Enfin, aux termes de l'article 18 dudit règlement : " 1. L'Etat membre responsable () est tenu de () prendre en charge, dans les conditions prévues aux articles 21, 22 et 29, le demandeur qui a introduit une demande dans un autre Etat membre () ".
10. Il ressort des pièces du dossier que les autorités espagnoles, saisies le 9 décembre 2022, ont accepté leur responsabilité dans l'examen de la demande d'asile de M. B par un accord explicite du 21 décembre 2022. Le moyen tiré de l'erreur de fait commise par le préfet du Doubs doit, dès lors, être écarté.
11. En quatrième lieu, l'article 22, paragraphe 3 règlement (UE) n°604/2013 dispose : " () / 2. Dans le cadre de la procédure de détermination de l'État membre responsable, des éléments de preuve et des indices sont utilisés. / 3. La Commission établit et revoit périodiquement, par voie d'actes d'exécution, deux listes indiquant les éléments de preuve et les indices pertinents () : / a) Éléments de preuve / i) Il s'agit de la preuve formelle qui détermine la responsabilité en vertu du présent règlement, aussi longtemps qu'elle n'est pas réfutée par une preuve contraire. () ". Parmi les " éléments de preuve " d'une entrée illégale par le territoire par une frontière extérieure, figurent, selon le point 7 de l'annexe II du règlement (UE) n° 118/2014 du 30 janvier 2014, le " résultat positif fourni par Eurodac par suite de la comparaison des empreintes du demandeur avec les empreintes collectées au titre de l'article 14 du règlement Eurodac ".
12. Il ressort des pièces du dossier et de l'arrêté en litige que le système Eurodac a fourni un résultat positif par comparaison des empreintes décadactylaires de M. B relevées le 5 décembre 2022 à l'occasion de l'enregistrement de sa demande d'asile et des données enregistrées le 2 novembre 2022, dans la base de données centrale informatisée, par les autorités espagnoles. Le requérant ne conteste pas sérieusement ce résultat, qui constitue un élément de preuve de ce qu'il a franchi irrégulièrement la frontière extérieure de l'Espagne. Dans ces conditions, en se fondant sur les dispositions du paragraphe 1 de l'article 13 du règlement du 26 juin 2013 pour déterminer l'Etat responsable de sa demande d'asile, le préfet du Doubs n'a pas commis d'erreur de droit. Dès lors, ce moyen doit être écarté.
En ce qui concerne la décision portant assignation à résidence :
13. En premier lieu, il résulte de l'examen de la légalité de la décision de transfert de M. B aux autorités espagnoles, que le requérant n'est pas fondé à exciper de l'illégalité de cette décision à l'appui de ses conclusions dirigées contre la décision portant assignation à résidence.
14. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 751-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui fait l'objet d'une requête aux fins de prise en charge ou de reprise en charge peut être assigné à résidence par l'autorité administrative pour le temps strictement nécessaire à la détermination de l'Etat responsable de l'examen de sa demande d'asile (). En cas de notification d'une décision de transfert, l'assignation à résidence peut se poursuivre si l'étranger ne peut quitter immédiatement le territoire français mais que l'exécution de la décision de transfert demeure une perspective raisonnable () ". Selon l'article L. 732-1 du même code, rendu applicable aux assignations à résidences prises sur le fondement de l'article L. 751-2 par l'article L. 751-4 : " Les décisions d'assignation à résidence, y compris de renouvellement, sont motivées ".
15. En l'espèce, la décision contestée vise les dispositions pertinentes du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment ses articles L. 751-2 à L. 751-5 et précise que M. B a fait l'objet d'une mesure de transfert vers l'Espagne le 23 décembre 2022, qu'il ne dispose pas des moyens lui permettant de s'y rendre mais que l'exécution de ladite mesure demeure une perspective raisonnable. Dès lors, la décision contestée est suffisamment motivée.
16. En troisième lieu, si M. B soutient que c'est à tort que le préfet du Doubs a estimé qu'il n'était pas en mesure de se rendre par ses propres moyens en Espagne, il n'apporte aucun élément susceptible de corroborer ses allégations. Par suite, le moyen doit être écarté.
17. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation présentées pour M. B doivent être rejetées de même que, par voie de conséquence, ses conclusions présentées à fin d'injonction.
Sur les frais liés au litige :
18. Ces dispositions font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'Etat, qui n'est pas, dans la présente instance, la partie perdante, la somme que le conseil de M. B demande au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : M. B est admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.
Article 2 : Le surplus des conclusions des requêtes nos 2203403 et 2203404 est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. C D, au préfet du Doubs, au préfet de la Côte-d'Or et à Me Si Hassen.
Copie en sera adressée au ministre de l'intérieur et au bureau d'aide juridictionnelle près le tribunal judiciaire de Dijon.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 6 janvier 2023.
La magistrate désignée,
N. A Le greffier,
J. TESTORI
La République mande et ordonne au préfet du Doubs en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.
Pour expédition,
Le greffier,
Nos 2203403 et 2203404
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026