jeudi 14 décembre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Dijon |
| Section | Tribunal Administratif de Dijon |
| N° Dossier | TA21-2300831 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 3ème chambre |
| Avocat requérant | GRENIER |
Vu la procédure suivante :
I. Par une requête, enregistrée le 29 mars 2023 sous le n° 2300831, M. A D, représenté par Me Grenier, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté en date du 22 février 2023 par lequel le préfet de la Côte-d'Or a rejeté sa demande de titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel il pourra être éloigné d'office ;
2°) d'enjoindre au préfet de la Côte-d'Or de lui délivrer une carte de séjour temporaire dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement et sous astreinte de 200 euros par jour de retard ou, à défaut, de procéder au réexamen de sa situation dans le même délai ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat le versement à son conseil de la somme de 1 500 euros en application des dispositions combinées de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991.
M. D soutient que :
- la décision de refus de séjour est entachée d'un vice d'incompétence ;
- en examinant sa demande sur le fondement des dispositions de l'article L. 435-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, alors que ces dispositions ne sont pas applicables aux ressortissants algériens, le préfet de la Côte-d'Or a entaché la décision de refus de séjour d'une erreur de droit ;
- la décision de refus de séjour méconnait les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et, en outre, est entachée d'une erreur manifeste dans l'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle ;
- la décision portant obligation de quitter le territoire français est illégale du fait de l'illégalité de la décision de refus de séjour, méconnait les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et, en outre, est entachée d'une erreur manifeste dans l'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle ;
- les décisions fixant le délai de départ volontaire et le pays de destination sont illégales du fait de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français.
Par un mémoire en intervention, enregistré le 23 août 2023, E d'information et de soutien des immigrés (GISTI) et l'association Emmaüs France, représentés par Me Gommeaux, demandent que le tribunal fasse droit aux conclusions de M. D.
Ils font valoir que l'arrêté attaqué est entaché d'une erreur de droit dans l'application de l'article L. 435-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, faute pour le préfet de s'être prononcé sur les critères adéquats, et d'une erreur manifeste d'appréciation.
Par une ordonnance du 12 octobre 2023, la clôture de l'instruction a été fixée au 13 novembre 2023 à 12 heures.
Le 22 novembre 2023, postérieurement à la clôture de l'instruction, le préfet de la Côte-d'Or, représenté par la SELARL Centaure Avocats, a produit un mémoire.
M. D a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle partielle par une décision du 3 avril 2023.
II. Par une requête, enregistrée le 29 mars 2023 sous le n° 2300832, Mme C D, représentée par Me Grenier, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté en date du 22 février 2023 par lequel le préfet de la Côte-d'Or a rejeté sa demande de titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel elle pourra être éloignée d'office ;
2°) d'enjoindre au préfet de la Côte-d'Or de lui délivrer une carte de séjour temporaire dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement et sous astreinte de 200 euros par jour de retard ou, à défaut, de procéder au réexamen de sa situation dans le même délai ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat le versement à son conseil de la somme de 1 500 euros en application des dispositions combinées de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991.
Mme D soutient que :
- la décision de refus de séjour est entachée d'un vice d'incompétence ;
- en examinant sa demande sur le fondement des dispositions de l'article L. 435-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, alors que ces dispositions ne sont pas applicables aux ressortissants algériens, le préfet de la Côte-d'Or a entaché la décision de refus de séjour d'une erreur de droit ;
- la décision de refus de séjour méconnait les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et, en outre, est entachée d'une erreur manifeste dans l'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle ;
- la décision portant obligation de quitter le territoire français est illégale du fait de l'illégalité de la décision de refus de séjour, méconnait les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et, en outre, est entachée d'une erreur manifeste dans l'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle ;
- les décisions fixant le délai de départ volontaire et le pays de destination sont illégales du fait de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français.
Par un mémoire en intervention, enregistré le 23 août 2023, E d'information et de soutien des immigrés (GISTI) et l'association Emmaüs France, représentés par Me Gommeaux, demandent que le tribunal fasse droit aux conclusions de la requête de Mme D.
Ils font valoir que l'arrêté attaqué est entaché d'une erreur de droit dans l'application de l'article L. 435-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, faute pour le préfet de s'être prononcé sur les critères adéquats, et d'une erreur manifeste d'appréciation.
Par une ordonnance du 12 octobre 2023, la clôture de l'instruction a été fixée au 13 novembre 2023 à 12 heures.
Le 22 novembre 2023, postérieurement à la clôture de l'instruction, le préfet de la Côte-d'Or, représenté par la SELARL Centaure Avocats, a produit un mémoire.
Mme D a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle partielle par une décision du 3 avril 2023.
Vu les autres pièces des dossiers.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Desseix,
- et les observations de Me Grenier, représentant M. et Mme D, E d'information et de soutien des immigrés (GISTI) et l'association Emmaüs France.
Considérant ce qui suit :
1. M. et Mme D, ressortissants algériens, sont entrés régulièrement en France le 17 décembre 2016. L'Office français de protection des réfugiés et apatrides et la Cour nationale du droit d'asile ont successivement rejeté leurs demandes d'asile par des décisions des 12 octobre 2017 et 9 avril 2018. Les intéressés ont ensuite fait l'objet, par des arrêtés du 26 février 2019, de décisions les obligeant à quitter le territoire français dans un délai de trente jours. Le 19 juillet 2021, M. et Mme D ont sollicité leur admission exceptionnelle au séjour sur le fondement des dispositions de l'article L. 435-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par des arrêtés du 22 février 2023, le préfet de la Côte-d'Or a rejeté leurs demandes et leur a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours en fixant le pays de renvoi. Par des requêtes enregistrées sous les nos 2300831 et 2300832, qu'il y a lieu de joindre pour statuer par un seul jugement, M. et Mme D demandent au tribunal d'annuler ces arrêtés.
Sur les interventions du GISTI et de l'association Emmaüs France :
2. Eu égard à l'objet de leurs statuts, le GISTI et l'association Emmaüs France justifient d'un intérêt suffisant pour intervenir au soutien des conclusions de M. et Mme D. Leurs interventions sont par suite recevables.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne les décisions de refus de séjour :
3. En premier lieu, par arrêté du 30 janvier 2023, publié le 2 février 2023 au recueil des actes administratifs de la préfecture, le préfet de la Côte-d'Or a régulièrement donné délégation à M. Frédéric Carre, secrétaire général de la préfecture, et en cas d'absence ou d'empêchement, à Mme Amelle Ghayou, secrétaire générale adjointe, à l'effet de signer notamment les décisions refusant la délivrance de titres de séjour. Il ne ressort pas des pièces du dossier que le secrétaire général n'aurait pas été absent ou empêché le 22 février 2023. Par suite, les moyens tirés de ce que Mme B n'était pas compétente pour signer les décisions de refus de séjour doivent être écartés.
4. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 435-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger accueilli par les organismes mentionnés au premier alinéa de l'article L. 265-1 du code de l'action sociale et des familles et justifiant de trois années d'activité ininterrompue au sein de ce dernier, du caractère réel et sérieux de cette activité et de ses perspectives d'intégration, peut se voir délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié ", " travailleur temporaire " ou " vie privée et familiale ", sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1 () ".
5. Les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile relatives aux différents titres de séjour qui peuvent être délivrés aux étrangers en général et aux conditions de leur délivrance s'appliquent, ainsi que le rappelle l'article L. 110-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, " sous réserve des conventions internationales ". En ce qui concerne les ressortissants algériens, les stipulations de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 régissent d'une manière complète les conditions dans lesquelles ils peuvent être admis à séjourner en France et y exercer une activité professionnelle, les règles concernant la nature des titres de séjour qui peuvent leur être délivrés, ainsi que les conditions dans lesquelles leurs conjoints et leurs enfants mineurs peuvent s'installer en France. Dès lors que ces conditions sont régies de manière exclusive par l'accord franco-algérien, un ressortissant algérien ne peut utilement invoquer les dispositions de cet article à l'appui d'une demande d'admission au séjour sur le territoire national. Toutefois, si l'accord franco-algérien ne prévoit pas, pour sa part, de semblables modalités d'admission exceptionnelle au séjour, ses stipulations n'interdisent pas au préfet de délivrer un certificat de résidence à un ressortissant algérien qui ne remplit pas l'ensemble des conditions auxquelles est subordonnée sa délivrance de plein droit. Il appartient au préfet, dans l'exercice du pouvoir discrétionnaire dont il dispose sur ce point, d'apprécier, compte tenu de l'ensemble des éléments de la situation personnelle de l'intéressé, l'opportunité d'une mesure de régularisation.
6. D'une part, il résulte de ce qui précède que le moyen tiré de la violation de l'article L. 435-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile est inopérant et doit être écarté.
7. D'autre part, il ressort des termes mêmes des décisions litigieuses que le préfet de la Côte-d'Or, après avoir constaté que la situation de M. et Mme D n'était pas régie par les dispositions de l'article L. 435-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, a apprécié, compte tenu de l'ensemble de leur situation, l'opportunité d'une mesure de régularisation de leur situation. Le moyen tiré de ce que le préfet aurait commis une erreur de droit en appréciant leur situation sur le fondement des dispositions de l'article L. 435-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile manque ainsi en fait et doit, par suite, être écarté.
8. En dernier lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".
9. M. et Mme D font valoir qu'ils sont hébergés au sein de
la communauté Emmaüs de Norges-la-Ville depuis le 26 avril 2018, association au sein de laquelle ils exercent des activités de travailleurs solidaires et sont reconnus pour leurs qualités relationnelles et leur sérieux. Toutefois, les requérants n'apportent aucune précision quant à leurs projets professionnels respectifs et ne produisent notamment aucune promesse d'embauche. Par ailleurs, à l'exception de la présence sur le territoire français de la sœur de Mme D, de nationalité française, les requérants ne font état d'aucune attache personnelle ou familiale en France, alors qu'ils n'établissent ni même n'allèguent être dépourvus de telles attaches en Algérie, où ils ont vécu l'essentiel de leur existence. Ainsi, en dépit de la durée de leur séjour en France, le préfet de la Côte-d'Or a pu, sans entacher son appréciation d'une erreur manifeste, refuser la délivrance d'un titre de séjour aux intéressés et n'a pas davantage méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
En ce qui concerne les décisions portant obligation de quitter le territoire français :
10. En premier lieu, les décisions de refus de séjour n'étant pas entachées d'illégalité, les moyens invoqués, par la voie de l'exception, à l'encontre des décisions portant obligation de quitter le territoire, tirés de l'illégalité de ces décisions, doivent être écartés.
11. En second lieu, pour les mêmes motifs que ceux exposés au point 9, les moyens tirés de la violation de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de l'erreur manifeste d'appréciation doivent être écartés.
En ce qui concerne les décisions fixant le délai de départ volontaire et le pays de destination :
12. Les décisions portant obligation de quitter le territoire français n'étant pas entachées d'illégalité, les moyens invoqués, par la voie de l'exception, à l'encontre des décisions fixant le délai de départ volontaire et le pays de destination, tirés de l'illégalité de ces décisions, doivent être écartés.
13. Il résulte de l'ensemble de ce qui précède que M. et Mme D ne sont pas fondés à demander l'annulation des arrêtés attaqués. Leurs conclusions à fin d'annulation doivent par suite être rejetées.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
14. Le présent jugement, qui rejette les conclusions à fin d'annulation présentées par les requérants, n'implique, par lui-même, aucune mesure d'exécution. Les conclusions à fin d'injonction présentées par M. et Mme D doivent dès lors être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
15. Les dispositions combinées du deuxième alinéa de l'article 37 de la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'Etat, qui n'est pas dans la présente instance la partie perdante, une quelconque somme au bénéfice du conseil des requérants au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.
DECIDE :
Article 1er : Les interventions du GISTI et de l'association Emmaüs France sont admises.
Article 2 : Les requêtes de M. et Mme D sont rejetées.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. A D, à Mme C D, au préfet de la Côte-d'Or, à Me Grenier, au Groupe d'information et de soutien des immigrés et à l'association Emmaüs France.
Une copie de ce jugement sera transmise, pour information, au ministre de l'intérieur et des outre-mer.
Délibéré après l'audience du 23 novembre 2023 à laquelle siégeaient :
- M. Boissy, président,
- Mme Desseix, première conseillère,
- Mme Bois, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 14 décembre 2023.
La rapporteure,
M. DesseixLe président,
L. BoissyLa greffière,
E. Herique
La République mande et ordonne au préfet de la Côte-d'Or, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.
Pour expédition conforme,
Le greffier
Nos 2300831, 230083
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026