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AccueilJurisprudence administrativeN° TA21-2302955

Tribunal Administratif de Dijon — Décision N° TA21-2302955

jeudi 26 octobre 2023

JuridictionTribunal Administratif de Dijon
SectionTribunal Administratif de Dijon
N° DossierTA21-2302955
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
FormationREFERE
Avocat requérantLUCIANO MARIE-LAURE

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

I/ Par une requête enregistrée le 19 octobre 2023 sous le n°2302955, M. C A, représenté par Me Luciano, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 17 octobre 2023 par lequel le préfet de la Côte-d'Or l'a obligé à quitter le territoire français sans délai et a prononcé une interdiction de retour durant 18 mois ;

2°) d'enjoindre au préfet de la Côte-d'Or de procéder à un réexamen de sa situation sans délai et de le mettre en possession d'une autorisation provisoire de séjour, et de mettre fin au signalement dans le Système d'information Schengen ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire français :

- elle a été prise par une autorité incompétente ;

- elle est entachée d'un défaut de motivation et d'un défaut d'examen particulier de sa situation, alors qu'il est présent en France depuis 2018, a la volonté de régulariser sa situation, y est inséré professionnellement et y dispose d'attaches familiales ;

- la décision est entachée d'erreur de fait ;

- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.

En ce qui concerne la décision de refus d'un délai de départ volontaire :

- elle est illégale, par la voie de l'exception de l'illégalité de la décision portant refus de séjour ;

- elle a été prise par une autorité incompétente ;

- elle est entachée d'un défaut de motivation et d'un défaut d'examen particulier de sa situation,

- elle a été prise en violation de l'article L 612 - 2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dès lors qu'il ne présente pas de risque de fuite ;

- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.

En ce qui concerne l'interdiction de retour :

- elle a été prise par une autorité incompétente ;

- elle est entachée d'un défaut de motivation et d'un défaut d'examen particulier de sa situation au regard des critères fixés à l'article L.612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;

- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.

Par un mémoire en défense enregistré le 24 octobre 2023, le préfet de la Côte-d'Or conclut au rejet de la requête et à ce que la somme de 500 euros soit mise à la charge de M. A en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il fait valoir que les moyens soulevés ne sont pas fondés.

I/ Par une requête enregistrée le 19 octobre 2023 sous le n°2302957, M. C A, représenté par Me Luciano, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 17 octobre 2023 par lequel le préfet de la Côte-d'Or l'a assigné à résidence pour une durée de 45 jours ;

2°) d'enjoindre au préfet de la Côte-d'Or de lui restituer son passeport ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- la décision a été prise par une autorité incompétente ;

- elle est entachée d'un défaut de motivation et d'un défaut d'examen particulier de sa situation ;

- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;

- l'obligation de se présenter chaque jour au commissariat de police de Beaune de 8 heures à 9 heures et de demeurer à sa résidence tous les jours de 6 heures à 7 heures excède ce qui est nécessaire et porte une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir.

Vu les autres pièces des dossiers.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ;

- l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988 modifié ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné Mme B en application des dispositions de l'article R. 776-15 du code de justice administrative pour exercer les pouvoirs qui lui sont conférés par les articles L. 614-7 à L. 614-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Les parties ont été régulièrement convoquées à l'audience du 25 octobre 2023 à 14 h 15.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Marie-Eve Laurent,

- et les observations de Me Luciano, représentant M. A, qui reprend les moyens et conclusions de la requête et ajoute que les décisions ont été prises en violation de l'article 41 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne, son droit d'être entendu n'ayant pas été respecté, le document produit par le préfet n'étant pas probant dès lors qu'il ne s'agit pas d'un procès-verbal d'audition et qu'il comporte des mentions erronées ; M. A remplit toutes les conditions pour prétendre à une régularisation.

La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.

Considérant ce qui suit :

1. M. A, ressortissant tunisien né le 12 septembre 2000, déclare être entré en France en 2018. Il a fait l'objet le 17 octobre 2023 d'un contrôle de police, à l'issue duquel il a été placé en retenue administrative pour vérification de son droit au séjour. Par arrêté du 17 octobre 2023, le préfet de la Côte-d'Or l'a obligé à quitter le territoire français sans délai et a prononcé une interdiction de retour durant 18 mois.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

En ce qui concerne la compétence de l'auteur des décisions attaquées :

2. En premier lieu, par un arrêté du 2 août 2023, régulièrement publié le 4 août 2023 au recueil des actes administratifs de la préfecture, le préfet de la Côte-d'Or a délégué sa signature à M. Frédéric Carre, secrétaire général de la préfecture de la Côte-d'Or, pour ce qui concerne tous arrêtés, décisions, circulaires, rapports, correspondances et documents relevant des attributions de l'Etat dans le département de la Côte-d'Or à l'exception de décisions limitativement énumérées au nombre desquelles ne figurent pas les décision attaquées. Par suite, les moyens tirés de l'incompétence de l'auteur de chacune de ces décisions doivent être écartés.

En ce qui concerne le moyen tiré de la violation de l'article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne

3. Aux termes de l'article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne : " Toute personne a le droit de voir ses affaires traitées impartialement, équitablement et dans un délai raisonnable par les institutions et organes de l'Union. / Ce droit comporte notamment : / - le droit de toute personne d'être entendue avant qu'une mesure individuelle qui l'affecterait défavorablement ne soit prise à son encontre ; () ".

4. Il ressort des pièces du dossier que M. A a été entendu par les services de police et a été mis en mesure durant son audition de porter à la connaissance du préfet de la Côte-d'Or les éléments d'information relatifs à sa situation personnelle et familiale, et faire valoir ses observations sur l'éventualité d'une mesure d'éloignement, d'assignation à résidence ou de placement en rétention administrative. Si le préfet produit en défense, non pas le compte-rendu de cette audition, mais un formulaire de renseignement administratif dans lequel sont consignées les déclarations du requérant, ce document, signé par un officier de police judicaire et par M. A lui-même, permet d'établir la réalité de cette audition. La circonstance que certaines rubriques de ce formulaire n'aient pas été remplies ne saurait suffire à lui opter valeur probante.

5. M. A n'est dès lors pas fondé à soutenir que les décisions attaquées ont été prises sans avoir été préalablement entendu.

En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire français

6. En premier lieu, l'arrêté contesté vise les dispositions pertinentes du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dont il fait application. Il procède à une analyse suffisante de la situation personnelle et familiale de M. A et mentionne les motifs qui ont conduit à prononcer à son égard une obligation de quitter le territoire français. Il comporte ainsi les considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement. Dans ces conditions, le moyen tiré du défaut de motivation de cet arrêté manque en fait et doit être écarté.

7. En deuxième lieu, il ne ressort ni des termes de l'arrêté en litige, ni des autres pièces du dossier que le préfet de la Côte-d'Or n'aurait pas procédé à un examen particulier de la situation personnelle de M. A au vu des éléments qui avaient été portés à sa connaissance, avant de prendre la décision attaquée. Il ne peut en particulier être reproché au préfet de n'avoir pas pris en considération les déclarations du requérant quant à son intention de déposer une demande de titre de séjour pour régulariser sa situation, alors qu'une telle demande n'était pas encore déposée à la date de la décision attaquée. S'agissant de sa situation familiale, si la décision attaquée indique que M. A ne dispose d'aucune attache familiale en France, le préfet précise ensuite dans son arrêté que ses liens familiaux en France ne sont pas anciens, intenses, et stables, ce qui montre qu'il a porté un examen sur ce point.

8. En troisième lieu, il ressort des pièces du dossier que sont présents en France le demi-frère de M. A, chez qui il est hébergé, une sœur et deux demi-sœurs. Ainsi qu'il vient d'être dit, la décision attaquée indique dans un premier temps à tort que M. A ne dispose d'aucune attache familiale en France. Toutefois, il résulte de l'instruction que le préfet aurait pris la même décision s'il ne s'était fondé que sur les autres motifs de la décision, dont, notamment la circonstance que les liens personnels et familiaux en France de l'intéressé ne sont pas anciens, intenses, et stables. Le moyen tiré de l'erreur de fait dont est entachée la décision ne peut par suite être accueilli.

9. En dernier lieu, aux termes des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".

10. M. A se prévaut de sa présence en France depuis 5 ans et de son insertion professionnelle ; toutefois, il séjourne et travaille en France en situation irrégulière, sous couvert de faux documents, et il a fait état de son intention de demander un titre de séjour pour la première fois lors de son audition par les services de police. La présence en France de membres de sa fratrie, qui sont titulaires de documents de séjour, ne suffit pas à justifier de liens particulièrement intenses et stables sur le territoire national, et il a conservé des attaches en Tunisie, où demeurent ses parents. Compte tenu de l'ensemble de ces éléments, M. A n'est pas fondé à soutenir que la décision lui refusant un titre de séjour méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.

En ce qui concerne la décision de refus d'accorder un délai de départ volontaire :

11. En premier lieu, aux termes de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile: " Par dérogation à l'article L. 612-1, l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants : () 3° Il existe un risque que l'étranger se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet. ". Aux termes de l'article L. 612-3 de ce code : " Le risque mentionné au 3° de l'article L. 612-2 peut être regardé comme établi, sauf circonstance particulière, dans les cas suivants : / 1° L'étranger, qui ne peut justifier être entré régulièrement sur le territoire français, n'a pas sollicité la délivrance d'un titre de séjour ; () 4° L'étranger a explicitement déclaré son intention de ne pas se conformer à son obligation de quitter le territoire français ; ()".

12. En l'espèce, la décision refusant un délai de départ volontaire vise notamment l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et mentionne que M. A est entré irrégulièrement en France, s'y est maintenu sans solliciter de titre de séjour, est mis en cause pour des faits de détention de faux documents administratifs, et a déclaré lors de son audition ne pas vouloir regagner son pays d'origine et rester en France. Par suite, M. A n'est pas fondé à soutenir que cette décision n'est pas suffisamment motivée.

13. En deuxième lieu, il résulte des mentions qui viennent d'être rappelées que le préfet de la Côte-d'Or a procédé à un examen particulier de la situation de M. A pour prononcer la décision en litige.

14. En troisième lieu, M. A se trouvait dans la situation visée au 1° de l'article L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile: Il ne peut utilement à cet égard se prévaloir de son intention de régulariser sa situation pour soutenir qu'il ne présente pas un risque de fuite.

15. En dernier lieu, pour les mêmes motifs que ceux évoqués au point 10. du présent jugement, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté.

En ce qui concerne l'interdiction de retour sur le territoire français :

16. En vertu des articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, l'autorité administrative, par une décision motivée, assortit l'obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français, d'une durée maximale de trois ans à compter de sa notification, lorsque aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger en tenant compte, pour fixer la durée de cette interdiction de retour, de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français.

17. En premier lieu, l'arrêté mentionne les dispositions de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et rappelle que M. A se maintient en France irrégulièrement depuis plus de cinq ans, que sa présence présente une menace pour l'ordre public, et qu'il est dépourvu de liens anciens et stables en France. La décision d'interdiction de retour est ainsi suffisamment motivée, quand bien même elle ne rappelle pas que M. A n'a pas fait l'objet d'une précédente mesure d'éloignement.

18. En deuxième lieu, il résulte des mentions qui viennent d'être rappelées que le préfet de la Côte-d'Or a procédé à un examen particulier de la situation de M. A pour prononcer la décision en litige.

19. En troisième lieu, M. A ne justifie pas de liens personnels en France d'une particulière intensité, ni d'une ancienneté de séjour notable. Il y séjourne et travaille irrégulièrement, sous couvert de faux documents, faits pour lesquels il fait l'objet de poursuites. Quand bien même son comportement ne présenterait pas une menace pour l'ordre public et bien qu'il n'ait pas fait l'objet d'une précédente mesure d'éloignement, M. A n'est pas fondé à soutenir que le préfet de la Côte-d'Or aurait commis une erreur d'appréciation en fixant à dix-mois la durée de l'interdiction de retour sur le territoire français prise à son encontre.

20. En quatrième lieu, au regard des considérations qui précèdent, M. A n'est pas fondé à soutenir que la décision d'interdiction de retour sur le territoire français méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.

21. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation doivent être rejetées.

En ce qui concerne la décision d'assignation :

22. Aux termes de l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut assigner à résidence l'étranger qui ne peut quitter immédiatement le territoire français mais dont l'éloignement demeure une perspective raisonnable, dans les cas suivants : / 1° L'étranger fait l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français, prise moins d'un an auparavant, pour laquelle le délai de départ volontaire est expiré ou n'a pas été accordé () ". Aux termes de l'article L. 732-3 du même code : " L'assignation à résidence prévue à l'article L. 731-1 ne peut excéder une durée de quarante-cinq jours. / Elle est renouvelable une fois dans la même limite de durée ".

23. En premier lieu, l'arrêté contesté vise les dispositions pertinentes du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dont il fait application. Il rappelle que M. A fait l'objet d'une mesure d'obligation de quitter le territoire français prononcée le 17 octobre 2023. Il indique que cette mesure ne peut faire l'objet d'une exécution immédiate, mais que cette exécution demeure une perspective raisonnable. Il comporte ainsi les considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement. Dans ces conditions, le moyen tiré du défaut de motivation de cet arrêté manque en fait et doit être écarté.

24. En deuxième lieu, le préfet de la Côte d'Or assigne M. A à résidence dans le département de la Côte-d'Or, où il doit demeurer à son domicile tous les jours de 6h à 7 h, et lui fait obligation de se présenter quotidiennement, hors dimanche, jours fériés ou chômés, de 8h à 9h, au commissariat de police de Beaune afin de faire constater qu'il respecte la mesure d'assignation à résidence dont il fait l'objet. Le requérant ne saurait se prévaloir de l'exercice d'une activité professionnelle, qu'il exerce illégalement, pour soutenir que ces modalités sont disproportionnées en ce qu'elles l'empêchent de poursuivre cette activité. Par suite, il n'est pas fondé à soutenir que les modalités de présentation définies par le préfet de la Côte d'Or sont entachées d'erreur d'appréciation, ni qu'elles portent une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir.

25. Il résulte de tout ce qui précède que M. A n'est pas fondé à demander l'annulation des arrêtés du préfet de la Côte-d'Or du 17 octobre 2023.

Sur les conclusions à fin d'injonction :

26. Le présent jugement, qui rejette les conclusions tendant à l'annulation des décisions susanalysées, n'implique aucune mesure d'exécution. Par suite, les conclusions à fin d'injonction doivent être également rejetées.

Sur les frais du litige

27. Ces dispositions font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'Etat, qui n'est pas, dans la présente instance, la partie perdante, les sommes que M. A demande au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions du préfet de la Côte-d'Or présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative

D E C I D E :

Article 1er : Les requêtes n° 2302955 et 2302957 de M. A sont rejetées.

Article 2 : Les conclusions au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. C A et au préfet de la Côte-d'Or.

Copie en sera adressée au ministre de l'intérieur.

Fait à Dijon, le 26 octobre 2023

Le magistrate désignée,

M-E. B

La greffière,

L. Lelong

La République mande et ordonne au préfet de la Côte-d'Or, en ce qui le concerne ou à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition,

Le greffier,

2 N° 2302957

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