jeudi 19 septembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Dijon |
| Section | Tribunal Administratif de Dijon |
| N° Dossier | TA21-2401097 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | CH 2 JU |
| Avocat requérant | RIQUET-MICHEL ADRIENNE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 5 avril 2024, M. B C, représenté par Me Riquet Michel, demande au tribunal :
1°) de l'admettre, à titre provisoire, au bénéfice de l'aide juridictionnelle ;
2°) d'annuler l'arrêté du 3 avril 2024, par lequel le préfet de la Côte-d'Or l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays à destination duquel il pourra être éloigné d'office et a assorti ces décisions d'une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de deux ans ;
3°) d'enjoindre au préfet de la Côte-d'Or de lui délivrer un titre de séjour ou, à défaut, de procéder à un réexamen de sa situation, dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir ;
4°) de mettre à la charge de l'État la somme de 1 500 euros au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
S'agissant de la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- la décision attaquée est insuffisamment motivée ;
- elle est entachée d'un défaut d'examen préalable de sa situation personnelle ;
- il n'est pas établi que le parquet aurait été averti de la mesure dont il a fait l'objet avant l'édiction de cette décision, en méconnaissance des dispositions de l'article L. 813-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- il n'est pas établi qu'il a pu être assisté d'un avocat ;
- il n'est pas établi qu'il a été mis en mesure de présenter ses observations préalablement à l'édiction de la décision en litige, en application du principe général qu'il tire de l'article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ;
- la décision attaquée méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation, dès lors qu'il a établi le centre de ses intérêts matériels et moraux en France, que son père est titulaire d'un titre de séjour, qu'il réside avec ce dernier et qu'il n'a plus d'attaches dans son pays d'origine ;
S'agissant de la décision portant refus d'un délai de départ volontaire :
- cette décision est insuffisamment motivée ;
- elle est entachée d'un défaut d'examen particulier et d'une erreur manifeste d'appréciation ;
S'agissant de la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :
- elle est privée de toute base légale, dès lors que la décision portant obligation de quitter le territoire français est elle-même illégale.
Par un mémoire en défense, enregistré le 17 avril 2024, le préfet de la Côte-d'Or conclut au rejet de la requête et à ce qu'une somme de 500 euros soit mise à la charge de M. C au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que les moyens soulevés par le requérant ne sont pas fondés.
M. C a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 22 avril 2024.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. A, en application des dispositions de l'article R. 776-13-3 du code de justice administrative, pour statuer en qualité de juge du contentieux de l'éloignement sur les requêtes instruites selon les dispositions de l'article L. 614-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Irénée Hugez,
- et les observations de M. D, représentant le préfet de la Côte-d'Or, qui s'en rapporte à l'instruction écrite.
Le requérant n'était ni présent ni représenté.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience, à 15 h 03.
Considérant ce qui suit :
1. M. B C, ressortissant tunisien, né en 1996 en Tunisie, a déclaré être entré irrégulièrement sur le territoire français à la fin de l'année 2022. Il a été placé le 3 avril 2024 en retenue administrative à la suite d'un contrôle d'identité. L'intéressé étant entré irrégulièrement sur le territoire français et s'y étant maintenu sans solliciter la délivrance d'un titre de séjour, le préfet de la Côte-d'Or, par un arrêté du 3 avril 2024, notifié par voie administrative le même jour, l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays à destination duquel il pourra être reconduit d'office et a assorti ces décisions d'une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de deux ans. Par sa requête, M. C demande au tribunal d'annuler cet arrêté.
Sur les conclusions tendant à l'admission provisoire au bénéfice de l'aide juridictionnelle :
2. Aux termes du premier alinéa de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique : " Dans les cas d'urgence (), l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée par la juridiction compétente ou son président. ".
3. M. C a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 22 avril 2024 du bureau d'aide juridictionnelle près le tribunal judiciaire de Dijon. Par suite, il n'y a plus lieu de statuer sur ses conclusions tendant à son admission provisoire au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire français :
4. En premier lieu, il ressort des termes mêmes de l'arrêté attaqué que la décision portant obligation de quitter le territoire français est motivée en droit par le visa du 1° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et en fait notamment par les circonstances selon lesquelles l'intéressé est entré de manière irrégulière sur le territoire français, il s'y est maintenu en situation irrégulière, il n'a pas sollicité de titre de séjour, il est célibataire et sans enfant, ses liens personnels et familiaux en France ne sont pas anciens, stables et intenses et il n'établit pas être dépourvu d'attaches familiales dans son pays d'origine, dans lequel il a vécu la majeure partie de sa vie. Dès lors, cette décision comporte l'énoncé des considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement. Par suite, le moyen tiré du défaut de motivation, qui manque en fait, doit être, pour ce motif, écarté.
5. En deuxième lieu, il ne ressort ni des termes de l'arrêté litigieux ni d'aucune pièce du dossier que le préfet de la Côte-d'Or n'aurait pas procédé à un examen préalable de la situation de M. C avant d'édicter la mesure d'éloignement en litige. Par suite, ce moyen doit être écarté.
6. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 813-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Si, à l'occasion d'un contrôle mentionné à l'article L. 812-2, il apparaît qu'un étranger n'est pas en mesure de justifier de son droit de circuler ou de séjourner en France, il peut être retenu aux fins de vérification de son droit de circulation ou de séjour sur le territoire français. Dans ce cadre, l'étranger peut être conduit dans un local de police ou de gendarmerie et y être retenu par un officier de police judiciaire de la police nationale ou de la gendarmerie nationale. ". Aux termes de l'article L. 813-4 de ce code : " Le procureur de la République est informé dès le début de la retenue et peut y mettre fin à tout moment. ".
7. Les mesures de contrôle et de retenue prévues par les dispositions précitées sont uniquement destinées à la vérification du droit de séjour et de circulation d'un ressortissant étranger qui en fait l'objet et sont placées sous le contrôle du procureur de la République. Elles sont distinctes des mesures par lesquelles le préfet fait obligation audit ressortissant étranger de quitter le territoire. Dès lors qu'il n'appartient pas au juge administratif de se prononcer sur la régularité des conditions du contrôle et de la retenue qui ont, le cas échéant, précédé l'intervention de mesures d'éloignement d'un ressortissant étranger en situation irrégulière, les conditions dans lesquelles M. C a été contrôlé et retenu en application de ces dispositions sont sans incidence sur la légalité de l'obligation de quitter le territoire français dont il a fait l'objet. Par suite, les moyens tirés d'éventuelles irrégularités entachant la mise en œuvre de ces mesures ne peuvent qu'être écartés comme inopérants.
8. En quatrième lieu, il ressort des pièces du dossier, en l'espèce du procès-verbal d'audition de l'intéressé, qui s'est initialement présenté aux forces de police sous une fausse identité, qu'il a été invité à présenter, à cette occasion, ses observations sur la perspective de l'édiction d'une mesure d'éloignement à destination de son pays d'origine ou d'un pays dans lequel il est légalement admissible, éventuellement assortie d'une interdiction de retour sur le territoire français, d'une assignation à résidence ou d'un placement en centre de rétention administratif. Il ressort également de ce procès-verbal que l'intéressé a indiqué " préférer partir dans un état européen " mais respecter et se soumettre à une éventuelle mesure d'éloignement. M. C ne fait état d'aucune information qu'il aurait souhaité mentionner et qu'il aurait été privé de communiquer avant l'édiction de cette décision. Par suite, le moyen tiré de ce qu'il aurait été privé de présenter des observations préalables à l'édiction de la mesure d'éloignement doit être écarté.
9. En cinquième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale () ". Pour l'application de ces stipulations, l'étranger qui invoque la protection due à son droit au respect de sa vie privée et familiale en France doit apporter toute justification permettant d'apprécier la réalité et la stabilité de ses liens personnels et familiaux effectifs en France au regard de ceux qu'il a conservés dans son pays d'origine.
10. En l'espèce, M. C soutient qu'il réside sur le territoire français depuis octobre 2022, avec son père, titulaire d'un titre de séjour, qu'il ne dispose plus d'aucune attache dans son pays d'origine et qu'il a établi le centre de ses intérêts matériels et moraux en France. Toutefois, il n'établit aucune de ces circonstances en se bornant à produire un titre de séjour d'un ressortissant tunisien, dont il n'établit pas le lien de parenté, et une attestation de domiciliation mentionnant l'adresse d'une maison des associations. Alors que l'intéressé ne conteste pas être célibataire et sans enfants, qu'il s'est maintenu une durée indéterminée sur le territoire français sans jamais tenter de régulariser sa situation au regard du droit au séjour, qu'il n'établit ni même n'allègue aucune forme d'insertion dans la société française, qu'il n'établit pas davantage de liens actuels, pérennes et intenses en France et qu'il a lui-même déclaré disposer au moins d'une sœur dans son pays d'origine, il n'est fondé à soutenir ni que la décision portant obligation de quitter le territoire français porte une atteinte à son droit à sa vie privée et familiale disproportionnée au regard des buts poursuivis, ni qu'elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, ni que le préfet de la Côte-d'Or aurait commis une erreur manifeste d'appréciation des conséquences de cette décision sur sa situation personnelle. Par suite, ces moyens doivent être écartés.
11. Il résulte de ce qui précède que M. C n'est pas fondé à demander l'annulation de la mesure d'éloignement dont il fait l'objet.
En ce qui concerne la décision portant refus d'un délai de départ volontaire :
12. En premier lieu, il ressort des termes même de l'arrêté litigieux que la décision portant refus d'un délai de départ volontaire est motivée en droit par le visa du 3° de l'article L. 612-2, et des 1°, 4° et 8° de l'article L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et en fait par les circonstances selon lesquelles l'intéressé est entré irrégulièrement sur le territoire français, il s'y est maintenu sans solliciter la délivrance d'un titre de séjour, il a mentionné ne pas vouloir regagner son pays d'origine, il est démuni de documents d'identité et de voyage en cours de validité, il ne justifie pas bénéficier d'un domicile fixe et stable en France, il ne présente donc pas de garanties de représentations suffisantes, il existe un risque qu'il se soustraie à l'exécution de la mesure d'éloignement en litige et le risque de fuite est avéré. Dès lors, cette décision comporte l'énoncé des considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement. Par suite, le moyen tiré du défaut de motivation, qui manque une nouvelle fois en fait, doit être, pour ce motif, écarté.
13. En deuxième lieu, il ne ressort davantage que précédemment ni des pièces du dossier ni des termes de l'arrêté litigieux que le préfet de la Côte-d'Or n'aurait pas procédé à un examen sérieux de la situation de M. C. Par suite, ce moyen doit être écarté.
14. En troisième lieu, le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation est dépourvu de toutes précisions venant à son soutien permettant d'en apprécier la portée et le bien-fondé. Il ne peut, dès lors, qu'être écarté.
15. Il résulte de ce qui précède que M. C n'est pas fondé à demander l'annulation de la décision portant refus d'un délai de départ volontaire.
En ce qui concerne la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :
16. Il résulte de ce qui précède que M. C ne démontre pas l'illégalité de la mesure d'éloignement dont il fait l'objet. Dès lors, il n'est pas fondé à se prévaloir de cette illégalité, par la voie de l'exception, pour soutenir que la décision portant interdiction de retour sur le territoire français serait, de ce fait, privée de base légale. Par suite, ce moyen doit être écarté. N'ayant soulevé aucun autre moyen à l'appui des conclusions dirigées contre cette décision, il n'est pas fondé à en demander l'annulation au juge de l'excès de pouvoir.
17. Il résulte de tout ce qui précède que M. C n'est pas fondé à demander l'annulation de l'arrêté du 3 avril 2024, par lequel le préfet de la Côte-d'Or l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays à destination duquel il pourra être éloigné d'office et a assorti ces décisions d'une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de deux ans. Par suite, ses conclusions à fin d'annulation et, par voie de conséquence, celles à fin d'injonction, doivent être rejetées.
Sur les conclusions relatives à l'application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 :
18. Ces dispositions font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'État, qui n'est pas, dans la présente instance, la partie perdante, la somme demandée au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de M. C la somme demandée par le préfet de la Côte-d'Or au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions de M. C tendant à son admission, à titre provisoire, au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête de M. C est rejeté.
Article 3 : Les conclusions présentées par le préfet de la Côte-d'Or au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié à M. B C, au préfet de la Côte-d'Or et à Me Adrienne Riquet Michel.
Copie en sera adressée au ministre de l'intérieur et des outre-mer.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 19 septembre 2024.
Le magistrat désigné,
I. A
La greffière,
T. Mateos-Jobard
La République mande et ordonne au préfet de la Côte-d'Or, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026