mardi 16 avril 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Dijon |
| Section | Tribunal Administratif de Dijon |
| N° Dossier | TA21-2401155 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | REFERE |
| Avocat requérant | BALIMA ROMUALD |
Vu la procédure suivante :
I. Par une requête, enregistrée sous le numéro 2401155 le 9 avril 2024, M. A D, représenté par Me Balima, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 8 avril 2024 par lequel le préfet de l'Yonne a prolongé son assignation à résidence pour une durée de quarante-cinq jours, jusqu'à ce qu'il soit possible de procéder à son éloignement du territoire français, dans le département de l'Yonne, ou il est autorisé à circuler muni des documents justifiant de sa situation administrative, lui a fait obligation de se présenter chaque mardi et jeudi de la semaine à 8 heures 00 aux services de gendarmerie de Villeneuve-sur-Yonne et lui a fait interdiction de sortir du département de l'Yonne sans autorisation ;
2°) à défaut, d'enjoindre au préfet de l'Yonne de procéder au réexamen de sa situation dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de cent cinquante euros par jour de retard ;
3°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;
4°) de mettre à la charge de l'État une somme de 1 500 euros, à verser à son conseil, au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et, en ce cas, donner acte à Me Balima de ce qu'il renonce par avance au bénéfice de l'aide juridictionnelle ;
5°) de mettre à la charge de l'Etat les entiers dépens.
Il soutient que :
S'agissant des moyens communs à l'ensemble des décisions attaquées :
- l'arrêté attaqué est entaché d'incompétence ;
- il est insuffisamment motivé ;
S'agissant de la décision prolongeant l'assignation à résidence dans le département de l'Yonne ou il est autorisé à circuler muni de document justifiant de sa situation administrative :
- la décision attaquée est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation dès lors qu'il a indiqué vouloir quitter le territoire français et que le préfet ne prend pas en compte la présence en France de sa mère, de ses deux frères et de sa belle-sœur ;
S'agissant de la durée de la prolongation jusqu'à ce qu'il soit possible de procéder à son éloignement du territoire français :
- la décision attaquée est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation dès lors qu'il a indiqué vouloir quitter le territoire français ;
S'agissant de l'obligation de se présenter chaque mardi et jeudi de la semaine à 8 h 00 aux services de la gendarmerie de Villeneuve-sur-Yonne :
- la décision attaquée est entachée d'une erreur de droit et de disproportion en ce qu'il lui est fait obligation de se présenter deux fois par semaine à la gendarmerie de Villeneuve-sur-Yonne ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant en ce qu'elle contraint son enfant à l'accompagner au lieu de présentation ;
S'agissant de l'interdiction de sortir du département sans autorisation :
- la décision attaquée est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation, dès lors qu'il a précisé qu'il souhaitait quitter le territoire français.
Par un mémoire en défense, enregistré le 12 avril 2024, le préfet de l'Yonne, représenté par la société d'exercice libéral à responsabilité limitée Centaure Avocats, conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés par le requérant ne sont pas fondés.
II. Par une requête, enregistrée sous le numéro 2401156 le 9 avril 2024, Mme E B, épouse D, représentée par Me Balima, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 8 avril 2024 par lequel le préfet de l'Yonne a prolongé son assignation à résidence pour une durée de quarante-cinq jours, jusqu'à ce qu'il soit possible de procéder à son éloignement du territoire français, dans le département de l'Yonne, ou elle est autorisée à circuler muni des documents justifiant de sa situation administrative, lui a fait obligation de se présenter chaque mardi et jeudi de la semaine à 8 heures 00 aux services de gendarmerie de Villeneuve-sur-Yonne et lui a fait interdiction de sortir du département de l'Yonne sans autorisation ;
2°) à défaut, d'enjoindre au préfet de l'Yonne de procéder au réexamen de sa situation dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de cent cinquante euros par jour de retard ;
3°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;
4°) de mettre à la charge de l'État une somme de 1 500 euros, à verser à son conseil, au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et, en ce cas, donner acte à Me Balima de ce qu'il renonce par avance au bénéfice de l'aide juridictionnelle ;
5°) de mettre à la charge de l'Etat les entiers dépens.
Elle soutient que :
S'agissant des moyens communs à l'ensemble des décisions attaquées :
- l'arrêté attaqué est entaché d'incompétence ;
- il est insuffisamment motivé ;
S'agissant de la décision prolongeant l'assignation à résidence dans le département de l'Yonne ou elle est autorisée à circuler muni de document justifiant de sa situation administrative :
- la décision attaquée est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation dès lors qu'elle a indiqué vouloir quitter le territoire français et que le préfet ne prend pas en compte la présence en France de sa belle-mère et de ses deux beaux-frères ;
S'agissant de la durée de la prolongation jusqu'à ce qu'il soit possible de procéder à son éloignement du territoire français :
- la décision attaquée est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation dès lors qu'elle a indiqué vouloir quitter le territoire français ;
S'agissant de l'obligation de se présenter chaque mardi et jeudi de la semaine à 8 h 00 aux services de la gendarmerie de Villeneuve-sur-Yonne :
- la décision attaquée est entachée d'une erreur de droit et de disproportion en ce qu'il lui est fait obligation de se présenter deux fois par semaine à la gendarmerie de Villeneuve-sur-Yonne ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant en ce qu'elle contraint son enfant à l'accompagner au lieu de présentation ;
S'agissant de l'interdiction de sortir du département sans autorisation :
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation, dès lors qu'elle a précisé qu'elle souhaitait quitter le territoire français.
Par un mémoire en défense, enregistré le 12 avril 2024, le préfet de l'Yonne, représenté par la société d'exercice libéral à responsabilité limitée Centaure Avocats, conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés par la requérante ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. C en application des dispositions de l'article R. 776-15 du code de justice administrative, pour statuer sur les requêtes prévues à l'article L. 614-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Les parties ont été régulièrement convoquées à l'audience du 12 avril 2024 à 14h30.
A été entendu au cours de l'audience publique le rapport de M. Hamza Cherief.
Les parties n'étaient ni présentes ni représentées.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. M. D et Mme B, épouse D, ressortissants albanais, déclarent être entrés en France respectivement en 2016 et en 2021. Par deux arrêtés du 8 avril 2024, notifiés le 9 avril 2024, le préfet de l'Yonne a prolongé leur assignation à résidence, prononcée initialement à leur encontre par des arrêtés du 24 février 2024, pour une durée de quarante-cinq jours. Par deux requêtes, enregistrées sous les nos 2401155 et 2401156, qu'il y a lieu de joindre pour statuer par un seul jugement, M. et Mme D demandent au tribunal d'annuler ces arrêtés.
Sur l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle :
2. Aux termes de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique : " Dans les cas d'urgence (), l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée par la juridiction compétente ou son président ".
3. Eu égard aux circonstances de l'espèce, il y a lieu de prononcer, en application des dispositions précitées, l'admission provisoire de M. et Mme D au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne les moyens communs à l'ensemble des décisions attaquées :
4. En premier lieu, les arrêtés attaqués du 8 avril 2024 ont été signés par Mme Pauline Girardot, secrétaire générale de la préfecture de l'Yonne. Par un arrêté du 14 septembre 2023, régulièrement publié au recueil des actes administratifs spécial de la préfecture de l'Yonne du même jour et aisément consultable en ligne, le préfet de l'Yonne a donné délégation à Mme Pauline Girardot, sous-préfète, secrétaire générale de la préfecture de l'Yonne, à l'effet de signer tous arrêtés, décisions, circulaires, rapports, correspondances et documents relevant des attributions de l'État dans le département, à l'exception d'actes au nombre desquels ne figurent pas les décisions contenues dans les arrêtés attaqués. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence de la signataire des arrêtés attaqués, qui manque en fait, doit être écarté.
5. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 732-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Les décisions d'assignation à résidence, y compris de renouvellement, sont motivées. ".
6. Les arrêtés attaqués visent les dispositions applicables, notamment le 1° de l'article L. 731-1, l'article L. 732-4 et l'article L. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Ils comportent les éléments de fait relatifs à la situation administrative des requérants, en particulier les décisions portant obligation de quitter le territoire français prises à l'encontre des requérants le 24 février 2024, leur situation familiale, leur lieu de résidence déclaré et le fait qu'ils ne peuvent quitter immédiatement le territoire français, mais que leur éloignement demeure une perspective raisonnable. Les arrêtés attaqués comportent ainsi les considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement. En outre le préfet de l'Yonne n'était pas tenu de motiver spécifiquement la durée de l'assignation à résidence, l'obligation faite aux requérants de se présenter chaque mardi et jeudi à 8 heures 00 à la gendarmerie de Villeneuve-sur-Yonne, afin de faire constater qu'ils respectent la mesure d'assignation à résidence dont ils font l'objet, ou encore les décisions leur faisant interdiction de sortir du département de l'Yonne sans autorisation et les autorisant à circuler, au sein de ce département, muni de documents justifiant de leur situation administrative. Par suite, le moyen tiré de ce que les arrêtés contestés seraient insuffisamment motivés doit être écarté.
En ce qui concerne la prolongation de l'assignation à résidence dans le département de l'Yonne ou les requérants sont autorisés à circuler muni de document justifiant de leur situation administrative :
7. En premier lieu, il ressort des pièces du dossier, et en particulier des procès-verbaux d'audition en retenue établis par la compagnie de gendarmerie nationale de Sens le 24 février 2024, que M. et Mme D ont, à plusieurs reprises, déclaré ne pas souhaiter retourner en Albanie et ont fait part de leur volonté de ne pas quitter le territoire français. Ainsi, les requérants ne sont pas fondés à faire valoir que les décisions attaquées sont entachées d'une erreur manifeste d'appréciation dès lors qu'ils auraient indiqué vouloir quitter le territoire français. Par suite, ce moyen doit être écarté.
8. En deuxième lieu, il ressort des pièces du dossier que la présence des requérants sur le territoire demeure récente, et ils ont vécu l'essentiel de leur existence en Albanie, pays dans lequel ils n'établissent pas, ni même n'allèguent, être dépourvus de toute attache personnelle ou familiale. Enfin, s'ils font valoir que la mère de M. D, ainsi que ses deux frères et sa belle-sœur, résident régulièrement sur le territoire français, ils n'établissent par aucune pièce du dossier que leur présence aux côtés de la mère de M. D serait nécessaire ni qu'ils entretiendraient des rapports avec les deux frères et la belle-sœur de ce dernier. Dès lors les requérants ne sont pas fondés à soutenir que les décisions attaquées sont entachées d'une erreur manifeste d'appréciation dès lors qu'ils disposent d'attaches familiales en France. Par suite, ce moyen doit être écarté.
En ce qui concerne la durée de la prolongation de l'assignation à résidence jusqu'à ce qu'il soit possible de procéder à leur éloignement du territoire français :
9. Pour des motifs identiques à ceux exposés au point 7 du présent jugement, le moyen tiré de ce que les décisions attaquées sont entachées d'une erreur manifeste d'appréciation dès lors qu'ils auraient indiqué vouloir quitter le territoire français doit être écarté.
En ce qui concerne les décisions portant obligation de se présenter chaque mardi et jeudi de la semaine à 8 h 00 aux services de la gendarmerie de Villeneuve-sur-Yonne :
10. En premier lieu, si les requérants soutiennent que l'obligation mise à leur charge de se présenter deux fois par semaine, le mardi et le jeudi à 8 h 00, à la gendarmerie de Villeneuve-sur-Yonne, commune dans laquelle ils résident, est disproportionnée, au motif que cela contraindrait le couple ainsi que leur enfant à se déplacer deux fois par semaine, ils ne font état d'aucune circonstance précise de nature à faire obstacle au respect de cette obligation. Par suite, le moyen tiré de ce que les décisions attaquées sont entachées d'une erreur de droit et de disproportion doit être écarté.
11. En deuxième lieu, aux termes des stipulations de l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant : " I. Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait des institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale ". Il résulte de ces stipulations, qui peuvent être utilement invoquées à l'appui d'un recours pour excès de pouvoir, que, dans l'exercice de son pouvoir d'appréciation, l'autorité administrative doit accorder une attention primordiale à l'intérêt supérieur des enfants dans toutes les décisions les concernant.
12. En l'espèce, il ne ressort ni des termes des décisions attaquées ni d'aucune pièce du dossier que le préfet de l'Yonne aurait fait obligation aux requérants de se présenter tous les mardis et jeudis de la semaine, à 8 h 00, à la gendarmerie de Villeneuve-sur-Yonne accompagné de leur enfant. A supposer même que M. et Mme D soient contraints d'emmener leur enfant avec eux, la circonstance que ce dernier soit alors obligé de se lever à une heure matinale ne saurait, à elle seule, caractériser une méconnaissance des stipulations précitées de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant. Dès lors, et en tout état de cause, ce moyen doit être écarté.
En ce qui concerne l'interdiction de sortir du département de l'Yonne sans autorisation :
13. Ainsi que cela a été dit au point 7 du présent jugement, il ressort des pièces du dossier, et en particulier des procès-verbaux d'audition en retenue établis par la compagnie de gendarmerie nationale de Sens le 24 février 2024, que M. et Mme D ont, à plusieurs reprises, déclaré ne pas souhaiter retourner en Albanie et ont fait part de leur volonté de ne pas quitter le territoire français. Par ailleurs, les requérants n'établissent pas, ni même n'allèguent, qu'ils ne seraient pas en mesure de remplir les obligations résultant des mesures d'assignation à résidence prononcées à leur encontre. Dès lors, M. et Mme D ne sont pas fondés à faire valoir que les décisions attaquées sont entachées d'une erreur manifeste d'appréciation, dès lors qu'ils ont précisé qu'ils souhaitaient quitter le territoire français. Par suite, ce moyen doit être écarté.
14. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation présentées par M. et Mme D dans les requêtes n°s 2401155 et 2401156 doivent être rejetées, ainsi que, par voie de conséquence, les conclusions à fin d'injonction.
Sur les frais liés à l'instance :
15. D'une part, les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'Etat, qui n'est pas dans les présentes instances la partie perdante, une quelconque somme au bénéfice du conseil de M. et Mme D au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Les conclusions présentées en ce sens par Me Balima dans les requêtes n°s 2401155 et 2401156 doivent, par conséquent, être rejetées.
16. D'autre part, M. et Mme D ne justifient d'aucun dépens qui pourrait donner lieu à application de l'article R. 761-1 du code de justice administrative. Par suite les conclusions présentées en ce sens par les requérants dans les requêtes n°s 2401155 et 2401156 doivent être rejetées.
D E C I D E :
Article 1er : M. D est admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête n° 2401155 de M. D est rejeté.
Article 3 : Mme B, épouse D, est admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.
Article 4 : Le surplus des conclusions de la requête n° 2401156 de Mme B, épouse D, est rejeté.
Article 5 : Le présent jugement sera notifié à M. A D, à Mme Mme E B, épouse D, à Me Balima et au préfet de l'Yonne.
Copie en sera adressée au ministre de l'intérieur et des outre-mer et au bureau d'aide juridictionnelle près le tribunal judiciaire de Dijon.
Le magistrat désigné,
H. C
La greffière,
L. Lelong
La République mande et ordonne au préfet de l'Yonne, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.
Pour expédition conforme,
La greffière
N°s 2401155 et 2401156
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026