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AccueilJurisprudence administrativeN° TA21-2402013

Tribunal Administratif de Dijon — Décision N° TA21-2402013

lundi 26 août 2024

JuridictionTribunal Administratif de Dijon
SectionTribunal Administratif de Dijon
N° DossierTA21-2402013
TypeOrdonnance
RecoursAutorisation

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Dijon a rejeté la requête de M. A, qui contestait le refus implicite du maire de Saint-Loup-de-Varennes de retirer un permis de construire délivré à la SCI Ousset Frères. La requête a été jugée manifestement irrecevable car le requérant n'a pas justifié avoir notifié son recours contentieux à la commune et au titulaire de l'autorisation, comme l'exige l'article R. 600-1 du code de l'urbanisme. Cette notification est une formalité substantielle, et son absence entraîne le rejet de la requête par ordonnance sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 23 juin 2024, M. B A demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision du maire de Saint-Loup-de-Varennes refusant implicitement de retirer le permis de construire délivré le 7 février 2023 à la SCI Ousset Frères en vue de la construction de deux maisons sur un terrain sis " Le Champ du Loy " à Saint-Loup-de-Varennes ;

2°) d'enjoindre au maire de Saint-Loup-de-Varennes de retirer le permis de construire en litige dans un délai de quinze jours suivant le jugement à intervenir sous astreinte de 150 euros par jour de retard ;

3°) de mettre à la charge de la commune de de Saint-Loup-de-Varennes la somme de

300 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Par lettre du 15 juillet 2024, le greffe du tribunal a invité M. A à justifier de l'accomplissement de la formalité prescrite par l'article R. 600-1 du code de l'urbanisme.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'urbanisme ;

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : () / 4º Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens () ".

2. Aux termes de l'article R. 600-1 du code de l'urbanisme : " En cas de déféré du préfet ou de recours contentieux à l'encontre d'un certificat d'urbanisme, ou d'une décision relative à l'occupation ou l'utilisation du sol régie par le présent code, le préfet ou l'auteur du recours est tenu, à peine d'irrecevabilité, de notifier son recours à l'auteur de la décision et au titulaire de l'autorisation. () L'auteur d'un recours administratif est également tenu de le notifier à peine d'irrecevabilité du recours contentieux qu'il pourrait intenter ultérieurement en cas de rejet du recours administratif. / La notification prévue au précédent alinéa doit intervenir par lettre recommandée avec accusé de réception, dans un délai de quinze jours francs à compter du dépôt du déféré ou du recours. / La notification du recours à l'auteur de la décision et, s'il y a lieu, au titulaire de l'autorisation est réputée accomplie à la date d'envoi de la lettre recommandée avec accusé de réception. Cette date est établie par le certificat de dépôt de la lettre recommandée auprès des services postaux. / Les dispositions du présent article ne sont pas applicables en cas de contestation d'un permis modificatif, d'une décision modificative ou d'une mesure de régularisation dans les conditions prévues par l'article L. 600-5-2 " ;

3. M. A a été dûment invitée, par une lettre du greffe du tribunal du 15 juillet 2024, dont il a accusé réception le jour même, à justifier, à peine d'irrecevabilité, de l'accomplissement de la formalité prescrite par l'article R. 600-1 du code de l'urbanisme. Il ne ressort d'aucune des pièces produites en réponse à la demande de régularisation adressée par le tribunal, que le requérant aurait notifié à la commune de Saint-Loup-de-Varennes et à la SCI Ousset Frères son recours contentieux, ainsi que l'exigent les dispositions de l'article R. 600-1 du code de l'urbanisme. Cette requête est dès lors manifestement irrecevable et doit être rejetée selon la modalité prévue par l'article R. 222-1 précité du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. A est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A.

Fait à Dijon le 26 août 2024.

Le président,

O. Rousset

La République mande et ordonne au préfet de Saône-et-Loire, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition,

La greffière,

N°2402013

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