LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA21-2600098

Tribunal Administratif de Dijon — Décision N° TA21-2600098

vendredi 30 janvier 2026

JuridictionTribunal Administratif de Dijon
SectionTribunal Administratif de Dijon
N° DossierTA21-2600098
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Avocat requérantVOLTA AVOCATS

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 19 décembre 2025 refusant un permis de construire pour une centrale agrivoltaïque à Saint-Gratien-Savigny. Le juge a estimé que la condition d'urgence, bien que présumée par l'article L. 600-3-1 du code de l'urbanisme, n'était pas suffisamment caractérisée en l'espèce, le risque de saturation du poste source étant hypothétique. Aucun des moyens soulevés, notamment ceux tirés de la méconnaissance des articles R. 111-26 et R. 111-27 du code de l'urbanisme, n'a été jugé de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 12 janvier 2026, et un mémoire complémentaire enregistré le 28 janvier 2026, la société Centrale solaire de Beaumont, représentée par Me Rochard, demande au juge des référés :

1°) d’ordonner, sur le fondement des dispositions de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, la suspension de l’exécution de l’arrêté du 19 décembre 2025 par lequel la préfète de la Nièvre a refusé de lui délivrer un permis de construire en vue de l’implantation d’une centrale agrivoltaïque sur un terrain situé au lieu-dit Beaumont, sur le territoire de la commune de Saint-Gratien-Savigny ;

2°) d’enjoindre à la préfète de la Nièvre de lui délivrer le permis de construire sollicité dans le délai de 48 heures à compter de la notification de l’ordonnance à intervenir, sous astreinte de 200 euros par jour de retard ;

3°) de mettre à la charge de l’Etat une somme de 3 000 euros en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.


Elle soutient que :

Sur la condition d’urgence :

- en vertu des dispositions de l’article L.600-3-1 du code de l’urbanisme , l’urgence est présumée ; en tout état de cause, l’urgence est bien caractérisée, dès lors qu’elle est obligée de déposer sa demande complète de raccordement auprès d’ENEDIS dans un délai contraint et restreint , et au plus vite afin d’entrer dans la file d’attente des demandes de raccordement ; en effet, le raccordement de son projet serait compromis si la capacité d’accueil maximale du poste source « Nièvre sud » était atteinte par d’autre projets entrés en file d’attente entre temps ; la préfète de la Nièvre ne fait état d’aucune circonstance particulière justifiant que soit renversée la présomption d’urgence.


Sur le doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée :

- le motif tiré de la méconnaissance des dispositions de l’article R. 111-26 du code de l’urbanisme est entaché d’erreur de droit ; en tout état de cause, l’étude d’impact établit l’absence de conséquences dommageables sur l’environnement, s’agissant des milieux aquatiques et de la ressource en eau et s’agissant des espèces protégées ; ce motif est également entaché d’erreur d’appréciation ;

- le motif tiré de la méconnaissance des dispositions de l’article R. 111-27 du code de l’urbanisme est entaché d’erreur d’appréciation dès lors que ce projet ne porte pas atteinte aux paysages.



Par un mémoire en défense enregistré le 23 janvier 2026, la préfète de la Nièvre conclut au rejet de la requête.

Elle soutient que :


- la présomption d’urgence instaurée par l’article L. 600-3-1 du code de l’urbanisme n’est pas irréfragable ; en l’espèce, l’urgence n’est pas caractérisée ; l’exécution de la décision en litige n’aura pas d’impact sur l’activité économique de la société requérante ; le poste source à créer « Nièvre Sud » dont elle se prévaut n’est toujours pas créé ; enfin, la requête au fond sera jugée dans un délai de dix mois ;

- aucun des moyens invoqués n’est de nature à faire naître un doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée.


Vu :
- la requête, enregistrée le 12 janvier 2026, sous le n°2600099, tendant à l’annulation de la décision en litige ;
- les autres pièces du dossier.


Vu :

- le code de l’environnement ;
- le code de l’urbanisme.
- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.

Ont été entendus, au cours de l’audience publique, tenue en présence de Mme Roulleau, greffière d’audience :

- le rapport de Mme Chenal-Peter, juge des référés ;

- les observations de Me Boenec, représentant la société Centrale solaire de Beaumont, qui conclut aux mêmes fins que la requête par les mêmes moyens exposés oralement , en soutenant en outre que les zones humides ont été évitées, que le projet n’aura aucune incidence sur les espèces protégées, qu’elle a pris toutes les mesures adaptées pour limiter l’impact de son projet sur le paysage, que les incidences de son projet sur le canal du Nivernais sont faibles et que l’intégration paysagère de ses installations connexes est suffisant.

- et les observations de Mme A..., représentant la préfète de la Nièvre, qui a repris les conclusions et moyens exposés dans le mémoire en défense en soutenant, en outre, que l’étude d’impact minimise l’impact sur le paysage.


Après avoir, à l’issue de l’audience publique, prononcé la clôture de l’instruction.


Considérant ce qui suit :

1. La société Centrale solaire de Beaumont sollicite la suspension de l’exécution de l’arrêté du 19 décembre 2025 par lequel la préfète de la Nièvre a refusé de lui délivrer un permis de construire en vue de l’implantation d’une centrale agrivoltaïque sur un terrain situé au lieu-dit Beaumont, sur le territoire de la commune de Saint-Gratien-Savigy ;


Sur les conclusions présentées au titre de l’article L. 521-1 du code de justice administrative :

2. Aux termes de l’article L. 521-1 du code de justice administrative : « Quand une décision administrative, même de rejet, fait l’objet d’une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d’une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l’exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l’urgence le justifie et qu’il est fait état d’un moyen propre à créer, en l’état de l’instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision (...) ».

3. En premier lieu, les dispositions de l’article R 111-26 du code de l’environnement ne permettent pas à l’autorité administrative de refuser un permis de construire, mais seulement de l’accorder sous réserve du respect de prescriptions spéciales relevant de la police de l’urbanisme, telles que celles relatives à l’implantation ou aux caractéristiques des bâtiments et de leurs abords, si le projet de construction est de nature à avoir des conséquences dommageables pour l’environnement. Par suite, le moyen tiré de ce que la préfète de la Nièvre ne pouvait, sans commettre d’erreur de droit, se fonder sur le motif tiré de la violation de ces dispositions est de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision litigieuse.


4. Toutefois, il résulte de l’instruction que la préfète de la Nièvre aurait pris la même décision si elle ne s’était fondée que sur le motif tiré de la violation des dispositions de l’article R. 111-27 du code de l’urbanisme, explicité dans son mémoire en défense, eu égard notamment à l’impact visuel du projet depuis le canal du Nivernais et ses alentours, secteur à fort enjeu touristique. Or, en l’état de l’instruction, aucun des autres moyens invoqués n’est de nature à faire naître un doute sérieux quant à la légalité de ce motif et, partant, de la décision attaquée.

5. Par suite, sans qu’il soit besoin de rechercher si la condition tenant à l’urgence est satisfaite, les conclusions aux fins de suspension de l’exécution de la décision attaquée doivent être rejetées.

6. Par voie de conséquence, les conclusions aux fins d’injonction et d’astreinte ne peuvent également qu’être rejetées.


Sur les frais liés au litige :

7. Ces dispositions font obstacle à ce que l’Etat, qui n’est pas dans la présente instance la partie perdante, verse à la société Centrale solaire de Beaumont quelque somme que ce soit au titre des frais qu’ils ont exposés et non compris dans les dépens.


O R D O N N E :


Article 1er : La requête de la société Centrale solaire de Beaumont est rejetée.

Article 2: La présente ordonnance sera notifiée à la société Centrale solaire de Beaumont et à la ministre de la transition écologique, de la biodiversité et des négociations internationales sur le climat et la nature.


Copie en sera adressée à la préfète de la Nièvre.

Fait à Dijon, le 30 janvier 2026.


La présidente du tribunal, juge des référés,



A-L Chenal-Peter


La République mande et ordonne à la ministre de la transition écologique, de la biodiversité et des négociations internationales sur le climat et la nature, en ce qui la concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.

Pour expédition,
La greffière

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions