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AccueilJurisprudence administrativeN° TA21-2600265

Tribunal Administratif de Dijon — Décision N° TA21-2600265

mercredi 28 janvier 2026

JuridictionTribunal Administratif de Dijon
SectionTribunal Administratif de Dijon
N° DossierTA21-2600265
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantPETIT MARIE-ASTRID

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Dijon, statuant en référé, a rejeté la requête de M. A... qui demandait la suspension de l'arrêté du préfet de l'Yonne suspendant son permis de conduire pour douze mois. Le juge a constaté que le requérant était domicilié dans la Marne, et non dans l'Yonne. En application de l'article R. 312-8 du code de justice administrative, le litige relève de la compétence du tribunal administratif de Châlons-en-Champagne, et non de celui de Dijon. Par conséquent, la requête a été rejetée comme irrecevable pour incompétence territoriale, sur le fondement de l'article R. 522-8-1 du même code.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 23 janvier 2026, M. C... A..., représenté par Me Petit, demande au juge des référés :

1°) d’ordonner, sur le fondement des dispositions de l’article L. 521-1 du code de justice administrative la suspension de l’exécution de l’arrêté du 10 décembre 2025 par lequel le préfet de l’Yonne a suspendu la validité de son permis de conduire pour une durée de douze mois ;

2°) de mettre à la charge de l’Etat le versement d’une somme de 1 500 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.


Vu les autres pièces du dossier.


Vu le code de justice administrative.


Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l’article L. 521-1 du code de justice administrative : « Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision (...) ». Aux termes de l’article L. 522-3 : « Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1 ». Enfin, en vertu de l'article R. 522‑8‑1 du même code : « Par dérogation aux dispositions du titre V du livre III du présent code, le juge des référés qui entend décliner la compétence de la juridiction rejette les conclusions dont il est saisi par voie d’ordonnance. ».

2.Aux termes de l’article R. 312-8 du code de justice administrative : « Les litiges relatifs aux décisions individuelles prises à l’encontre de personnes par les autorités administratives dans l’exercice de leurs pouvoirs de police relèvent de la compétence du tribunal administratif du lieu de résidence des personnes faisant l’objet des décisions attaquées à la date desdites décisions. (…) ». Aux termes de l’article R. 221-3 du même code : « Le siège et le ressort des tribunaux administratifs sont fixés comme suit : (…) Châlons-en-Champagne : (…) Marne».

3. Le litige porté devant le tribunal administratif par M. A... est relatif à une décision individuelle prise dans l’exercice de ses pouvoirs de police par le préfet de l’Yonne, visant à la suspension de la validité de son permis de conduire. Il ressort des pièces du dossier que M. A... est domicilié sur le territoire de la commune de Oyes, dans le département de la Marne. Dès lors, en application des dispositions précitées de cet article R. 312-8, le litige ne relève pas de la compétence du tribunal administratif de Dijon mais de celui de Châlons-en-Champagne. La requête de M. A... doit, dès lors, être rejetée en application des dispositions, citées au point 1, de l'article R. 522-8-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :


Article 1er : La requête de M. A... est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. C... A....


Fait à Dijon, le 28 janvier 2026.


La présidente du tribunal, juge des référés,




A-L Chenal-Peter


La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.

Pour expédition,
La greffière


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