Le Tribunal administratif de Dijon, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci se bornait à transmettre la copie d’un recours gracieux adressé au préfet de la Côte-d’Or pour contester une décision de classement sans suite de sa demande de naturalisation. Or, un tel document ne constitue pas une requête au sens de l’article R. 411-1 du code de justice administrative, faute d’exposé de faits, de moyens et de conclusions propres à saisir le juge. La solution retenue est fondée sur le 4° de l’article R. 222-1 du même code, permettant de rejeter les requêtes manifestement irrecevables sans régularisation.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une lettre, enregistrée le 15 février 2026, M. A... B... transmet au tribunal la copie d’un recours gracieux adressé au préfet de la Côte-d’Or, afin d’obtenir le réexamen de sa demande d’acquisition de la nationalité française par voie de naturalisation et la reprise de l’instruction de son dossier sur la base des éléments qu’il a déjà fournis, à la suite de la décision de classement sans suite qui lui a été opposée par le préfet le 28 janvier 2026.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : / (…) / 4º Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n’est pas tenue d’inviter leur auteur à les régulariser ou qu’elles n’ont pas été régularisées à l’expiration du délai imparti par une demande en ce sens ; (…) ».
Aux termes de l’article R. 411-1 du même code : « La juridiction est saisie par requête. La requête (…) contient l’exposé des faits et moyens, ainsi que l’énoncé des conclusions soumises au juge. / L’auteur d’une requête ne contenant l’exposé d’aucun moyen ne peut la régulariser par le dépôt d’un mémoire exposant un ou plusieurs moyens que jusqu’à l’expiration du délai de recours ».
Par la présente lettre, M. B... transmet au tribunal la copie d’un recours gracieux adressé au préfet de la Côte-d’Or, afin d’obtenir le réexamen de sa demande d’acquisition de la nationalité française par voie de naturalisation et la reprise de l’instruction de son dossier sur la base des éléments qu’il a déjà fournis, à la suite de la décision de classement sans suite qui lui a été opposée par le préfet le 28 janvier 2026. Ce recours gracieux adressé à l’administration, qui ne constitue pas une requête au sens des dispositions précitées de l’article R. 411-1 du code de justice administrative, est irrecevable. Par suite, la requête de M. B..., qui est donc manifestement irrecevable, ne peut qu’être rejetée en application des dispositions du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative précité.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. B... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A... B....
Copie en sera adressée, pour information, au préfet de la Côte-d’Or.
Fait à Dijon le 25 février 2026.
Le président,
P. Nicolet
La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière