Le Tribunal Administratif de Dijon a été saisi par M. B... d’une lettre transmettant un recours gracieux adressé au préfet de Saône-et-Loire, contestant un arrêté d’expulsion du 12 janvier 2026. Le juge a rejeté cette requête comme manifestement irrecevable, car la transmission d’un recours gracieux ne constitue pas une requête au sens de l’article R. 411-1 du code de justice administrative. La décision a été prise sur le fondement du 4° de l’article R. 222-1 du même code, permettant de rejeter sans instruction les requêtes irrecevables.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une lettre, enregistrée le 18 février 2026, M. A... B... transmet au tribunal la copie d’un recours gracieux adressé au préfet de Saône-et-Loire, afin d’obtenir le réexamen de sa situation, à la suite de l’arrêté préfectoral du 12 janvier 2026 prononçant son expulsion du territoire français et fixant le pays de renvoi.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : / (…) / 4º Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n’est pas tenue d’inviter leur auteur à les régulariser ou qu’elles n’ont pas été régularisées à l’expiration du délai imparti par une demande en ce sens ; (…) ».
Aux termes de l’article R. 411-1 du même code : « La juridiction est saisie par requête. La requête (…) contient l’exposé des faits et moyens, ainsi que l’énoncé des conclusions soumises au juge. / L’auteur d’une requête ne contenant l’exposé d’aucun moyen ne peut la régulariser par le dépôt d’un mémoire exposant un ou plusieurs moyens que jusqu’à l’expiration du délai de recours ».
Par la présente lettre, M. B... transmet au tribunal la copie d’un recours gracieux adressé au préfet de Saône-et-Loire, afin d’obtenir le réexamen de sa situation, à la suite de l’arrêté préfectoral du 12 janvier 2026 prononçant son expulsion du territoire français et fixant le pays de renvoi. Ce recours gracieux adressé à l’administration, qui ne constitue pas une requête au sens des dispositions précitées de l’article R. 411-1 du code de justice administrative, est irrecevable. Par suite, la requête de M. B..., qui est donc manifestement irrecevable, ne peut qu’être rejetée en application des dispositions du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative précité.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. B... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A... B....
Copie en sera adressée, pour information, au préfet de Saône-et-Loire.
Fait à Dijon le 25 février 2026.
Le président,
P. Nicolet
La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière