Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant par ordonnance, rejette la requête de M. B... qui demandait la réévaluation de son taux d'incapacité permanente partielle. Le juge estime que la demande, formulée comme une injonction principale à l'administration, est manifestement irrecevable. La décision s'appuie sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui permet de rejeter les requêtes irrecevables, et rappelle le principe selon lequel le juge administratif ne peut se substituer à l'administration.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 24 février 2026, M. A... B... demande au tribunal de réévaluer le taux d’incapacité permanente partielle fixé à 5% par le conseil médical lors de sa séance du 12 novembre 2025, consécutif à son accident de service survenu le 3 mai 2023.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : (…) 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens. (…) ».
2. Le juge administratif qui ne peut être saisi que de requêtes à fin d’annulation d’une décision administrative ou à fin de condamnation d’une personne publique au paiement d’une indemnité ne peut, en dehors des cas prévus par les dispositions des articles L. 911-1 et L. 911-2 du code de justice administrative, adresser des injonctions à titre principal à l’administration ni faire
lui-même œuvre d’administrateur en se substituant à celle-ci.
3. Par sa requête, M. B... doit être regardé comme demandant au tribunal d’enjoindre à l’administration de réévaluer le taux d’incapacité permanente partielle fixé à 5% par le conseil médical en séance du 12 novembre 2025, consécutif à son accident de service survenu le 3 mai 2023. De telles conclusions d’injonction formées à titre principal sont manifestement irrecevables et peuvent dès lors être rejetées en application du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. B... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A... B....
Fait à Dijon, le 13 mars 2026.
Le président,
O. Rousset
La République mande et ordonne au préfet de la Côte-d’Or, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,