LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA21-2601031

Tribunal Administratif de Dijon — Décision N° TA21-2601031

vendredi 20 mars 2026

JuridictionTribunal Administratif de Dijon
SectionTribunal Administratif de Dijon
N° DossierTA21-2601031
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Avocat requérantBALME LEYGUES LÉONARD

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant en référé, donne acte du désistement pur et simple du requérant, M. B..., de sa demande de suspension de la décision de l'ARS Bourgogne-Franche-Comté rejetant son autorisation d'exercice provisoire en chirurgie. Par conséquent, le juge ne statue pas sur le fond de la demande de suspension. Le tribunal se réserve le droit de statuer ultérieurement sur la demande d'une somme au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 12 mars 2026, M. C... B..., représenté par Grapho Avocats AARPI demande au juge des référés, sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative :

1°) d’ordonner la suspension de l’exécution de la décision du 10 février 2026, par laquelle l’agence régionale de santé (ARS) de Bourgogne-Franche-Comté a rejeté sa demande d’autorisation d’exercice provisoire prévue à l’article L. 4111-2-1 du code de la santé publique en chirurgie orthopédique et traumatologie au sein du service où il exerce au centre hospitalier de Nevers, ensemble la décision de rejet à naître de son recours gracieux ;

2°) d’enjoindre à l’agence régionale de santé de Bourgogne-Franche-Comté de lui délivrer l’autorisation sollicitée par lui et son employeur, dans un délai de cinq jours à compter de l’ordonnance à intervenir et sous astreinte de 200 euros par jour de retard ;

3°) de mettre à la charge de l’agence régionale de santé de Bourgogne-Franche-Comté une somme de 3 000 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

M. B... soutient que :
la condition d’urgence est remplie dès lors que la décision attaquée a automatiquement pour effet de mettre un terme à son contrat de travail et de le priver de rémunération ; l’urgence est ainsi présumée, la décision entreprise ayant pour effet d’emporter une privation de rémunération supérieure à un mois ; il perd également le logement qui avait été mis à sa disposition par l’hôpital ; en outre, son titre de séjour « stagiaire » expire le 1er octobre 2026 et du fait de la décision attaquée, il ne sera pas renouvelé, dès lors que pour prétendre à un titre de séjour « salarié », il doit être en mesure de justifier d’un contrat de travail ;
il peut justifier de l’existence de moyens sérieux, et tenant :
à l’irrégularité de la procédure dès lors qu’il n’est pas démontré que les membres de la commission compétente auraient été régulièrement désignés, ni qu’ils pouvaient statuer de manière impartiale sur la demande, et que la décision attaquée n’a été précédée d'aucune phase contradictoire préalable ;
au défaut de motivation ;
à l’erreur de droit dès lors qu’il n’est pas exigé que le demandeur soit titulaire d’une formation complémentaire obtenue en France dans la spécialité, un titre de formation délivré par l’État d’origine permettant l'exercice de la profession de médecin dans la spécialité choisie étant suffisant, qu’il n’est pas exigé que l’expérience acquise par l’intéressé l’ait été en France, qu’il n’est pas davantage exigé que le demandeur se conforme à de quelconques obligations professionnelles, en particulier qu’il justifie d’un exercice en milieu universitaire ;
à l’erreur de fait et à l’erreur manifeste d'appréciation, en ce qu’il ne peut lui être reproché un défaut de formation complémentaire, dès lors qu’il ne pouvait, du fait de son statut de stagiaire, suivre une telle formation, qu’il a assisté à de multiples congrès et séminaires pour continuer à se former et perfectionner sa pratique professionnelle, qu’il ne lui était pas possible de participer à de quelconques échanges avec le CHU de Dijon eu égard à ses obligations de service au CH de Nevers, et au fait qu’il n’entretien aucune relation professionnelle avec le CHU de Dijon.

Par un mémoire enregistré le 18 mars 2026, M. B... se désiste purement et simplement de sa requête, tout en maintenant ses conclusions au titre des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Vu :
- les autres pièces du dossier ;
- la requête n° 2600844, enregistrée le 27 février 2026, tendant à l’annulation de la décision susmentionnée susmentionné.

Vu :
- le code de la santé publique ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a, par une décision du 1er septembre 2025, modifiée le 26 novembre 2025, désigné M. A... pour exercer les fonctions de juge des référés au titre du livre V du code de justice administrative.



Considérant ce qui suit :

1. M. B... est praticien à diplôme obtenu hors Union européenne (PADHUE), exerçant ses fonctions de médecin au sein du service de chirurgie orthopédique du centre hospitalier de l'agglomération de Nevers depuis novembre 2023, sous le statut de stagiaire associé. Dans l’attente de pouvoir passer le concours des épreuves de vérification des connaissances visées à l’article L. 4111-2 du code de la santé publique, qui lui permettront d’obtenir un équivalence de son diplôme pour exercer en toute autonomie en France, l’établissement employeur a sollicité en son nom l’autorisation d’exercice provisoire prévue à l’article L. 4111-2-1 du même code, le principe d’une demande faite par l’établissement étant prévue à l’article R. 4111-13-8-3 du code de la santé publique. Par une décision en date du 10 février 2026, l’agence régionale de santé de Bourgogne-Franche-Comté a refusé de faire droit à cette demande. Par une requête, enregistrée sous le n° 2600844, M. B... a demandé au tribunal d’annuler cette décision du 10 février 2026, ensemble la décision de rejet à naître de son recours gracieux. Par la présente requête, il demande au juge des référés, sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, de suspendre l’exécution de ces deux décisions.

2. Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les présidents de formation de jugement (…) peuvent, par ordonnance : 1° Donner acte des désistements (…)

3. Le désistement de la requête de M. B... est pur et simple. Rien ne s’oppose à ce qu’il en soit donné acte.

4. 4. Il y a lieu, dans les circonstances de l’espèce, et en application des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative, de mettre à la charge de l’agence régionale de santé de Bourgogne-Franche-Comté une somme de 800 euros à verser à M. B....



ORDONNE :


Article 1er : Il est donné acte du désistement de la requête de M. B....

Article 2 : L’agence régionale de santé de Bourgogne-Franche-Comté versera à M. B... une somme de 800 euros en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. C... B... et à l’agence régionale de santé de Bourgogne-Franche-Comté.

Copie en sera adressée au préfet de la région Bourgogne Franche-Comté et du département de la Côte d'Or.


Fait à Dijon le 20 mars 2026.


Le juge des référés,




P. A...



La République mande et ordonne au préfet de la région Bourgogne Franche-Comté et du département de la Côte d'Or, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.

Pour expédition,
Le greffier,



Décisions similaires

TA44Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2606980

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme B..., ressortissante camerounaise, qui contestait l'arrêté du préfet de Maine-et-Loire ordonnant son transfert vers la Norvège, responsable de sa demande d'asile en vertu du règlement (UE) n° 604/2013. Le tribunal a jugé que la décision de transfert était suffisamment motivée, le préfet ayant visé le règlement et indiqué que Mme B... détenait un visa norvégien périmé depuis moins de six mois. Il a également estimé que le préfet avait procédé à un examen particulier de sa situation, incluant sa vulnérabilité, et que les moyens tirés de la méconnaissance des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ainsi que de l'erreur manifeste d'appréciation n'étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.

01/06/2026

TA44Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2606981

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. C..., un ressortissant libyen, qui contestait le refus de l'OFII de lui accorder les conditions matérielles d'accueil pour demandeur d'asile. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, jugeant la décision suffisamment fondée en droit et en fait. Il a également estimé que l'OFII n'avait pas commis d'erreur de droit en refusant l'accueil au seul motif que M. C... avait présenté une demande de réexamen, et que le requérant n'avait pas démontré que sa vulnérabilité ou la dignité humaine avaient été méconnues. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment l'article L. 551-15, et la directive 2013/33/UE.

01/06/2026

TA44Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2606983

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme A..., ressortissante burkinabée, qui contestait l'arrêté du préfet de Maine-et-Loire ordonnant son transfert vers la Belgique pour l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal a jugé que la décision de transfert était suffisamment motivée, en application de l'article L. 572-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et a écarté les moyens tirés de la méconnaissance des articles 4, 5, 21 et 3 du règlement (UE) n°604/2013. La solution retenue confirme la légalité de la procédure de détermination de l'État responsable, fondée sur le visa délivré par les autorités belges.

01/06/2026

TA44Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2606985

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. E..., ressortissant érythréen, qui contestait l'arrêté du préfet de Maine-et-Loire ordonnant son transfert vers la Suisse, pays responsable de l'examen de sa demande d'asile en application du règlement (UE) n° 604/2013. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, le défaut de motivation, la violation des droits à l'information et à l'entretien individuel, ainsi que l'existence de défaillances systémiques en Suisse. Il a jugé que la décision était suffisamment motivée et que la situation personnelle de l'intéressé ne justifiait pas l'application de la clause discrétionnaire de l'article 17 du règlement. En conséquence, la demande d'annulation et les conclusions accessoires ont été rejetées.

01/06/2026

← Retour aux décisions