jeudi 23 février 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Besançon |
| Section | Tribunal Administratif de Besançon |
| N° Dossier | TA25-2100844 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 2ème chambre |
| Avocat requérant | PAMLAW - AVOCATS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 20 mai 2021 et 21 novembre 2022, M. C B demande au tribunal d'annuler l'arrêté du 24 mars 2021 par lequel le maire de la commune de Chambornay-les-Bellevaux ne s'est pas opposé à une déclaration préalable de travaux déposée par la société Free Mobile relative à la création d'un relais de radiotéléphonie comportant l'installation d'un pylône, d'un coffre électronique et d'une clôture sur le territoire de cette commune.
M. B soutient que :
- le projet en litige ne respecte pas les distances imposées par la réglementation entre les relais radiotéléphoniques et les habitations ;
- il méconnait le principe de précaution.
Par un mémoire en défense, enregistré le 1er octobre 2021, la société Free Mobile, représentée par Me Martin, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mise à la charge du requérant la somme de 5 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
La société Free Mobile soutient que la requête est irrecevable et que les moyens soulevés par M. B ne sont pas fondés.
La procédure a été communiquée à la commune de Chambornay-les-Bellevaux qui n'a pas produit de mémoire.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la Constitution ;
- le code des postes et des communications électroniques ;
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Seytel,
- et les conclusions de M. A.
Considérant ce qui suit :
1. Le 25 janvier 2021, la société Free Mobile a déposé une demande préalable de travaux, complétée le 5 févier 2021, portant sur la création d'un relais de radiotéléphonie comportant l'installation d'un pylône, d'un coffre électronique et d'une clôture sur le territoire de la commune de Chambornay-les-Bellevaux. Par un arrêté du 24 mars 2021, dont M. B demande l'annulation, le maire de la commune de Chambornay-les-Bellevaux ne s'est pas opposé à cette demande.
Sur la légalité de la décision attaquée :
2. En premier lieu, il n'appartient pas à l'autorité en charge de la délivrance des autorisations d'urbanisme de veiller au respect des dispositions du code des postes et communications électroniques, qui ne s'applique pas dans le cadre de l'instruction d'une déclaration préalable. En tout état de cause, il ne saurait être reproché au maire de la commune de Chambornay-les-Bellevaux de ne pas avoir tenu compte du projet du requérant de construction d'une maison individuelle à usage d'habitation à proximité de celui en litige, dès lors que l'intéressé a déposé sa demande de certificat d'urbanisme postérieurement à la date de la décision attaquée. Par suite, le moyen ne peut être qu'écarté.
3. En second lieu, il appartient à l'autorité administrative compétente de prendre en compte le principe de précaution, énoncé par l'article 5 de la Charte de l'environnement et auquel se réfère l'article L. 110-1 du code de l'environnement, lorsqu'elle se prononce sur l'octroi d'une autorisation délivrée en application de la législation sur l'urbanisme. Toutefois, les dispositions de l'article 5 de la Charte ne permettent pas, indépendamment des procédures d'évaluation des risques et des mesures provisoires et proportionnées susceptibles, le cas échéant, d'être mises en œuvre par les autres autorités publiques dans leur domaine de compétence, de refuser légalement la délivrance d'une autorisation d'urbanisme en l'absence d'éléments circonstanciés sur l'existence, en l'état des connaissances scientifiques, de risques, même incertains, de nature à justifier un tel refus d'autorisation.
4. En l'espèce, en se bornant à soutenir que le projet est situé à proximité de la parcelle dont il est propriétaire, ainsi que de plusieurs cours et sources d'eau, et que son état de santé implique de vivre dans un environnement calme, M. B n'apporte aucun élément circonstancié de nature à accréditer l'existence, en l'état des connaissances scientifiques, d'un risque, même incertain, en raison de l'exposition aux champs électromagnétiques qui serait émis par le relais de radiotéléphonie. Dans ces conditions, le maire de la commune de Chambornay-les-Bellevaux n'a pas entaché sa décision d'une erreur manifeste d'appréciation au regard du principe de précaution. Par suite, le moyen doit être écarté.
5. Il résulte de ce qui précède, et sans qu'il soit besoin d'examiner les fins de non-recevoir opposées en défense, que M. B n'est pas fondé à demander l'annulation de la décision qu'il conteste.
Sur les frais liés au litige :
6. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions de la société Free Mobile présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : Les conclusions présentées par la société Free Mobile sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. C B, à la commune de Chambornay-les-Bellevaux, et à la société Free Mobile.
Délibéré après l'audience du 26 janvier 2023, à laquelle siégeaient :
Mme Grossrieder, présidente,
Mme Besson, conseillère,
M. Seytel, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 23 février 2023.
Le rapporteur,
J. Seytel
La présidente,
S. GrossriederLa greffière,
C. Quelos
La République mande et ordonne au préfet de la Haute-Saône, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière(DEF)(/DEF)
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026