LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA25-2200792

Tribunal Administratif de Besançon — Décision N° TA25-2200792

vendredi 22 juillet 2022

JuridictionTribunal Administratif de Besançon
SectionTribunal Administratif de Besançon
N° DossierTA25-2200792
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation1ère chambre
Avocat requérantBERTIN BRIGITTE

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 11 mai 2022, M. A C, représenté par Me Bertin, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 16 mars 2022 par lequel le préfet du Doubs a rejeté sa demande de délivrance d'un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de renvoi ;

2°) d'enjoindre au préfet du Doubs, à titre principal, de lui délivrer un certificat de résidence algérien sur le fondement de l'article 6-5° de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, dans un délai de deux mois à compter de la notification du jugement à intervenir, à titre subsidiaire, de réexaminer sa demande d'admission au séjour et, dans chaque cas, de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour avec droit au travail dans un délai de huit jours à compter du jugement à intervenir ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 000 euros HT ou 1 200 euros TTC à verser à son conseil en application des dispositions combinées du deuxième alinéa de l'article 37 de la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

M. C soutient que :

- la décision de refus de délivrance du titre de séjour méconnaît les stipulations de l'article 6-5° de l'accord franco-algérien, de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;

- elle porte une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale eu égard à l'impossibilité de solliciter le regroupement familial ;

- elle est entachée d'un vice de procédure faute pour le préfet d'apporter la preuve de l'habilitation de l'agent ayant procédé à la consultation du fichier du traitement des antécédents judiciaires ;

- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.

Par un mémoire en défense, enregistré le 25 mai 2022, le préfet du Doubs conclut au rejet de la requête.

Le préfet soutient que les moyens invoqués par M. C ne sont pas fondés.

M. C a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 8 avril 2022.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;

- l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 modifié ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de procédure pénale ;

- le code de la sécurité intérieure ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative.

Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Le rapport de M. Charret, premier conseiller, a été entendu au cours de l'audience publique.

Considérant ce qui suit :

1. M. C, ressortissant algérien, né le 15 mars 1986, est entré en France le 30 mai 2014 sous couvert d'un visa " famille de français " pour rejoindre son épouse, ressortissante française avec laquelle il s'est marié le 24 septembre 2013 et s'est vu délivrer un certificat de résidence en qualité de conjoint de français le 11 décembre 2014. A la suite de sa demande de renouvellement de son certificat de résidence algérien, et au motif de la rupture de la communauté de vie avec son épouse, le préfet du Doubs a, par un arrêté du 6 avril 2016, rejeté sa demande, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de 30 jours et a désigné le pays de renvoi dans lequel il pourrait être reconduit à l'issue du délai précité. Par un jugement du 20 septembre 2016, le tribunal administratif de Besançon a rejeté la requête de l'intéressé tendant à l'annulation de cet arrêté. Ce jugement a été annulé par un arrêt de la Cour administrative d'appel de Nancy du 4 mai 2017. Par un second arrêté du 28 août 2018, le préfet de la Haute-Saône a fait obligation au requérant de quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de renvoi et a prononcé une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de deux ans. Par un jugement du 12 octobre 2018, confirmé par un arrêt de la Cour administrative d'appel de Nancy du 23 juillet 2019, le tribunal administratif de Besançon a rejeté la requête de l'intéressé tendant à l'annulation de cet arrêté. Le 13 juillet 2021, M. C a sollicité la délivrance d'un titre de séjour en faisant valoir la conclusion d'un pacte civil de solidarité avec une ressortissante algérienne, titulaire d'un titre de séjour en cours de validité. Par un arrêté du 16 mars 2022, le préfet du Doubs a rejeté la demande de l'intéressé, lui a fait obligation de quitter, sous trente jours, le territoire français et a fixé le pays de destination. M. C demande l'annulation de cet arrêté.

Sur les conclusions aux fins d'annulation :

2. En premier lieu, aux termes de l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 : " () / Le certificat de résidence d'un an portant la mention " vie privée et familiale " est délivré de plein droit : () 5) au ressortissant algérien, qui n'entre pas dans les catégories précédentes ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, dont les liens personnels et familiaux en France sont tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus () ". Aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ". Aux termes de l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant : " 1. Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait d'institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale () ".

3. M. C soutient tout d'abord qu'il est présent en France de manière continue depuis mai 2014. Si la durée du séjour sur le territoire national du requérant est établie et n'est pas contestée en défense, il ressort toutefois des pièces du dossier que cette durée s'explique en grande partie par le maintien irrégulier de l'intéressé à la suite du rejet de sa demande de renouvellement de son certificat de résidence algérien le 6 avril 2016 et qu'il n'a pas déféré à la mesure d'éloignement prise à son encontre le même jour, ni à celle prononcée le 28 août 2018, et les recours contre ces mesures ont été rejetés par le tribunal administratif de Besançon et la cour administrative d'appel de Nancy. Ensuite, le requérant ne peut prétendre à un droit au séjour en faisant valoir une communauté de vie depuis 2019 avec Mme B, ressortissante algérienne, titulaire d'un titre de séjour valable du 4 septembre 2017 au 3 septembre 2027, avec laquelle il a conclu en juin 2020 un pacte civil de solidarité, et alors même que le requérant contribuerait à l'entretien et à l'éducation des enfants issus de cette union, dès lors que de cette relation est récente et qu'il était en situation irrégulière depuis plusieurs années au moment où elle a débuté et qu'il avait déjà fait l'objet de deux mesures d'éloignement. En outre, M. C, qui ne justifiait pas exercer d'activité professionnelle à la date de la décision attaquée, d'une part, n'a été salarié depuis son arrivée en France que du 22 septembre 2014 au 9 janvier 2016 et du 22 août 2016 au 15 février 2017 et, d'autre part, n'a déclaré que de faibles ressources pour les années 2014, 2015 et 2016 et aucune ressource pour les années 2020 et 2021. Enfin, M. C ne justifie d'aucune attache particulière en France comme il le soutient dans sa requête alors qu'il ressort des pièces du dossier que lui, mais également sa compagne, ont vécu la majorité de leur existence en Algérie où réside encore leur famille respective et que l'intéressé ne fait état d'aucune circonstance qui ferait obstacle à ce que la vie familiale puisse se poursuivre dans son pays d'origine eu égard notamment à sa situation professionnelle évoquée précédemment ainsi qu'à celle de sa compagne qui ne justifie d'aucune activité professionnelle en France mais également au jeune âge des enfants du couple. Au regard de l'ensemble de ces circonstances, le préfet n'a pas porté au droit au respect de la vie privée et familiale de M. C une atteinte excessive, au regard des buts en vue desquels cette décision a été prise. Par suite, les moyens tirés de la violation des stipulations de l'article 6-5° de l'accord franco-algérien, de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant, doivent être écartés

4. En deuxième lieu, la circonstance que le couple ne serait pas en mesure de se marier dans l'immédiat pour un motif, au demeurant peu sérieux, d'absence de ressources suffisantes pour financer les frais de cérémonie, est en tout état de cause sans incidence sur la légalité de la décision attaquée.

5. En troisième lieu, en vertu des dispositions combinées des I et V de l'article L. 114-1 du code de la sécurité intérieure et de l'article 40-29 du code de procédure pénale, l'autorité administrative, à l'occasion de la délivrance, du renouvellement ou du retrait de certains titres de séjour, peut procéder à des enquêtes administratives donnant lieu à la consultation de traitements automatisés de données à caractère personnel, au nombre desquels figure le traitement des antécédents judiciaires (TAJ), par des agents investis de missions de police administrative individuellement désignés et spécialement habilités par le représentant de l'Etat.

6. Si les actes administratifs doivent être pris selon les formes et conformément aux procédures prévues par les lois et règlements, un vice affectant le déroulement d'une procédure administrative préalable, suivie à titre obligatoire ou facultatif, n'est de nature à entacher d'illégalité la décision prise que s'il a été susceptible d'exercer, en l'espèce, une influence sur le sens de cette décision ou s'il a privé l'intéressé d'une garantie.

7. D'une part, le défaut d'habilitation d'un agent consultant le TAJ dans le cadre d'une enquête administrative faite lors de l'examen d'un titre de séjour ne constitue pas, en lui-même, un vice affectant le déroulement de la procédure administrative préalable à cette décision. D'autre part, à supposer même que ce défaut d'habilitation constitue un vice de procédure, la personne concernée n'est en réalité privée d'aucune garantie dès lors que les informations du TAJ sont accessibles à toute personne habilitée et que la personne concernée dispose légalement d'un droit d'accès, de rectification et d'effacement de ses données personnelles figurant dans ce fichier.

8. Dès lors, à supposer même que le préfet du Doubs se soit fondé sur des informations recueillies par un agent qui ne bénéficiait pas d'une habilitation lui permettant de consulter le TAJ, ce qui ne ressort d'ailleurs pas des pièces du dossier, un tel vice n'a en tout état de cause pas été de nature à entacher d'illégalité la décision de refus de séjour.

9. En dernier lieu, il ressort, d'une part, des pièces du dossier, sans que cela soit contesté par le requérant, qu'il a été condamné à une peine d'amende de 400 euros pour avoir exercé sur son ancienne épouse des violences suivies d'une incapacité le 8 septembre 2014, qu'une nouvelle plainte a été déposée par son ancienne épouse, le 29 février 2016, ainsi qu'une main-courante, le 8 juin 2016, pour des menaces proférées par l'intéressé à son encontre. D'autre part, il ressort des termes mêmes de la décision attaquée que, pour apprécier l'intégration du requérant à la société française, le préfet ne s'est pas exclusivement fondé sur le comportement de l'intéressé mais également sur ses conditions de séjour et sur ses situations familiale et professionnelle. Dès lors, compte tenu de ce qui a été dit au point 3, le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation ne peut être accueilli.

10. Il résulte de l'ensemble de ce qui précède que M. C n'est pas fondé à demander l'annulation de l'arrêté attaqué.

Sur les conclusions aux fins d'injonction :

11. Le présent jugement, qui rejette les conclusions aux fins d'annulation présentées par M. C, n'appelle, par lui-même, aucune mesure d'exécution. Par suite, les conclusions aux fins d'injonction présentées par le requérant doivent être rejetées.

Sur les frais liés au litige :

12. Les dispositions combinées du deuxième alinéa de l'article 37 de la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'Etat, qui n'est pas dans la présente instance la partie perdante, une quelconque somme au bénéfice du conseil de M. C au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.

DECIDE :

Article 1er : La requête de M. C est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A C et au préfet du Doubs.

Délibéré après l'audience du 4 juillet 2022 à laquelle siégeaient :

- M. Trottier, président,

- M. Charret, premier conseiller,

- Mme Guitard, première conseillère.

Rendu public par mise à dispose au greffe, le 22 juillet 2022.

Le rapporteur,

J. CharretLe président,

T. TrottierLa greffière,

E. Cartier

La République mande et ordonne au préfet du Doubs, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.

Pour expédition conforme,

La greffière

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions