lundi 31 mars 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Besançon |
| Section | Tribunal Administratif de Besançon |
| N° Dossier | TA25-2300371 |
| Type | Décision |
| Publication | C |
| Formation | Juge unique 2ème chambre |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 1er mars 2023, Mme B A soumet au tribunal un litige relatif à la décision du 17 février 2023 par laquelle la caisse d'allocations familiales (CAF) du Doubs lui a accordé une remise partielle de dette d'un montant de 365,75 euros concernant un indu d'aide personnelle au logement (APL).
Mme A soutient qu'elle est de bonne foi et que sa situation financière ne lui permet pas de procéder au remboursement de l'indu restant à sa charge.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de la construction et de l'habitation ;
- le code de la sécurité sociale ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné M. Pernot, premier conseiller, pour statuer sur les litiges relevant de l'article R. 222-13 du code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Au cours de l'audience publique, après l'appel de l'affaire, les parties n'étant ni présentes, ni représentées, la clôture de l'instruction a été prononcée en application de l'article R. 772-9 du code de justice administrative et le rapport de M. Pernot a été entendu.
Une note en délibéré, enregistrée pour le compte de la CAF du Doubs le 21 février 2025, n'a pas été communiquée.
Considérant ce qui suit :
1. A la suite de la notification par la CAF du Doubs à Mme A d'un indu d'APL, pour un montant total de 1 463 euros, l'intéressée a sollicité une remise totale de sa dette. Par une décision du 17 février 2023, la CAF du Doubs a décidé de lui accorder une remise partielle de sa dette d'un montant de 365,75 euros laissant à la charge de l'intéressée la somme de 1 097,25 euros. Mme A demande au juge de lui accorder le bénéfice d'une remise totale de dette.
Sur le cadre juridique applicable :
2. En vertu des dispositions combinées des articles L. 812-1, L. 821-1, L. 823-9, L. 825-3, R. 825-2 et R. 825-3 du code de la construction et de l'habitation ainsi que des articles L. 553-2 et R. 142-1 du code de la sécurité sociale, les aides personnelles au logement sont liquidées et payées, pour le compte du fonds national d'aide au logement, c'est-à-dire au nom de l'État, par les organismes chargés de gérer les prestations familiales.
3. Lorsque l'un des organismes mentionnés au point 2 décide de récupérer un paiement indu d'aide personnelle au logement et que le bénéficiaire concerné, sans contester le principe ou la quotité de l'indu mis à sa charge, présente une demande de remise gracieuse de sa dette, le directeur de cet organisme, après avoir recueilli l'avis de la commission de recours amiable, peut décider d'accorder une remise totale ou de réduire le montant de la créance qu'il détient dans le cas où le débiteur est de bonne foi et que la précarité de sa situation le justifie. Lorsque l'allocataire a fait de fausses déclarations, lesquelles doivent s'entendre comme désignant les inexactitudes ou omissions qui procèdent d'une volonté de dissimulation caractérisant de sa part un manquement à ses obligations déclaratives, ou s'est livré à des manœuvres frauduleuses, aucune remise de dette ne peut en revanche lui être accordée. Lorsqu'il statue sur un recours dirigé contre une décision refusant ou ne faisant que partiellement droit à une demande, de remise gracieuse d'un indu d'une prestation ou d'une allocation versée au titre de l'aide ou de l'action sociale, du logement ou en faveur des travailleurs privés d'emploi, il appartient au juge administratif, eu égard tant à la finalité de son intervention qu'à sa qualité de juge de plein contentieux, non de se prononcer sur les éventuels vices propres de la décision attaquée, mais d'examiner si une remise gracieuse totale ou partielle est susceptible d'être accordée, en se prononçant lui-même sur la demande au regard des dispositions applicables et des circonstances de fait dont il est justifié par l'une et l'autre partie à la date de sa propre décision.
Sur la demande de remise gracieuse :
4. D'une part, il résulte de l'instruction que Mme A est à l'origine de l'indu litigieux mis à sa charge en ayant commis des erreurs dans sa déclaration de ressources. La CAF du Doubs lui a cependant accordé une remise partielle de dette à hauteur de 25%.
5. D'autre part, si la requérante soutient qu'elle serait dans l'incapacité de rembourser l'indu laissé à sa charge, elle ne produit aucun justificatif de ses ressources et ses charges permettant de confirmer son état de précarité. Dans ces conditions, il ne peut être fait droit à la demande de remise totale de la dette de Mme A.
6. Il résulte de ce qui précède que la requête doit être rejetée.
DECIDE :
Article 1er : La requête de Mme A est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme B A et à la caisse d'allocations familiales du Doubs.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 31 mars 2025.
Le magistrat désigné,
A. PernotLa greffière,
N. Viennet
La République mande et ordonne à la ministre chargée du logement, en ce qui la concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.
Pour expédition conforme,
La greffière
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2600458
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en juge unique, a ordonné au préfet du Doubs de proposer un logement adapté à Mme B..., reconnue prioritaire et devant être logée d'urgence par la commission de médiation. Le tribunal a constaté l'absence de proposition de logement dans le délai légal de trois mois et la persistance de la situation d'urgence, notamment au regard de l'état de santé de la requérante et de son hébergement précaire. La décision s'appuie sur les articles L. 441-2-3-1 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l'habitation, relatifs au droit au logement opposable.
02/04/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2401221
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en juge unique, a rejeté les requêtes de Mme D... visant à contester la mise à sa charge d'un indu de RSA et d'indus de prime d'activité. Le tribunal a jugé irrecevable sa demande de remise de dette, présentée pour la première fois devant lui, au regard des dispositions de l'article L. 262-47 du code de l'action sociale et des familles. Il a par ailleurs estimé que les autres moyens soulevés, notamment ceux relatifs à la compétence de l'auteur de la décision, à la motivation ou aux droits de la défense, n'étaient pas fondés.
25/03/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2401768
Le Tribunal Administratif de Besançon a été saisi de trois requêtes de M. E... contestant des décisions de mise en recouvrement d'indus de prestations sociales (prime exceptionnelle et RSA) prises par la CAF. Le tribunal a rejeté les demandes d'annulation, considérant que les décisions attaquées étaient légales et que les moyens soulevés (défaut de motivation, vice de procédure, etc.) n'étaient pas fondés. Les textes appliqués concernent principalement le code de la sécurité sociale et le code de l'action sociale et des familles.
25/03/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2401444
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en juge unique, a examiné trois requêtes de M. E... visant à contester des décisions de mise en recouvrement d'indu émanant de la CAF. Le tribunal a annulé les décisions attaquées concernant les primes exceptionnelles et le RSA, au motif principal d'un défaut de motivation suffisante et de vices de procédure, notamment l'absence de consultation préalable de la commission de recours amiable. Il a en conséquence déchargé le requérant du paiement des sommes et a ordonné leur restitution. Les textes appliqués incluent les articles L. 761-1 du code de justice administrative et L. 262-47 du code de l'action sociale et des familles.
25/03/2026