mardi 27 mai 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Besançon |
| Section | Tribunal Administratif de Besançon |
| N° Dossier | TA25-2300828 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 1ère chambre |
| Avocat requérant | LE ROY-GOURVENNEC-PRIEUR |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires enregistrés les 11 mai, 18 juin, 25 juillet et 6 novembre 2023 et les 28 mars, 3 avril et 14 juillet 2024, M. C A demande au tribunal d'annuler la délibération du 3 mai 2023 du conseil municipal de la commune de Bresilley en tant qu'elle octroie à M. B un bail de chasse sur des terrains communaux.
M. A soutient que :
- la décision attaquée est entachée d'illégalité en raison de la présence du maire et de sa première adjointe qui sont intéressés à l'affaire qui en fait l'objet ;
- elle est entachée d'un détournement de pouvoir ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation, dès lors qu'une partie des terrains objet du bail ne peut être affectée à la chasse, et plus particulièrement la parcelle ZA0100 qui est en zone humide, a fait l'objet de travaux d'aménagement pour la préservation de la biodiversité, d'un projet de sentier pédagogique et comprend une aire de jeux et un parc à chevaux.
Par des mémoires en défense enregistrés les 12 juillet 2023 et 26 juin 2024, la commune de Bresilley, représentée par Me Suissa, conclut au rejet de la requête et, en outre, à ce que M. A lui verse une somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
La commune fait valoir que :
- la requête est irrecevable en raison du défaut d'intérêt, de qualité et de capacité à agir du requérant ;
- les moyens soulevés par M. A ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Goyer-Tholon, conseillère ;
- les conclusions de Mme Guitard, rapporteure publique ;
- et les observations de Me Bouchoudjian, substituant Me Suissa, pour la commune de Bresilley.
Considérant ce qui suit :
1. Par une délibération du 3 mai 2023, le conseil municipal de la commune de Bresilley (Haute-Saône) a décidé d'octroyer à M. B un bail de chasse sur des terrains communaux, à l'issue d'une procédure de mise en concurrence. Par sa requête, M. A demande au tribunal d'annuler cette délibération.
Sur la recevabilité de la requête :
2. La commune de Bresilley oppose une fin de non-recevoir tirée de ce que le requérant ne justifie pas d'un intérêt, d'une qualité et d'une capacité à agir pour demander l'annulation de la délibération qu'il attaque.
3. En l'espèce, M. A se borne à se prévaloir de sa qualité de président de l'association communale de chasse agréée de Bresilley en produisant un compte-rendu d'assemblée générale ordinaire du 20 juin 2020, des témoignages, ainsi que diverses correspondances. Toutefois, en dépit de la fin de non-recevoir qui lui a été opposée en défense, il n'a pas apporté à l'occasion des mémoires en réplique qu'il a produits par la suite, de pièces justificatives de nature à établir son habilitation à représenter ladite association.
4. En outre, et à supposer même qu'il entende se prévaloir de la qualité de contribuable communal, la délibération litigieuse qui attribue un bail de chasse sur des terrains communaux en contrepartie d'une somme annuelle de 3 563 euros ne peut avoir pour effet que d'alléger les charges des contribuables et d'augmenter les recettes communales. Ainsi, cette qualité de contribuable ne lui confère pas un intérêt à agir en l'espèce.
5. Il résulte de ce qui précède que M. A n'est pas fondé à demander l'annulation de la délibération qu'il attaque.
Sur les frais liés au litige :
6. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de mettre à la charge de M. A le versement à la commune d'une somme au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : Les conclusions de la commune de Bresilley présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. C A et à la commune de Bresilley.
Délibéré après l'audience du 6 mai 2025, à laquelle siégeaient :
- Mme Michel, présidente ;
- M. Debat, premier conseiller ;
- Mme Goyer-Tholon, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 27 mai 2025.
La rapporteure,
C. Goyer-Tholon
La présidente,
F. MichelLa greffière,
E. Cartier
La République mande et ordonne au préfet de la Haute-Saône, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026