LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA25-2300979

Tribunal Administratif de Besançon — Décision N° TA25-2300979

lundi 31 mars 2025

JuridictionTribunal Administratif de Besançon
SectionTribunal Administratif de Besançon
N° DossierTA25-2300979
TypeDécision
PublicationC
FormationJuge unique 2ème chambre
Avocat requérantMAYER-BLONDEAU GIACOMONI DICHAMP MARTINVAL

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 7 juin 2023, Mme A B forme opposition à la contrainte en date du 18 avril 2023 émise par Pôle emploi Bourgogne-Franche-Comté pour le recouvrement d'un indu de rémunération de fin de formation d'un montant de 6 120,06 euros pour la période du 12 septembre 2020 au 2 juillet 2021.

Elle soutient que :

- elle est de bonne foi, l'erreur dans le versement de la rémunération de fin de formation résultant des services de Pôle emploi ;

- elle est dans l'incapacité de rembourser l'indu mis à sa charge compte-tenu de sa situation financière et familiale.

Par un mémoire en défense, enregistré le 2 août 2023, Pôle emploi Bourgogne-Franche-Comté, représenté par Me Giacomoni, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mis à la charge de la requérante le versement d'une somme de 1 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Pôle emploi soutient que les moyens invoqués par le requérant ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code du travail ;

- le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné M. Pernot, premier conseiller, pour statuer sur les litiges relevant de l'article R. 222-13 du code de justice administrative.

Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Pernot,

- les observations de Me Hyvron substituant Me Giacomoni pour France Travail Bourgogne-Franche-Comté.

Considérant ce qui suit :

1. Le 18 avril 2023, le directeur de Pôle emploi Bourgogne-Franche-Comté a pris une contrainte à l'égard de Mme B en vue de recouvrer un indu de rémunération de fin de formation d'un montant de 6 120,06 euros, pour la période du 12 septembre 2020 au 2 juillet 2021. Mme B doit être regardée comme formant opposition à cette contrainte qui lui a été signifiée le 22 avril 2023.

Sur le litige relatif à la contrainte :

2. Aux termes de l'article L. 5426-8-2 du code du travail, dans sa version applicable au litige : " Pour le remboursement des allocations, aides, ainsi que de toute autre prestation indûment versées par Pôle emploi pour son propre compte, pour le compte de l'organisme chargé de la gestion du régime d'assurance chômage mentionné à l'article L. 5427-1, pour le compte de l'Etat ou des employeurs mentionnés à l'article L. 5424-1, le directeur général de Pôle emploi ou la personne qu'il désigne en son sein peut, dans les délais et selon les conditions fixés par voie réglementaire, et après mise en demeure, délivrer une contrainte qui, à défaut d'opposition du débiteur devant la juridiction compétente, comporte tous les effets d'un jugement et confère le bénéfice de l'hypothèque judiciaire ".

3. En se bornant à soutenir que le trop-perçu de rémunération de fin de formation mis à sa charge relève de la responsabilité de Pôle emploi et que sa situation financière ne lui permet pas de rembourser la somme réclamée, Mme B ne soulève aucun moyen de nature à remettre en cause le bien-fondé de cet indu, ni la légalité de la contrainte contestée.

4. Il résulte de ce qui précède que la requête de Mme B doit être rejetée.

Sur les frais liés au litige :

5. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances particulières de l'espèce, de mettre à la charge de Mme B la somme que demande Pôle emploi au titre des frais qu'il a exposés et qui ne sont pas compris dans les dépens.

DECIDE :

Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.

Article 2 : Les conclusions présentées par Pôle emploi au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme A B et à France travail Bourgogne-Franche-Comté.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 31 mars 2025.

Le magistrat désigné,

A. PernotLa greffière,

N. Viennet

La République mande et ordonne à la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles en ce qui la concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière

Décisions similaires

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2600458

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en juge unique, a ordonné au préfet du Doubs de proposer un logement adapté à Mme B..., reconnue prioritaire et devant être logée d'urgence par la commission de médiation. Le tribunal a constaté l'absence de proposition de logement dans le délai légal de trois mois et la persistance de la situation d'urgence, notamment au regard de l'état de santé de la requérante et de son hébergement précaire. La décision s'appuie sur les articles L. 441-2-3-1 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l'habitation, relatifs au droit au logement opposable.

02/04/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2401221

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en juge unique, a rejeté les requêtes de Mme D... visant à contester la mise à sa charge d'un indu de RSA et d'indus de prime d'activité. Le tribunal a jugé irrecevable sa demande de remise de dette, présentée pour la première fois devant lui, au regard des dispositions de l'article L. 262-47 du code de l'action sociale et des familles. Il a par ailleurs estimé que les autres moyens soulevés, notamment ceux relatifs à la compétence de l'auteur de la décision, à la motivation ou aux droits de la défense, n'étaient pas fondés.

25/03/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2401768

Le Tribunal Administratif de Besançon a été saisi de trois requêtes de M. E... contestant des décisions de mise en recouvrement d'indus de prestations sociales (prime exceptionnelle et RSA) prises par la CAF. Le tribunal a rejeté les demandes d'annulation, considérant que les décisions attaquées étaient légales et que les moyens soulevés (défaut de motivation, vice de procédure, etc.) n'étaient pas fondés. Les textes appliqués concernent principalement le code de la sécurité sociale et le code de l'action sociale et des familles.

25/03/2026

TA25

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2401444

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en juge unique, a examiné trois requêtes de M. E... visant à contester des décisions de mise en recouvrement d'indu émanant de la CAF. Le tribunal a annulé les décisions attaquées concernant les primes exceptionnelles et le RSA, au motif principal d'un défaut de motivation suffisante et de vices de procédure, notamment l'absence de consultation préalable de la commission de recours amiable. Il a en conséquence déchargé le requérant du paiement des sommes et a ordonné leur restitution. Les textes appliqués incluent les articles L. 761-1 du code de justice administrative et L. 262-47 du code de l'action sociale et des familles.

25/03/2026

← Retour aux décisions