lundi 31 mars 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Besançon |
| Section | Tribunal Administratif de Besançon |
| N° Dossier | TA25-2301403 |
| Type | Décision |
| Publication | C |
| Formation | Juge unique 2ème chambre |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 20 juillet 2023, M. A C doit être regardé comme contestant la décision du 4 juillet 2023 par laquelle la commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées (CDAPH) du Jura a rejeté sa demande de reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé (RQTH).
M. C soutient que la décision est entachée d'une erreur d'appréciation.
La requête a été communiquée à la maison départementale des personnes handicapées (MDPH) du Jura qui n'a pas produit de mémoire en défense.
Par un courrier du 11 février 2025, les parties ont été informées, en application de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, que le jugement était susceptible d'être fondé sur le moyen relevé d'office tiré de l'irrecevabilité de la requête en l'absence de recours administratif préalable obligatoire prévu à l'article R. 241-35 du code de l'action sociale et des familles
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'action sociale et des familles ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné M. Pernot, premier conseiller, pour statuer sur les litiges relevant de l'article R. 222-13 du code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Au cours de l'audience publique, après l'appel de l'affaire, les parties n'étant ni présentes, ni représentées, la clôture de l'instruction a été prononcée en application de l'article R. 772-9 du code de justice administrative et le rapport de M. Pernot a été entendu.
Considérant ce qui suit :
1. M. C a adressé à la MDPH du Jura une demande tendant à l'attribution d'une RQTH. Par une décision du 4 juillet 2023, B du Jura a déclaré irrecevable sa demande. M. C doit être regardée comme demandant au tribunal d'annuler la décision du 4 juillet 2023.
2. D'une part, en vertu des 1° et 2° du I de l'article L. 241-6 et du deuxième alinéa de l'article L. 241-9 du code de l'action sociale et des familles, B est notamment compétente pour prendre les décisions à l'égard d'un adulte handicapé dans le domaine de la rééducation professionnelle, du travail adapté ou protégé et, en particulier, pour se prononcer sur son orientation et les mesures propres à assurer son insertion professionnelle et sociale et pour désigner les établissements, les services ou les dispositifs concourant à sa rééducation, à son reclassement et à son accueil.
3. En vertu des articles R. 241-35 et R. 241-36 du code de l'action sociale et des familles, la personne qui entend contester l'une des décisions mentionnées au point 2 doit, avant de saisir le juge, former un recours préalable adressé à la MDPH et la décision prise à la suite de ce recours préalable, qui se substitue à la décision initiale, est seule susceptible d'être contestée devant le juge administratif.
4. D'autre part, aux termes de l'article R. 412-1 du code de justice administrative : " La requête doit, à peine d'irrecevabilité, être accompagnée, sauf impossibilité justifiée, de l'acte attaqué ou, dans le cas mentionné à l'article R. 421-2, de la pièce justifiant de la date de dépôt de la réclamation () ".
5. Il ne ressort pas des écritures et des pièces transmises à l'appui de la requête que M. C ait exercé à l'encontre de la décision contestée du 4 juillet 2023, le recours administratif préalable obligatoire, cité au point 3, auprès de la MDPH du Jura. Ainsi, en l'absence d'exercice d'un tel recours, la requête de l'intéressé est manifestement irrecevable et doit par voie de conséquence être rejetée.
DECIDE :
Article 1er : La requête de M. C est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A C et à la maison départementale des personnes handicapées du Jura.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 31 mars 2025.
Le magistrat désigné,
A. PernotLa greffière,
N. Viennet
La République mande et ordonne au préfet du Jura, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.
Pour expédition conforme,
La greffière
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2600458
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en juge unique, a ordonné au préfet du Doubs de proposer un logement adapté à Mme B..., reconnue prioritaire et devant être logée d'urgence par la commission de médiation. Le tribunal a constaté l'absence de proposition de logement dans le délai légal de trois mois et la persistance de la situation d'urgence, notamment au regard de l'état de santé de la requérante et de son hébergement précaire. La décision s'appuie sur les articles L. 441-2-3-1 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l'habitation, relatifs au droit au logement opposable.
02/04/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2401221
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en juge unique, a rejeté les requêtes de Mme D... visant à contester la mise à sa charge d'un indu de RSA et d'indus de prime d'activité. Le tribunal a jugé irrecevable sa demande de remise de dette, présentée pour la première fois devant lui, au regard des dispositions de l'article L. 262-47 du code de l'action sociale et des familles. Il a par ailleurs estimé que les autres moyens soulevés, notamment ceux relatifs à la compétence de l'auteur de la décision, à la motivation ou aux droits de la défense, n'étaient pas fondés.
25/03/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2401768
Le Tribunal Administratif de Besançon a été saisi de trois requêtes de M. E... contestant des décisions de mise en recouvrement d'indus de prestations sociales (prime exceptionnelle et RSA) prises par la CAF. Le tribunal a rejeté les demandes d'annulation, considérant que les décisions attaquées étaient légales et que les moyens soulevés (défaut de motivation, vice de procédure, etc.) n'étaient pas fondés. Les textes appliqués concernent principalement le code de la sécurité sociale et le code de l'action sociale et des familles.
25/03/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2401444
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en juge unique, a examiné trois requêtes de M. E... visant à contester des décisions de mise en recouvrement d'indu émanant de la CAF. Le tribunal a annulé les décisions attaquées concernant les primes exceptionnelles et le RSA, au motif principal d'un défaut de motivation suffisante et de vices de procédure, notamment l'absence de consultation préalable de la commission de recours amiable. Il a en conséquence déchargé le requérant du paiement des sommes et a ordonné leur restitution. Les textes appliqués incluent les articles L. 761-1 du code de justice administrative et L. 262-47 du code de l'action sociale et des familles.
25/03/2026