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AccueilJurisprudence administrativeN° TA25-2501179

Tribunal Administratif de Besançon — Décision N° TA25-2501179

jeudi 26 février 2026

JuridictionTribunal Administratif de Besançon
SectionTribunal Administratif de Besançon
N° DossierTA25-2501179
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Avocat requérantHMS AVOCATS

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Besançon a été saisi par la SA La Poste d’un recours en excès de pouvoir contre une décision de l’inspectrice du travail du 8 avril 2025 refusant l’autorisation de licencier une salariée pour inaptitude. En cours d’instance, l’administration a retiré cette décision et accordé l’autorisation de licenciement le 13 novembre 2025. La société requérante s’est alors désistée de ses conclusions aux fins d’annulation et d’injonction, ce dont le tribunal lui a donné acte sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Statuant sur les frais, le tribunal a condamné l’Etat à verser 800 euros à La Poste au titre de l’article L. 761-1 du même code.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 10 juin 2025, la société anonyme (SA) La Poste, représentée par Me Bellanger, demande au tribunal :

1°) d’annuler la décision du 8 avril 2025 par laquelle l’inspectrice du travail a refusé d’accorder l’autorisation de licencier Mme A... pour inaptitude ;

2°) d’enjoindre à l’Etat de réexaminer la demande d’autorisation de licenciement en litige dans le délai d’un mois à compter de la notification du jugement à intervenir ;

3°) de mettre à la charge de la commune de Jougne une somme de 3 000 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Par un mémoire complémentaire, enregistré le 8 décembre 2025, la SA La Poste, d’une part, informe le tribunal que par une décision du 13 novembre 2025, la décision attaquée a été retirée et le licenciement de Mme A... a été autorisé et, d’autre part, conclut au non-lieu à statuer sur la requête et à ce qu’il soit mis à la charge de l’Etat une somme de 1 000 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Par un mémoire en défense, enregistré le 5 janvier 2026, le ministre du travail et des solidarités conclut au non-lieu à statuer sur la requête.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.


Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif (…) peuvent, par ordonnance : 1( Donner acte des désistements (...) 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens (…) ».


Sur le désistement des conclusions aux fins d’annulation et d’injonction :

2. Le mémoire, enregistré le 8 décembre 2025, par lequel la SA La Poste informe le tribunal que l’autorisation de licenciement sollicitée a été accordée, doit être regardé eu égard à sa formulation comme un désistement pur et simple de ses conclusions aux fins d’annulation et d’injonction. Rien ne s’oppose à ce qu’il en soit donné acte.

Sur les frais liés au litige :

3. Il y a lieu, dans les circonstances de l’espèce, de mettre à la charge de l’Etat une somme de 800 euros au titre des frais exposés par la SA La Poste et non compris dans les dépens.


ORDONNE :


Article 1er : Il est donné acte du désistement des conclusions aux fins d’annulation et d’injonction présentées par la SA La Poste.

Article 2 : L’Etat versera à la SA La Poste la somme de 800 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à la SA La Poste et au ministre du travail et des solidarités.

Une copie de cette ordonnance sera transmise, pour information, à la direction régionale de l’économie, de l’emploi, du travail et des solidarités de Bourgogne Franche-Comté.


Fait à Besançon le 26 février 2026.


La présidente,


C. Schmerber


La République mande et ordonne au ministre du travail et des solidarités en ce qui le concerne, et à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,
Le greffier

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