LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA25-2501834

Tribunal Administratif de Besançon — Décision N° TA25-2501834

mardi 3 mars 2026

JuridictionTribunal Administratif de Besançon
SectionTribunal Administratif de Besançon
N° DossierTA25-2501834
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Formation1ère chambre
Avocat requérantHAKKAR

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Besançon a annulé l'arrêté préfectoral refusant un titre de séjour à une ressortissante algérienne et lui enjoignant de quitter le territoire. La juridiction a retenu que le préfet n'avait pas procédé à l'examen particulier de la situation de la requérante, atteinte d'une pathologie grave nécessitant un traitement non disponible dans son pays d'origine, comme l'exige l'application de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968. Elle a enjoint à l'administration de réexaminer sa demande dans un délai de deux mois.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 9 septembre 2025, Mme A... B..., représentée par Me Hakkar, demande au tribunal :

1°) d’annuler l’arrêté du 16 mai 2025 par lequel le préfet du Doubs lui a refusé la délivrance d’un titre de séjour et l’a obligée à quitter le territoire français dans un délai de trente jours ;

2°) d’enjoindre au préfet du Doubs de lui délivrer le titre sollicité en qualité d’étranger malade.


Mme B... soutient que :

- l’arrêté attaqué n’a pas été précédé d’un examen particulier de sa situation ;
- il est entaché d’une erreur manifeste d’appréciation dès lors qu’aucun détournement de l’objet du visa ne peut lui être opposé ;
- il méconnaît les stipulations des 5° et 7° de l’article 6 de l’accord franco-algérien ;
- il est entaché d’une erreur manifeste d’appréciation dès lors qu’elle peut bénéficier d’une mesure de régularisation exceptionnelle compte tenu de son état de santé.

La requête a été communiquée au préfet du Doubs, qui n’a pas produit d’observations.

Mme B... a été admise au bénéfice de l’aide juridictionnelle totale par une décision du 18 juillet 2025.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu

- l’accord franco-algérien du 27 décembre 1968;
- le code de justice administrative.


La présidente de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l’audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.

Ont été entendus au cours de l’audience publique :
- le rapport de Mme Fessard-Marguerie, conseillère,
- et les observations de Me Hakkar, représentant Mme B....



Considérant ce qui suit :

Mme B..., ressortissante algérienne, née le 11 juillet 1983, est entrée régulièrement en France le 27 décembre 2024 sous couvert d’un visa de court séjour valable du 10 septembre 2014 au 9 mars 2025. Elle a sollicité le 25 février 2025, la délivrance d’un certificat de résidence algérien en qualité d’étranger malade. Par arrêté du 16 mai 2025, le préfet du Doubs a refusé de lui délivrer le titre de séjour demandé, l’a obligée à quitter le territoire dans le délai de trente jours et a fixé le pays de destination. Par la présente requête, Mme B... demande l’annulation de l’arrêté en toutes ses dispositions.

Sur les conclusions aux fins d’annulation :

Il ressort de l’arrêté litigieux que celui-ci a eu pour objet de statuer sur la demande de titre de séjour présentée par la requérante, le 25 février 2025. Il ressort des termes de sa demande que la requérante a sollicité la délivrance d’un certificat de résidence algérien en qualité d’étranger malade sur le fondement des stipulations du 7° de l’article 6 de l’accord franco-algérien. Toutefois, le préfet du Doubs en se bornant à faire valoir l’existence d’un détournement de l’objet du visa, qu’elle ne remplit pas les conditions des 7° et 5° de l’article 6 de l’accord franco-algérien et qu’elle est dépourvue d’attaches personnelles en France, n’a pas procédé à un examen particulier de sa situation, alors même que la requérante justifie d’être atteinte d’un lymphome de Sezary avec atteinte cutanée et ganglionnaire, et de bénéficier d’un traitement de chimiothérapie dispensé par le centre hospitalier universitaire de Besançon, qui n’est actuellement pas disponible en Algérie. Par suite, la requérante est fondée à soutenir que le préfet du Doubs n’a pas procédé à un examen particulier de sa situation avant d’édicter l’arrêté attaqué.

Le refus de titre de séjour opposé à Mme B... étant ainsi entaché d’illégalité, l’obligation de quitter le territoire français dont il est assorti ainsi que les décisions fixant le délai de départ volontaire et le pays de destination doivent, par voie de conséquence, également être annulées.

Il résulte de ce qui précède que Mme B... est fondée à demander l’annulation de l’arrêté du 16 mai 2025 en toutes ses dispositions.



Sur les conclusions à fin d’injonction :

Compte tenu du moyen d’annulation retenu, le présent jugement implique seulement, qu’il soit enjoint au préfet du Doubs de procéder au réexamen de la situation de Mme B..., dans un délai de deux mois suivant la notification du présent jugement.


D E C I D E :


Article 1er : L’arrêté du 16 mai 2025 du préfet du Doubs est annulé en toutes ses dispositions.

Article 2 : Il est enjoint préfet du Doubs de procéder au réexamen de la situation de Mme B..., dans le délai de deux mois, à compter de la notification du présent jugement.

Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 4 : Le présent jugement sera notifié à Mme A... B... et au préfet du Doubs.


Délibéré après l'audience du 3 février 2026, à laquelle siégeaient :

Mme Michel, présidente,
M. Debat, premier conseiller,
Mme Fessard-Marguerie, conseillère.


Rendu public par mise à disposition au greffe le 3 mars 2026.

La rapporteure,

Fessard-Marguerie
La présidente,

F. Michel

La greffière,

E. Cartier


La République mande et ordonne au préfet du Doubs en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,
La greffière

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions