Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant par ordonnance, constate qu'il n'y a pas lieu de statuer sur le recours en excès de pouvoir dirigé contre le refus de dérogation à une interdiction de circulation des trottinettes électriques. Cette solution est motivée par le retrait ultérieur de la décision attaquée par l'autorité, ce qui prive le recours de son objet. La juridiction s'est fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour prononcer ce non-lieu à statuer.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 12 décembre 2025, complétée le 2 février 2026 et un mémoire, enregistré le 18 février 2026, M. A... B... demande au tribunal :
1°) d’annuler la décision du 16 octobre 2025 par laquelle la présidente de la communauté urbaine Grand Besançon Métropole a refusé de faire droit à sa demande de dérogation à l’arrêté du 27 août 2025 par lequel la maire de la commune de Besançon a interdit, du 1er septembre au 31 décembre 2025, dans le cœur historique de Besançon, la circulation des engins de déplacement personnels motorisés (trottinettes électriques, gyropodes, hoverboards et mono-roues électriques) ;
2°) d’enjoindre à la communauté urbaine Grand Besançon Métropole de lui délivrer une
autorisation permanente de circulation en trottinette électrique dans le cœur historique de Besançon ;
3°) de mettre à la charge de la communauté urbaine Grand Besançon Métropole les dépens.
Par un mémoire en défense, enregistré le 5 mars 2026, la présidente de la communauté urabine Grand Besançon Métropole, d’une part, precise au tribunal que la décision du 16 octobre 2025 a été retirée par une décision du 19 décembre 2025 et, d’autre part, conclut au non-lieu à statuer sur la requête et au rejet du surplus de la requête.
Vu :
- l’ordonnance n°2502693 du 23 décembre 2025 ;
- les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « (...) les présidents de formation de jugement des tribunaux (...) peuvent, par ordonnance : (…) 3° Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête (…) ».
2. Par une décision du 19 décembre 2025, qui a été notifiée à M. B... le 19 décembre 2025, postérieure à l’introduction de la requête, la présidente de la communauté urbaine Grand Besançon Métropole a retirée la décision du 16 octobre 2025 dont le requérant demande l’annulation. L’intervention de cette décision, devenue définitive à la date de la présente ordonnance, a pour conséquence de priver de tout objet les conclusions aux fins d’annulation présentées par M. B... et, par voie de conséquence, sur celles aux fins d’injonction, sur lesquelles, il n’y a pas lieu, dès lors, de statuer en application du 3° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
3. M. B... ne justifie pas avoir exposé de dépens dans le cadre de la présente instance. Par suite, les conclusions présentées par M. B... à la condamnation aux dépens doivent être écartées.
ORDONNE :
Article 1er : Il n’y a pas lieu de statuer sur les conclusions aux fins d’annulation et d’injonction présentées par M. B....
Article 2 : Le surplus des conclusions présentées par M. B... est rejeté.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A... B... et à la communauté urbaine Grand Besançon Métropole.
Fait à Besançon le 31 mars 2026.
La présidente de la 2ème chambre,
S. Grossrieder
La République mande et ordonne au préfet du Doubs en ce qui le concerne, et à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier