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AccueilJurisprudence administrativeN° TA30-1925818

Tribunal Administratif de Nîmes — Décision N° TA30-1925818

mardi 12 juillet 2022

JuridictionTribunal Administratif de Nîmes
SectionTribunal Administratif de Nîmes
N° DossierTA30-1925818
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation4ème Chambre
Avocat requérantLARROUY-CASTÉRA

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par ordonnance du 4 avril 2022, le président de la section du contentieux du Conseil d'Etat a attribué au tribunal administratif de Nîmes le jugement de la requête présentée par Mme H G, M. J C, M. K I, M. B D, M. E F et l'association Aprova, enregistrée le 11 octobre 2019 au tribunal administratif de Toulouse sous le n° 1905818. Cette requête a été enregistrée au greffe du tribunal administratif de Nîmes sous le n° 1925818.

Par ladite requête, Mme G et autres demandent au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté préfectoral complémentaire du préfet de l'Ariège du 7 juin 2019 portant enregistrement d'une station de transit de produits minéraux et de déchets non dangereux inertes sur la commune de Saverdun au profit de la SAS Denjean Ariège Granulats ;

2°) de mettre à la charge du préfet de l'Ariège une somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Mme G et autres soutiennent, outre que la requête est recevable, que :

- l'arrêté attaqué est signé par une autorité incompétente ;

- l'arrêté attaqué a été pris à l'issue d'une procédure irrégulière, dès lors qu'il aurait dû être précédé d'une enquête publique en application de l'article R. 512-46-2 du code de l'environnement ;

- l'arrêté attaqué méconnait les dispositions de l'article 22-1 de l'arrêté préfectoral du 29 juin 2009, dès lors qu'il prévoit l'admission de déchets non dangereux inertes en provenance d'autres installations classées pour la protection de l'environnement, et que ces déchets, destinés à remblayer les excavations, seront en contact direct avec l'eau ;

- l'article 5 de l'arrêté attaqué est dépourvu de base légale, comme étant fondé sur l'article 22-4 de l'arrêté préfectoral du 29 juin 2009, lui-même dépourvu de fondement juridique, du fait de l'annulation du protocole d'accord conclu avec la commune de Saverdun ;

- l'arrêté attaqué ne précise pas les parcelles sur lesquelles l'installation est prévue ;

- l'arrêté attaqué porte atteinte aux intérêts protégés par l'article L. 511-1 du code de l'environnement ;

- l'arrêté attaqué aurait dû être précédé d'une étude d'incidences au titre de Natura 2000.

Par un mémoire en défense, enregistré le 6 décembre 2019, la SAS Denjean Ariège Granulats, représentée par Me Larrouy-Castéra, conclut au rejet de la requête et à ce qu'une somme de 3 500 euros soit mise à la charge des requérants au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

La SAS Denjean Ariège Granulats soutient que :

- les requérants sont dépourvus d'intérêt à agir ;

- les moyens soulevés par les requérants ne sont pas fondés.

Par un mémoire en défense, enregistré le 22 décembre 2020, le préfet de l'Ariège conclut au rejet de la requête.

Le préfet de l'Ariège soutient que les moyens soulevés par Mme G et autres ne sont pas fondés.

Par un mémoire, enregistré le 29 juin 2022, le tribunal a été informé du décès de M. B D.

Un mémoire produit par Mme G, enregistré le 1er juillet 2022, après la clôture d'instruction fixée au 10 août 2021, n'a pas été communiqué.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'environnement ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

-le rapport de Mme A,

-les conclusions de Mme Achour, rapporteure publique,

- puis les observations de Mme G,

- et les observations de Me Larrouy-Castéra, représentant la SAS Denjean Ariège Granulats.

Une note en délibéré présentée par les requérants a été enregistrée le 8 juillet 2022.

Considérant ce qui suit :

1. Par arrêté du 29 juin 2009, le préfet de l'Ariège a autorisé la SAS Denjean Granulats, devenue SAS Denjean Ariège Granulats, à exploiter sur le territoire de la commune de Saverdun une carrière et une installation de traitements des matériaux d'une superficie exploitable de 109 hectares, 82 ares et 93 centiares. Par un arrêté complémentaire du 11 février 2015, le préfet de l'Ariège a modifié à la demande de l'exploitant certaines conditions d'exploitation de cette carrière, et a fait droit à sa demande tendant au bénéfice de l'antériorité pour l'exploitation, au sein du périmètre de la carrière, d'une station de transit de produits minéraux et de déchets non dangereux inertes, relevant de la rubrique n° 2517 de la nomenclature des installations classées pour la protection de l'environnement. Par jugement n° 1600648 et 1600670 du 11 décembre 2018, le tribunal administratif de Toulouse a annulé cet arrêté en tant qu'il autorise l'exploitation de la station de transit, au motif que les conditions requises pour bénéficier du droit d'antériorité n'étaient pas satisfaites. Par ce même jugement, le tribunal a autorisé la poursuite de l'exploitation de cette installation pour une durée de six mois, afin de permettre la mise en œuvre de la procédure d'enregistrement de ladite installation. Mme G et autres demandent l'annulation de l'arrêté du 7 juin 2019 du préfet de l'Ariège portant enregistrement de cette station de transit de produits minéraux et de déchets non dangereux inertes.

Sur l'extinction de l'instance :

2. Aux termes de l'article R. 634-1 du code de justice administrative : " Dans les affaires qui ne sont pas en état d'être jugées, la procédure est suspendue par la notification du décès de l'une des parties ou par le seul fait du décès, de la démission, de l'interdiction ou de la destitution de son avocat. Cette suspension dure jusqu'à la mise en demeure pour reprendre l'instance ou constituer avocat. ".

3. Par un mémoire enregistré le 29 juin 2022, le tribunal a été informé du décès de M. B D. Toutefois, l'affaire est en état d'être jugée. Il y a ainsi lieu d'y statuer alors même qu'aucun ayant-droit n'aurait déclaré reprendre l'instance.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

4. En premier lieu, l'arrêté attaqué a été signé par M. Stéphane Donnot, secrétaire général de la préfecture de l'Ariège, qui disposait, aux termes de l'arrêté du 3 juin 2019 publié au recueil des actes administratifs de la préfecture du 4 juin 2019, d'une délégation à l'effet de signer notamment tous arrêtés ou décisions relevant des attributions de l'Etat dans le département de l'Ariège, à l'exception des décisions relatives à l'élévation des conflits. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'arrêté attaqué doit être écarté.

5. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 512-7 du code de l'environnement, dans sa rédaction applicable : " I. - Sont soumises à autorisation simplifiée, sous la dénomination d'enregistrement, les installations qui présentent des dangers ou inconvénients graves pour les intérêts mentionnés à l'article L. 511-1, lorsque ces dangers ou inconvénients peuvent, en principe, eu égard aux caractéristiques des installations et de leur impact potentiel, être prévenus par le respect de prescriptions générales édictées par le ministre chargé des installations classées () ". L'article L. 512-7-2 de ce code dispose, dans sa rédaction applicable : " Le préfet peut décider que la demande d'enregistrement sera instruite selon les règles de procédure prévues par le chapitre unique du titre VIII du livre Ier pour les autorisations environnementales :/ 1° Si, au regard de la localisation du projet, en prenant en compte les critères mentionnés au point 2 de l'annexe III de la directive 2011/92/UE du 13 décembre 2011 concernant l'évaluation des incidences de certains projets publics et privés sur l'environnement, la sensibilité environnementale du milieu le justifie ;/ 2° Ou si le cumul des incidences du projet avec celles d'autres projets d'installations, ouvrages ou travaux situés dans cette zone le justifie ;/ 3° Ou si l'aménagement des prescriptions générales applicables à l'installation, sollicité par l'exploitant, le justifie ;/ Dans les cas mentionnés au 1° et au 2°, le projet est soumis à évaluation environnementale () ". En vertu de l'article R. 512-46-2 de ce code : " Lorsque l'installation, par sa proximité ou sa connexité avec une installation soumise à autorisation ayant le même exploitant, est de nature à en modifier les dangers ou inconvénients, la demande adressée au préfet est conforme aux exigences de l'article R. 181-46 et est instruite dans les conditions prévues par cet article. ". L'article R. 181-46 de ce code dispose, dans sa rédaction applicable : " I. - Est regardée comme substantielle, au sens de l'article L. 181-14, la modification apportée à des activités, installations, ouvrages et travaux soumis à autorisation environnementale qui :/ 1° En constitue une extension devant faire l'objet d'une nouvelle évaluation environnementale en application du II de l'article R. 122-2 ;/ 2° Ou atteint des seuils quantitatifs et des critères fixés par arrêté du ministre chargé de l'environnement ;/ 3° Ou est de nature à entraîner des dangers et inconvénients significatifs pour les intérêts mentionnés à l'article L. 181-3 () ".

6. Il résulte tout d'abord de l'instruction que lors de l'instruction de sa demande d'enregistrement, l'exploitant a justifié que la station de transit de produits minéraux et de déchets non dangereux inertes respectait les dispositions de l'arrêté ministériel du 10 décembre 2013 relatif aux prescriptions générales applicables aux installations relevant de la rubrique n° 2517 de la nomenclature des installations classées pour la protection de l'environnement. Cette station de transit accueille pour la majeure partie de son activité des produits minéraux extraits et traités, et pour 1 % seulement des déchets inertes non dangereux, l'ensemble de ces déchets étant stockés temporairement au sol. S'agissant particulièrement des déchets inertes non dangereux, il est prévu que ceux-ci fassent l'objet d'une double vérification avant leur admission sur le site et leur stockage définitif. Si les requérants soutiennent que l'exploitation de la station de transit au sein du périmètre d'exploitation de la carrière, qui existe depuis 2009, est de nature à modifier les dangers ou inconvénients des autres installations présentes sur le site, ils ne l'établissent par aucun élément. Il ne résulte pas non plus de l'instruction, à supposer même qu'une telle modification soit établie, que les prescriptions générales applicables à l'installation en cause ne suffiraient pas à prévenir de tels dangers ou inconvénients.

7. Ensuite, la circonstance avancée par les requérants que de nombreuses oppositions ont été formulées par la population lors de la consultation publique n'est pas de nature à justifier qu'une enquête publique aurait dû être réalisée.

8. Il résulte de ce qui précède que le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions précitées de l'article R. 512-46-2 du code de l'environnement doit être écarté.

9. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 414-4 du code de l'environnement : " I. - Lorsqu'ils sont susceptibles d'affecter de manière significative un site Natura 2000, individuellement ou en raison de leurs effets cumulés, doivent faire l'objet d'une évaluation de leurs incidences au regard des objectifs de conservation du site, dénommée ci-après "Evaluation des incidences Natura 2000" :/ () 2° Les programmes ou projets d'activités, de travaux, d'aménagements, d'ouvrages ou d'installations () ". Il résulte de ces dispositions qu'une évaluation des incidences Natura 2000 doit être conduite dès lors qu'il ne peut être exclu que les opérations envisagées aient un impact significatif sur un site classé Natura 2000.

10. Il résulte de l'instruction que la station de transit se situe à 50 mètres du site Natura 2000 " Garonne, Ariège, Hers, Salat, Pique et Neste ". Le dossier produit à l'appui de la demande d'enregistrement mentionne que l'intérêt de ce site porte essentiellement sur les milieux et les espèces aquatiques, et que l'installation ne génère aucun rejet susceptible d'atteindre ces milieux, l'existence de la station de transit depuis 2009 n'ayant montré aucun impact notable sur le milieu. En outre, dans la mesure où l'arrêté attaqué ne porte pas sur le remblaiement de la carrière en cours d'exploitation, les requérants ne peuvent utilement invoquer les conséquences potentiellement néfastes du remblaiement au moyen de déchets inertes non dangereux sur le milieu hydraulique. Ils ne peuvent pas non plus utilement se prévaloir, pour le même motif, du rapport établi en mai 2013 par le BRGM et préconisant des recommandations pour le suivi des installations de stockage de déchets inertes autorisées dans les plans d'eau d'anciennes gravières dans le département de la Haute-Garonne. Par suite, en l'absence de tout élément permettant d'établir que le fonctionnement de la station de transit en cause, à lui seul ou du fait de ses incidences cumulées avec d'autres installations classées pour la protection de l'environnement, serait susceptible d'affecter de manière significative ce site Natura 2000, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions précitées de l'article L. 414-4 du code de l'environnement doit être écarté.

11. En quatrième lieu, aux termes de l'article R. 512-46-18 du code de l'environnement, dans sa rédaction applicable : " () La décision de refus ou d'enregistrement est motivée notamment au regard des articles L. 512-7 et L. 512-7-2 () ".

12. L'arrêté attaqué comporte les considérations utiles de droit et de fait sur lesquelles le préfet de l'Ariège s'est fondé pour autoriser la société Denjean Ariège Granulat à exploiter une installation de transit de produits minéraux et de déchets non dangereux inertes, sur le régime de l'enregistrement. Le préfet indique notamment que cette installation est située sur le territoire de la commune de Saverdun, et précise la superficie de stockage temporaire des produits minéraux, de 111 000 m², et de déchets non dangereux inertes, de 1 000 m². L'article 4 de cet arrêté précise que les installations et leurs annexes sont disposées, aménagées et exploitées conformément aux plans et données techniques contenus dans le dossier déposé par l'exploitant, accompagnant sa demande du 18 janvier 2019. Si, certes, l'arrêté attaqué ne mentionne pas l'emprise cadastrale de l'installation, qui est au demeurant intégralement incluse dans le périmètre d'exploitation de la carrière, cette circonstance n'est pas en elle-même de nature à caractériser l'insuffisance de motivation alléguée par les requérants. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation doit être écarté.

13. En cinquième lieu, l'arrêté attaqué, qui permet l'exploitation d'une station de transit de produits minéraux et de déchets non dangereux inertes, n'a pas pour objet de définir les conditions de remblayage de la carrière autorisée par arrêté du 20 juin 2009. Par suite, les requérants ne peuvent utilement se prévaloir de la méconnaissance des dispositions de l'article 22.1 de cet arrêté, qui proscrit notamment, pour la mise en œuvre de ce remblayage, l'utilisation de déchets provenant d'installations classées et/ou de sites et sols pollués.

14. En sixième lieu, l'article 5 de l'arrêté attaqué dispose qu'après l'arrêt définitif des installations, le site sera remis en état conformément aux dispositions de remise en état fixées pour la carrière. Les requérants soutiennent que cet article serait dépourvu de base légale, du fait de l'absence de fondement juridique de l'article 22.4 de l'arrêté du 29 juin 2009 par suite de l'annulation par le conseil municipal de Saverdun du protocole d'accord conclu avec l'exploitant pour la remise en état du site. Toutefois, ces allégations ne sont pas établies par la seule production de la délibération du conseil municipal de Saverdun du 25 juillet 2006 abrogeant à la demande d'une entreprise tierce la délibération du 31 mars 2006 approuvant ce protocole, ces délibérations étant au demeurant antérieures à l'arrêté du 29 juin 2009. En outre, il ne résulte pas de l'instruction que les conditions de remise en état telles que fixées par l'arrêté du 29 juin 2009 auraient été remises en cause par la commune de Saverdun. Par conséquent, le moyen tiré du défaut de base légale de l'article 5 de l'arrêté attaqué doit être écarté.

15. En septième et dernier lieu, aux termes de l'article L. 511-1 du code de l'environnement : " Sont soumis aux dispositions du présent titre les usines, ateliers, dépôts, chantiers et, d'une manière générale, les installations exploitées ou détenues par toute personne physique ou morale, publique ou privée, qui peuvent présenter des dangers ou des inconvénients soit pour la commodité du voisinage, soit pour la santé, la sécurité, la salubrité publiques, soit pour l'agriculture, soit pour la protection de la nature, de l'environnement ou des paysages, soit pour l'utilisation économe des sols naturels, agricoles ou forestiers, soit pour l'utilisation rationnelle de l'énergie, soit pour la conservation des sites et des monuments ainsi que des éléments du patrimoine archéologique () ".

16. Il résulte de l'instruction que l'arrêté attaqué soumet l'exploitant aux respect de l'arrêté ministériel du 10 décembre 2013 relatif aux prescriptions générales applicables aux stations de transit de produits minéraux ou de déchets non dangereux inertes relevant de la rubrique n° 2517 de la nomenclature des installations classées pour la protection de l'environnement, destinées à prévenir les dangers ou inconvénients graves pour les intérêts mentionnés à l'article L. 511-1, présentés par ce type d'installation. Si les requérants se prévalent de la vulnérabilité du site, caractérisée par des terres alluvionnaires très perméables, et du risque de contamination des sols et de la nappe phréatique par les déchets stockés en surface, ils n'assortissent ces affirmations par aucun élément permettant d'en justifier, alors au demeurant que l'installation en cause fonctionne depuis 2009. Il ne résulte pas non plus de l'instruction que le respect par l'exploitant des prescriptions qui lui sont imposées ne permettrait pas d'assurer la protection des intérêts mentionnés à l'article L. 511-1 précité du code de l'environnement. Le moyen tiré de la méconnaissance de cet article doit dès lors être écarté.

17. Il résulte de tout ce qui précède, sans qu'il soit besoin d'examiner les fins de non-recevoir opposées en défense, que les conclusions tendant à l'annulation de l'arrêté du 7 juin 2019 doivent être rejetées.

Sur les conclusions tendant à l'application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :

18. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'Etat, qui n'est pas dans la présente instance la partie perdante, la somme demandée par Mme G et autres, au titre des frais exposés par eux et non compris dans les dépens. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de Mme G et autres la somme demandée par la SAS Denjean Ariège Granulats, au même titre.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de Mme G et autres est rejetée.

Article 2 : Les conclusions de la SAS Denjean Ariège Granulats présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme H G, première dénommée au titre des dispositions de l'article R. 751-3 du code de justice administrative, au ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires, et à la SAS Denjean Ariège Granulats.

Copie en sera adressée pour information au préfet de l'Ariège.

Délibéré après l'audience du 5 juillet 2022, à laquelle siégeaient :

M. Brossier, président,

Mme Héry, première conseillère,

M. Aymard, premier conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 12 juillet 2022.

La rapporteure,

F. A

Le président,

J. B. BROSSIER

La greffière,

E. NIVARD

La République mande et ordonne au ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires en ce qui le concerne et à tous huissiers à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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