vendredi 16 septembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nîmes |
| Section | Tribunal Administratif de Nîmes |
| N° Dossier | TA30-1926855 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | 3ème chambre |
| Avocat requérant | BACHELET |
Vu la procédure suivante :
D une ordonnance n° 462171 du 4 avril 2022, le président de la section du contentieux du Conseil d'Etat a transmis au tribunal administratif de Nîmes, en application de l'article R. 351-8 du code de justice administrative, la requête, enregistrée le 2 décembre 2019 au greffe du tribunal administratif de Toulouse, présentée D M. A C.
D cette requête et un mémoire complémentaire enregistré le 17 juin 2022, M. A C, représenté D Me Bachelet, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) d'annuler la décision du 28 mai 2019 D laquelle le directeur interrégional des services pénitentiaires de Toulouse a rejeté son recours administratif préalable obligatoire du 17 mai 2019, à l'encontre de la sanction de douze jours de cellule disciplinaire dont six jours avec sursis pendant six mois, prononcée à son encontre D la commission de discipline du centre de détention de Muret le 7 mai 2019 ;
2°) d'annuler la décision disciplinaire n°2019000137 en date du 7 mai 2019 ;
3°) d'enjoindre au directeur interrégional des services pénitentiaires de Toulouse, en cas d'annulation, de retirer cette procédure de son dossier pénitentiaire ou, à défaut, de mentionner au dossier le jugement du tribunal ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 alinéa 2ème de la loi n° 91-647 du 10 juin 1991 relative à l'aide juridictionnelle.
Il soutient que :
- les décisions attaquées sont entachées d'un défaut de motivation en méconnaissance des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration ;
- elles sont entachées d'un défaut d'examen particulier de sa personnalité et de sa situation ;
- elles sont entachées d'une erreur de droit et d'une incompétence négative, en ce que la sanction infligée revêt un caractère automatique, sans examen de sa situation individuelle ;
- en l'absence de précisions sur l'identité des assesseurs ayant siégé à la commission de discipline du 7 mai 2019, il lui est impossible de vérifier que ne siégeaient pas parmi eux les auteurs du compte-rendu d'incident et celui du rapport d'enquête et d'apprécier leur qualité et ainsi le respect des articles R. 57-7-8, R. 57-7-13 et R. 57-7-14 du code de procédure pénale ;
- il n'est pas établi que la rédactrice du rapport d'enquête était compétente pour rédiger cet acte selon les exigences posées D l'article L. 57-7-14 du code de procédure pénale ;
- il n'est pas établi que le chef d'établissement, autorité de poursuites disciplinaires en application de l'article R. 57-7-15 du code de procédure, avait donné délégation de compétence à la rédactrice du rapport d'enquête ;
- la faute disciplinaire n'est pas caractérisée dès lors qu'il a frappé son codétenu en état de légitime défense dans les conditions prévues D l'article 122-5 du code pénal ; à tout le moins, il convient de retenir l'excuse de provocation ;
- la sanction disciplinaire est disproportionnée et entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de sa situation personnelle et des conséquences graves qu'elle emporte sur son état psychique et psychologique dès lors que le médecin pénitentiaire avait préconisé l'interruption d'un précédent placement en cellule disciplinaire à raison de son état de santé psychologique.
D un mémoire en défense, enregistré le 16 mai 2022, le garde des sceaux, ministre de la justice, conclut au rejet de la requête.
Il soutient qu'aucun des moyens soulevés n'est fondé.
M. C a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale D une décision du bureau d'aide juridictionnelle de Toulouse en date du 8 novembre 2019.
Les parties ont été informées le 30 avril 2022, en application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que le jugement était susceptible d'être fondé sur un moyen relevé d'office tiré de l'irrecevabilité des conclusions dirigées contre la décision du 7 mai 2019, à laquelle s'est substituée la décision du directeur interrégional des services pénitentiaires portant rejet du recours administratif préalable obligatoire de M. C.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de procédure pénale,
- le code des relations entre le public et l'administration,
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991, modifiée, relative à l'aide juridique ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus, au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme B,
- et les conclusions de Mme Lellig, rapporteure publique.
Considérant ce qui suit :
1. M. C, incarcéré au centre de détention de Muret, a fait l'objet, le 26 avril 2019, d'un rapport d'incident à la suite d'une rixe avec un autre détenu. Pour ces faits, qualifiés de faute du premier degré sur le fondement des dispositions du 2° de l'article R. 57-7-1 du code de procédure pénale, le président de la commission de discipline de cet établissement, réunie le 7 mai 2019, a infligé à M. C la sanction de placement en cellule disciplinaire pour une durée de douze jours dont six jours avec sursis pendant six mois. D une décision du 28 mai 2019, du directeur interrégional des services pénitentiaires de Toulouse a rejeté le recours administratif préalable obligatoire de M. C qu'il avait reçu D le 17 mai 2019. M. C demande au tribunal l'annulation pour excès de pouvoir de ces décisions.
Sur les conclusions à fin d'annulation de la décision disciplinaire du 7 mai 2019 :
2. Aux termes de l'article R. 57-7-32 du code de procédure pénale : " La personne détenue qui entend contester la sanction prononcée à son encontre D la commission de discipline doit, dans le délai de quinze jours à compter du jour de la notification de la décision, la déférer au directeur interrégional des services pénitentiaires préalablement à tout recours contentieux. Le directeur interrégional dispose d'un délai d'un mois à compter de la réception du recours pour répondre D décision motivée. L'absence de réponse dans ce délai vaut décision de rejet ". Il résulte de ces dispositions qu'un détenu n'est recevable à déférer au juge administratif que la seule décision, expresse ou implicite, du directeur régional des services pénitentiaires, qui arrête définitivement la position de l'administration et qui se substitue ainsi à la sanction initiale prononcée D le chef d'établissement. Il s'ensuit que sont irrecevables les conclusions à fin d'annulation de la décision du 7 mai 2019, à laquelle s'est substituée la décision implicite intervenue à l'expiration du délai d'un mois suivant la réception du recours administratif préalable de M. C D le directeur régional des services pénitentiaires de Toulouse.
Sur les conclusions à fin d'annulation de la décision du 28 mai 2019 :
3. En premier lieu, aux termes de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration : " Les personnes physiques ou morales ont le droit d'être informées sans délai des motifs des décisions administratives individuelles défavorables qui les concernent.
A cet effet, doivent être motivées les décisions qui : () 8° Rejettent un recours administratif dont la présentation est obligatoire préalablement à tout recours contentieux en application d'une disposition législative ou réglementaire ".
4. La décision du 28 mai 2019 mentionne de façon suffisamment précise et non stéréotypée les motifs de droit et de fait qui en constituent le fondement. Elle vise l'article R. 57-7 du code de procédure pénale, précise que M. C était poursuivi pour avoir échangé des coups avec un codétenu suite à une altercation verbale le 26 avril 2019 ce que l'intéressé a reconnu, expliquant que leur différend résultait d'une dette qu'il avait envers ce détenu. Elle précise qu'exercer des violences physiques à l'encontre d'une personne détenue est constitutif d'une faute disciplinaire et que l'intéressé a déjà fait l'objet de procédures disciplinaires. L'obligation de motivation n'impose D ailleurs pas à l'autorité administrative de mentionner l'ensemble des éléments qu'elle a pris en compte mais seulement ceux sur lesquels elle fonde sa décision. D suite, le moyen tiré de son insuffisante motivation doit être écarté.
5. En deuxième lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier, ni d'ailleurs de la décision du 28 mai 2019 portant rejet de son recours administratif préalable, que l'administration pénitentiaire n'aurait pas procédé à un examen réel et sérieux de sa situation personnelle pour édicter la sanction attaquée.
6. En troisième lieu, il ne ressort pas des termes de la décision attaquée, qui précise notamment que la nature des faits reprochés, leur contexte ainsi que les éléments de personnalité du détenu ont été pris en compte dans le prononcé de la sanction, que le directeur interrégional des services pénitentiaires de Toulouse aurait prononcé une sanction automatique et qu'elle serait ainsi entachée d'une incompétence négative.
7. En quatrième lieu, la substitution, à la décision initiale, de la décision du directeur interrégional des services pénitentiaires de Toulouse ne fait pas obstacle à ce que soient invoquées, à l'appui du recours dirigé à l'encontre de cette seconde décision prise sur recours administratif préalable obligatoire, les éventuelles irrégularités de la procédure suivie devant la commission de discipline préalablement à la décision initiale.
8. Aux termes de l'article R. 57-7-6 du code de procédure pénale alors en vigueur : " La commission de discipline comprend, outre le chef d'établissement ou son délégataire, président, deux membres assesseurs ". L'article R. 57-7-8 du même code alors en vigueur dispose que : " Le président de la commission de discipline désigne les membres assesseurs. / Le premier assesseur est choisi parmi les membres du premier ou du deuxième grade du corps d'encadrement et d'application du personnel de surveillance de l'établissement. / Le second assesseur est choisi parmi des personnes extérieures à l'administration pénitentiaire qui manifestent un intérêt pour les questions relatives au fonctionnement des établissements pénitentiaires, habilitées à cette fin D le président du tribunal de grande instance territorialement compétent. La liste de ces personnes est tenue au greffe du tribunal de grande instance ". L'article R. 57-7-13 du même code alors en vigueur dispose que : " En cas de manquement à la discipline de nature à justifier une sanction disciplinaire, un compte rendu est établi dans les plus brefs délais D l'agent présent lors de l'incident ou informé de ce dernier. L'auteur de ce compte rendu ne peut siéger en commission de discipline ". En application de l'article R. 57-7-14 de ce code alors en vigueur : " A la suite de ce compte rendu d'incident, un rapport est établi D un membre du personnel de commandement du personnel de surveillance, un major pénitentiaire ou un premier surveillant et adressé au chef d'établissement. Ce rapport comporte tout élément d'information utile sur les circonstances des faits reprochés à la personne détenue et sur la personnalité de celle-ci. L'auteur de ce rapport ne peut siéger en commission de discipline () ". Enfin, aux termes de l'article R. 57-7-15 du code de procédure pénale alors en vigueur : " Le chef d'établissement ou son délégataire apprécie, au vu des rapports et après s'être fait communiquer, le cas échéant, tout élément d'information complémentaire, l'opportunité de poursuivre la procédure. () ".
9. Il ressort des pièces du dossier d'abord que le directeur adjoint du centre de détention de Muret qui a décidé d'engager des poursuites disciplinaires à l'encontre de M. C bénéficiait d'une délégation permanente de signature et de compétence du directeur d'établissement en date du 17 décembre 2018, publié au recueil des actes administratifs spécial de la préfecture de la Haute-Garonne n°31-2018-268 du 19 décembre 2018, accessible au juge comme aux parties sur le site internet de la préfecture, l'autorisant à signer, les décisions individuelles administratives, notamment l'engagement des poursuites disciplinaires sur le fondement de l'article R. 57-7-15 du code de procédure pénale. Le moyen tiré de l'incompétence de l'autorité de poursuite disciplinaire doit donc être écarté.
10. Il ressort ensuite des pièces du dossier que le compte-rendu de l'incident disciplinaire du 26 avril 2019 pour lequel M. C a été sanctionné puis le rapport d'enquête ont été rédigés respectivement D deux lieutenants pénitentiaires différents, membres du personnel de commandement du personnel pénitentiaire, dans le respect des exigences de l'article R. 57-7-14 du code de procédure pénale. Aucun de ces deux personnels de commandement n'a siégé à la séance de la commission de discipline du 7 mai 2019. Celle-ci a été présidée D le directeur du centre de détention assisté de deux assesseurs, l'un fonctionnaire pénitentiaire et l'autre personne extérieure à l'administration pénitentiaire. Il suit de là que les moyens tirés d'une part, de ce que la rédactrice du rapport d'enquête n'aurait pas été compétente pour rédiger cet acte au regard des exigences posées D l'article R. 57-7-14 du code de procédure pénale, d'autre part de ce que la commission de discipline aurait été irrégulièrement composée en violation des dispositions citées au point précédent doivent être écartés comme manquant en fait.
11. En cinquième lieu, il résulte des dispositions combinées des articles R. 57-7-1 2°, R. 57-7-33 8°et R. 57-7-47 du code de procédure pénale que le fait pour une personne détenue d'exercer des violences physiques à l'encontre d'une personne détenue constitue une faute disciplinaire du premier degré qui peut être sanctionnée, lorsque son auteur est majeur de la mise en cellule disciplinaire pour une durée maximale de vingt jours. Aux termes de l'article R. 57-7-49 de ce code : " Le président de la commission de discipline prononce celles des sanctions qui lui paraissent proportionnées à la gravité des faits et adaptées à la personnalité de leur auteur. () ".
12. Il appartient au juge de l'excès de pouvoir, saisi de moyens en ce sens, de rechercher si les faits reprochés à un détenu ayant fait l'objet d'une sanction disciplinaire constituent des fautes de nature à justifier une sanction et si la sanction retenue est proportionnée à la gravité de ces fautes.
13. La sanction infligée à M. C a été prise au motif que, le 26 avril 2019, un échange verbal virulent a opposé le requérant à un codétenu, qui lui a asséné un coup de poing et qu'un échange de coups s'en est suivi tandis qu'un troisième détenu essayait de les séparer. Blessé à l'arcade sourcilière gauche, le codétenu de M. C a été immédiatement conduit à l'unité sanitaire. Le requérant a reconnu la matérialité des faits devant la commission de discipline. A cet égard, s'il ressort du compte-rendu d'incident et du rapport d'enquête que l'altercation survenue entre M. C et un autre détenu a débuté D un coup porté D l'autre détenu, les violences physiques exercées ont été réciproques. En se bornant à se prévaloir de ce qu'il aurait été placé en état de légitime défense ou à tout le moins provoqué, M. C n'établit pas que le directeur interrégional des services pénitentiaires de Toulouse aurait fondé sa décision sur des faits matériellement inexacts ou aurait commis une erreur d'appréciation en les qualifiant de faute disciplinaire du premier groupe.
14. En sixième et dernier lieu, si M. C soutient que la mise en cellule disciplinaire ne serait pas, selon le médecin de la détention, une sanction adaptée à son état de santé psychique et psychologique, il ne produit aucun document médical au soutien de ses allégations. Il n'établit pas, ni même n'allègue, que la mise en cellule disciplinaire pendant une durée de six jours le priverait d'une prise en charge thérapeutique. Eu égard à la nature des faits établis et à la réitération de fautes disciplinaires, puisque M. C avait déjà été sanctionné à plusieurs reprises, dont deux fois pour des violences en détention, l'administration pénitentiaire, qui avait la possibilité de retenir en l'espèce jusqu'à vingt jours de mise en cellule disciplinaire, n'a pas commis d'erreur d'appréciation en prononçant une sanction de douze jours dont six jours avec sursis pendant six mois. Les moyens tirés de l'erreur d'appréciation et du caractère disproportionné de la peine doivent donc être écartés.
15. Il résulte de ce qui précède, et sans qu'il soit besoin de statuer sur la fin de non-recevoir soulevée en défense, que M. C n'est pas fondé à demander l'annulation du directeur interrégional en date du 28 mai 2019.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
16. Le présent jugement, qui rejette les conclusions à fin d'annulation, n'appelle aucune mesure d'exécution. Les conclusions à fin d'injonction et d'astreinte doivent donc être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
17. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'Etat, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, la somme que M. C demande au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1 er : La requête de M. C est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A C et au garde des sceaux, ministre de la justice.
Copie en sera adressée au bureau d'aide juridictionnelle du tribunal judiciaire de Toulouse.
Délibéré après l'audience du 2 septembre 2022, à laquelle siégeaient :
M. Peretti, président,
M. Parisien, premier conseiller,
Mme Bertrand, première conseillère.
Rendu public D mise à disposition au greffe le 16 septembre 2022.
La rapporteure,
B. B
Le président,
P. PERETTI
Le greffier,
D. BERTHOD
La République mande et ordonne au garde des sceaux, ministre de la justice, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026