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AccueilJurisprudence administrativeN° TA30-2000476

Tribunal Administratif de Nîmes — Décision N° TA30-2000476

mardi 30 mai 2023

JuridictionTribunal Administratif de Nîmes
SectionTribunal Administratif de Nîmes
N° DossierTA30-2000476
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Formation1ère Chambre
Avocat requérantLEGIER

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

I°) Par une requête et des mémoires complémentaires enregistrés sous le n° 2000476, les 7 février 2020, 23 juillet 2020 et 7 février 2022, F, représentée par Me Goujon, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté en date du 27 août 2019, par lequel le maire de Ménerbes ne s'est pas opposé à la déclaration préalable déposée par Mme C en vue de la division foncière d'un terrain situé chemin de Gaujas à Ménerbes, ensemble la décision du 9 décembre 2019 rejetant son recours gracieux ;

2°) de mettre à la charge des parties succombantes, une somme de 3 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- l'arrêté a été pris par une autorité incompétente pour ce faire ;

- le poteau d'incendie installé par la commune à proximité de la parcelle servant d'assiette au projet en litige ne respecte pas les conditions de mise en service décrites dans le référentiel national de la défense extérieure contre l'incendie ;

- ce poteau est implanté à proximité immédiate de la bâche 1, ce qui n'a aucun sens dans le cadre de la protection globale de la zone ;

- les caractéristiques de l'accès à la parcelle ne répondent pas aux exigences fixées par l'article 7.1.1 du règlement du PPRIF afférent à la zone B1.

Par des mémoires en défense enregistrés les 14 mai 2020 et 7 février 2022, la commune de Ménerbes, représentée par Me Légier, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mise à la charge de F une somme de 1 500 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que les moyens soulevés par F ne sont pas fondés.

Par des mémoires enregistrés les 22 juin 2020, 8 décembre 2020 et 28 février 2022, Mme C, représentée par Me Boulisset, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mise à la charge de F une somme de 3 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que les moyens soulevés par F ne sont pas fondés.

Un courrier du 7 janvier 2022 adressé aux parties en application des dispositions de l'article R. 611-11-1 du code de justice administrative, les a informées de la période à laquelle il est envisagé d'appeler l'affaire à l'audience et a indiqué la date à partir de laquelle l'instruction pourra être close dans les conditions prévues par le dernier alinéa de l'article R. 613-1 et le dernier alinéa de l'article R. 613-2 du même code.

Par ordonnance du 29 novembre 2022, la clôture de l'instruction a été fixée à sa date d'émission en application de l'article R. 613-1 du code de justice administrative.

II°) Par une requête et un mémoire complémentaire enregistrés, sous le n° 2000479, les 7 février et 23 juillet 2020, M. A E et Mme D E, représentés par Me Goujon, demandent au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté en date du 27 août 2019, par lequel le maire de Ménerbes ne s'est pas opposé à la déclaration préalable de division foncière d'un terrain situé chemin de Gaujas à Ménerbes, ensemble la décision du 9 décembre 2019 rejetant son recours gracieux ;

2°) de mettre à la charge des parties succombantes, une somme de 3 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Ils soutiennent que :

- l'arrêté a été pris par une autorité incompétente pour ce faire ;

- le poteau d'incendie installé par la commune à proximité de la parcelle servant d'assiette au projet en litige ne respecte pas les conditions de mise en service décrites dans le référentiel national de la défense extérieure contre l'incendie et ce poteau est implanté à proximité immédiate de la bâche 1, ce qui n'a aucun sens dans le cadre de la protection globale de la zone ;

- les caractéristiques de l'accès à la parcelle ne répondent pas aux exigences fixées par l'article 7.1.1 du règlement du PPRIF afférent à la zone B1.

Par des mémoires en défense enregistrés les 8 mars 2020, 1er mai 2020 et 7 février 2022, la commune de Ménerbes, représentée par Me Légier, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mise à la charge de M. et Mme E une somme de 1 500 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que les moyens soulevés par M. et Mme E ne sont pas fondés.

Par un mémoire enregistré le 22 juin 2022, Mme B C, représentée par Me Boulisset conclut au rejet de la requête et à ce que soit mise à la charge de M. et Mme E une somme de 3 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que les moyens soulevés par M. et Mme E ne sont pas fondés.

Un courrier du 7 janvier 2022 adressé aux parties en application des dispositions de l'article R. 611-11-1 du code de justice administrative, les a informées de la période à laquelle il est envisagé d'appeler l'affaire à l'audience et a indiqué la date à partir de laquelle l'instruction pourra être close dans les conditions prévues par le dernier alinéa de l'article R. 613-1 et le dernier alinéa de l'article R. 613-2 du même code.

Par ordonnance du 29 novembre 2022, la clôture de l'instruction a été fixée à sa date d'émission en application de l'article R. 613-1 du code de justice administrative.

Vu les autres pièces des dossiers ;

Vu :

- le code général des collectivités territoriales ;

- le code de l'urbanisme ;

- le plan de prévention des risques incendie de forêt de Ménerbes ;

- le plan local d'urbanisme de la commune de Ménerbes ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Ruiz,

- les conclusions de Mme Bourjade, rapporteure publique,

- les observations de Me Goujon, représentant M. et Mme E et F, et celles de Me Légier, représentant la commune de Ménerbes.

Considérant ce qui suit :

1. Mme C a déposé une déclaration préalable en vue de la division foncière d'un terrain situé chemin de Gaujas à Ménerbes, sur les parcelles section AW nos 596 et 602. Par arrêté du 27 août 2019, la commune ne s'est pas opposée à cette déclaration préalable. Par une requête enregistrée sous le n° 2000476, F demande au tribunal d'annuler cet arrêté ainsi que la décision rejetant son recours gracieux. Par une requête enregistrée sous le n° 2000479, M. et Mme E demandent également au tribunal d'annuler cet arrêté ainsi que la décision rejetant leur recours gracieux.

Sur la jonction des requêtes :

2. Les requêtes enregistrées sous le n° 2000476 et sous le n° 2000479 sont dirigées contre une même décision d'urbanisme et comportent des moyens identiques. Il y a lieu de les joindre pour statuer par un même jugement.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

En ce qui concerne la légalité externe de la décision :

3. D'une part, l'article L. 2122-17 du code général des collectivités territoriales dispose que : " En cas d'absence, de suspension, de révocation ou de tout autre empêchement, le maire est provisoirement remplacé, dans la plénitude de ses fonctions, par un adjoint, dans l'ordre des nominations et, à défaut d'adjoint, par un conseiller municipal désigné par le conseil ou, à défaut, pris dans l'ordre du tableau. ".

4. D'autre part, l'article L. 2122-18 du même code dispose que : " Le maire est seul chargé de l'administration, mais il peut, sous sa surveillance et sa responsabilité, déléguer par arrêté une partie de ses fonctions à un ou plusieurs de ses adjoints et à des membres du conseil municipal. / Le membre du conseil municipal ayant démissionné de la fonction de maire en application des articles LO 141 du code électoral, L. 3122-3 ou L. 4133-3 du présent code ne peut recevoir de délégation jusqu'au terme de son mandat de conseiller municipal ou jusqu'à la cessation du mandat ou de la fonction l'ayant placé en situation d'incompatibilité. Les membres du conseil municipal exerçant un mandat de député, de sénateur ou de représentant au Parlement européen ne peuvent recevoir ou conserver de délégation, sauf si celle-ci porte sur les attributions exercées au nom de l'Etat mentionnées à la sous-section 3 de la présente section. Lorsque le maire a retiré les délégations qu'il avait données à un adjoint, le conseil municipal doit se prononcer sur le maintien de celui-ci dans ses fonctions. ".

5. La commune produit en défense une délégation donnée par le maire par arrêté du 8 avril 2014 à la première adjointe, signataire de l'arrêté en litige " en cas d'absence ou d'empêchement du Maire ". Toutefois, la signataire de la décision en litige, en sa qualité de premier adjoint au maire, bénéficie de plein droit d'une délégation identique sur le fondement des dispositions précitées de l'article L. 2121-17 du code général des collectivités territoriales qui donnent compétence aux adjoints dans l'ordre des nominations et à défaut aux conseillers municipaux en cas notamment d'empêchement du maire. Au cas présent, dès lors que les requérants ne contestent pas que le maire était bien empêché à la date d'édiction de la décision en litige, ils ne peuvent utilement se prévaloir des irrégularités entachant la délégation de signature versée au débat par la commune. Il s'en déduit que sa première adjointe avait bien compétence pour signer la décision en litige.

En ce qui concerne la légalité interne de la décision :

6. Aux termes du Titre 3 " Règles applicables dans la zone B1 " du règlement du plan de prévention des risques d'incendie de forêt de Ménerbes : " La zone B1 correspond à un secteur en aléa feu de forêt fort à très fort dans lequel le nombre de bâtiments préexistants à la date de référence est tel que leur défense en cas d'incendie peut être assurée dans des conditions techniques et économiques acceptables (). On considère alors comme admissible le risque né d'une densification ou d'une extension limitée de l'urbanisation, une fois les équipements publics réalisés sur l'intégralité de la zone. ". Aux termes de son article 3.1 intitulé Dispositions générales applicables dans la zone B1 : " Sont interdits en zone B1 : / Tous travaux, ouvrages, aménagements, constructions ou installations de quelque nature qu'ils soient qui ne sont pas expressément autorisés par le présent titre. () Peuvent également être autorisés après réalisation des équipements publics de défense : / Les constructions nouvelles à usage d'habitations sous réserve du respect des dispositions suivantes : / - Les constructions ne peuvent être autorisées que si préalablement les terrains de l'intégralité de la zone sont desservis par des équipements publics tels que définis dans le titre 7. / - Les lotissements pourront être autorisés à condition que les équipements du lotissement présentent au moins les caractéristiques figurant dans le titre 7 et que les travaux de V.R.D. du lotissement ne fassent pas l'objet d'un phasage. ". Aux termes de l'article 7.1.1 " Conditions relatives aux équipements publics ", du règlement de ce plan : " Conditions d'ouverture à la construction des zones B1 : les terrains doivent avoir accès à une voie ouverte à la circulation publique présentant les caractéristiques suivantes, de nature à permettre à la fois l'évacuation des personnes et à faciliter l'intervention sur le terrain des moyens de secours : () - chaussée revêtue susceptible de supporter un véhicule de 13 tonnes dont 9 sur l'essieu arrière ; () - largeur minimale de la voie de 5 mètres en tout point ; () - si la voie est une impasse elle doit comporter en son extrémité une placette de retournement présentant des caractéristiques au moins égales à celles du schéma annexé ". Enfin, aux termes de l'article 7.1 intitulé Conditions relatives aux équipements publics, du Titre 7 " Equipements " du règlement de ce plan : " () Article 7.1.2 Défense contre l'incendie / Les voies de desserte visées au 7.1.1 doivent être équipées de poteaux d'incendie séparés entre eux d'une distance inférieure ou égale à 300 mètres, le poteau desservant la construction la plus éloignée ne pouvant en être distant de plus de 150 m. / () / Les poteaux doivent être alimentés par des canalisations telles que le débit utilisable soit supérieur ou égal à 60m3/h pendant 2 heures. / A défaut, il peut être admis que la protection soit assurée par la présence d'une réserve d'eau publique de 120 m3, à condition que cette réserve soit située à moins de 150 mètres du groupe des bâtiments dont elle est destinée à assurer la protection, ce groupe ne devant pas excéder 5 bâtiments. L'accès à cette réserve doit être réalisé dans les conditions décrites au dernier paragraphe du 7.1.1 ci-dessus. / Il peut également être admis que la protection soit assurée : / --) Pour les constructions nouvelles autorisées sans équipement préalable généralisé dans les zones R, B1 ou B2, si le réseau a un débit compris entre 30 et 60 m3/h, et si les poteaux incendie sont implantés conformément aux caractéristiques décrites au premier alinéa du présent paragraphe 7.1.2, par une réserve d'eau publique de 30 m3 minimum située à moins de 50 mètres du bâtiment, l'accès à cette réserve étant conforme aux conditions décrites pour l'accès routier à la construction (§ 7.1.1 ci-dessus). () ".

7. Pour invoquer la méconnaissance des dispositions sus rappelées, les requérants critiquent la suffisance du dispositif de défense contre l'incendie et les caractéristiques du chemin de desserte des parcelles en litige en s'appuyant tout d'abord sur le rapport d'une personne qui se présente comme inscrite sur la liste des experts auprès de la Cour d'Appel, qu'ils ont eux-mêmes mandatée. Il ressort du rapport de cet expert qu'il ne se borne pas à faire état de considérations techniques mais procède à des qualifications juridiques de conformité à la réglementation existante, outrepassant la mission généralement assignée à un expert technique. Par ailleurs, il n'apporte aucune précision sur des débits ou situations de fonctionnement qu'il aurait lui-même constatés et ne permet pas davantage au tribunal de déterminer quelles sont les parties du chemin de Gaujas dont il décrit les caractéristiques et qu'il qualifie d'insuffisantes et non-conformes aux prescriptions en vigueur. Ces éléments ne permettent pas à eux seuls de remettre en cause les mentions portées dans le procès-verbal de réception du nouveau poteau d'eau incendie implanté à proximité des parcelles d'assiette du projet en litige, établi le 18 juin 2019, complété le 21 septembre 2019 et signé par un représentant de la commune, un représentant du service des eaux et un représentant du service départemental d'incendie et de secours du Vaucluse, faisant état de la conformité aux besoins en eau attendus dans le cadre de l'étude du SDIS. En outre, les requérants ne sauraient remettre en cause la pertinence de l'avis du SDIS sur les caractéristiques de ce dispositif en se prévalant du référentiel national de la défense extérieure contre l'incendie ou encore de la réglementation applicable dans le département de Haute-Garonne qui visent un débit nominal minimum à respecter alors que les prescriptions applicables ne visent qu'un débit utilisable minimum de 60 m³/h, respecté en l'espèce puisque le procès-verbal de réception du poteau mentionne un débit de 63 m³/h. Enfin, si les requérants font valoir que tant le tribunal administratif de Nîmes que son juge d'appel ont relevé l'insuffisance du dispositif de lutte contre l'incendie desservant la parcelle d'assiette du projet en litige, les contestations opérées par ces juges remontent à 2017 avant l'installation d'un nouveau dispositif et sont sans incidence sur l'appréciation susceptible d'être portée sur le niveau de défense de la zone.

8. Par ailleurs, les requérants reprennent les mêmes insuffisances du chemin de Gaujas pour assurer la sécurité des engins de lutte contre l'incendie qu'ils avaient déjà invoquées devant le tribunal. En tout état de cause, alors que les dispositions qu'ils invoquent n'ont vocation à s'appliquer que dans le cas d'ouverture à la construction des zones B1, alors qu'au cas présent, la zone est déjà ouverte à l'urbanisation, si les requérants affirment que la largeur du chemin de Gaujas est inférieure à cinq mètres, ils ne démontrent pas que l'accès au projet se ferait nécessairement par cette portion de voirie et non en sa partie opposée. De la même manière, la circonstance que le chemin de Gaujas forme un angle droit à la hauteur de la parcelle cadastrée section AW n° 538 est sans incidence sur la conformité de ce chemin aux prescriptions fixées par le PPRIF de Ménerbes dès lors que ce coude est situé après le terrain d'assiette du projet en litige et qu'il ne constitue pas un point de passage obligé pour les services de secours. Ainsi, il s'avère que les dimensions de la voie de desserte répondent aux exigences de largeur précitées et permettent le croisement des véhicules de secours jusqu'au terrain d'assiette du projet. Au demeurant, le projet en litige prévoit la cession d'une partie de la parcelle à la commune en vue de réaliser une aire afin de permettre les manœuvres notamment des véhicules de secours aux abords de la parcelle à diviser.

9. Enfin, les dispositions précitées du PPRIF n'ont ni pour objet ni pour effet de conditionner la densification de la zone où est implanté le projet à ce que tout le périmètre bénéficie d'une protection identique pour chaque parcelle non bâtie. Aussi, dès lors que la zone était initialement desservie par seulement deux réserves d'eau et que le projet aura pour effet de doter les constructions à venir d'un dispositif d'approvisionnement en eau plus pérenne, les requérants ne peuvent sérieusement soutenir que le dispositif de protection des maisons existantes devait être renforcé avant d'envisager la construction de nouvelles habitations, malgré l'avis du SDIS qui estime la zone défendable.

10. Il résulte de ce qui précède, sans qu'il soit besoin d'examiner la recevabilité de la requête présentée par F, que les conclusions des présentes requêtes ne peuvent qu'être rejetées.

Sur les frais liés au litige :

11. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce qu'il soit fait droit aux conclusions des requérants dirigées contre des parties qui ne sont pas perdantes. Il y a lieu en revanche, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de F et de M. et Mme E une somme de 1 000 euros chacun, à verser à la commune de Ménerbes. Il y a également lieu dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge des requérants une somme de 1 000 euros chacun, à verser à Mme C.

D E C I D E :

Article 1er : Les requêtes enregistrées sous les n° 2000476 et n° 2000479 sont rejetées.

Article 2 : F versera à la commune de Ménerbes une somme de 1 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et la même somme à Mme C.

Article 3 : M. et Mme E verseront à la commune de Ménerbes une somme de 1 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et la même somme à Mme C.

Article 4 : Le présent jugement sera notifié à F, à M. A et Mme D E, à la commune de Ménerbes et à Mme B C.

Délibéré après l'audience du 12 mai 2023, à laquelle siégeaient :

M. Antolini, président,

Mme Ruiz, première conseillère,

M. Lagarde, premier conseiller,

Rendu public par mise à disposition au greffe le 30 mai 2023.

La rapporteure,

I. RUIZ

Le président,

J. ANTOLINI

La greffière,

A. OLSZEWSKI

La République mande et ordonne à la préfète de Vaucluse en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

2, 2000479

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