jeudi 30 mars 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nîmes |
| Section | Tribunal Administratif de Nîmes |
| N° Dossier | TA30-2002357 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 2ème chambre |
| Avocat requérant | CABINET GIL CROS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires, enregistrés le 11 août 2020, le 20 janvier 2021 et le 30 septembre 2022, Mme A D, représentée par Me Le Sagère, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 5 mars 2020 par lequel le maire de la commune de Bagnols-sur-Cèze a refusé de reconnaître comme imputable au service l'accident dont elle a été victime le 28 avril 2019 et l'a placé en congé de maladie ordinaire du 28 avril au 14 novembre 2019 ;
2°) d'enjoindre à la commune de Bagnols-sur-Cèze de reconnaître imputable au service son accident du 28 avril 2019 et de prendre en charge, à ce titre, ses arrêts maladie du 28 avril au 14 novembre 2019, dans un délai d'un mois à compter de la notification de la décision à intervenir, sous astreinte de 150 euros par jour de retard, avec toutes les conséquences de fait et de droit, à défaut, de procéder au réexamen de sa situation ;
3°) de condamner la commune de Bagnols-sur-Cèze à lui verser la somme de 1 500 euros en réparation de ses préjudices liés à la violation du secret médical et à l'absence de tenue d'un examen médical.
Elle soutient que :
- l'arrêté attaqué a été pris par une autorité non habilitée ;
- il est insuffisamment motivé ;
- la procédure est irrégulière dès lors qu'il n'a pas été précédé de la consultation de la commission de réforme, que la commune n'a pas diligenté d'enquête administrative et ne l'a pas adressé à un médecin expert agréé ;
- il est entaché d'un vice de procédure dès lors que le groupe de travail, qui s'est réuni le 26 septembre 2019 et qui a statué sur son cas, ne comprenait aucun médecin ;
- il est entaché d'un vice de procédure dès lors que la commune ne lui a pas transmis spontanément les informations concernant le CITIS et qu'elle a été contrainte de les solliciter ;
- il est entaché d'une erreur d'appréciation, en méconnaissance de l'article 57 de la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984, dès lors que la commune aurait dû prendre en compte sa situation personnelle caractérisée par un syndrome anxio-dépressif précédemment reconnu imputable au service et par un harcèlement moral subi au travail ; la commune ne justifie pas de l'absence de lien entre son accident et l'exercice de ses fonctions alors que le médecin du travail a constaté qu'elle souffrait d'une dépression clinique associée à sa chute du 28 avril 2019 ;
- le secret médical a été méconnu, dès lors qu'elle a été contrainte de transmettre à la commune des données dépassant le cadre du volet n°1 de son certificat d'arrêt de travail ; pour cette raison, la commune a commis une faute de nature à engager sa responsabilité ;
- elle n'a pas bénéficié d'un examen médical périodique malgré ses demandes en ce sens ; pour cette raison, la commune a commis une faute de nature à engager sa responsabilité.
Par des mémoires en défense, enregistrés le 18 septembre 2020, le 5 février 2021 et le 29 août 2022, la commune de Bagnols-sur-Cèze, représentée par la SELARL Gil-Cros, conclut au rejet de la requête et demande que la somme de 1 500 euros soit mise à la charge de la requérante au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir, dans le dernier état de ses écritures, que les conclusions indemnitaires présentées par la requérante sont irrecevables faute de liaison du contentieux et que les moyens de la requête sont infondés.
Mme D a été a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 14 octobre 2020.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 ;
- la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984 ;
- le décret n° 87-602 du 30 juillet 1987 ;
- le décret n° 2019-301 du 10 avril 2019 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
-le rapport de M. F,
-les conclusions de Mme Chamot, rapporteure publique,
-les observations de Me Le Sagère, représentant Mme D, et de Me Cros, représentant la commune de Bagnols-sur-Cèze.
Considérant ce qui suit :
1. Mme D, agent administratif exerçant ses fonctions au sein de la commune de Bagnols-sur-Cèze depuis décembre 2000, a été victime d'un accident le 12 février 2015, reconnu imputable au service par un arrêté du 13 juillet 2018 l'ayant rétroactivement placée en congé de maladie à ce titre du 12 février 2015 au 15 mai 2016. Suivant un avis de la commission de réforme du 27 septembre 2018, le maire de la commune a accepté de faire remonter au 31 janvier 2014 la date de son accident initial et de reconnaître l'imputabilité au service des arrêts maladie du 31 janvier au 15 février 2014 puis du 10 juillet au 31 août 2014. Par un arrêté du 31 janvier 2019, le maire a fixé la date de consolidation de l'état de santé de Mme D au 16 mai 2016. Le 28 avril 2019, l'intéressée a été victime d'une chute à son domicile et a transmis à la commune des arrêts de travail pour la période du 28 avril au 14 novembre 2019. Par un arrêté du 5 mars 2020, le maire de la commune de Bagnols-sur-Cèze a refusé de reconnaître comme imputable au service l'accident dont l'intéressée a été victime le 28 avril 2019 et l'a placée en congé de maladie ordinaire du 28 avril au 14 novembre 2019. Mme D a formé un recours gracieux contre cet arrêté, rejeté par une décision du 8 juin 2020. Par la présente requête, l'intéressée demande au tribunal d'annuler l'arrêté du 5 mars 2020 et présente des conclusions indemnitaires.
Sur la légalité de l'arrêté attaqué :
2. Aux termes de l'article 21 bis de la loi du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires applicable : " I.- Le fonctionnaire en activité a droit à un congé pour invalidité temporaire imputable au service lorsque son incapacité temporaire de travail est consécutive à un accident reconnu imputable au service, à un accident de trajet ou à une maladie contractée en service définis aux II, III et IV du présent article. (). Le fonctionnaire conserve l'intégralité de son traitement jusqu'à ce qu'il soit en état de reprendre son service ou jusqu'à la mise à la retraite. Il a droit, en outre, au remboursement des honoraires médicaux et des frais directement entraînés par la maladie ou l'accident. (). VI. -Un décret en Conseil d'Etat fixe les modalités du congé pour invalidité temporaire imputable au service mentionné au premier alinéa et détermine ses effets sur la situation administrative des fonctionnaires ". Aux termes de l'article 37-du décret du 31 juillet 1987 : " L'autorité territoriale qui instruit une demande de congé pour invalidité temporaire imputable au service peut :1° Faire procéder à une expertise médicale du demandeur par un médecin agréé lorsque des circonstances particulières paraissent de nature à détacher l'accident du service ou lorsque l'affection résulte d'une maladie contractée en service telle que définie au IV de l'article 21 bis de la loi du 13 juillet 1983 précitée ; 2° Diligenter une enquête administrative visant à établir la matérialité des faits et les circonstances ayant conduit à la survenance de l'accident ou l'apparition de la maladie ". Aux termes de l'article 37-6 du même décret : " La commission de réforme est consultée par l'autorité territoriale :1° Lorsqu'une faute personnelle ou toute autre circonstance particulière est potentiellement de nature à détacher l'accident du service ; 2° Lorsqu'un fait personnel du fonctionnaire ou toute autre circonstance particulière étrangère notamment aux nécessités de la vie courante est potentiellement de nature à détacher l'accident de trajet du service ; 3° Lorsque l'affection résulte d'une maladie contractée en service telle que définie au IV de l'article 21 bis de la loi du 13 juillet 1983 précitée dans les cas où les conditions prévues au premier alinéa du même IV ne sont pas remplies. ".
3. Un accident survenu le 28 avril 2019, déclaré en tant qu'accident de service postérieurement et ayant donné lieu à des congés maladie à compter du 28 avril 2019, obéit aux nouvelles conditions fixées par le chapitre 1er du décret du 10 avril 2019, entré en vigueur le 13 avril 2019, modifiant le décret du 30 juillet 1987 précité. Par suite, la requérante, qui n'était pas en congés maladie à cette date et qui se prévaut de la circonstance que cet accident est constitutif d'une rechute de son accident du 12 février 2015 reconnu imputable au service, n'est pas fondée à se prévaloir d'une situation juridiquement constituée avant l'entrée en vigueur du décret du 10 avril 2019 précité.
4. En premier lieu, l'arrêté attaqué du 5 mars 2020 a été signé par M. E C, maire de la commune de Bagnols-sur-Cèze, qui dispose d'une compétence générale dans les affaires de sa commune. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'arrêté attaqué doit être écarté.
5. En deuxième lieu, l'arrêté attaqué vise les textes dont il est fait application et mentionne, d'une part, que la chute accidentelle dont cet agent a été victime le 28 avril 2019 à 9 heures à son domicile n'est pas survenue dans le temps et le lieu du service, ni à l'occasion de l'exercice de ses fonctions ou d'une activité qui en constitue le prolongement, d'autre part, que cet accident n'est pas non plus survenu à l'occasion d'un trajet entre la résidence de Mme D et le lieu où s'accomplit son service et, par ailleurs, qu'aucun lien ne peut être établi entre la chute accidentelle de l'intéressée du dimanche 28 avril 2019 et ses obligations de service d'une part et l'accident au 31 janvier 2014 reconnu imputable au service d'autre part. Par suite, l'arrêté attaqué est suffisamment motivé.
6. En troisième lieu, Mme D qui ne relève pas de l'un des cas de consultation obligatoire préalable de la commission de réforme prévus à l'article 37-6 du décret du 31 juillet 1987 cité au point 2, ne peut utilement soutenir que l'arrêté attaqué est entaché d'un vice de procédure en l'absence de saisine préalable de cette commission.
7. En quatrième lieu, la requérante n'allègue ni ne démontre l'utilité d'une enquête et d'une expertise médicale au sens de l'article 37-6 du décret du 31 juillet 1987 cité au point 2 ou qu'elle aurait été privée d'une garantie en méconnaissance de ces dispositions. Par suite, les moyens tirés de l'absence d'enquête ou d'expertise médicale préalables doivent être rejetées.
8. En cinquième lieu, si Mme D soutient que l'arrêté attaqué est entaché d'un vice de procédure dès lors que le groupe de travail, qui s'est réuni le 26 septembre 2019 et qui a statué sur son cas, ne comprenait aucun médecin de prévention, aucune disposition ne prévoit une telle obligation. Par suite, le moyen doit être écarté comme inopérant.
9. En sixième lieu, la requérante soutient que l'arrêté attaqué est entaché d'un vice de procédure dès lors que la commune ne lui a pas transmis spontanément les informations concernant le CITIS et qu'elle a été contrainte de les solliciter. Toutefois, dès lors que par courriers du 18 novembre 2019, du 18 décembre 2019, du 22 janvier 2020 et du 24 février 2019, Mme D a été dument informée du régime et de la procédure applicable à sa demande de reconnaissance d'imputabilité au service de son accident, le moyen, qui manque en fait, doit être écarté.
10. En septième lieu, si Mme D se prévaut de l'absence de bénéfice d'un examen médical périodique malgré ses demandes en ce sens, une telle circonstance, à la supposer établie, est sans incidence sur la procédure ayant conduit à l'arrêté attaqué. Par suite, ce moyen doit être écarté comme inopérant.
11. En dernier lieu, constitue un accident de service un évènement survenu à une date certaine, par le fait ou à l'occasion du service, dont il est résulté une lésion, quelle que soit la date d'apparition de celle-ci. Par ailleurs, doivent être pris en charge au titre de l'accident de service les arrêts de travail et les frais médicaux présentant un lien direct et certain avec l'accident initial y compris, le cas échéant, s'ils interviennent postérieurement à la date de consolidation constatée par l'autorité compétente. Lorsque l'état d'un fonctionnaire est consolidé postérieurement à un accident imputable au service, le bénéfice de ces dispositions est subordonné, non pas à l'existence d'une rechute ou d'une aggravation de sa pathologie, mais à l'existence de troubles présentant un lien direct et certain avec l'accident de service.
12. Il ressort des pièces du dossier, et notamment de la déclaration d'accident de service présentée par Mme D que cet accident survenu le dimanche 28 avril 2019 est constitué par une chute survenue au domicile de la requérante lui ayant occasionné des lésions aux chevilles et aux poignets ainsi que des troubles psychologiques, cette dernière mention ayant été ajoutée par l'intéressée postérieurement le 23 janvier 2020. Si la requérante impute cet accident à la situation de harcèlement moral dont elle considère être victime sur son lieu de travail et soutient qu'il constitue une rechute de son accident du 31 janvier 2014 reconnu imputable au service, ni l'avis du médecin conseil, ni les arrêts de travail consécutifs produits, ni encore aucune autre pièce, ne permettent de démontrer que cet accident serait intervenu par le fait ou à l'occasion du service. En outre, la production d'un avis favorable de la commission de réforme rendu le 16 décembre 2021 et des conclusions administratives du Dr B rendues le 28 mars 2022, concernant une rechute d'un accident du travail intervenue le 1er mars 2021, est sans incidence sur la légalité de l'arrêté attaqué. Par suite, Mme D n'est pas fondée à soutenir qu'en refusant de considérer son accident du 28 avril 2019 comme imputable au service, le maire de la commune de Bagnols-sur-Cèze a entaché l'arrêté attaqué d'erreur d'appréciation.
13. Il résulte de ce qui précède que les conclusions en annulation de la requête, et par voie de conséquence celles présentées à fin d'injonction, doivent être rejetées.
Sur les conclusions indemnitaires :
14. Aux termes du deuxième alinéa de l'article R. 421-1 du code de justice administrative : " Lorsque la requête tend au paiement d'une somme d'argent, elle n'est recevable qu'après l'intervention de la décision prise par l'administration sur une demande préalablement formée devant elle. ".
15. En l'espèce, la requérante ne justifie pas avoir formé auprès de la commune de Bagnols-sur-Cèze une demande indemnitaire préalable. Dès lors, ses conclusions à fin d'indemnisation sont irrecevables et doivent être rejetées.
Sur les conclusions tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :
16. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de la commune de Bagnols-sur-Cèze, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, la somme que Mme D demande au titre des frais exposés par elle et non compris dans les dépens. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de mettre à la charge de Mme D la somme que la commune de Bagnols-sur-Cèze demande au même titre.
D E C I D E :
Article 1er : La requête présentée par Mme D est rejetée.
Article 2 : Les conclusions présentées par la commune de Bagnols-sur-Cèze au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme A D et à la commune de Bagnols-sur-Cèze.
Délibéré après l'audience du 9 mars 2023, à laquelle siégeaient :
Mme Corneloup, présidente de la 2ème chambre,
Mme Galtier, première conseillère,
M. Chevillard, premier conseiller,
Rendu public par mise à disposition au greffe le 30 mars 2023.
Le rapporteur,
F. F
La présidente de la 2ème chambre,
F. CORNELOUP
La greffière,
F. GARNIER
La République mande et ordonne à la préfète du Gard en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
N°2002357
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026