mardi 27 septembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nîmes |
| Section | Tribunal Administratif de Nîmes |
| N° Dossier | TA30-2002909 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | 4ème chambre magistrat statuant seul |
| Avocat requérant | SELARL ANDREANI HUMBERT COLLIN |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 1er octobre 2020 sous le n° 2002909, et un mémoire enregistré le 13 mai 2022, M. A B doit être regardé comme demandant au tribunal d'annuler la décision du 24 septembre 2020 par laquelle La Poste lui a infligé la sanction de l'avertissement.
M. A B soutient que la décision attaquée est entachée d'erreur de fait.
Par un mémoire enregistré le 6 mai 2022, La Poste, représenté par Me Andréani, conclut au rejet de la requête et réclame la somme de 2 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
La Poste soutient que les faits reprochés à M. A B sont matériellement établis.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 ;
- la loi n° 84-16 du 11 janvier 1984.
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. Brossier, vice-président, en application de l'article R. 222-13 du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties de l'audience publique.
Ont été entendus de l'audience publique :
- le rapport de M. C ;
- les conclusions de Mme Achour, rapporteure publique ;
- puis les observations de M. A B et celles de Me Andréani pour La Poste.
Considérant ce qui suit :
1. Par décision n° 67 du 22 septembre 2020, la sanction de l'avertissement a été infligée à M. B, agent APN2 de La Poste en charge du traitement des colis sur le site de Cavaillon, au motif que le 27 juillet 2020, sur son lieu de travail, il avait filmé des collègues de travail avec son téléphone portable. Par décision rectificative n° 67 du 24 septembre 2020, qui rectifie une erreur de date en retirant implicitement mais nécessairement la décision prise le 22 septembre 2020, la même sanction a été infligée au motif que M. B avait filmé des collègues de travail sur son lieu de travail avec son téléphone portable, non le 27 juillet 2020, mais le 22 juillet 2020. M. B doit être regardé comme demandant l'annulation cette dernière décision n° 67 du 24 septembre 2020.
2. Aux termes de l'article 19 de la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983, dans sa rédaction applicable : " Le pouvoir disciplinaire appartient à l'autorité investie du pouvoir de nomination. () ". Aux termes de l'article 66 de la loi n° 84-16 du 11 janvier 1984, dans sa rédaction applicable : " Les sanctions disciplinaires sont réparties en quatre groupes. Premier groupe : - l'avertissement () ".
3. La charge d'établir la matérialité des faits reprochés à un agent sanctionné à titre disciplinaire incombe à son employeur. En l'espèce, il ressort des pièces du dossier que les faits du 22 juillet 2020 susmentionnés reprochés à M. B sont relatés de façon précise par deux attestations des supérieurs hiérarchiques de l'intéressé. Face à ce commencement de preuve, M. B se contente, d'une part, de soutenir que de tels témoignages seraient insuffisamment probants en l'absence d'autre témoignage ou d'une vidéosurveillance, d'autre part, d'invoquer de façon inopérante, dans le présent litige disciplinaire, des circonstances relatives à l'état de santé de son dos. Dans ces conditions, La Poste doit être regardée comme établissant la matérialité des faits reprochés à M. B.
4. Il résulte de ce qui précède que l'unique moyen de M. B, tiré de l'erreur de fait, doit être écarté. M. A B n'étant donc pas fondé à demander l'annulation de la décision attaquée, sa requête doit être rejetée.
5. Enfin et dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions de La Poste formées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D É C I D E :
Article 1er : La requête n° 2002909 de M. A B est rejetée.
Article 2 : Les conclusions de La Poste formées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et à La Poste.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 27 septembre 2022.
Le magistrat désigné,
J.B. C
Le greffier,
E. NIVARD
La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026