LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA30-2003269

Tribunal Administratif de Nîmes — Décision N° TA30-2003269

mardi 31 janvier 2023

JuridictionTribunal Administratif de Nîmes
SectionTribunal Administratif de Nîmes
N° DossierTA30-2003269
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Formation1ère Chambre
Avocat requérantBETROM

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 25 octobre 2020, M. A C, représenté par Anslex Avocats, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 12 février 2020 par lequel le maire de Pernes-les-Fontaines a refusé de lui délivrer un permis de construire, ensemble la décision implicite de rejet de son recours gracieux ;

2°) d'enjoindre au maire de Pernes-les-Fontaines de lui délivrer le permis de construire demandé dans un délai de quinze jours suivant la notification du jugement à intervenir ;

3°) de mettre à la charge de la commune de Pernes-les-Fontaines la somme de 2 000 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- l'arrêté attaqué est insuffisamment motivé ;

- il est entaché d'une erreur de droit dès lors que la commune ne pouvait appliquer à sa demande de permis construire les dispositions du plan local d'urbanisme (PLU), le permis d'aménager le lotissement dont fait partie le terrain d'assiette de son projet n'étant pas caduc et ayant pour effet de cristalliser les règles d'urbanisme applicables à sa demande.

Par un mémoire en défense enregistré le 4 janvier 2021, la commune de Pernes-les-Fontaines, représentée par Me Betrom, conclut au rejet de la requête et à ce qu'une somme de 2 000 euros soit mise à la charge des requérants en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle fait valoir que les moyens soulevés par le requérant ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- le code de l'urbanisme ;

- le décret n° 2014-1661 du 29 décembre 2014 ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme B,

- les conclusions de Mme Bourjade, rapporteure publique,

- et les observations de Me Rose, représentant M. C.

Considérant ce qui suit :

1. Par un arrêté du 24 janvier 2013, le maire de Pernes-les-Fontaines a délivré un permis d'aménager autorisant la création d'un lotissement constitué de trois lots sur un terrain situé chemin de l'Araufo. Le 15 novembre 2019, M. C a déposé une demande de permis de construire une maison individuelle avec garage et l'édification d'une clôture sur un terrain constituant l'un de ces lots, situé au 130, chemin de l'Araufo et cadastré 88 BP parcelle n° 239p. Par un arrêté du 12 février 2020, le maire de Pernes-les-Fontaines a refusé de lui délivrer ce permis de construire. M. C demande l'annulation de cet arrêté et de la décision implicite rejetant son recours gracieux.

Sur les conclusions à fin d'annulation et d'injonction :

2. En premier lieu, aux termes de l'article L. 424-3 du code de l'urbanisme, " Lorsque la décision rejette la demande ou s'oppose à la déclaration préalable, elle doit être motivée. Cette motivation doit indiquer l'intégralité des motifs justifiant la décision de rejet ou d'opposition () ".

3. L'arrêté attaqué mentionne les dispositions sur lesquelles il se fonde, à savoir notamment les articles R. 442-18 et R. 424-17 du code de l'urbanisme, le plan local d'urbanisme de la commune, et le procès-verbal de constat dressé par un huissier dressé le 16 février 2017. Il comporte également l'indication des considérations de fait qui en constituent le fondement en détaillant le contenu de la demande de permis de construire déposée par M. C, celui du permis d'aménager délivré le 24 janvier 2013 et celui du procès-verbal qui vient d'être évoqué. Le simple fait que M. C n'ait pas eu communication de ce procès-verbal n'est pas de nature à démontrer que l'arrêté du 12 février 2020 serait insuffisamment motivé dès lors qu'il répond aux exigences des dispositions de l'article L. 424-3 du code de l'urbanisme précité et qu'il fait état du contenu de ce procès-verbal. Le moyen tiré de l'insuffisance de motivation doit donc être écarté.

4. En second lieu, d'une part, aux termes de l'article L. 442-14 du code de l'urbanisme : " Le permis de construire ne peut être refusé ou assorti de prescriptions spéciales sur le fondement de dispositions d'urbanisme nouvelles intervenues dans un délai de cinq ans suivant : () 2° L'achèvement des travaux constaté dans les conditions prévues par décret en Conseil d'Etat, lorsque le lotissement a fait l'objet d'un permis d'aménager () ". Il résulte de ces dispositions que le document d'urbanisme applicable aux demandes de permis de construire présentées dans le cadre d'un lotissement est celui en vigueur à la date à laquelle a été délivrée l'autorisation de lotir et ce, pendant un délai de cinq ans à compter de la réception, par l'administration, de la déclaration d'achèvement du lotissement.

5. D'autre part, l'article R. 424-17 du code de l'urbanisme dans sa rédaction applicable à la date de délivrance du permis de construire dispose que : " Le permis de construire, d'aménager ou de démolir est périmé si les travaux ne sont pas entrepris dans le délai de deux ans à compter de la notification mentionnée à l'article R. 424-10 ou de la date à laquelle la décision tacite est intervenue. / Il en est de même si, passé ce délai, les travaux sont interrompus pendant un délai supérieur à une année ". En application de l'article 1er du décret du 29 décembre 2014, ce délai a été porté à trois ans et, en application de son article 2, ce nouveau délai a été rendu applicable aux autorisations en cours de validité à la date de publication du décret.

6. Il ressort des pièces du dossier que, pour refuser de délivrer à M. C le permis de construire qu'il sollicitait, le maire de Pernes-les-Fontaines s'est fondé sur les dispositions du PLU de la commune, lequel a été adopté le 1er décembre 2016. M. C soutient que ces dispositions ne pouvaient être appliquées à sa demande de permis de construire dès lors que le permis d'aménager autorisant le lotissement du terrain d'assiette de son projet, qui a été délivré le 24 janvier 2013, n'était pas caduc à la date de cette demande et a eu pour effet de cristalliser les règles d'urbanisme qui pouvaient lui être opposées.

7. Il résulte des mentions du procès-verbal de constat dressé le 16 février 2017 et produit à l'instance qu'à cette date, aucuns travaux significatifs n'avaient été réalisés sur le lotissement autorisé par le permis d'aménager du 24 janvier 2013. En effet, ce procès-verbal relève que les différents lots n'étaient pas identifiés, que le bassin de rétention d'eau n'était pas enherbé, que les plantations l'entourant étaient celles qui existaient déjà avant sa création, et que les travaux de voirie n'étaient pas terminés. Les photographies qui y sont jointes montrent seulement que le terrain semble avoir été aplani et dégagé. Le requérant ne produit pas d'élément qui serait de nature à infirmer ces constatations, et n'établit donc pas que des travaux significatifs auraient été réalisés à la date du 16 février 2017. En l'absence de réalisation de tels travaux dans un délai de trois ans suivant la délivrance du permis d'aménager du 24 janvier 2013, celui-ci était caduc lors du dépôt de la demande de permis de construire de M. C et ne pouvait avoir pour effet de faire obstacle à ce que les dispositions du PLU lui soient appliquées. Le requérant n'est donc pas fondé à soutenir que l'arrêté du 12 février 2020 est entaché d'une erreur de droit.

8. Il résulte de ce qui vient d'être dit que les conclusions à fin d'annulation de la requête doivent être rejetées ainsi que, par voie de conséquence, les conclusions à fin d'injonction.

Sur les frais liés au litige :

9. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce qu'il soit mis à la charge de la commune de Pernes-les-Fontaines, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, une quelconque somme au titre des frais non compris dans les dépens. En revanche, il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge du requérant la somme de 1 200 euros à verser à la commune de Pernes-les-Fontaines.

D É C I D E :

Article 1er : La requête de M. C est rejetée.

Article 2 : M. C versera à la commune de Pernes-les-Fontaines une somme de 1 200 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. A C et à la commune de Pernes-les-Fontaines.

Délibéré après l'audience du 17 janvier 2023 où siégeaient :

- M. Antolini, président,

- M. Lagarde, premier conseiller,

- Mme Lahmar, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe, le 31 janvier 2023.

La rapporteure,

L. B

Le président,

J. ANTOLINILa greffière,

N. LASNIER

La République mande et ordonne à la préfète de Vaucluse en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions