LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsNos servicesBlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes. C'est gratuit, et vos coordonnées ne sont transmises qu'avec votre accord.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation entre particuliers et avocats. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Nos services
  • Trouver un avocat
  • Calculateurs juridiques
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Nos services
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA30-2003934

Tribunal Administratif de Nîmes — Décision N° TA30-2003934

mardi 6 décembre 2022

JuridictionTribunal Administratif de Nîmes
SectionTribunal Administratif de Nîmes
N° DossierTA30-2003934
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Formation1ère Chambre
Avocat requérantSCP BEDEL DE BUZAREINGUES-BOILLOT ET ASSOCIÉS

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 22 décembre 2020, la SAS Hectare, représentée par la SCP Bedel de Buzareingues, Boillot, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 29 octobre 2020 par lequel le maire de la commune de Méjannes Lès Alès a refusé de lui délivrer un permis d'aménager ;

2°) d'enjoindre au maire de la commune de Méjannes Lès Alès de lui délivrer le permis d'aménager dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement, sous astreinte de 500 euros par jour de retard ;

3°) de mettre à la charge de la commune de Méjannes Lès Alès le versement de la somme de 2 500 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- la décision est entachée d'une erreur de qualification juridique et d'une erreur d'appréciation quant à l'application de l'article L. 111-3 du code de l'urbanisme ;

- la décision est entachée d'une erreur d'appréciation quant à l'application de l'article L. 111-11 du code de l'urbanisme et de l'avis d'Enedis ;

- la décision est entachée d'une erreur de droit quant à l'application de l'article R. 111-7 du code de l'urbanisme.

Par un mémoire en défense enregistré le 18 octobre 2022, la commune de Méjannes Lès Alès, représentée par la SCP CGCB, conclut au rejet de la requête et à ce qu'une somme de 2 000 euros soit mise à la charge de la SAS Hectare en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que les moyens soulevés par la SAS Hectare ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'urbanisme ;

- le plan local d'urbanisme de la commune de Méjannes Lès Alès ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme A,

- les conclusions de Mme Bahaj, rapporteure publique,

- les observations de Me Boillot, représentant la SAS Hectare, et celles de Me Geoffret représentant la commune de Méjannes Lès Alès.

Considérant ce qui suit :

1. La SAS Hectare a déposé le 6 août 2020, une demande de permis d'aménager en vue de réaliser un lotissement de 26 lots destinés à recevoir des constructions à usage d'habitation et des locaux professionnels en mode libéral pour une surface de plancher totale de 27 505 m² et lotir 33 lots sur un terrain situé chemin des Tourettes, cadastré section A numéro de parcelles 365, 1619 et 2050 sur le territoire de la commune de Méjannes-lès-Alès soumis au règlement national d'urbanisme en l'absence d'un plan local d'urbanisme ou d'un document d'urbanisme en tenant lieu ou d'une carte communale. Par arrêté du 29 octobre 2020, le maire a refusé de lui délivrer le permis d'aménager aux motifs, d'une part, que le projet, en méconnaissance de l'article L. 111-3 du code de l'urbanisme, était situé en dehors des parties urbanisées de la commune, d'autre part, qu'il nécessitait des travaux d'extension du réseau public d'électricité pour lesquels l'autorité compétente n'était pas en mesure d'indiquer dans quel délai ils devaient être exécutés en application de l'article L. 111-11 du même code, et, enfin, que la surface des espaces verts ne correspondait pas à l'importance du projet en méconnaissance de l'article R. 111-7 du code de l'urbanisme. La SAS Hectare demande l'annulation de cette décision.

2. D'une part, aux termes de l'article L. 422-1 du code de l'urbanisme : " L'autorité compétente pour délivrer le permis de construire, d'aménager () est : / a) Le maire, au nom de la commune, dans les communes qui se sont dotées d'un plan local d'urbanisme ou d'un document d'urbanisme en tenant lieu, () / b) le préfet ou le maire au nom de l'Etat dans les autres communes ". L'article L. 422-5 du même code dispose que " Lorsque le maire ou le président de l'établissement public de coopération intercommunale est compétent, il recueille l'avis conforme du préfet si le projet est situé : / a) Sur une partie du territoire communal non couverte par une carte communale, un plan local d'urbanisme ou un document d'urbanisme en tenant lieu. () ". Il résulte de ces dispositions que le maire, lorsqu'il consulte le représentant de l'Etat dans le département, est tenu de se conformer à l'avis rendu par cette autorité. Il appartient en conséquence à l'auteur d'un recours contentieux dirigé contre une décision de refus de permis de construire prise sur un avis conforme défavorable du préfet d'invoquer par la voie de l'exception, l'illégalité de cet avis.

3. D'autre part, en application de l'article L. 111-3 du code de l'urbanisme, les constructions ne peuvent être autorisées que dans les parties urbanisées des communes dépourvues de tout document d'urbanisme. L'article L. 111-4 du même code autorise toutefois en dehors de ces espaces urbanisés l'extension des constructions existantes. Doivent être regardées comme une extension de l'urbanisation au sens de ces dispositions l'ouverture à la construction de zones non urbanisées ainsi que la densification significative de zones déjà urbanisées.

4. Il ressort de l'arrêté contesté que le maire de la commune de Méjanne Lès Alès a saisi le préfet du Gard pour avis conforme sur la demande de la SAS Hectare, en application des dispositions précitées du code de l'urbanisme. Le préfet a émis le 25 septembre 2020 un avis. Le maire de la commune était dès lors tenu de se conformer à cet avis et de refuser comme il l'a fait par l'arrêté du 29 octobre 2020, l'autorisation sollicitée. La requérante ne conteste pas, à l'appui de sa requête, la légalité de cet avis préfectoral, mais se borne à soulever l'erreur de qualification et l'erreur d'appréciation commises par le maire quant à l'application de l'article L. 111-3 du code de l'urbanisme, l'erreur d'appréciation quant à l'application de l'article L. 111-11 du même code et de l'avis d'Enedis et l'erreur de droit quant à l'application de l'article R. 111-7 du code de l'urbanisme. Ces moyens sont inopérants dès lors que le maire de la commune de Méjanne Lès Alès était en situation de compétence liée pour refuser le permis d'aménager sollicité.

5. Il résulte de l'ensemble de ce qui précède qu'il y a lieu de rejeter la requête en ce comprises les conclusions à fin d'injonction et d'astreinte qu'elle comporte ainsi que celles tendant au remboursement des frais non compris dans les dépens exposés dans cette instance. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions de la commune de Méjanne Lès Alès présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

D É C I D E :

Article 1er : La requête de la SAS Hectare est rejetée.

Article 2 : Les conclusions de la commune de Méjannes Lès Alès présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à la SAS Hectare et à la commune de Méjannes Lès Alès.

Délibéré après l'audience du 22 novembre 2022 où siégeaient :

- M. Antolini, président,

- Mme Bourjade, première conseillère,

- Mme Lahmar, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe, le 6 décembre 2022.

La rapporteure,

A. A

Le président,

J. ANTOLINILa greffière,

N. LASNIER

La République mande et ordonne à la préfète du Gard en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Décisions similaires

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2608798

03/08/2026

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2606201

03/08/2026

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2600562

03/08/2026

TA77Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2611484

03/08/2026

← Retour aux décisions