jeudi 13 avril 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nîmes |
| Section | Tribunal Administratif de Nîmes |
| N° Dossier | TA30-2020574 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | 1ère Chambre |
| Avocat requérant | DELBES |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée au greffe du tribunal administratif de Toulouse le 31 janvier 2020, puis attribuée au tribunal administratif de Nîmes par une ordonnance du président de la section du contentieux du Conseil d'Etat du 4 avril 2022, et des mémoires complémentaires enregistrés les 7 février 2020 et 4 février 2022, les consorts C, représentés par Me Delbes, demandent au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté n° 190806-URB-488 du 6 août 2019 par lequel le maire de Léguevin a accordé à l'Agence A.D.O. un permis de construire n° PC 031 291 19 C0004 pour l'agrandissement et la modification d'un garage automobile, sur un terrain situé rue Ribosi à Léguevin et cadastré section AE n°83, ensemble la décision portant rejet de leur recours gracieux ;
2°) de mettre à la charge de la commune de Léguevin, une somme de 4 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Ils soutiennent que :
- leur requête est recevable ;
- le dossier de permis de construire est incomplet, dès lors que la notice annexée est sommaire en méconnaissance des dispositions de l'article R 431-8 du code de l'urbanisme ;
- le dossier ne comporte pas tous documents qui doivent être obligatoirement joints en application des dispositions de l'article R.431-30 du code de l'urbanisme et des dispositions des articles R. 111-19-17 et suivants ainsi que l'article R. 123-22 du code de la construction et de l'habitation, dès lors qu'il s'agit d'un établissement recevant du public de 5ème catégorie ;
- le permis de construire a été délivré alors que le projet méconnait les dispositions de l'article UC3 du règlement du plan local d'urbanisme (PLU) de Léguevin relatif aux accès et voiries, les dispositions de l'article UC4 du même règlement portant sur les conditions de desserte par les réseaux, les dispositions de l'article UC 11 du même règlement concernant les règles relatives à l'aspect extérieur des bâtiments, les dispositions de son article UC 12 portant sur les règles de stationnement et enfin, les dispositions de l'article UC 13 de ce règlement régissant les espaces boisés classés, les espaces libres et les plantations.
Par des mémoires en défense enregistrés les 6 mai 2020 et 14 mars 2022, la commune de Léguevin, représentée par Me Courrech, conclut, dans le dernier état de ses écritures :
1°) à titre principal, au rejet de la requête ;
2°) à titre subsidiaire, à ce qu'il soit fait application de l'article L. 600-5-1 du code de l'urbanisme ;
3°) et en tout état de cause, à ce que soit mise à la charge des requérants une somme de 2 500 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- à titre principal, les moyens soulevés par les consorts C ne sont pas fondés ;
- à titre subsidiaire, si le tribunal retenait l'existence d'une irrégularité affectant le présent permis, il y aurait lieu de surseoir à statuer en application des dispositions de l'article L. 600-5-1 du code de l'urbanisme et octroyer un délai suffisant en vue de la délivrance d'un permis modificatif.
Par ordonnance du 1er mars 2022, la clôture d'instruction a été fixée, en dernier lieu, au 15 mars 2022.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code de la construction et de l'habitation ;
- le code de la santé publique ;
- le code de l'urbanisme ;
- le plan local d'urbanisme de la commune de Léguevin ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme B,
- les conclusions de Mme Bourjade, rapporteure publique,
- et les observations de Me Mer, représentant la commune de Léguevin.
Considérant ce qui suit :
1. Le 4 février 2019, l'Agence A.D.O. a déposé une demande de permis de construire pour l'agrandissement et la modification d'un garage automobile sur un terrain situé rue Ribosi à Léguevin, cadastré section AE parcelle n° 83. Par arrêté du 6 août 2019, le maire de Léguevin a délivré au nom de l'Etat à l'Agence A.D.O. le permis de construire n° PC 031 291 19 C0004 sollicité portant sur un établissement recevant du public de catégorie 5. Le 3 octobre 2019, les requérants ont adressé un recours gracieux en vue du retrait de ce permis de construire. Du silence du maire, est née une décision implicite de rejet. Les requérants demandent au tribunal d'annuler l'arrêté du 6 août 2019 ainsi que la décision de rejet de leur recours gracieux.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. Aux termes de l'article L. 111-8 du code de la construction et de l'habitation, alors en vigueur du 25 novembre 2018 au 1er juillet 2021 : " Les travaux qui conduisent à la création, l'aménagement ou la modification d'un établissement recevant du public ne peuvent être exécutés qu'après autorisation délivrée par l'autorité administrative qui vérifie leur conformité aux règles prévues aux articles L. 111-7, L. 123-1 et L. 123-2. / Lorsque ces travaux sont soumis à permis de construire, celui-ci tient lieu de cette autorisation dès lors que sa délivrance a fait l'objet d'un accord de l'autorité administrative compétente mentionnée à l'alinéa précédent. Toutefois, lorsque l'aménagement intérieur d'un établissement recevant du public ou d'une partie de celui-ci n'est pas connu lors du dépôt d'une demande de permis de construire, le permis de construire indique qu'une autorisation complémentaire au titre de l'article L. 111-8 du code de la construction et de l'habitation devra être demandée et obtenue en ce qui concerne l'aménagement intérieur du bâtiment ou de la partie de bâtiment concernée avant son ouverture au public. / Lorsque ces travaux conduisent à la perte de la qualité d'établissement recevant du public pour la totalité de l'immeuble, sauf lorsque celui-ci est situé dans un quartier prioritaire de la politique de la ville au sens de l'article 5 de la loi n° 2014-173 du 21 février 2014 de programmation pour la ville et la cohésion urbaine, l'autorisation prévue au premier alinéa du présent article n'est pas exigée ".
En ce qui concerne la complétude du dossier :
3. En premier lieu, aux termes de l'article R 431-8 du code de l'urbanisme : " Le projet architectural comprend une notice précisant : /1° L'état initial du terrain et de ses abords indiquant, s'il y a lieu, les constructions, la végétation et les éléments paysagers existants ; /2° Les partis retenus pour assurer l'insertion du projet dans son environnement et la prise en compte des paysages, faisant apparaître, en fonction des caractéristiques du projet : /a) L'aménagement du terrain, en indiquant ce qui est modifié ou supprimé ; /b) L'implantation, l'organisation, la composition et le volume des constructions nouvelles, notamment par rapport aux constructions ou paysages avoisinants ; /c) Le traitement des constructions, clôtures, végétations ou aménagements situés en limite de terrain ; /d) Les matériaux et les couleurs des constructions ; /e) Le traitement des espaces libres, notamment les plantations à conserver ou à créer ; /f) L'organisation et l'aménagement des accès au terrain, aux constructions et aux aires de stationnement. ". La circonstance que le dossier de demande de permis de construire ne comporterait pas l'ensemble des documents exigés par les dispositions du code de l'urbanisme, ou que les documents produits seraient insuffisants, imprécis ou comporteraient des inexactitudes, n'est susceptible d'entacher d'illégalité le permis de construire qui a été accordé que dans le cas où les omissions, inexactitudes ou insuffisances entachant le dossier ont été de nature à fausser l'appréciation portée par l'autorité administrative sur la conformité du projet à la réglementation applicable.
4. Il ressort des pièces du dossier que les documents pris dans leur ensemble ont pu permettre à la commune d'apprécier l'insertion du projet dans le paysage, l'état de l'existant ainsi que les modalités d'accès, lesquelles ne sont au demeurant pas modifiées par le projet en litige. Les éléments du dossier, et notamment la notice architecturale ainsi que les documents graphiques, apparaissent suffisants pour appréhender la volumétrie du bâtiment. Il ne saurait, dans ces conditions et en tout état de cause, être reproché au pétitionnaire d'avoir fait référence à la charte " Renault " sans en préciser le contenu. Il ne saurait davantage être tenu grief à la commune d'avoir mentionné dans ses écritures en défense un environnement composé d'immeubles et bâtiments industriels alors que la pétitionnaire a précisé à juste titre que l'environnement était pavillonnaire. La circonstance que le dossier de permis de construire ne comporte pas la mention de la copropriété dans laquelle résident les requérants et qui est géré par le syndicat des propriétaires également requérant ne permet pas de déduire que le dossier de permis de construire en litige serait incomplet.
5. En revanche, alors que le nombre de places de stationnement a été modifié, les documents du permis de construire ne permettent pas d'identifier le nombre de stationnements effectivement prévu dès lors que le dossier spécifique " établissement recevant du public " mentionne l'existence de sept places dont deux réservées aux personnes handicapées, le document PCMI02 en matérialise onze tandis que la rubrique du document CERFA consacrée au stationnement n'est pas renseignée. Ces inexactitudes n'ont pu permettre à l'autorité administrative d'apprécier réellement la conformité du projet quant à la réalisation des places de stationnement.
6. En deuxième lieu, l'article R. 431-30 du code de l'urbanisme dispose que : " Lorsque les travaux projetés portent sur un établissement recevant du public, la demande est accompagnée des dossiers suivants, fournis en trois exemplaires : / a) Un dossier permettant de vérifier la conformité du projet avec les règles d'accessibilité aux personnes handicapées, comprenant les pièces mentionnées aux articles R. 111-19-18 et R. 111-19-19 du code de la construction et de l'habitation ; / b) Un dossier permettant de vérifier la conformité du projet avec les règles de sécurité, comprenant les pièces mentionnées à l'article R. 123-22 du même code. ". Aux termes de l'article R. 111-19-17 du code de la construction et de l'habitation alors en vigueur du 1er octobre 2007 au 1er juillet 2021 : " La demande d'autorisation est présentée en quatre exemplaires indiquant l'identité et l'adresse du demandeur, le cas échéant l'identité de l'exploitant ultérieur, les éléments de détermination de l'effectif du public au sens des articles R. 123-18 et R. 123-19, ainsi que la catégorie et le type de l'établissement pour lequel la demande est présentée. / Sont joints à la demande, en trois exemplaires : / a) Un dossier permettant de vérifier la conformité du projet avec les règles d'accessibilité aux personnes handicapées, comprenant les pièces mentionnées aux articles R. 111-19-18 et R. 111-19-19 ; / b) Un dossier permettant de vérifier la conformité du projet avec les règles de sécurité, comprenant les pièces mentionnées à l'article R. 123-22. ". Enfin, l'article R. 123-22 du même code alors en vigueur du 1er janvier 2018 au 1er juillet 2021 prévoit que : " Le dossier permettant de vérifier la conformité d'un établissement recevant le public avec les règles de sécurité, prévu par le b de l'article R. 111-19-17, comprend les pièces suivantes : / 1° Une notice descriptive précisant les matériaux utilisés tant pour le gros œuvre que pour la décoration et les aménagements intérieurs ; / 2° Un ou plusieurs plans indiquant les largeurs des passages affectés à la circulation du public, tels que dégagements, escaliers, sorties, la ou les solutions retenues pour l'évacuation de chaque niveau de la construction en tenant compte des différents types et situations de handicap ainsi que les caractéristiques des éventuels espaces d'attente sécurisés ; / 3° Le cas échéant, le certificat de vérification de la mise en place effective des mesures de protection d'une canalisation de transport prévu au IV de l'article R. 555-31 du code de l'environnement. / Ces plans et tracés de même que leur présentation doivent être conformes aux normes en vigueur. /Un arrêté du ministre chargé de la sécurité civile précise, en tant que de besoin, le contenu des documents. ".
7. Il ressort des pièces du dossier que les documents exigés par les dispositions précitées, et notamment les documents PC 39 et 40 ont bien été transmis à la commune le 19 avril 2019, le dossier de permis de construire lui-même ayant été déposé le 4 février 2019. Les requérants ne sont dès lors fondés à soutenir que le dossier de la demande ne comporterait pas les documents prévus par la législation relative aux établissements recevant du public.
En ce qui concerne le respect du règlement du plan local d'urbanisme de Léguevin :
8. En premier lieu, aux termes de l'article UC3 du règlement du plan local d'urbanisme de Léguevin relatif aux accès et voiries : " Le droit d'accès ne peut s'exercer que dans les conditions compatibles avec la destination du domaine public routier, c'est-à-dire qu'il doit préserver la sécurité des usagers de la voie et éviter les solutions incommodes, voire esthétiques. Ces conditions sont appréciées en fonction de la position des accès, de la configuration de la voie, de la nature et de l'intensité du trafic. La largeur minimale des accès sera de 4 mètres ".
9. Il ne ressort pas des pièces du dossier que les conditions d'accès au terrain d'assiette du projet en litige aient été modifiées par le projet déposé par le pétitionnaire ni que les travaux d'extension en cause aient des incidences sur la nature et l'intensité du trafic. C'est dès lors sans méconnaitre les dispositions relatives aux accès et voiries que le maire de Léguevin a pu délivrer à l'Agence A.D.O. le permis de construire en cause.
10. En deuxième lieu, les dispositions de l'article UC4 du même règlement portant sur les conditions de desserte par les réseaux prévoient que " Tout déversement d'eaux usées autres que domestiques dans le réseau public, doit se faire conformément à la législation en vigueur notamment dans les conditions prévues par les articles L.1331-10 et R.1337-1 du code de la santé publique. ". L'article L.1331-10 du code de la santé publique dispose que : " Tout déversement d'eaux usées autres que domestiques dans le réseau public de collecte doit être préalablement autorisé par le maire ou, lorsque la compétence en matière de collecte à l'endroit du déversement a été transférée à un établissement public de coopération intercommunale ou à un syndicat mixte, par le président de l'établissement public ou du syndicat mixte, après avis délivré par la personne publique en charge du transport et de l'épuration des eaux usées ainsi que du traitement des boues en aval, si cette collectivité est différente. ".
11. Alors que le projet sollicité par l'Agence A.D.O. porte seulement sur une extension dont il ne ressort pas des pièces du dossier qu'elle aurait une incidence sur les réseaux ou sur les besoins en évacuation des eaux usées, il ne saurait être reproché au pétitionnaire de ne pas justifier de quelconques démarches en vue de se conformer aux prescriptions précitées de l'article UC 4.
12. En troisième lieu, les dispositions de l'article UC 11 du même règlement concernant les règles relatives à l'aspect extérieur des bâtiments imposent " L'emploi en toitures de matériaux tels que : fibro-ciment, ardoise de fibro-ciment, bandeaux d'asphalte, tôle ondulée et assimilé est interdit ".
13. Contrairement à ce qui est soutenu par les requérants, la commune de Léguevin a été informée des matériaux de couverture utilisées, soit un bac acier isolé, ainsi que cela ressort de la notice descriptive de sécurité jointe au dossier qui doit être nécessairement transmis à la commune s'agissant d'un établissement recevant du public. Dès lors que le projet en litige précise le matériau utilisé, qui ne rentre pas dans les interdictions de l'article UC 11, le moyen tiré de la méconnaissance de ces dispositions doit être écarté.
14. En quatrième lieu, les dispositions de l'article UC 12 du règlement du plan local d'urbanisme de Léguevin portant sur les règles de stationnement imposent pour " les commerces de plus de 50 m² de surface de vente une place de parking pour chaque 20 m² de surface de vente. Cette mesure ne s'applique pas dans les secteurs desservis par les parkings publics ou privés existants en nombre suffisant et en dehors de ceux longitudinaux sur la voie. ".
15. Il ressort des pièces du dossier et en particulier du descriptif sommaire joint au dossier spécifique établissement recevant du public que la surface de vente qui y est déclarée est de 300 m², générant un besoin de quinze places de stationnement. Or, ainsi qu'il a été dit au point 5, le dossier de permis de construire portant sur un établissement recevant du public ne permet pas de vérifier que ce nombre est atteint dès lors que le pétitionnaire a déclaré l'existence de seulement sept places de stationnement. Il s'en déduit qu'en l'état du dossier communiqué par le pétitionnaire à la commune, les dispositions de l'article UC 12 précitées n'ont pas été respectées.
16. En cinquième lieu, les dispositions de l'article UC 13 de ce règlement régissant les espaces boisés classés, aux espaces libres et aux plantations imposent que " dans le secteur UCa, les parties restantes en dehors des bâtiments, parkings et stockage seront engazonnées et plantées " ainsi que " des écrans de verdure suffisamment fournis masqueront les bâtiments, installations et stockage ".
17. Alors que les documents graphiques et notamment les photographies produites au dossier de permis de construire ne laissent apparaître aucune des parties restantes engazonnées ni plantées ni aucun écran de verdure, la commune se borne à faire valoir en défense que le terrain d'assiette du projet serait relativement restreint et déjà artificialisé. Par suite, en délivrant le permis de construire sollicité, le maire de Léguevin a méconnu les prescriptions de l'article UC 13 du règlement du plan local d'urbanisme.
Sur l'application de l'article L. 600-5 du code de l'urbanisme :
18. Aux termes de l'article L. 600-5 du code de l'urbanisme : " Sans préjudice de la mise en œuvre de l'article L. 600-5-1, le juge administratif qui, saisi de conclusions dirigées contre un permis de construire, de démolir ou d'aménager ou contre une décision de non-opposition à déclaration préalable, estime, après avoir constaté que les autres moyens ne sont pas fondés, qu'un vice n'affectant qu'une partie du projet peut être régularisé, limite à cette partie la portée de l'annulation qu'il prononce et, le cas échéant, fixe le délai dans lequel le titulaire de l'autorisation pourra en demander la régularisation, même après l'achèvement des travaux. Le refus par le juge de faire droit à une demande d'annulation partielle est motivé ".
19. Ces dispositions permettent au juge de l'excès de pouvoir de procéder à l'annulation partielle d'une autorisation d'urbanisme non divisible dans le cas où l'illégalité affectant une partie identifiable d'un projet de construction ou d'aménagement est susceptible d'être régularisée par un permis modificatif. Eu égard à la nature des vices relevés aux points 5, 15 et 16, une régularisation est possible par la délivrance d'une autorisation modificative. Il y a lieu, en l'espèce, de fixer à quatre mois le délai dans lequel l'Agence A.D.O. pourra obtenir une autorisation modificative tendant à la régularisation de son autorisation.
Sur les frais de l'instance :
20. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce qu'il soit mis à la charge des consorts C qui ne sont pas la partie perdante dans la présente instance, une quelconque somme au titre des frais non compris dans les dépens et au titre des dépens. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas davantage lieu de faire application de ces dispositions et de mettre à la charge de la commune de Léguevin une quelconque somme à verser aux consorts C au titre des frais non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : L'arrêté du 6 août 2019 et la décision implicite de rejet du recours gracieux sont annulés en tant que le dossier de la demande de permis de construire est insuffisant pour apprécier le nombre d'emplacements de stationnement et en tant qu'ils méconnaissent les dispositions des articles UC12 et UC 13 du règlement du plan local d'urbanisme de Léguevin. Ce vice pourra être régularisé par la délivrance d'une autorisation modificative à l'Agence A.D.O dans un délai de quatre mois à compter de la notification du présent jugement.
Article 2 : Le surplus des conclusions des parties est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. A C, premier dénommé, en sa qualité de représentant unique des requérants, au préfet de Haute-Garonne, à la commune de Léguevin et à l'Agence A.D.O.
Copie pour information en sera transmise au procureur de la République près le tribunal de grande instance de Toulouse en application de l'article R. 751-10 du code de justice administrative.
Délibéré après l'audience du 21 mars 2023, à laquelle siégeaient :
M. Antolini, président,
Mme Ruiz, première conseillère,
M. Lagarde, premier conseiller,
Rendu public par mise à disposition au greffe le 13 avril 2023.
La rapporteure,
I. B
Le président
J. ANTOLINI
La greffière,
A. OLSZEWSKI
La République mande et ordonne au préfet de Haute-Garonne en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026