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AccueilJurisprudence administrativeN° TA30-2021400

Tribunal Administratif de Nîmes — Décision N° TA30-2021400

mardi 11 octobre 2022

JuridictionTribunal Administratif de Nîmes
SectionTribunal Administratif de Nîmes
N° DossierTA30-2021400
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation4ème Chambre
Avocat requérantBERGES KUNTZ

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une ordonnance n° 462171 du 4 avril 2022, le président de la section du contentieux du Conseil d'Etat a transmis au tribunal administratif de Nîmes, en application de l'article R. 351-8 du code de justice administrative, le dossier de la requête de M. A C.

Par une requête et un mémoire, enregistrés au greffe du tribunal administratif de Toulouse le 12 mars 2020 et le 27 mai 2021, M. A C, représenté par Me Berges Kuntz, demande au tribunal :

1°) d'annuler le titre de perception d'un montant de 860,77 euros émis à son encontre le 25 septembre 2019, ainsi que la décision du 20 décembre 2019 par laquelle le centre d'administration ministériel des indemnités de déplacement du service du commissariat des armées du ministère des armées a rejeté son recours gracieux ;

2°) de condamner la ministre des armées à lui rembourser sans délai la somme versée de 860,77 euros, assortie des intérêts au taux légal à compter de la date de paiement ;

3°) d'enjoindre à la ministre des armées de procéder à une nouvelle liquidation individuelle de ses droits de stage en tenant compte, au titre des frais d'hébergement, de 295 nuitées à 55 euros et, au titre des frais de repas, des 557 repas à 15,25 euros, afin que lui soit allouée la somme de 16 043,43 euros, majorée des intérêts au taux légal ;

4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- sa requête est recevable ;

- la décision portant rejet de son recours gracieux méconnaît la réglementation applicable en matière d'indemnisation des frais de mission ;

- cette décision est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de ses conditions d'hébergement dès lors qu'il n'a pas partagé de chambre d'hôtel avec d'autres personnes, mais a occupé la chambre individuelle d'un gîte ;

- le préjudice qu'il subit du fait de cette décision est disproportionné par rapport aux intérêts du ministère des armées, la décision attaquée n'étant pas justifiée par l'intérêt supérieur du service ;

- la décision en litige porte atteinte au principe de liquidation individuelle d'un ordre de mission individuel ;

- la décision contestée méconnaît le principe constitutionnel d'égalité ;

- le ministère des armées n'est pas fondé à se prévaloir des dispositions de l'instruction du 20 juin 2013.

Par des mémoires en défense, enregistrés les 22 avril et 31 mai 2021, la ministre des armées conclut au rejet de la requête de M. C.

Elle fait valoir que :

- au regard du point 2.4.2.2 de l'instruction du 20 juin 2013 relatif aux hébergements partagés et de la situation du requérant, ce dernier ne peut pas prétendre à aucune prise en charge de ses frais d'hébergement ;

- le nombre de nuitées et de repas pour lequel le requérant réclame le bénéfice d'indemnisations est erroné dès lors que, en raison de l'interruption de la formation du 4 au 19 août 2018, ce nombre s'établit respectivement à 283 nuitées et 565 repas, et non pas à 295 et 557.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de la défense ;

- la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 ;

- la loi n° 84-16 du 11 janvier 1984 ;

- le décret n° 2009-545 du 14 mai 2009 ;

- le décret n° 2012-1246 du 7 novembre 2012 ;

- l'arrêté du 20 juillet 2011 pris en application du décret n° 2009-545 du 14 mai 2009 et fixant les barèmes et les modalités d'indemnisation des déplacements temporaires du personnel militaire ;

- l'arrêté du 26 septembre 2014 modifiant l'arrêté du 20 juillet 2011 pris en application du décret n° 2009-545 du 14 mai 2009 et fixant les barèmes et les modalités d'indemnisation des déplacements temporaires du personnel militaire ;

- l'instruction du ministère des armées n° 7100/DEF/DCSCA/SD_REJ/BDI relative aux procédures à mettre en œuvre au sein des bases de défense en matière de frais de déplacements temporaires et changements de résidence ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus, au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. B,

- les conclusions de Mme Achour, rapporteure publique.

Considérant ce qui suit :

1. M. C, officier de l'armée de terre exerçant les fonctions de pilote d'aéronef au sein du 9ème bataillon de soutien aéromobile à Montauban (Tarn-et-Garonne), a été désigné, le 14 novembre 2017, pour suivre une formation pratique de pilote d'avion à l'école nationale de l'aviation civile au centre de Saint-Yan (Saône-et-Loire) du 5 février au 29 novembre 2018. Au titre des frais de transport, de repas et d'hébergement relatifs à ce stage, l'intéressé a perçu du ministère des armées une avance d'un montant de 9 505,82 euros. A l'issue de ce stage, M. C a complété son ordre de mission en y joignant les pièces nécessaires au remboursement des frais de mission auxquels il estimait avoir droit. Par un courrier du 6 février 2019, le centre d'administration ministériel des indemnités de déplacements du ministère des armées a informé l'intéressé du rejet de sa demande de versement de frais de mission. Un titre de perception d'un montant de 860,77 euros a alors été émis à l'encontre de M. C, ce montant correspondant au solde négatif entre les indemnisations auxquelles M. C avait droit selon le ministère des armées et l'avance précitée de 9 505,82 euros. L'intéressé ayant présenté le 6 novembre 2019 un recours gracieux par lequel il a contesté ce titre exécutoire et a sollicité le bénéfice de l'indemnisation de ses frais d'hébergement, le ministère des armées a rejeté ce recours par une décision du 20 décembre 2019. M. C demande au tribunal d'annuler ce titre exécutoire ainsi que la décision de rejet de son recours gracieux.

Sur le cadre juridique applicable au litige :

2. Aux termes de l'article 2 du décret du 14 mai 2009 fixant les conditions et les modalités de règlement des frais occasionnés par les déplacements temporaires du personnel militaire : " Pour l'application du présent décret, est considéré comme : / () / 3° Militaire en stage : le militaire qui se déplace, hors de sa garnison d'affectation, pour suivre une action de formation organisée par l'administration. / () ". Aux termes de l'article 3 du même décret : " Lorsque le militaire se déplace pour les besoins du service hors de sa garnison d'affectation à l'occasion d'une mission ou d'une tournée, il peut prétendre : / - à la prise en charge de ses frais de transport sur production des justificatifs de paiement ou, pour la métropole, en cas de non-présentation du titre de transport, à la prise en charge des frais de transport limitée au montant du barème kilométrique SNCF au tarif militaire 2e classe ; / - et à des indemnités de mission qui ouvrent droit, cumulativement ou séparément, selon les cas, au : 1° remboursement forfaitaire des frais supplémentaires de repas ; / 2° remboursement forfaitaire des frais d'hébergement sur production des justificatifs de paiement ; / 3° remboursement éventuel des frais divers, sur production des justificatifs, sous réserve de l'accord préalable de l'autorité ayant ordonné le déplacement. ". Aux termes du premier alinéa de l'article 10 de ce décret : " Pour la métropole, le barème des taux de remboursement forfaitaire des frais d'hébergement et des frais supplémentaires de repas est fixé par arrêté du ministre de la défense dans la limite du taux maximal prévu pour les personnels civils de l'Etat. ". Aux termes de l'article 15 du même décret : " Le militaire reçoit son avance, présente ses pièces justificatives et est réglé de ses droits () ".

3. Aux termes de l'article 2 de l'arrêté du 20 juillet 2011 susvisé, dans sa version applicable au litige : " () / Préalablement au déplacement et quelle qu'en soit la nature, le militaire perçoit, à sa demande, une avance égale à 75 % du montant des indemnités susceptibles de lui être versées à l'issue de son déplacement. / A l'issue du déplacement, le militaire produit, dans les conditions prévues à l'article 3 du décret du 14 mai 2009 susvisé, les justificatifs des dépenses de transport et d'hébergement exposées pour l'accomplissement de la mission, y compris les frais divers et les frais annexes de transport mentionnés aux articles 5 et 18 du présent arrêté. ". Aux termes de l'article 4 de cet arrêté : " En mission ou en tournée, le militaire perçoit une ou plusieurs indemnités forfaitaires de repas ainsi qu'une indemnité forfaitaire d'hébergement selon les modalités précisées ci-après : / 1. Une indemnité de repas est versée au militaire s'il est en mission pendant la totalité de la période comprise entre 11 heures et 14 heures pour le repas du midi et entre 18 heures et 21 heures pour le repas du soir. Le montant de l'indemnité de repas est réduit de 50 % lorsque le militaire a pris son repas dans un cercle, mess, restaurant administratif ou assimilé ; / 2. Une indemnité d'hébergement est versée au militaire lorsqu'il est en mission pendant la totalité de la période comprise entre 23 heures et 5 heures du matin. Cette indemnité comprend le coût de l'hébergement et du petit-déjeuner. ". Aux termes de l'article 6 de cet arrêté : " Le montant des indemnités de mission en métropole est fixé en annexe I au présent arrêté. ". Aux termes du deuxième alinéa de l'article 17 du même arrêté : " Le militaire qui, en métropole ou outre-mer, effectue un stage dans un centre d'instruction militaire ou une école militaire et est contraint de se loger à titre onéreux dans le secteur privé peut percevoir, sur demande justifiée, une indemnité de stage égale à une indemnité de mission dans les conditions prévues au titre II du présent arrêté. ". Aux termes de l'annexe I à cet arrêté : " () / 2. Mission se déroulant dans les autres communes de la France métropolitaine. / Indemnités de repas 15,25 euros / Indemnité d'hébergement 55 euros ".

4. Aux termes du point 2.4.2.2 de l'instruction du 20 juin 2013 : " Liste des pièces justificatives. / Le remboursement des frais de transport, d'hébergement et d'autres frais accessoires est subordonné à la présentation des pièces justificatives. (). Hébergement : / - original de la facture d'hôtel ou de cercle mentionnant le nom du missionnaire, les dates et le nombre de nuitées payées ; / - original du contrat d'hébergement ou de location du gîte, du mobile home, de l'appartement ou de la maison comprenant obligatoirement le nom de chaque missionnaire. / Cette pièce justificative peut aussi être émise par un particulier offrant des prestations d'hébergement à titre onéreux dans le cadre d'une activité soumise à des règles fiscales, comptables et administratives particulières. / Lorsque plusieurs personnes sont hébergées dans la même chambre d'hôtel ou le même appartement par exemple, seule la personne qui présente la facture originale acquittée peut obtenir le remboursement des frais d'hébergement dans la limite du taux auquel elle peut prétendre. / Lorsque ce mode d'hébergement est justifié par l'absence de chambres disponibles, le responsable de la structure d'hébergement établit une facture faisant apparaître les noms de toutes les personnes concernées en indiquant l'impossibilité d'hébergement en chambre individuelle. / Dans ce cas, si le montant total de l'hébergement avec les petits-déjeuners est supérieur au montant du forfait dû à titre individuel, chaque personne est remboursée du montant forfaitaire auquel elle aurait pu prétendre individuellement. / () ".

5. Le ministère des armées se prévaut dans son mémoire en défense de l'arrêté du 31 janvier 2018 fixant la liste des pièces justificatives des dépenses des organismes soumis au titre III du décret n° 2012-1246 du 7 novembre 2012 relatif à la gestion budgétaire et comptable publique. Toutefois, cet arrêté n'est applicable qu'aux organismes visés aux 4° à 6° de l'article 1er du décret du 7 novembre 2012 relatif à la gestion budgétaire et comptable publique, et non à l'Etat, visé au 1° du même article.

Sur les conclusions à fin d'annulation du titre de perception et du rejet du recours gracieux :

6. Pour refuser de faire droit à la demande d'indemnisation de frais d'hébergement présentée par M. C et au recours gracieux qu'il a déposé pour contester le titre exécutoire de 860,77 euros et bénéficier du tarif de 55 euros au titre de l'indemnisation des frais d'hébergements qu'il a exposés, le ministère des armées lui oppose, conformément à l'instruction du 20 juin 2013, la circonstance qu'il a occupé, avec deux autres militaires, un hébergement partagé dont le tarif est inférieur au tarif journalier prévu par l'annexe I à l'arrêté du 20 juillet 2011.

7. Si le ministère des armées se prévaut ainsi des dispositions du point 2.4.2.2 de l'instruction du 20 juin 2013 citées au point 4, qui précisent notamment que " lorsque plusieurs personnes sont hébergées dans la même chambre d'hôtel ou le même appartement par exemple, seule la personne qui présente la facture originale acquittée peut obtenir le remboursement des frais d'hébergement dans la limite du taux auquel elle peut prétendre ", ces dispositions ne concernent toutefois que l'hypothèse où une seule facture relative à une prestation d'hébergement partagé par plusieurs militaires aurait été établie au nom d'un seul militaire. Dès lors, ces dispositions sont inapplicables en l'espèce dès lors qu'il résulte de l'instruction que M. C était titulaire d'un contrat d'hébergement et d'une facture individuels, et qu'il n'est pas contesté que l'intéressé a bénéficié d'une chambre individuelle au sein d'une maison pour 12 personnes dont il a occupé les parties communes avec MM. Docteur et Soulard, militaires qui participaient à la même formation et bénéficiaient chacun d'une chambre individuelle au sein de cette maison en vertu d'un contrat d'hébergement et d'une facture individualisés. Dans ces conditions, et dès lors que le contrat d'hébergement et la facture individualisés que le requérant produit à l'instance doivent être regardés comme des pièces justificatives et des justificatifs de paiement au sens du décret du 14 mai 2019, ces documents comportant la mention " payé ", c'est à tort que le ministère des armées a refusé de faire droit à la demande d'indemnisation de M. C au titre des frais d'hébergement et a émis à son encontre un titre exécutoire de 860,77 euros en vue de recouvrer un trop-perçu sur l'avance qui lui avait été consentie.

8. Il résulte de ce qui précède, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens de la requête, que le requérant est fondé à demander l'annulation du titre exécutoire de 860,77 euros émis à son encontre et la décision du 20 décembre 2019 portant rejet de son recours gracieux.

Sur les conclusions tendant au remboursement de la somme de 860,77 euros :

9. Dès lors que l'annulation par le présent jugement du titre exécutoire litigieux ne repose pas sur un motif de régularité en la forme ou tiré de l'incompétence de son auteur, il y a lieu d'enjoindre à l'administration, dans l'hypothèse où tout ou partie de la somme de 860,77 euros aurait déjà été payée par le requérant, de lui rembourser la somme ainsi recouvrée, assortie des intérêts au taux légal à compter du 13 novembre 2019, date de réception par l'administration du recours gracieux de M. C, dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement.

Sur les conclusions à fin d'injonction :

10. M. C doit être regardé, eu égard à l'office du juge, au contenu du titre exécutoire contesté et du recours gracieux et aux écritures de la requête, comme demandant au tribunal de condamner le ministère des armées à lui verser l'indemnisation due au titre des frais de transport, d'hébergement et de repas. Tout d'abord, il résulte de l'instruction que le refus du ministère des armées opposé à la demande de M. C tendant au bénéfice de l'indemnisation des frais d'hébergement à hauteur de 55 euros par nuitée est seulement motivé par le caractère partagé de l'hébergement. Ensuite, il ne résulte pas de l'instruction qu'un autre motif aurait pu fonder la décision de refus en cause. Enfin, il y a lieu de retenir 565 repas et 283 nuitées, ces données chiffrées avancées en défense en raison de la fermeture du 4 au 19 août 2018 du centre de formation n'étant pas contestées en réplique par le requérant. Dans ces conditions, et compte tenu de ce qu'il a été dit aux points 6 à 8, il y a lieu de condamner le ministère des armées à verser à M. C, au titre des frais de stage qu'il a exposés, la somme totale de 14 704,23 euros, cette somme tenant compte de l'avance perçue de 9 505,82 euros et du remboursement à intervenir relative au titre de perception, ainsi qu'il a été dit au point 9. Cette somme de 14 704,23 euros mise à la charge du ministère des armées est assortie, ainsi que le demande le requérant, des intérêts au taux légal à compter du 13 novembre 2019, date de réception par l'administration du recours gracieux.

Sur les frais liés au litige :

11. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 200 euros à verser à M. C au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

D E C I D E :

Article 1er : Le titre exécutoire émis le 25 septembre 2019 et la décision du 20 décembre 2019 de rejet du recours gracieux de M. C sont annulées.

Article 2 : Il est enjoint à l'Etat de rembourser à M. C les sommes déjà recouvrées sur le fondement du titre exécutoire émis le 23 septembre 2019, assorties des intérêts au taux légal à compter du 13 novembre 2019, dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement.

Article 3 : L'Etat versera à M. C la somme de 14 704,23 euros, majorée des intérêts au taux légal à compter du 13 novembre 2019.

Article 4 : L'Etat versera à M. C la somme de 1 200 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 5 : Le présent jugement sera notifié à M. A C et au ministre des armées.

Copie en sera adressée à la direction départementale des finances publiques du Finistère.

Délibéré après l'audience du 27 septembre 2022, à laquelle siégeaient :

M. Ciréfice, président,

M. Aymard, premier conseiller,

M. Chevillard, premier conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 11 octobre 2022.

Le rapporteur,

F. B

Le président,

C. CIRÉFICE

La greffière,

F. BELKAÏD

La République mande et ordonne à la ministre des armées et au ministre chargé des comptes publics auprès du ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, en ce qui les concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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