LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA30-2100243

Tribunal Administratif de Nîmes — Décision N° TA30-2100243

mardi 31 octobre 2023

JuridictionTribunal Administratif de Nîmes
SectionTribunal Administratif de Nîmes
N° DossierTA30-2100243
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Formation3ème chambre
Avocat requérantSCP VINSONNEAU-PALIES-NOY-GAUER ET ASSOCIES (VPNG)

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 23 janvier 2021, complétée par un mémoire enregistré le 9 janvier 2023, M. M I, M. D A, M. F J, Mme G B, Mme L E et M. C H demandent au tribunal :

1°) d'annuler les articles 10, 13, 17 et 26 du règlement intérieur du conseil municipal de la commune de Mende, ainsi que la délibération du 24 novembre 2020 ayant adopté le règlement intérieur,

2°) d'enjoindre à la commune de Mende de soumettre au conseil municipal une nouvelle version corrigée de son règlement intérieur,

3°) de mettre à la charge de la commune de Mende la somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Ils soutiennent que :

- le règlement intérieur du conseil municipal porte atteinte à leur liberté d'expression en limitant leur temps de parole dans ses articles 10 et 13 et en limitant dans son article 26 leur droit d'expression dans le journal municipal ;

- il méconnaît le droit à la libre publicité des débats en réservant au maire dans son article 17 le droit de s'opposer à la retransmission audiovisuelle des séances du conseil municipal;

- il constitue une immixtion dans le fonctionnement du groupe d'opposition, l'article 25 du règlement intérieur obligeant les conseillers municipaux souhaitant quitter leur groupe, ou changer de groupe, à en informer le maire par écrit.

Par un mémoire enregistré le 3 septembre 2021, Mme E informe le tribunal qu'elle se désiste de son recours.

Par un mémoire enregistré le 3 septembre 2021, M. H informe le tribunal qu'il se désiste de son recours.

Par un mémoire en défense, enregistré le 11 mai 2022, la commune de Mende, représentée par Me Bezard, conclut au rejet de la requête et à ce qu'il soit mis à la charge de chacun des requérants la somme de 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que la requête est infondée dans les moyens qu'elle soulève.

Vu :

- les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code général des collectivités territoriales ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Philippe Parisien ;

- les conclusions de Mme Wendy Lellig, rapporteure publique ;

- et les observations de Me Lalubie pour la commune de Mende.

Considérant ce qui suit :

1. M. M I, M. D A, M. F J, Mme G B, Mme L E et M. C H demandent l'annulation des articles 10, 13, 17 et 26 du règlement intérieur du conseil municipal de la commune de Mende, ainsi que de la délibération du 24 novembre 2020 ayant adopté ledit règlement intérieur.

2. Par des mémoires enregistrés 3 septembre 2021, Mme E et M. H déclarent se désister de leur requête. Ces désistements étant pur et simple, rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.

Sur les conclusions aux fins d'annulation

En ce qui concerne la légalité des articles 10 et 13 du règlement intérieur :

3. Les requérants font valoir que les dispositions combinées des articles 10 et 13 portent atteinte à leur liberté d'expression en limitant leur temps de parole, méconnaissant ainsi le droit d'expression individuel reconnu à chaque conseiller municipal par les dispositions de l'article L. 2121-19 du code général des collectivités territoriales.

4. D'une part, aux termes de l'article L. 2121-19 du code général des collectivités territoriales : " Les conseillers municipaux ont le droit d'exposer en séance du conseil des questions orales ayant trait aux affaires de la commune. Dans les communes de 3 500 habitants et plus, le règlement intérieur fixe la fréquence ainsi que les règles de présentation et d'examen de ces questions ". Aux termes de l'article L. 2121-16 dudit code : " Le maire a seul la police de l'assemblée () ".

5. D'autre part, aux termes de l'article 10 du règlement intérieur du conseil municipal de la commune de Mende : " La parole est accordée par le Maire aux membres du Conseil Municipal qui le demandent. Aucun membre du Conseil Municipal ne peut parler sans avoir demandé la parole au Maire et l'avoir obtenue. Lorsqu'un membre du Conseil Municipal s'écarte de la question ou trouble l'ordre, la parole peut lui être retirée par le Maire qui peut alors faire appliquer les dispositions prévues à l'article 7. Nul autre membre du conseil municipal à l'exception du Maire ne peut interrompre l'orateur. Afin de permettre une fluidité des débats, les membres du Conseil Municipal prennent la parole dans l'ordre déterminé par le Maire et s'ils en ont formulé la demande lorsqu'il a introduit le point. Dans l'hypothèse où l'intervention excède une durée raisonnable, le Maire peut interrompre l'orateur et l'inviter à conclure son propos en deux minutes au maximum ". L'article 13 du même règlement indique que : " La clôture de toute discussion peut être décidée par le Conseil Municipal, à la demande du Maire ou d'un membre du Conseil. Après la décision de clore la discussion, avant la mise aux voix de la délibération par le Maire, la parole ne pourra être donnée par groupe, qu'à un seul membre pour et à un seul membre contre la délibération mise en discussion. ".

6. Les dispositions précitées du point 10 du règlement intérieur de la commune de Mende, qui ont pour objectif d'éviter les prises de parole exagérément longues, permettent, contrairement à ce qui est allégué, l'intervention orale des conseillers municipaux dans une mesure compatible avec la bonne organisation dans le temps des débats. Elles reconnaissent un droit d'expression individuel à chacun des membres du conseil et ne fixent aucune limite prédéterminée au temps de parole dont ils disposent, lequel doit être apprécié par le maire, chargé par la loi de la police des débats, selon l'importance du sujet abordé. Les dispositions du point 13 poursuivent le même objectif. Par conséquent, elles n'apportent à la liberté d'expression des élus aucune restriction excessive qui serait contraire aux dispositions précitées du code général des collectivités territoriales dès lors qu'elles n'ont ni pour objet, ni pour effet, de priver ou de limiter, en soi, le droit à l'expression d'un conseiller municipal souhaitant s'exprimer sur l'un des points à aborder dans le cadre de l'ordre du jour du conseil municipal. Dans ces conditions, les requérants ne sont pas fondés à soutenir qu'en édictant les articles 10 et 13 du règlement intérieur, le conseil municipal a méconnu le droit à l'expression des conseillers municipaux prévu par les dispositions de l'article L. 2121-19 du code général des collectivités territoriales.

En ce qui concerne la légalité de l'article 17 du règlement intérieur :

7. Aux termes de l'article L. 2121-18 du code général des collectivités territoriales : " Les séances des conseils municipaux sont publiques. Néanmoins, sur la demande de trois membres ou du maire, le conseil municipal peut décider, sans débat, à la majorité absolue des membres présents ou représentés, qu'il se réunit à huis clos. Sans préjudice des pouvoirs que le maire tient de l'article L. 2121-16, ces séances peuvent être retransmises par les moyens de communication audiovisuelle. ".

8. Il résulte de la combinaison des dispositions législatives des articles L. 2121-16 et L. 2121-18 du code général des collectivités territoriales que les administrés et les élus ont la faculté de procéder à des enregistrements audio et vidéo des débats du conseil municipal. En outre, s'il appartient au maire, en vertu de ses pouvoirs de police de l'assemblée municipale, de prendre, le cas échéant, en ce qui concerne l'usage d'un appareil pour filmer et enregistrer les débats publics, les mesures propres à assurer le déroulement normal de ces délibérations, il ne saurait toutefois soumettre l'utilisation de ces moyens d'enregistrement audiovisuel à autorisation, alors qu'un tel régime d'autorisation ne résulte d'aucun texte, sans que soit porté atteinte au principe de publicité des séances des conseils municipaux.

9. Aux termes du dernier alinéa de l'article 13 du règlement intérieur du conseil municipal de Mende : " Sans préjudice des pouvoirs que le maire tient de l'article L. 2121-16, ces séances peuvent être retransmises par le mode communication audiovisuelle. Le dernier alinéa de cet article renforce le principe de publicité des séances du Conseil Municipal en offrant la possibilité de retransmission audiovisuelle, toujours sous réserve de l'utilisation du pouvoir de police du Maire. ".

10. Il résulte des textes législatifs précités que les administrés et les élus du conseil municipal de Mende ont la faculté de procéder à des enregistrements audio et vidéo des débats du conseil municipal sans avoir à solliciter une quelconque autorisation du maire. Dans ces conditions, le dernier alinéa de l'article 13 du règlement intérieur, ne méconnaît pas l'article L. 2121-18 du code général des collectivités territoriales.

En ce qui concerne la légalité de l'article 25 du règlement intérieur :

11. Aux termes de l'article 25 du règlement intérieur du conseil municipal de Mende : " Les Conseillers Municipaux élus sur une même liste forment un même groupe. Les Conseillers Municipaux souhaitant quitter leur groupe, changer de groupe doivent en informer le Maire par écrit. Les conseillers municipaux souhaitant constituer un groupe adressent une déclaration au Maire signée par tous les membres du groupe, accompagnée de la liste de ceux-ci et du nom de leur président () ".

12. Les dispositions précitées, qui obligent les conseillers municipaux souhaitant quitter leur groupe, ou changer de groupe, à en informer le maire par écrit, répondent à des nécessités d'organisation et ne révèlent pas comme les requérants le soutiennent une immixtion du maire dans le fonctionnement du groupe d'opposition. Le moyen doit être écarté.

En ce qui concerne la légalité de l'article 26 du règlement intérieur :

13. Aux termes de l'article L. 2121-27-1 du code général des collectivités territoriales : " Dans les communes de 3 500 habitants et plus, lorsque la commune diffuse, sous quelque forme que ce soit, un bulletin d'information générale sur les réalisations et la gestion du conseil municipal, un espace est réservé à l'expression des conseillers n'appartenant pas à la majorité municipale. Les modalités d'application de cette disposition sont définies par le règlement intérieur.". L'article 29 de la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse dispose : " Toute allégation ou imputation d'un fait qui porte atteinte à l'honneur ou à la considération de la personne ou du corps auquel le fait est imputé est une diffamation. La publication directe ou par voie de reproduction de cette allégation ou de cette imputation est punissable, même si elle est faite sous forme dubitative ou si elle vise une personne ou un corps non expressément nommés, mais dont l'identification est rendue possible par les termes des discours, cris, menaces, écrits ou imprimés, placards ou affiches incriminés. / Toute expression outrageante, termes de mépris ou invective qui ne renferme l'imputation d'aucun fait est une injure ". L'article 42 de cette loi dispose : " Seront passibles, comme auteurs principaux des peines qui constituent la répression des crimes et délits commis par la voie de la presse, dans l'ordre ci-après, savoir : / 1° Les directeurs de publications ou éditeurs, quelles que soient leurs professions ou leurs dénominations () ".

14. Il résulte des dispositions de l'article L. 2121-27-1 du code général des collectivités territoriales qu'une commune de 3 500 habitants et plus est tenue de réserver dans son bulletin d'information municipale, lorsqu'elle diffuse un tel bulletin, un espace d'expression réservé à l'opposition municipale. Ni le conseil municipal ni le maire de la commune ne sauraient, en principe, contrôler le contenu des articles publiés, sous la responsabilité de leurs auteurs, dans cet espace. Il en va toutefois autrement lorsqu'il ressort à l'évidence de son contenu qu'un tel article est de nature à engager la responsabilité pénale du directeur de la publication, notamment s'il présente un caractère manifestement outrageant, diffamatoire ou injurieux de nature à engager la responsabilité du maire, directeur de publication du bulletin municipal, sur le fondement des dispositions précitées de la loi du 29 juillet 1881.

15. Aux termes de l'article 26 du règlement intérieur du conseil municipal de la commune de Mende : " Lorsque la commune diffuse, sous quelque forme que ce soit, un bulletin d'information générale sur les réalisations et la gestion du conseil municipal, un espace sera réservé à l'expression des deux groupes composant le Conseil Municipal. En application de ces dispositions, le droit d'expression reconnu aux deux groupes s'exerce comme suit : - A l'intérieur du journal de la Ville de Mende, les groupes se voient réserver un emplacement de 1500 signes () - Le journal de la Ville de Mende étant un magazine d'information, le contenu des textes ne doit, en aucun cas, contenir des propos injurieux, être diffamant ou être source de polémique, et doit porter exclusivement sur des sujets d'intérêt communal - Le Maire peut retirer de la parution tout article ou paragraphe d'articles qui ne respecteraient pas les prescriptions ci-dessus ainsi que toute publication contraire à la législation en vigueur susceptible d'engager sa responsabilité, L'expression des élus n'appartenant pas à la majorité municipale étant une obligation légale, les élus sont seuls responsables du contenu des articles publiés.() ".

16. En l'espèce, les dispositions précitées de l'article 26 du règlement intérieur interdisent dans cet espace d'expression, sauf à se voir opposer un refus de publication, toute " source de polémique ". Toutefois, une polémique ne présentant pas nécessairement un caractère outrageant, diffamatoire ou injurieux, ces dispositions excèdent les limites au-delà desquelles le maire n'est, en principe, pas fondé à contrôler le contenu des articles publiés. Elles sont dans cette mesure entachées d'illégalité.

17. Il résulte de tout ce qui précède que M. I N sont seulement fondés à demander l'annulation de l'article 26 du règlement intérieur du conseil municipal de la commune de Mende en tant qu'il prévoit que le journal de la Ville de Mende étant un magazine d'information, le contenu des textes ne doit, en aucun cas, être source de polémique.

Sur les conclusions à fin d'injonction :

18. Le présent jugement, eu égard au motif d'annulation ci-dessus précisé, n'implique aucune mesure particulière d'exécution. Les conclusions à fin d'injonction doivent par suite être rejetées.

Sur les conclusions tendant à l'application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :

19. M. I N, qui n'ont pas recouru aux services d'un avocat, ne justifient pas des sommes qu'ils auraient exposées au titre des frais non compris dans les dépens à l'occasion de la présente instance. Les conclusions qu'ils présentent au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ne peuvent dès lors qu'être rejetées. Les conclusions présentées à ce même titre par la commune de Mende doivent également être rejetées.

D E C I D E :

Article 1er : Il est donné acte du désistement d'instance de Mme L E et M. C H.

Article 2 : L'article 26 du règlement du règlement intérieur du conseil municipal de la commune de Mende est annulé en tant qu'il prévoit que le contenu des textes qu'il contient ne doit, en aucun cas, être source de polémique.

Article 3 : Le surplus des conclusions des parties est rejeté.

Article 4 : Le présent jugement sera notifié à M. K I, M. D A, M. F J, Mme G B, Mme L E et M. C H et à la commune de Mende.

Délibéré après l'audience du 13 octobre 2023, à laquelle siégeaient :

M. Peretti, président,

M. Parisien, premier conseiller,

M. Baccati, premier conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 31 octobre 2023.

Le rapporteur,

P. PARISIEN Le président,

P. PERETTI

La greffière,

I. MASSOT

La République mande et ordonne au préfet de la Lozère en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

ez ici]

N°2100243

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions