LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA30-2100717

Tribunal Administratif de Nîmes — Décision N° TA30-2100717

mardi 30 mai 2023

JuridictionTribunal Administratif de Nîmes
SectionTribunal Administratif de Nîmes
N° DossierTA30-2100717
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Formation1ère Chambre
Avocat requérantSELARL BLANC-TARDIVEL-BOCOGNANO

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 26 février 2021 et des mémoires enregistrés le 17 mai 2022 et le 16 novembre 2022, la SCI Le Petit Puech et M. A B, représentés par Me Blanc, demandent au tribunal :

1°) d'annuler le certificat d'urbanisme n° CU 030 258 20 T0199 en date du 15 décembre 2020 par lequel le maire de la commune de Saint-Gilles a déclaré non réalisable son projet de changement de destination d'un bâtiment agricole situé sur la parcelle cadastrée section B n° 864 ;

2°) d'enjoindre à ce maire lui délivrer un certificat d'urbanisme positif ;

3°) de mettre à la charge de la commune de Saint-Gilles une somme de 2 000 euros au titre de l'article L.761-1 du code de justice administrative.

Ils soutiennent que :

- les dispositions de l'article A2 du règlement du PLU ne s'appliquant pas au bâtiment situé sur la parcelle cadastrée section B n° 864 dès lors que celui-ci n'est pas identifié par une étoile sur le document graphique du règlement, il y avait lieu d'appliquer à sa demande les dispositions de l'article A1 du même règlement qui n'interdit pas les changements de destination ;

- l'article A2 du règlement du PLU méconnaît les dispositions de l'article L. 151-12 du code de l'urbanisme dès lors qu'il autorise les changements de destination de certains bâtiments alors que le document graphique du PLU ne fait pas apparaître la totalité des bâtiments situés en zone A, notamment le bâtiment agricole situé sur la parcelle cadastrée section B n° 864 ;

- les auteurs du PLU ont commis une erreur manifeste d'appréciation en considérant que le bâtiment qui fait l'objet de la demande de changement de destination ne remplit pas les critères requis pour y prétendre, alors qu'ils ont désigné à ce titre des constructions présentant un intérêt patrimonial modeste ;

- du fait de l'illégalité du PLU, il y a lieu d'appliquer les dispositions des articles L. 111-3 et L. 111-4 du code de l'urbanisme, qui s'appliquaient à partir du moment où le plan d'occupation des sols est devenu caduc, et qui autorisaient le changement de destination projeté.

Par des mémoires en défense, enregistrés le 24 mars 2022 et le 4 octobre 2022, la commune de Saint-Gilles, représentée par Me Peynet, conclut au rejet de la requête et à ce qu'une somme de 3 000 euros soit mise à la charge des requérants sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

La commune fait valoir que :

- la requête est irrecevable en tant qu'elle est présentée par M. B, qui n'est pas le demandeur du certificat d'urbanisme en litige ;

- les moyens soulevés ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'urbanisme ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Lagarde,

- les conclusions de Mme Bourjade, rapporteure publique,

- les observations de Me Rouault, pour les requérants, et celles de Me Dyens, pour la commune de Saint-Gilles.

Considérant ce qui suit :

1. Le 15 octobre 2020, la SCI le Petit Puech a déposé auprès des services de la commune de Saint-Gilles une demande de certificat d'urbanisme opérationnel pour un projet de changement de destination d'un bâtiment agricole situé sur la parcelle cadastrée section B n° 864. Par décision du 15 décembre 2020, le maire de Saint-Gilles a délivré à la SCI Le Petit Puech un certificat d'urbanisme déclarant irréalisable cette opération. Par la présente requête, cette SCI et M. A B demandent au tribunal d'annuler cette décision.

Sur les conclusions à fins d'annulation :

2. Aux termes de l'article L. 151-11 du code de l'urbanisme : " I.- Dans les zones agricoles, naturelles ou forestières, le règlement peut : () / 2° Désigner, en dehors des secteurs mentionnés à l'article L. 151-13, les bâtiments qui peuvent faire l'objet d'un changement de destination, dès lors que ce changement de destination ne compromet pas l'activité agricole ou la qualité paysagère du site. () ". Le règlement du PLU de la commune de Saint-Gilles dispose, en ce qui concerne la zone A : " () / Certains bâtiments existants peuvent bénéficier d'un changement de destination dès lors que cela ne compromet pas l'exploitation agricole existante. Ceux-ci ont été repérés par une étoile sur le document graphique du règlement (plan de zonage). / () ". Aux termes de l'article A1 de ce règlement : " Les occupations et utilisations du sol suivantes sont interdites : / • les constructions, les extensions et les installations ne respectant pas les conditions définies à l'article A2 ; / () ". Aux termes de l'article A2 de ce même règlement : " Pour les constructions identifiées sur le document graphique du règlement (plan de zonage) : / Les changements de destination des bâtiments existants vers une ou plusieurs destinations suivantes : habitation, hébergement hôtelier (du type gîtes, chambres d'hôtes, etc), restaurant. / Le changement de destination doit se faire dans l'enveloppe des bâtiments existants à la date d'approbation du PLU et en préservant leur qualité architecturale initiale : se référer aux fiches annexées au présent règlement qui en précisent les modalités. / () ".

3. Il résulte des dispositions précitées du règlement du PLU, complétées par le contenu du rapport de présentation de ce plan, que les auteurs du plan local d'urbanisme ont entendu, afin de ne pas compromettre les exploitations agricoles existantes, limiter les changements de destination des constructions situées en zone agricole aux seuls bâtiments présentant une qualité patrimoniale et architecturale tels qu'identifiés sur le document graphique du règlement. Ainsi, contrairement à ce que soutiennent les requérants, les dispositions de l'article A2 du règlement du PLU étaient applicables à leur demande de certificat d'urbanisme portant sur un bâtiment non répertorié sur ce document graphique.

4. Il ressort des pièces du dossier que l'édification du bâtiment agricole en litige a été autorisée par un permis de construire délivré à Mme B par le maire de Saint-Gilles le 23 janvier 2004. L'existence des constructions implantées sur la parcelle cadastrée B n° 864 était dès lors connue par les services de la commune de Saint-Gilles au 27 mars 2018, date d'adoption par le conseil municipal de la délibération approuvant le plan local d'urbanisme. La seule circonstance, aussi regrettable soit-elle, que le document graphique annexé au plan local d'urbanisme ne faisait pas apparaître le bâtiment agricole de M. B n'est pas de nature à démontrer que les auteurs du plan auraient omis par erreur de se prononcer sur l'ensemble des bâtiments offrant des qualités patrimoniales et architecturales, alors que d'autres bâtiments qui n'y figuraient pas davantage ont pourtant été identifiés comme susceptibles de faire l'objet d'un changement de destination. En tout état de cause, une telle erreur n'aurait pas pour effet de faire revivre les règles d'urbanisme antérieures dès lors que les dispositions dérogatoires de l'article L. 151-11 du code de l'urbanisme n'ouvrent aucun droit à transformation et que l'illégalité d'une telle dérogation est sans incidence sur les décisions de refus. .

5. Il ressort enfin des pièces du dossier que le bâtiment en cause est récent et qu'il n'offre intérêt architectural ou patrimonial. Dans ces conditions, les auteurs du PLU n'ont commis aucune erreur manifeste d'appréciation en ne l'identifiant pas comme étant susceptible de faire l'objet d'un changement de destination. Les requérants ne sauraient sur ce point utilement se prévaloir de ce que des constructions qu'ils n'estiment pas présenter un réel intérêt patrimonial ont été désignées comme pouvant faire l'objet d'un tel changement par les auteurs du PLU.

6. Il résulte de ce qui a été dit aux points 4. et 5. que le moyen soulevant par la voie de l'exception l'illégalité du PLU doit être écarté en ses deux branches. Les requérants ne sont dès lors pas fondés à demander le bénéfice de l'application des règles des article L. 111-3 et L. 111-4 du code de l'urbanisme.

7. Il résulte de tout ce qui précède que, sans qu'il soit besoin d'examiner la fin de non-recevoir opposée en défense, les conclusions à fin d'annulation de la requête ne peuvent qu'être rejetées, ainsi que, par voie de conséquence, les conclusions à fin d'injonction.

Sur les frais liés au litige :

8. Aux termes de l'article L. 761-1 du code de justice administrative : " Dans toutes les instances, le juge condamne la partie tenue aux dépens ou, à défaut, la partie perdante, à payer à l'autre partie la somme qu'il détermine, au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Le juge tient compte de l'équité ou de la situation économique de la partie condamnée. Il peut, même d'office, pour des raisons tirées des mêmes considérations, dire qu'il n'y a pas lieu à cette condamnation. ". Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de la commune de Saint-Gilles, qui n'est pas dans la présente instance la partie perdante, la somme demandée par la SCI Le Petit Puech et M. B, au titre des frais exposés par eux et non compris dans les dépens. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge des requérants la somme que demande la commune de Saint-Gilles en défense sur le fondement de ces mêmes dispositions.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de la SCI Le Petit Puech et de M. B est rejetée.

Article 2 : Les conclusions présentées par la commune de Saint-Gilles sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à la SCI Le Petit Puech, à M. A B et à la commune de Saint-Gilles.

Délibéré après l'audience du 12 mai 2023, à laquelle siégeaient :

M. Antolini, président,

M. Lagarde, premier conseiller,

Mme Lahmar, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 30 mai 2023.

Le rapporteur,

F. LAGARDE Le président,

J. ANTOLINI

La greffière,

A. OLSZEWSKI

La République mande et ordonne à la préfète du Gard en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions