jeudi 13 juillet 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nîmes |
| Section | Tribunal Administratif de Nîmes |
| N° Dossier | TA30-2100786 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | 1ère Chambre |
| Avocat requérant | SCP FAYOL & ASSOCIÉS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 8 mars 2021 et des mémoires enregistrés le 1er août 2021 et le 16 août 2022, M. A B, représenté par Me Garreau, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 12 janvier 2021 par laquelle le maire de Mondragon a refusé de lui délivrer un certificat de permis de construire tacite ;
2°) d'enjoindre au maire de Mondragon de lui délivrer un certificat de permis de construire tacite portant sur la demande enregistrée sous le numéro PC 084 078 18 N0012 et précisant que le permis obtenu ne prévoit pas de participation d'urbanisme et ne prévoit aucune prescription, ce dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir et sous astreinte de 300 euros par jour de retard ;
3°) d'enjoindre au maire de Mondragon de procéder à la réalisation des équipements publics nécessaires au raccordement de sa parcelle, dans un délai de deux mois à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 300 euros par jour de retard ;
4°) de condamner la commune de Mondragon à lui verser une indemnité de 5 000 euros au titre des troubles subis dans ses conditions d'existence ;
5°) de mettre à la charge de la commune de Mondragon une somme de 2 000 euros au titre de l'article L.761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- à la suite du jugement n° 1803689 par lequel le tribunal administratif de Nîmes avait annulé l'arrêté n° 350/2018 du 30 juillet 2018 par lequel le maire de Mondragon avait refusé de lui délivrer un permis de construire en vue de l'édification d'une maison d'habitation et avait enjoint à ce maire de procéder au réexamen de sa demande de permis de construire enregistrée sous le numéro PC 084 078 18 N0012, il avait adressé un courrier recommandé daté du 6 février 2020 confirmant sa demande de délivrance du permis correspondant ; le silence gardé par le maire de Mondragon sur sa demande a fait naître un permis de construire tacite ;
- par suite, la décision attaquée, doit s'analyser comme une décision de retrait du permis de construire tacite dont il est titulaire, est illégale dès lors qu'elle est intervenue après l'expiration du délai de trois mois prévu à l'article L. 424-5 du code de l'urbanisme et sans procédure contradictoire préalable ;
- la commune de Mondragon ne saurait valablement soutenir que dès lors que M. B est titulaire d'un permis de construire qui lui a été délivré par arrêté du 18 décembre 2019, elle ne pouvait lui délivrer un certificat de permis de construire tacite ; en effet, cet arrêté de permis de construire porte sur une demande antérieure et distincte de la demande enregistrée sous le numéro PC 084 078 18 N0012 ;
- la décision attaquée a été prise en méconnaissance de l'autorité de la chose jugée dès lors que la cour administrative de Marseille et le tribunal administratif de Nîmes ont jugé, respectivement par un arrêt n° 17MA04861 du 29 octobre 2019 et un jugement n° 1803689 du 5 février 2020, devenus définitifs, que la parcelle cadastrée section B n° 1865 formait un chemin communal accessible au public.
Par un mémoire en défense enregistré le 30 septembre 2022, la commune de Mondragon, représentée par Me Blanc, conclut au rejet de la requête.
La commune fait valoir que :
- il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions à fins d'annulation de la requête, ni sur ses conclusions à fins d'injonction portant sur la délivrance d'un certificat de permis de construire tacite portant sur la demande enregistrée sous le numéro PC 084 078 18 N0012 dans la mesure où le maire a délivré à l'intéressé un tel certificat ;
- les conclusions indemnitaires sont irrecevables dès lors que M. B n'avait formulé aucune demande préalable ;
- les conclusions à fins d'injonction portant sur la réalisation d'équipements publics nécessaires au raccordement, présentées à titre principal, sont irrecevables ;
- M. B ne justifie d'aucun trouble dans ses conditions d'existence ;
- il n'est pas justifié que des travaux sur les équipements publics devraient être réalisés et financés par la commune.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- l'ordonnance n° 2020-306 du 25 mars 2020 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Lagarde,
- les conclusions de Mme Bourjade, rapporteure publique,
- les observations de Me Garreau, pour M. B, et celles de Me Breysse, représentant la commune de Mondragon.
Une note en délibéré, présentée pour la commune de Mondragon, a été enregistrée le 14 juin 2023.
Considérant ce qui suit :
1. Par arrêté n° 350/18, le maire de la commune de Mondragon a refusé de délivrer à M. B un permis de construire n° PC 084 078 18 N0012 en vue de l'édification d'une maison d'habitation. Par un jugement n° 1803689 du 4 février 2020, le tribunal administratif de Nîmes a annulé cette décision et a enjoint au maire de Mondragon de procéder au réexamen de la demande de permis de construire déposée par M. B dans un délai de deux mois. Par courrier du 16 novembre 2020, celui-ci a demandé au maire de Mondragon de lui délivrer un certificat de permis de construire tacite. Par décision du 12 janvier 2021, dont le requérant demande l'annulation, le maire a refusé de lui délivrer un tel certificat. En cours d'instance cette même autorité a, par une décision non datée, attesté que M. B était titulaire d'un permis tacite grevé de prescriptions.
Sur l'existence d'un permis de construire tacite :
2. Aux termes de l'article L. 600-2 du code de l'urbanisme : " Lorsqu'un refus opposé à une demande d'autorisation d'occuper ou d'utiliser le sol ou l'opposition à une déclaration de travaux régies par le présent code a fait l'objet d'une annulation juridictionnelle, la demande d'autorisation ou la déclaration confirmée par l'intéressé ne peut faire l'objet d'un nouveau refus ou être assortie de prescriptions spéciales sur le fondement de dispositions d'urbanisme intervenues postérieurement à la date d'intervention de la décision annulée sous réserve que l'annulation soit devenue définitive et que la confirmation de la demande ou de la déclaration soit effectuée dans les six mois suivant la notification de l'annulation au pétitionnaire. ". Aux termes de l'article R. 423-23 du même code : " Le délai d'instruction de droit commun est de : / () b) Deux mois pour les demandes de permis de démolir et pour les demandes de permis de construire portant sur une maison individuelle, au sens du titre III du livre II du code de la construction et de l'habitation, ou ses annexes ; () ". Enfin l'article R. 424-1 du même code dispose : " A défaut de notification d'une décision expresse dans le délai d'instruction déterminé comme il est dit à la section IV du chapitre III ci-dessus, le silence gardé par l'autorité compétente vaut, selon les cas : () / b) Permis de construire, permis d'aménager ou permis de démolir tacite. () ". Aux termes de l'article L. 911-2 du code de justice administrative : " Lorsque sa décision implique nécessairement qu'une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d'un service public prenne à nouveau une décision après une nouvelle instruction, la juridiction, saisie de conclusions en ce sens, prescrit, par la même décision juridictionnelle, que cette nouvelle décision doit intervenir dans un délai déterminé. ". Aux termes de l'article 12ter de l'ordonnance n°2020-306 du 25 mars 2020 : " Sans préjudice de la faculté de prévoir, pour les mêmes motifs que ceux énoncés à l'article 9, une reprise des délais par décret, les délais d'instruction des demandes d'autorisation et de certificats d'urbanisme et des déclarations préalables prévus par le livre IV du code de l'urbanisme, y compris les délais impartis à l'administration pour vérifier le caractère complet d'un dossier ou pour solliciter des pièces complémentaires dans le cadre de l'instruction, ainsi que les procédures de récolement prévues à l'article L. 462-2 du même code, qui n'ont pas expiré avant le 12 mars 2020 sont, à cette date, suspendus. Ils reprennent leur cours à compter du 24 mai 2020. Le point de départ des délais de même nature qui auraient dû commencer à courir pendant la période comprise entre le 12 mars 2020 et le 23 mai 2020 est reporté à l'achèvement de celle-ci. () ".
3. Il résulte de la combinaison des dispositions précitées du code de l'urbanisme et du code de justice administrative que l'annulation par le juge de l'excès de pouvoir de la décision qui a refusé de délivrer un permis de construire impose à l'administration, qui demeure saisie de la demande, de procéder à une nouvelle instruction de celle-ci, sans que le pétitionnaire ne soit tenu de la confirmer. En revanche, un nouveau délai de nature à faire naître une autorisation tacite ne commence à courir qu'à dater du jour de la confirmation de sa demande par l'intéressé. En vertu de l'article R. 424-1 du code de l'urbanisme, la confirmation de la demande de permis de construire par l'intéressé fait courir le délai à l'expiration duquel le silence gardé par l'administration fait naître un permis de construire tacite.
4. Il ressort des pièces du dossier qu'à la suite de l'annulation de l'arrêté n°350/18 prononcée par le tribunal administratif de Nîmes, M. B a, par courrier du 6 février 2020, confirmé sa demande d'autorisation d'urbanisme et demandé au maire de Mondragon de réinstruire celle-ci. Il résulte de la combinaison des dispositions précitées du code de l'urbanisme et de l'ordonnance du 25 mars 2020, qu'en raison du silence gardé par le maire de Mondragon sur sa demande du 6 février 2020, M. B est devenu titulaire d'un permis de construire tacite n° PC 084 078 18 N0012 à compter du 19 juin 2020.
Sur la portée de la décision en litige :
5. L'arrêté par lequel l'autorité en charge de la délivrance des autorisations d'urbanisme reconnaît l'existence d'un permis tacite mais l'assortit de prescriptions nouvelles emporte nécessairement retrait des droits précédemment acquis par le bénéficiaire de ce permis tacite. Il relève dès lors sur ce point du régime juridique des actes de retrait, alors même qu'il reconnaît également l'existence d'une autorisation tacite au bénéfice du pétitionnaire.
Sur l'exception de non-lieu invoquée par la commune :
6. Il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions tendant à l'annulation d'une décision ayant rejeté une demande d'autorisation d'urbanisme lorsque, postérieurement à la saisine de la juridiction, l'autorité administrative a délivré l'autorisation sollicitée. Le recours contre la décision de refus conserve, en revanche, un objet lorsque l'autorisation finalement accordée ne peut être regardée comme équivalant à l'autorisation initialement sollicitée.
7. La commune de Mondragon fait valoir qu'il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions à fins d'annulation de la requête, ni sur ses conclusions à fins d'injonction portant sur la délivrance d'un certificat de permis de construire tacite portant sur la demande enregistrée sous le numéro PC 084 078 18 N0012, dans la mesure où le maire a délivré à l'intéressé un tel certificat.
8. Il ressort des pièces du dossier que le dossier de demande de permis de construire déposé par M. B prévoyait un accès à la construction projetée au nord de la parcelle du pétitionnaire. Le permis de construire tacite dont M. B était titulaire depuis le 19 juin 2020 autorisait ainsi ce dernier à créer un tel accès. Dès lors que le certificat de permis de construire tacite délivré à M. B par le maire de Mondragon restreint désormais les conditions d'accès au terrain d'assiette du projet, il ne peut être regardé comme conférant à M. B des droits équivalents à ceux qu'il tenait du permis de construire tacite et le litige conserve un objet.
Sur l'étendue du litige :
9. Lorsqu'une décision administrative faisant l'objet d'un recours contentieux est retirée en cours d'instance pour être remplacée par une décision ayant la même portée, le recours doit être regardé comme tendant également à l'annulation de la nouvelle décision. Lorsque le retrait a acquis un caractère définitif, il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions dirigées contre la décision initiale, qui ont perdu leur objet. Le juge doit, en revanche, statuer sur les conclusions dirigées contre la nouvelle décision.
10. Aux termes de l'article R. 424-13 du code de l'urbanisme dans sa rédaction applicable au litige : " En cas de permis tacite ou de non-opposition à un projet ayant fait l'objet d'une déclaration, l'autorité compétente en délivre certificat sur simple demande du demandeur, du déclarant ou de ses ayants droit. / Ce certificat mentionne la date d'affichage en mairie de l'avis de dépôt prévu à l'article R.* 423-6. / En cas de permis tacite, ce certificat indique la date à laquelle le dossier a été transmis au préfet ou à son délégué dans les conditions définies aux articles L. 2131-1 et L. 2131-2 du code général des collectivités territoriales ".
11. Il résulte des dispositions de l'article R. 424-13 du code de l'urbanisme qu'un certificat de permis de construire tacite a pour seul objet d'établir l'existence d'une autorisation d'urbanisme et ne saurait ainsi modifier le contenu de ladite autorisation.
12. Il ressort du certificat de permis de construire tacite délivré à M. B par le maire de Mondragon à une date non précisée, qu'il procède au retrait de la décision du 12 janvier 2021 refusant la délivrance de ce certificat. Dans ces conditions, les conclusions dirigées contre la décision du 12 janvier 2021, dont le retrait a acquis un caractère définitif, sont devenues sans objet et il n'y a plus lieu d'y statuer.
13. En revanche, dès lors que le certificat de permis de construire tacite est assorti d'une prescription interdisant à M. B d'utiliser un accès au terrain d'assiette du projet qui était prévu dans la demande de permis de construire, le maire de Mondragon a apporté une restriction aux droits acquis définitivement par le requérant. Par suite, ainsi que le soutient M. B, la décision non datée procède également au retrait partiel du permis de construire tacite dont M. B était titulaire depuis le 19 juin 2020, par les prescriptions nouvelles qu'il impose. Il s'ensuit que les conclusions à fin d'annulation de la requête doivent être regardées comme étant dirigées contre la prescription contenue dans l'arrêté en litige qui interdit au requérant d'utiliser l'accès nord de la parcelle n° 1863, pourtant autorisé par le permis tacite initial.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
14. Aux termes de l'article L. 424-5 du code de l'urbanisme : " La décision de non-opposition à une déclaration préalable ou le permis de construire ou d'aménager ou de démolir, tacite ou explicite, ne peuvent être retirés que s'ils sont illégaux et dans le délai de trois mois suivant la date de ces décisions. Passé ce délai, la décision de non-opposition et le permis ne peuvent être retirés que sur demande expresse de leur bénéficiaire ".
15. Il est constant que la décision attaquée est intervenue après l'expiration du délai de trois mois suivant la date à laquelle M. B a obtenu un permis de construire tacite. Par suite, le requérant est fondé à soutenir que les prescriptions de l'arrêté non daté lui interdisant d'accéder par le nord à son projet, comme le permettent pourtant tant le permis tacite du 19 juin 2020 que le jugement n° 1803689 du 4 février 2020 du tribunal administratif de Nîmes, sont illégales et doivent être annulées.
16. Il résulte de tout ce qui précède que M. B est fondé à demander en tant qu'il lui interdit de créer un nouvel accès à la construction projetée par le nord de la parcelle n° 1863, l'annulation de l'arrêté non daté par lequel le maire de la commune de Mondragon lui a délivré un certificat de permis de construire tacite n° PC 084 078 18 N0012.
Sur les conclusions à fins d'injonction :
17. Dès lors que le présent jugement prononce l'annulation partielle du certificat de permis de construire tacite n° PC 084 078 18 N0012 en tant qu'il interdit à M. B de créer l'accès prévu par le nord de sa parcelle n° 1863, les conclusions à fin d'injonction tendant à la délivrance d'un tel certificat sont sans objet et ne peuvent, par suite, qu'être rejetées.
18. L'annulation prononcée par la présente décision n'implique pas d'enjoindre au maire de Mondragon de procéder à la réalisation des équipements publics nécessaires au raccordement de la parcelle de M. B. Par suite, les conclusions présentées à ce titre doivent être rejetées.
Sur les conclusions indemnitaires :
19. Il est constant que les conclusions indemnitaires présentées par M. B dans la présente instance n'ont été précédées d'aucune réclamation préalable, de sorte qu'elles sont irrecevables et ne peuvent qu'être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
20. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de la commune de Mondragon la somme de 1 200 euros à verser à M. B au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1err : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions aux fins d'annulation de la décision du maire de Mondragon datée du 12 janvier 2021.
Article 2 : Le certificat de permis de construire tacite n° PC 084 078 18 N0012 délivré à M. B à une date non précisée est annulé en tant qu'il comporte une prescription interdisant de créer l'accès nord du projet autorisé par l'arrêté du 19 juin 2020.
Article 3 : La commune de Mondragon versera à M. B une somme de 1 200 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 4 : Le surplus des conclusions des parties est rejeté.
Article 5 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et à la commune de Mondragon.
Délibéré après l'audience du 13 juin 2023, à laquelle siégeaient :
M. Antolini, président,
M. Lagarde, premier conseiller,
Mme Lahmar, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 13 juillet 2023.
Le rapporteur
F. LAGARDE Le président,
J. ANTOLINI
La greffière,
A. OLSZEWSKI
La République mande et ordonne à la préfète de Vaucluse en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
N°2100786
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026