jeudi 5 octobre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nîmes |
| Section | Tribunal Administratif de Nîmes |
| N° Dossier | TA30-2102265 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 2ème chambre |
| Avocat requérant | HASSANALY |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 13 juillet 2021, M. B A, représenté par Me Hassanaly, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 12 mai 2021 par lequel le directeur de la caisse de crédit municipal d'Avignon a prononcé à son encontre la sanction disciplinaire de révocation ;
2°) d'enjoindre à la caisse de crédit municipal d'Avignon de le réintégrer dans ses fonctions à compter de la date de son éviction et de régulariser sa situation administrative et financière à compter de cette même date, dans de brefs délais sous astreinte de 200 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de la caisse de crédit municipal d'Avignon la somme de 1 300 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- l'arrêté attaqué est insuffisamment motivé compte tenu des faits reprochés, de son ancienneté et de son absence de passif disciplinaire ;
- il a été pris à l'issue d'une procédure irrégulière, en l'absence de communication de son entier dossier lors de sa consultation du 8 décembre 2020 ;
- il a été pris à l'issue d'une procédure irrégulière, en l'absence d'avis du conseil de discipline dans le délai de deux mois à compter de sa saisine ;
- il a été pris à l'issue d'une procédure irrégulière, en raison de la présence du conseil de l'administration lors de la séance du conseil de discipline ;
- la matérialité des faits qui lui sont reprochés n'est pas établie ;
- les faits qui lui sont reprochés sont prescris de sorte qu'aucune procédure disciplinaire ne pouvait être engagée à son encontre pour ceux-ci ;
- la sanction prononcée est disproportionnée.
Par un mémoire en défense, enregistré le 9 novembre 2021, la caisse de crédit municipal d'Avignon, représentée par Me Urien, conclut au rejet de la requête et à ce que la somme de 2 000 euros soit mise à la charge du requérant au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que les moyens soulevés dans la requête sont infondés.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 ;
- la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984 ;
- le décret n° 89-677 du 18 septembre 1989 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
-le rapport de M. Chevillard,
-les conclusions de Mme Vosgien, rapporteure publique,
-les observations de Me Debuiche, représentant M. A, et de Me Urien, représentant la caisse de crédit municipal d'Avignon.
Considérant ce qui suit :
1. M. A, adjoint administratif principal de 2ème classe, demande au tribunal d'annuler l'arrêté du 12 mai 2021 par lequel le directeur de la caisse de crédit municipal d'Avignon a prononcé à son encontre la sanction disciplinaire de révocation.
Sur la légalité de l'arrêté attaqué :
2. En premier lieu, aux termes de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration : " Les personnes physiques ou morales ont le droit d'être informées sans délai des motifs des décisions administratives individuelles défavorables qui les concernent. / A cet effet, doivent être motivées les décisions qui : /. 2° Infligent une sanction ; ". Aux termes de l'article L. 211-5 du même code : " La motivation exigée par le présent chapitre doit être écrite et comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de la décision. ". Outre les éléments de droit, la décision la prononçant doit comporter les griefs que l'autorité administrative entend retenir à l'encontre de l'agent, de sorte que ce dernier puisse, à la seule lecture de la décision, connaître les motifs de la sanction qui le frappe.
3. La décision de révocation attaquée vise les textes dont il est fait application et mentionne qu'il est fait grief à M. A d'avoir donné des informations erronées sur le motif de sa demande de disponibilité et, ainsi, de ne pas avoir mis son administration en mesure d'apprécier la compatibilité de l'exercice de l'activité qu'il a finalement assumée avec sa qualité d'adjoint administratif de la caisse de crédit municipal d'Avignon, d'avoir exercé du 1er octobre 2017 au 12 septembre 2018 des activités privées lucratives en situation de cumul d'activité non déclaré et non autorisé, d'avoir proféré le 4 septembre 2018 des menaces à l'encontre d'un de ses collègues et, le 13 septembre 2018, d'avoir eu une vive altercation avec celui-ci, d'avoir, à compter du 13 septembre 2018, exercé des activités lucratives pendant son congé de maladie et d'avoir poursuivi l'exercice de ses activités privées lucratives en méconnaissance des instructions reçues les 27 janvier, 12 novembre et 27 novembre 2020. Par ailleurs, la décision attaquée mentionne que ces faits constituent des manquements graves aux obligations de loyauté, de probité et d'obéissance hiérarchique. En outre, l'ancienneté et l'absence de passif disciplinaire de l'agent sont sans incidence sur la motivation de la décision de révocation attaquée. Ainsi, celle-ci est suffisamment motivée. Par suite, le moyen tiré de son insuffisance de motivation doit être écarté.
4. En deuxième lieu, aux termes de l'article 4 du décret du 18 septembre 1989 relatif à la procédure disciplinaire applicable aux fonctionnaires territoriaux : " L'autorité investie du pouvoir disciplinaire informe par écrit l'intéressé de la procédure disciplinaire engagée contre lui, lui précise les faits qui lui sont reprochés et lui indique qu'il a le droit d'obtenir la communication intégrale de son dossier individuel au siège de l'autorité territoriale et la possibilité de se faire assister par un ou plusieurs conseils de son choix () ". Aux termes de l'article 4 du décret du 18 septembre 1989 relatif à la procédure disciplinaire applicable aux fonctionnaires territoriaux : " L'autorité investie du pouvoir disciplinaire informe par écrit l'intéressé de la procédure disciplinaire engagée contre lui, lui précise les faits qui lui sont reprochés et lui indique qu'il a le droit d'obtenir la communication intégrale de son dossier individuel au siège de l'autorité territoriale et la possibilité de se faire assister par un ou plusieurs conseils de son choix () ".
5. Il ressort d'une part des pièces du dossier que si le rapport du 4 septembre 2018, relatant les menaces proférées par M. A à l'encontre d'un de ses collègues et annexé au rapport de saisine du conseil de discipline n'a pas fait partie des documents consultés par le représentant syndical mandaté par le requérant, une telle consultation réalisée le 8 décembre 2020 est intervenue antérieurement à l'engagement de la procédure disciplinaire le 5 février 2021. D'autre part, il ne ressort pas des termes de l'arrêté contesté que l'autorité territoriale se serait fondée spécifiquement sur cette pièce, mentionnée sur le bordereau de documents annexés au rapport disciplinaire, dont M. A allègue n'avoir pu prendre connaissance. Par ailleurs, il ressort des pièces du dossier que le conseil de discipline s'est tenu le 13 avril 2021, que le requérant a pris connaissance de son entier dossier le 1er avril 2021 et qu'il a ainsi disposé un délai suffisant pour préparer sa défense au regard de l'ensemble des faits qui lui étaient reprochés. En outre, si M. A soutient que certains éléments ont été ajoutés dans son dossier entre le 5 février 2021 et le jour de l'envoi de la version papier de celui-ci, il ne précise pas leur nature. Par suite, le requérant n'est pas fondé à soutenir que ses droits de la défense auraient été méconnus en violation des dispositions citées au point précédent.
6. En troisième lieu, aux termes de l'article 13 du décret du 18 septembre 1989 relatif à la procédure disciplinaire applicable aux fonctionnaires territoriaux : " Le conseil de discipline doit se prononcer dans le délai de deux mois à compter du jour où il a été saisi par l'autorité territoriale. Ce délai n'est pas prorogé lorsqu'il est procédé à une enquête. / Le délai est ramené à un mois lorsque le fonctionnaire poursuivi a fait l'objet d'une mesure de suspension. / Lorsque les réunions du conseil sont reportées en application de l'article 8 du présent décret, le délai est prolongé d'une durée égale à celle du report. / Lorsque le fonctionnaire fait l'objet de poursuites devant un tribunal répressif, le conseil de discipline peut, à la majorité des membres présents, proposer de suspendre la procédure disciplinaire jusqu'à l'intervention de la décision du tribunal. Si, néanmoins, l'autorité territoriale décide de poursuivre la procédure, le conseil doit se prononcer dans les délais précités à compter de la notification de cette décision. ".
7. En l'espèce, le conseil de discipline a été saisi par la caisse de crédit municipal d'Avignon le 5 février 2021 et a rendu son avis le 13 avril 2021, soit au-delà du délai de deux mois dans lequel ledit conseil doit se prononcer. Toutefois, le délai fixé par ces dispositions n'est pas prescrit à peine de nullité. Dès lors, la circonstance que le conseil de discipline se soit prononcé après expiration du délai de deux mois, prévu par les dispositions citées au point 6, n'est pas de nature à vicier la procédure au terme de laquelle a été prise la décision de sanction attaquée.
8. En quatrième lieu, l'article 9 du décret du 18 septembre 1989 relatif à la procédure disciplinaire applicable aux fonctionnaires territoriaux prévoit notamment : " () Les parties ou, le cas échéant, leurs conseils peuvent, à tout moment de la séance, demander au président l'autorisation d'intervenir afin de présenter des observations orales ; ils doivent être invités à présenter d'ultimes observations avant que le conseil ne commence à délibérer ". Il résulte de ce qui précède que le requérant ne saurait utilement se prévaloir du vice de procédure tiré de la présence du conseil de l'administration lors de la séance du conseil de discipline. Par suite, le moyen doit être écarté comme inopérant.
9. En cinquième lieu, aux termes de l'article 29 de la loi du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires : " Toute faute commise par un fonctionnaire dans l'exercice ou à l'occasion de l'exercice de ses fonctions l'expose à une sanction disciplinaire, sans préjudice, le cas échéant, des peines prévues par la loi pénale ". Aux termes de l'article 89 de la loi du 26 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique territoriale : " Les sanctions disciplinaires sont réparties en quatre groupes : () / Quatrième groupe : / la révocation. () ". Il appartient au juge de l'excès de pouvoir, saisi de moyens en ce sens, de rechercher si les faits reprochés à un agent public ayant fait l'objet d'une sanction disciplinaire constituent des fautes de nature à justifier une sanction et si la sanction retenue est proportionnée à la gravité de ces fautes.
10. Pour décider la révocation de M. A, le directeur de la caisse de crédit municipal d'Avignon s'est fondé sur les circonstances, ainsi qu'il a été dit, que cet agent a donné des informations erronées sur le motif de sa demande de disponibilité et, ainsi, n'a pas mis son administration en mesure d'apprécier la compatibilité de l'exercice de l'activité qu'il a finalement assumée avec sa qualité d'adjoint administratif de la caisse de crédit municipal d'Avignon, a exercé du 1er octobre 2017 au 12 septembre 2018 des activités privées lucratives en situation de cumul d'activité non déclaré et non autorisé, a proféré le 4 septembre 2018 des menaces à l'encontre d'un de ses collègues et, le 13 septembre 2018, a eu une vive altercation avec celui-ci, a, à compter du 13 septembre 2018, exercé des activités lucratives pendant son congé de maladie et a poursuivi l'exercice de ses activités privées lucratives en méconnaissance des instructions reçues les 27 janvier, 12 novembre et 27 novembre 2020. Le directeur de la caisse de crédit municipal d'Avignon a estimé que de tels faits constituent des manquements graves aux obligations de loyauté, de probité et d'obéissance hiérarchique.
11. Pour contester le premier grief tiré des informations erronées concernant sa demande de mobilité, M. A soutient qu'à compter de 2006, il exerçait des fonctions lui ayant permis d'obtenir des éloges et des résultats remarquables et que son avancement lui a été refusé. Toutefois, de telles circonstances sont sans incidence sur l'établissement matériel des faits dont il s'agit. Par ailleurs, si le requérant soutient que son employeur connaissait ses intentions et ses projets lors de ses demandes de placement en disponibilité d'office pour convenance personnelle, de telles demandes, présentées les 8 avril 2011, 2 mai 2014 et 27 août 2017 sur le fondement des dispositions de l'article 21 du décret 86-68 du 13 janvier 1986, ne comportent aucune mention d'une telle intention ou d'une telle activité. Par ailleurs, alors même que les arrêtés du 30 juin 2011, du 29 août 2014 et du 27 août 2017 le plaçant en disponibilité mentionnaient explicitement l'obligation pour l'intéressé d'informer par écrit son employeur dans le cas où il envisagerait d'exercer une activité professionnelle privée, M. A n'établit pas, ainsi qu'il l'allègue, avoir proposé une collaboration à la caisse de crédit municipal d'Avignon avec la société Acta 3, dont il était devenu le co-gérant le 7 septembre 2011 et dont il détenait 10% des parts sociales, et ainsi de l'avoir informé par écrit de cette activité. Il ressort également des pièces du dossier que si le requérant soutient qu'il a géré neuf autres sociétés entre le 17 novembre et le 1er décembre 2011, sans pour autant en disposer et en percevoir de revenus et a ouvert un compte bancaire au nom de l'une d'entre elle auprès de son employeur public, il ne l'établit pas et n'établit pas non plus avoir informé ce dernier de ces activités. En outre, si M. A soutient avoir créé, le 30 décembre 2011, une structure de conseil en stratégie sous le nom C A consulting et avoir, dans ce cadre, signé une convention de collaboration avec la caisse de crédit municipal d'Avignon, la seule convention produite, au demeurant non datée et non signée, ainsi que le courrier du 23 octobre 2012 par lequel le directeur de cet organisme lui a rappelé l'obligation d'information qui lui incombait, sont insuffisants pour contester les faits dont il s'agit. En outre, si M. A soutient qu'il n'a pas créé la société Fineo conseil protection famille le 1er décembre 2012, dont il n'était associé qu'à 50% et n'était pas co-gérant, il ressort des pièces du dossier qu'il disposait du pouvoir d'engager cette société dont il était intéressé aux résultats et qu'il n'a pas déclaré cette activité à la caisse de crédit municipal d'Avignon. Ainsi, M. A n'est pas fondé à soutenir que le premier grief qui lui est opposé est entaché d'inexactitude matérielle.
12. Pour contester le deuxième grief tiré de l'exercice, du 1er octobre 2017 au 12 septembre 2018, d'activités privées lucratives en situation de cumul d'activité non déclaré et non autorisé, M. A soutient d'une part que ses activités au sein de l'association Alba Clann society, créée en 2015, n'avait pas de caractère lucratif et qu'il n'a perçu aucune rémunération à ce titre. Toutefois, il ne ressort pas des seuls statuts de cette association ayant notamment pour but toutes opérations industrielles, commerciales, financières ou immobilières se rapportant directement ou indirectement à tout objet similaire ou connexe ou susceptible d'en favoriser l'extension ou l'exploitation sous quelques formes que ce soit, de licences, brevets, marques et informations techniques, qu'une telle activité n'avait pas de caractère lucratif et n'aurait pas dû faire l'objet d'une déclaration de cumul, en application de l'article 25 septies de la loi du 13 juillet 1983 précitée et de l'article 7 du décret n°2017-105 du 27 janvier 2017. Par ailleurs, le requérant soutient que la caisse de crédit municipal d'Avignon disposait d'un partenariat avec les sociétés B A Consulting, puis A consulting et que la caisse ne s'est jamais opposée à de telles activités lucratives. Toutefois, il ressort des pièces du dossier que l'intéressé exerçait bien des fonctions de direction au sein de ces deux sociétés, pendant la période concernée sans en avoir formellement informé son employeur public. Ainsi, M. A n'est pas fondé à soutenir que le deuxième grief qui lui est opposé est entaché d'inexactitude matérielle.
13. M. A se prévaut de la prescription des faits à l'origine des deux premiers griefs contenus dans la décision attaquée. Toutefois, dès lors que l'étendue réelle des activités professionnelles de M. A n'a été découverte qu'à l'occasion de l'enquête administrative diligentée en 2020, tel que cela ressort du procès-verbal de la réunion du conseil de discipline du 13 avril 2021, le requérant n'est donc pas fondé à opposer la prescription des faits fondant ces griefs.
14. M. A conteste également les faits de menace proférée à l'encontre d'un collègue le 4 septembre 2018 et la vive altercation avec celui-ci le 13 septembre 2018. Toutefois, ces faits, établis par un rapport du directeur adjoint de la caisse de crédit municipal d'Avignon du 18 septembre 2018 et deux attestations des 13 et 14 septembre 2018, ne sont pas contredits par les pièces du dossier.
15. M. A conteste le grief tiré de l'exercice, à compter du 13 septembre 2018, d'activités lucratives pendant son congé de maladie et de la poursuite de l'exercice de ses activités privées lucratives en méconnaissance des instructions reçues les 27 janvier, 12 novembre et 27 novembre 2020. Il ressort d'une part des pièces du dossier que le requérant a exercé des activités lucratives au sein de la société PLGFE sous l'enseigne commerciale Epicurooms ainsi que cela ressort du procès-verbal de constat d'huissier du 20 janvier 2020, sans que le requérant n'apporte réellement d'élément contraire. Par ailleurs, par courriers des 27 janvier 12 novembre et 27 novembre 2020, la caisse de crédit municipal d'Avignon a demandé au requérant de lui faire part de ses observations sur les activités privées lucratives exercées. Toutefois, aucune réponse personnelle n'a été faite hormis un courrier syndical du 5 février 2020 mentionnant les difficultés financières de l'intéressé. Par suite, le requérant n'est pas non plus fondé à soutenir que les faits dont il s'agit ne sont pas établis.
16. Il n'est pas contesté que de tels faits constituent des manquements graves aux obligations de loyauté, de probité et d'obéissance hiérarchique. Par ailleurs, si M. A se prévaut de sa manière de servir et son absence de sanction disciplinaire antérieure, la gravité des fautes qui lui sont reprochées, alors que les fonctions occupées au sein de la caisse de crédit municipal d'Avignon reposaient indéniablement sur la confiance, et leur caractère répété, justifient la sanction prononcée de révocation. Par suite, M. A n'est pas fondé à soutenir que celle-ci aurait été disproportionnée.
17. Il résulte de ce qui précède que les conclusions en annulation présentées par le requérant et, par voie de conséquence, celles présentées à fin d'injonction, doivent être rejetées.
Sur les conclusions tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :
18. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de la caisse de crédit municipal d'Avignon, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, la somme que M. A demande au titre des frais exposés par lui et non compris dans les dépens. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y pas lieu de mettre à la charge de M. A la somme que la caisse de crédit municipal d'Avignon demande au titre des mêmes dispositions.
D E C I D E :
Article 1er : La requête présentée par M. A est rejetée.
Article 2 : Les conclusions présentées par la caisse de crédit municipal d'Avignon au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. B A et à la caisse de crédit municipal d'Avignon.
Délibéré après l'audience du 14 septembre 2023, à laquelle siégeaient :
Mme Boyer, présidente,
Mme Galtier, première conseillère,
M. Chevillard, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 5 octobre 2023.
Le rapporteur,
F. CHEVILLARD
La présidente,
C. BOYER
La greffière,
F. DESMOULIÈRES
La République mande et ordonne à la préfète de Vaucluse en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
N°2102265
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026