mardi 7 novembre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nîmes |
| Section | Tribunal Administratif de Nîmes |
| N° Dossier | TA30-2102671 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 1ère Chambre |
| Avocat requérant | SELARL FAVRE DE THIERRENS BARNOUIN VRIGNAUD MAZARS DRIMARACCI |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire enregistrés les 2 août et 20 septembre 2021, M. E C et Mme D C demandent au tribunal d'annuler l'arrêté du 26 février 2021 par lequel le maire de Générac a délivré à M. B un permis de construire en vue de l'édification d'une maison individuelle sur un terrain situé impasse Edmond Cros.
Ils soutiennent que :
- ils justifient d'un intérêt à agir ;
- la voie de desserte du terrain d'assiette ne respecte pas l'article 3 du règlement du secteur Uc du plan local d'urbanisme et présente un risque pour la sécurité publique ;
- le projet litigieux méconnaît l'article 6 du règlement du secteur Uc de ce plan ;
- il contrevient à l'article 7 de ce règlement ;
- il méconnaît l'article 8 du même règlement ;
- il est de nature à aggraver les problèmes de salubrité publique liés au sous-dimensionnement des réseaux présents à proximité du terrain d'assiette.
Par un mémoire en défense enregistré le 19 juin 2023, la commune de Générac, représentée par la SELARL Maillot Avocats et Associés, conclut au rejet de la requête et à ce que la somme de 2 000 euros soit mise à la charge de M. et Mme C au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que les moyens invoqués par les requérants ne sont pas fondés.
Par un mémoire en défense enregistré le 25 septembre 2023, M. A B, représenté par Me Héquet, conclut au rejet de la requête et à ce que la somme de 1 450 euros soit mise à la charge de M. et Mme C au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- les requérants ne justifient pas d'un intérêt leur donnant qualité pour agir ;
- les moyens invoqués par les requérants ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Mouret,
- les conclusions de Mme Bourjade, rapporteure publique,
- les observations de M. C, celles de Me Coelo, représentant la commune de Générac, et celles de Me Héquet, représentant M. B.
Considérant ce qui suit :
1. M. B a déposé, le 3 décembre 2020, une demande de permis de construire, ultérieurement complétée, en vue de l'édification d'une maison individuelle sur un terrain situé 11 impasse Edmond Cros sur le territoire de la commune de Générac et classé en secteur Uc du plan local d'urbanisme communal. Par un arrêté du 26 février 2021, le maire de Générac a délivré le permis de construire ainsi sollicité. M. et Mme C demandent l'annulation pour excès de pouvoir de cet arrêté du 26 février 2021.
Sur la fin de non-recevoir opposée par M. B :
2. Aux termes de l'article L. 600-1-2 du code de l'urbanisme : " Une personne autre que l'Etat, les collectivités territoriales ou leurs groupements ou une association n'est recevable à former un recours pour excès de pouvoir contre une décision relative à l'occupation ou à l'utilisation du sol régie par le présent code que si la construction, l'aménagement ou le projet autorisé sont de nature à affecter directement les conditions d'occupation, d'utilisation ou de jouissance du bien qu'elle détient ou occupe régulièrement ou pour lequel elle bénéficie d'une promesse de vente, de bail, ou d'un contrat préliminaire mentionné à l'article L. 261-15 du code de la construction et de l'habitation () ".
3. Il résulte de ces dispositions qu'il appartient, en particulier, à tout requérant qui saisit le juge administratif d'un recours pour excès de pouvoir tendant à l'annulation d'une autorisation d'urbanisme, de préciser l'atteinte qu'il invoque pour justifier d'un intérêt lui donnant qualité pour agir, en faisant état de tous éléments suffisamment précis et étayés de nature à établir que cette atteinte est susceptible d'affecter directement les conditions d'occupation, d'utilisation ou de jouissance de son bien. Les écritures et les documents produits par l'auteur du recours doivent faire apparaître clairement en quoi les conditions d'occupation, d'utilisation ou de jouissance de son bien sont susceptibles d'être directement affectées par le projet litigieux. Il appartient au défendeur, s'il entend contester l'intérêt à agir du requérant, d'apporter tous éléments de nature à établir que les atteintes alléguées sont dépourvues de réalité. Il appartient ensuite au juge de l'excès de pouvoir de former sa conviction sur la recevabilité de la requête au vu des éléments ainsi versés au dossier par les parties, en écartant le cas échéant les allégations qu'il jugerait insuffisamment étayées mais sans pour autant exiger de l'auteur du recours qu'il apporte la preuve du caractère certain des atteintes qu'il invoque au soutien de la recevabilité de celui-ci. Eu égard à sa situation particulière, le voisin immédiat justifie, en principe, d'un intérêt à agir lorsqu'il fait état devant le juge, qui statue au vu de l'ensemble des pièces du dossier, d'éléments relatifs à la nature, à l'importance ou à la localisation du projet de construction.
4. Il ressort des pièces du dossier que la propriété bâtie de M. et Mme C jouxte le terrain d'assiette du projet. Les requérants, qui sont voisins immédiats de ce terrain, font notamment état de l'augmentation des problèmes de sécurité dans l'impasse Edmond Cros ainsi que de la perte d'ensoleillement résultant de l'édification de la construction projetée à proximité de leur propriété et en vis-à-vis direct de celle-ci. Compte tenu de la configuration des lieux et de la nature du projet en cause, M. et Mme C justifient d'un intérêt à agir contre le permis de construire en litige. Il suit de là que la fin de non-recevoir opposée par M. B doit être écartée.
Sur la légalité de l'arrêté contesté :
5. En premier lieu, le 2, intitulé " Voirie ", de l'article 3 du règlement du secteur Uc du plan local d'urbanisme de Générac dispose que : " Les dimensions, formes et caractéristiques techniques des voies publiques ou privées doivent être adaptées aux usages qu'elles supportent ou aux opérations qu'elles doivent desservir. / Elles doivent permettre aux piétons, aux véhicules privés et ceux des services publics (lutte contre l'incendie, enlèvement des ordures ménagères) de circuler ". Il fixe ensuite le gabarit minimum des " voies nouvelles " aménagées en dehors du secteur Uc2, avant de préciser que les " voies en impasse ne doivent pas desservir plus de 10 logements " et qu'elles " doivent être aménagées dans leur partie terminale afin de permettre aux véhicules privés et ceux de services publics (lutte contre l'incendie, enlèvement des ordures ménagères) de faire demi-tour aisément et être conçues de manière à désenclaver éventuellement les parcelles arrière ".
6. Ces dispositions, en tant qu'elles concernent les voies aménagées en dehors du secteur Uc2, sont relatives à l'aménagement des voies nouvelles et n'ont pas pour objet de définir les conditions de constructibilité des terrains situés dans le secteur concerné. Elles ne font dès lors pas obstacle à la délivrance d'un permis de construire en vue de l'édification d'une maison d'habitation desservie par des voies construites avant leur adoption.
7. Il ressort des pièces du dossier que le terrain d'assiette du projet est desservi par l'impasse Edmond Cros. Le projet litigieux n'ayant ni pour objet ni pour effet de modifier les caractéristiques de cette voie existante, il résulte de ce qui a été dit au point précédent que M. et Mme C ne peuvent utilement soutenir que cette impasse ne respecte pas les exigences, applicables aux seules voies nouvelles, y compris celles en impasse, fixées par les dispositions citées ci-dessus de l'article 3 du règlement du secteur Uc du plan local d'urbanisme de Générac.
8. En deuxième lieu, aux termes de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme : " Le projet peut être refusé ou n'être accepté que sous réserve de l'observation de prescriptions spéciales s'il est de nature à porter atteinte à la salubrité ou à la sécurité publique du fait de sa situation, de ses caractéristiques, de son importance ou de son implantation à proximité d'autres installations ". En vertu de ces dispositions, lorsqu'un projet de construction est de nature à porter atteinte à la salubrité ou à la sécurité publique, le permis de construire ne peut être refusé que si l'autorité compétente estime, sous le contrôle du juge, qu'il n'est pas légalement possible, au vu du dossier et de l'instruction de la demande de permis, d'accorder le permis en l'assortissant de prescriptions spéciales qui, sans apporter au projet de modifications substantielles nécessitant la présentation d'une nouvelle demande, permettraient d'assurer la conformité de la construction aux dispositions législatives et réglementaires dont l'administration est chargée d'assurer le respect.
9. D'une part, si M. et Mme C se prévalent de problèmes de sécurité liés aux caractéristiques de l'impasse Edmond Cros, voie de desserte existante desservant le terrain d'assiette du projet ainsi qu'une dizaine de propriétés bâties, ils n'assortissent pas leurs allégations sur ce point de précisions suffisantes permettant d'en apprécier le bien-fondé. En tout état de cause, à supposer que les requérants puissent être regardés comme ayant entendu invoquer les dispositions de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme sur ce point, il ne ressort pas des pièces du dossier, au regard de la configuration des lieux, que les services de secours et de lutte contre l'incendie ne pourraient utiliser cette voie en impasse quasiment rectiligne. A cet égard, les requérants n'invoquent aucune disposition législative ou réglementaire imposant la consultation du service départemental d'incendie et de secours du Gard préalablement à la délivrance de ce permis. Dans ces conditions, et alors que le projet litigieux consiste en l'édification d'un unique logement, il ne ressort pas des pièces versées aux débats que le maire de Générac aurait commis une erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme en délivrant le permis de construire en litige.
10. D'autre part, si les requérants soutiennent que les réseaux publics desservant les propriétés riveraines de l'impasse Edmond Cros sont insuffisamment dimensionnés et que le projet litigieux est de nature à aggraver les problèmes de salubrité publique dans le secteur en cause, ils n'identifient pas le ou les réseaux concernés et ne font état d'aucun élément probant de nature à établir l'existence du risque allégué pour la salubrité publique. Dans ces conditions, il ne ressort pas des pièces du dossier que le maire de Générac aurait commis une erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme.
11. En troisième lieu, l'article 6 du règlement du secteur Uc du plan local d'urbanisme de Générac prévoit, en dehors du secteur Uc2, que : " Les constructions doivent être édifiées à 4,00 mètres minimum de la limite de l'emprise publique ou de l'alignement des voies publiques ou des voies privées () ". En l'absence de toute autre précision de ce règlement sur ce point, le respect de la règle d'implantation fixée par ces dispositions doit être apprécié en tous points des constructions.
12. Il ressort des pièces du dossier, et en particulier du plan de masse, que si la façade nord du bâtiment projeté sera implantée à au moins quatre mètres de la limite de l'emprise de l'impasse Edmond Cros, le débord de toiture de cette façade, élément indissociable de la construction litigieuse, se trouvera à une distance inférieure à quatre mètres, sans être à l'alignement de cette limite. M. et Mme C sont donc fondés à soutenir que le projet litigieux méconnaît, dans cette mesure, les dispositions de l'article 6 du règlement du secteur Uc du plan local d'urbanisme de Générac.
13. En quatrième lieu, aux termes du deuxième alinéa de l'article 7 du règlement du secteur Uc du plan local d'urbanisme de Générac : " Dans le cas où la construction n'est pas édifiée en limite séparative, la distance minimale est fixée à 4,00 mètres de cette limite hors secteur UC2 () ". En l'absence de toute autre précision de ce règlement sur ce point, le respect de la règle d'implantation fixée par ces dispositions doit être apprécié en tous points de la construction.
14. Il ressort du plan de masse joint à la demande de permis de construire de M. B que le débord de toiture de la façade ouest, élément indissociable de la construction litigieuse, sera implanté à moins de quatre mètres de la limite séparative ouest. M. et Mme C sont donc fondés à soutenir que le permis de construire contesté méconnaît, dans cette mesure, les dispositions du deuxième alinéa de l'article 7 du règlement du secteur Uc du plan local d'urbanisme de Générac.
15. En cinquième et dernier lieu, l'article 8 du règlement du secteur Uc du plan local d'urbanisme de Générac dispose que : " Les constructions non contiguës ou les parties de bâtiments en vis-à-vis doivent être implantées de telle manière que la distance horizontale de tout point du bâtiment au point le plus proche d'un autre bâtiment soit au moins égale à 4,00 mètres ". En l'absence de toute autre précision du règlement sur ce point, le respect de la règle d'implantation fixée par ces dispositions doit être apprécié en tous points des constructions.
16. Il ressort du plan de masse du projet que la construction litigieuse sera implantée, pour partie, à moins de quatre mètres du débord de toiture de la façade ouest de la construction existante, non contiguë, édifiée au centre du terrain d'assiette du projet. M. et Mme C sont donc fondés à soutenir que le permis de construire en litige méconnaît, dans cette mesure, les dispositions de l'article 8 du règlement du secteur Uc du plan local d'urbanisme de Générac.
Sur l'application de l'article L. 600-5 du code de l'urbanisme :
17. Aux termes de l'article L. 600-5 du code de l'urbanisme : " Sans préjudice de la mise en œuvre de l'article L. 600-5-1, le juge administratif qui, saisi de conclusions dirigées contre un permis de construire, de démolir ou d'aménager ou contre une décision de non-opposition à déclaration préalable, estime, après avoir constaté que les autres moyens ne sont pas fondés, qu'un vice n'affectant qu'une partie du projet peut être régularisé, limite à cette partie la portée de l'annulation qu'il prononce et, le cas échéant, fixe le délai dans lequel le titulaire de l'autorisation pourra en demander la régularisation () ". Il résulte de ces dispositions que le juge peut procéder à l'annulation partielle d'une autorisation d'urbanisme dans le cas où une illégalité affecte une partie identifiable du projet et où cette illégalité est susceptible d'être régularisée, sans qu'il soit nécessaire que la partie illégale du projet soit divisible du reste de ce projet.
18. Les vices relevés ci-dessus, tirés de la méconnaissance des articles 6, 7 et 8 du règlement du secteur Uc du plan local d'urbanisme de Générac, n'affectent que ces parties du projet et peuvent faire l'objet d'une mesure de régularisation n'impliquant pas d'apporter au projet un bouleversement tel qu'il en changerait la nature même. Par suite, il y a lieu, en application des dispositions de l'article L. 600-5 du code de l'urbanisme, de limiter à ces vices la portée de l'annulation prononcée et de fixer à deux mois le délai dans lequel le pétitionnaire pourra en demander la régularisation.
19. Il résulte de tout ce qui précède que M. et Mme C sont seulement fondés à demander l'annulation de l'arrêté du maire de Générac du 26 février 2021 en tant qu'il autorise un projet contrevenant aux dispositions des articles 6, 7 et 8 du règlement du secteur Uc du plan local d'urbanisme communal.
Sur les frais liés au litige :
20. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire droit aux conclusions présentées par la commune de Générac et par M. B sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D É C I D E :
Article 1er : L'arrêté du maire de Générac du 26 février 2021 est annulé dans la mesure précisée au point 19 du présent jugement.
Article 2 : Le délai imparti à M. B pour solliciter la régularisation de son projet est fixé à deux mois à compter de la notification du présent jugement.
Article 3 : Le surplus des conclusions des parties est rejeté.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié à M. E C et Mme D C, à la commune de Générac ainsi qu'à M. A B.
Copie en sera transmise au procureur de la République près le tribunal judiciaire de Nîmes.
Délibéré après l'audience du 24 octobre 2023, à laquelle siégeaient :
M. Roux, président,
M. Mouret, premier conseiller,
Mme Lahmar, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 7 novembre 2023.
Le rapporteur,
R. MOURETLe président,
G. ROUX
La greffière,
A. OLSZEWSKI
La République mande et ordonne au préfet du Gard en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026