mardi 7 novembre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nîmes |
| Section | Tribunal Administratif de Nîmes |
| N° Dossier | TA30-2102928 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 1ère Chambre |
| Avocat requérant | SELARL MAILLOT AVOCATS ASSOCIÉS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires enregistrés les 9 septembre 2021, 31 août 2023 et 13 septembre 2023, la société civile immobilière (SCI) Saint Eloy, représentée par Me Audouin, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) d'annuler l'arrêté du 9 juillet 2021 par lequel le maire de Nîmes a refusé de lui délivrer un permis de construire en vue de l'édification d'une maison individuelle et d'un garage sur un terrain situé chemin des Aphyllanthes ;
2°) d'enjoindre au maire de Nîmes de lui délivrer le permis de construire sollicité, le cas échéant en l'assortissant d'une prescription relative à l'emprise au sol des constructions projetées, dans le délai d'un mois à compter de la notification du jugement à venir et sous astreinte de 1 000 euros par jour de retard, ou, subsidiairement, de procéder à une nouvelle instruction de sa demande de permis de construire ;
3°) de mettre à la charge de la commune de Nîmes la somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- le maire de Nîmes était tenu de lui délivrer le permis sollicité à la suite du jugement du tribunal administratif de Nîmes du 7 mai 2019 annulant l'arrêté portant sursis à statuer sur sa demande de permis de construire et prononçant une injonction de réexamen de cette demande ;
- elle a confirmé sa demande de permis à la suite de ce jugement et est devenue titulaire d'un permis tacite dont l'arrêté opère le retrait ; ce retrait n'a pas été précédé de la procédure contradictoire requise et a été édicté après l'expiration du délai de trois mois fixé par l'article L. 424-5 du code de l'urbanisme ;
- l'arrêté contesté, édicté à la suite de l'annulation contentieuse de l'arrêté portant sursis à statuer sur sa demande de permis, ne pouvait être fondé sur de nouveaux motifs ;
- le premier motif fondé sur l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme est entaché d'erreur de fait, d'erreur de droit et d'erreur d'appréciation, le permis sollicité pouvant être délivré sous réserve du respect de prescriptions spéciales ;
- le second motif fondé sur l'article N 2/9 du règlement du plan local d'urbanisme, qui repose sur une erreur matérielle, est illégal et le permis sollicité aurait pu soit être délivré au bénéfice d'une adaptation mineure, soit être assorti d'une prescription sur ce point.
Par des mémoires en défense enregistrés les 22 janvier et 5 septembre 2023, la commune de Nîmes, représentée par la SELARL Maillot Avocats et Associés, conclut au rejet de la requête et à ce que la somme de 2 000 euros soit mise à la charge de la SCI Saint Eloy au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que les moyens invoqués par la société requérante ne sont pas fondés.
La clôture immédiate de l'instruction a été fixée au 3 octobre 2023.
Le mémoire présenté pour la SCI Saint Eloy et enregistré le 3 octobre 2023 n'a pas été communiqué.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Mouret,
- les conclusions de Mme Bourjade, rapporteure publique,
- les observations de Me Audouin, représentant la SCI Saint Eloy, et celles de Me Coelo, représentant la commune de Nîmes.
Considérant ce qui suit :
1. La SCI Saint Eloy a déposé, le 10 mars 2017, une demande de permis de construire, complétée le 20 juin suivant, en vue de l'édification d'une maison individuelle et d'un garage sur un terrain situé 348 chemin des Aphyllanthes sur le territoire de la commune de Nîmes. Par un arrêté du 7 août 2017, le maire de Nîmes a sursis à statuer sur cette demande de permis de construire. Cet arrêté de sursis à statuer a été annulé par un jugement, devenu définitif, du tribunal administratif de Nîmes du 7 mai 2019 dont l'article 2 enjoint au maire de Nîmes de procéder à une nouvelle instruction de la demande de permis de la SCI Saint Eloy dans le délai d'un mois. Par un courrier enregistré le 27 octobre 2020, cette dernière a saisi le tribunal d'une demande tendant à obtenir l'exécution de ce jugement. Postérieurement à l'ouverture d'une procédure juridictionnelle d'exécution par une décision du président du tribunal administratif de Nîmes du 19 mai 2021, le maire de Nîmes s'est à nouveau prononcé sur la demande de permis de construire de la société pétitionnaire par un arrêté du 9 juillet suivant portant refus de permis de construire. La SCI Saint Eloy demande l'annulation pour excès de pouvoir de cet arrêté du 9 juillet 2021.
Sur la nature de la décision litigieuse :
2. Aux termes de l'article L. 600-2 du code de l'urbanisme : " Lorsqu'un refus opposé à une demande d'autorisation d'occuper ou d'utiliser le sol ou l'opposition à une déclaration de travaux régies par le présent code a fait l'objet d'une annulation juridictionnelle, la demande d'autorisation ou la déclaration confirmée par l'intéressé ne peut faire l'objet d'un nouveau refus ou être assortie de prescriptions spéciales sur le fondement de dispositions d'urbanisme intervenues postérieurement à la date d'intervention de la décision annulée sous réserve que l'annulation soit devenue définitive et que la confirmation de la demande ou de la déclaration soit effectuée dans les six mois suivant la notification de l'annulation au pétitionnaire ". Une décision de sursis à statuer prise sur le fondement de l'article L. 424-1 de ce code doit être regardée comme un refus au sens de cet article L. 600-2. L'article R. 423-23 du même code dispose que : " Le délai d'instruction de droit commun est de : () / b) Deux mois () pour les demandes de permis de construire portant sur une maison individuelle, au sens du titre III du livre II du code de la construction et de l'habitation, ou ses annexes ; / c) Trois mois pour les autres demandes de permis de construire () ". Selon son article R. 424-1 : " A défaut de notification d'une décision expresse dans le délai d'instruction déterminé comme il est dit à la section IV du chapitre III ci-dessus, le silence gardé par l'autorité compétente vaut, selon les cas : () / b) Permis de construire () tacite ". Aux termes de l'article L. 911-2 du code de justice administrative : " Lorsque sa décision implique nécessairement qu'une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d'un service public prenne à nouveau une décision après une nouvelle instruction, la juridiction, saisie de conclusions en ce sens, prescrit, par la même décision juridictionnelle, que cette nouvelle décision doit intervenir dans un délai déterminé () ".
3. Il résulte de ces dispositions que l'annulation par le juge de l'excès de pouvoir de la décision qui a refusé de délivrer un permis de construire, ou qui a sursis à statuer sur une demande de permis de construire, impose à l'administration, qui demeure saisie de la demande, de procéder à une nouvelle instruction de celle-ci, sans que le pétitionnaire ne soit tenu de la confirmer. En revanche, un nouveau délai de nature à faire naître une autorisation tacite ne commence à courir qu'à dater du jour de la confirmation de sa demande par l'intéressé.
4. En vertu de l'article R. 424-1 du code de l'urbanisme, la confirmation de la demande de permis de construire par l'intéressé fait courir le délai à l'expiration duquel le silence gardé par l'administration fait naître un permis de construire tacite. S'il incombe au pétitionnaire se prévalant de l'existence d'un permis tacite de justifier de la confirmation de sa demande de permis auprès de l'administration, il ne résulte d'aucune disposition législative ou réglementaire qu'une telle confirmation serait soumise à un formalisme particulier. A cet égard, ni les dispositions du code de l'urbanisme, ni celles du code des relations entre le public et l'administration relatives à la saisine de l'administration par voie électronique, ne font obstacle à ce que le pétitionnaire confirme sa demande de permis de construire par le biais d'un courrier électronique adressé à l'autorité administrative.
5. Ainsi qu'il a été dit au point 1, le tribunal administratif de Nîmes, après avoir annulé, par son jugement du 7 mai 2019, l'arrêté du 7 août 2017 du maire de Nîmes portant sursis à statuer sur la demande de permis de construire de la SCI Saint Eloy, a enjoint à cette autorité de statuer à nouveau sur cette demande dans un délai d'un mois à compter de la notification de ce jugement. La SCI Saint Eloy établit, notamment par la production d'une copie de courriers électroniques adressés par son conseil à plusieurs agents en charge de la gestion du contentieux de la commune de Nîmes, avoir expressément sollicité, le 7 octobre 2019, l'exécution de l'injonction de réexamen prononcée par le jugement évoqué ci-dessus, ainsi que la réception de cette demande par la commune qui y a répondu par un courriel du 8 octobre suivant. Dans ces conditions, et alors que la réalité de l'envoi et de la réception de ces échanges électroniques n'est pas contestée en défense, la société requérante doit être regardée comme ayant confirmé sa demande de permis de construire au plus tard le 8 octobre 2019, date à partir de laquelle un nouveau délai de deux mois, de nature à faire naître un permis tacite, a commencé à courir. Par suite, et compte tenu du silence gardé par le maire de Nîmes jusqu'à l'expiration de ce délai, la société requérante est fondée à se prévaloir de l'existence d'un permis de construire tacite que l'arrêté contesté du 9 juillet 2021 a eu pour effet de retirer.
Sur la légalité de la décision litigieuse :
6. Aux termes de l'article L. 424-5 du code de l'urbanisme : " La décision de non-opposition à une déclaration préalable ou le permis de construire ou d'aménager ou de démolir, tacite ou explicite, ne peuvent être retirés que s'ils sont illégaux et dans le délai de trois mois suivant la date de ces décisions. Passé ce délai, la décision de non-opposition et le permis ne peuvent être retirés que sur demande expresse de leur bénéficiaire () ".
7. En premier lieu, aux termes de l'article L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration : " Exception faite des cas où il est statué sur une demande, les décisions individuelles qui doivent être motivées en application de l'article L. 211-2 () sont soumises au respect d'une procédure contradictoire préalable ". Selon l'article L. 121-2 du même code : " Les dispositions de l'article L. 121-1 ne sont pas applicables : / 1° En cas d'urgence ou de circonstances exceptionnelles ; / 2° Lorsque leur mise en œuvre serait de nature à compromettre l'ordre public ou la conduite des relations internationale ; / 3° Aux décisions pour lesquelles des dispositions législatives ont instauré une procédure contradictoire particulière () ". L'article L. 122-1 de ce code dispose que : " Les décisions mentionnées à l'article L. 211-2 n'interviennent qu'après que la personne intéressée a été mise à même de présenter des observations écrites et, le cas échéant, sur sa demande, des observations orales () ".
8. La décision portant retrait d'un permis de construire est au nombre de celles qui doivent être motivées en application de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration. Elle doit, par suite, être précédée d'une procédure contradictoire, permettant au titulaire du permis de construire d'être informé de la mesure qu'il est envisagé de prendre, ainsi que des motifs sur lesquels elle se fonde, et de bénéficier d'un délai suffisant pour présenter ses observations. Le respect, par l'autorité administrative compétente, de la procédure contradictoire prévue par les dispositions de l'article L. 121-1 du même code constitue une garantie pour le titulaire du permis que cette autorité entend retirer. La décision de retrait est illégale s'il ressort de l'ensemble des circonstances de l'espèce que le bénéficiaire a été effectivement privé de cette garantie.
9. Il ressort des pièces du dossier que la SCI Saint Eloy n'a pas été informée de la mesure de retrait envisagée, ni mise en mesure de présenter ses observations avant son édiction. Dans ces conditions, et alors qu'il n'est pas fait état en défense d'une situation d'urgence ni de l'une des autres circonstances mentionnées à l'article L. 121-2 du code des relations entre le public et l'administration, cette décision de retrait a été prise au terme d'une procédure irrégulière. Il ressort de l'ensemble des circonstances de l'espèce que la SCI Saint Eloy a été effectivement privée de la garantie évoquée au point précédent.
10. En second lieu, il ressort des pièces du dossier que l'arrêté contesté a été édicté postérieurement à l'expiration du délai de trois mois suivant la date à laquelle la SCI Saint Eloy est devenue titulaire du permis de construire tacite né dans les conditions rappelées au point 5. En procédant au retrait de ce permis de construire tacite plus de trois mois après sa naissance, le maire de Nîmes a méconnu les dispositions citées ci-dessus de l'article L. 424-5 du code de l'urbanisme.
11. Pour l'application de l'article L. 600-4-1 du code de l'urbanisme, aucun autre moyen n'est de nature à entraîner l'annulation de l'arrêté contesté.
12. Il résulte de tout ce qui précède que la SCI Saint Eloy est fondée à demander l'annulation de l'arrêté du maire de Nîmes du 9 juillet 2021.
Sur l'injonction et l'astreinte :
13. Aux termes de l'article L. 911-1 du code de justice administrative : " Lorsque sa décision implique nécessairement qu'une personne morale de droit public () prenne une mesure d'exécution dans un sens déterminé, la juridiction, saisie de conclusions en ce sens, prescrit, par la même décision, cette mesure assortie, le cas échéant, d'un délai d'exécution. / La juridiction peut également prescrire d'office cette mesure ". Selon l'article R. 424-13 du code de l'urbanisme : " En cas de permis tacite (), l'autorité compétente en délivre certificat sur simple demande du demandeur () ".
14. L'exécution du présent jugement implique nécessairement que le certificat prévu par l'article R. 424-13 du code de l'urbanisme soit délivré à la SCI Saint Eloy. Il y a donc lieu d'enjoindre au maire de Nîmes de délivrer à la société requérante un certificat de permis tacite dans un délai de quinze jours à compter de la notification du présent jugement. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu d'assortir cette injonction d'une astreinte.
Sur les frais liés au litige :
15. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce qu'une somme soit mise à ce titre à la charge de la SCI Saint Eloy qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de mettre à la charge de la commune de Nîmes une somme de 1 500 euros à verser à la SCI Saint Eloy sur le même fondement.
D É C I D E :
Article 1er : L'arrêté du maire de Nîmes du 9 juillet 2021 est annulé.
Article 2 : Il est enjoint au maire de Nîmes de délivrer à la SCI Saint Eloy un certificat de permis de construire tacite dans le délai de quinze jours à compter de la notification du présent jugement.
Article 3 : La commune de Nîmes versera à la SCI Saint Eloy une somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 4 : Le surplus des conclusions des parties est rejeté.
Article 5 : Le présent jugement sera notifié à la société civile immobilière Saint Eloy et à la commune de Nîmes.
Délibéré après l'audience du 24 octobre 2023, à laquelle siégeaient :
M. Roux, président,
M. Mouret, premier conseiller,
Mme Lahmar, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 7 novembre 2023.
Le rapporteur,
R. MOURETLe président,
G. ROUX
La greffière,
A. OLSZEWSKI
La République mande et ordonne au préfet du Gard en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026