mardi 10 octobre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nîmes |
| Section | Tribunal Administratif de Nîmes |
| N° Dossier | TA30-2103155 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 1ère Chambre |
| Avocat requérant | MAZEL |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 4 octobre 2021 et 1er avril 2022, M. B D et Mme A C, représentés par Me De Cazalet, demandent au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 1er avril 2021 par lequel le maire de Vitrolles-en-Lubéron a refusé de leur délivrer un permis de construire, ensemble la décision implicite de rejet de leur recours gracieux ;
2°) d'enjoindre au maire de Vitrolles-en-Lubéron de leur délivrer le permis de construire sollicité dans un délai d'un mois suivant la notification du jugement à intervenir.
Ils soutiennent que :
- il n'est pas justifié du caractère exécutoire de l'arrêté attaqué, la date de son affichage en mairie et de sa transmission au représentant de l'Etat n'étant pas indiquées ;
- le projet constitue bien une extension de la construction initiale au sens de l'article L. 111-4 du code de l'urbanisme puisqu'il présente des liens physiques et fonctionnels avec le bâtiment existant et n'entraîne qu'une faible augmentation de l'emprise au sol.
Par des mémoires en défense enregistrés les 17 mars 2022 et 6 avril 2023, la commune de Vitrolles-en-Lubéron, représentée par Me Mazel, conclut au rejet de la requête et à ce qu'une somme de 2 000 euros soit mise à la charge des requérants en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que les moyens soulevés par les requérants ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Par courrier du 20 septembre 2023, les parties ont été informées, en application de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, du fait que le jugement était susceptible d'être fondé sur un moyen relevé d'office, tiré de ce que, conformément aux dispositions de l'article L. 422-5 du code de l'urbanisme, la compétence du maire de Vitrolles-en-Lubéron pour décider de refuser le permis de construire était liée par l'avis conforme défavorable au projet émis par le préfet de Vaucluse.
Par un mémoire, enregistré le 21 septembre 2023 et non communiqué, les requérants ont présenté des observations en réponse à cette communication.
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Lahmar,
- les conclusions de Mme Bourjade, rapporteure publique,
- et les observations de Me Deidda pour les requérants, ainsi que celles de Me Mazel pour la commune de Vitrolles-en-Lubéron.
Considérant ce qui suit :
1. Le 3 décembre 2020, M. D et Mme C ont déposé une demande de permis de construire portant sur la régularisation d'une extension construite sur un terrain situé 1880, rue de la Bastide des Jourdans à Vitrolles-en-Lubéron, parcelles cadastrées section D n°s 285, 441 et 442. Suite à l'avis défavorable au projet émis par le préfet de Vaucluse, le 23 décembre 2020, le maire de Vitrolles-en-Lubéron a refusé d'accorder le permis sollicité par l'arrêté du 1er avril 2021 dont M. D et Mme C demandent au tribunal de prononcer l'annulation, ensemble la décision implicite de rejet de leur recours gracieux.
Sur les conclusions à fin d'annulation et d'injonction :
2. Aux termes de l'article L. 422-5 du code de l'urbanisme : " Lorsque le maire ou le président de l'établissement public de coopération intercommunale est compétent, il recueille l'avis conforme du préfet si le projet est situé : / a) Sur une partie du territoire communal non
couverte par une carte communale, un plan local d'urbanisme ou un document d'urbanisme en tenant lieu. ". Si, lorsque la délivrance d'une autorisation administrative est subordonnée à l'accord préalable d'une autre autorité, le refus d'un tel accord, qui s'impose à l'autorité compétente pour statuer sur la demande d'autorisation, ne constitue pas une décision susceptible de recours, des moyens tirés de sa régularité et de son bien-fondé peuvent, quel que soit le sens de la décision prise par l'autorité compétente pour statuer sur la demande d'autorisation, être invoqués devant le juge saisi de cette décision.
3. En l'absence de document d'urbanisme couvrant le territoire de Vitrolles-en-Lubéron, la délivrance du permis de construire sollicitée par les requérants était subordonnée à l'accord du préfet de Vaucluse. Ce dernier ayant émis un avis défavorable au projet, le maire était donc tenu de refuser le permis. Par suite, en se bornant à diriger leurs moyens contre cette décision de refus, sans remettre en cause ni la légalité de l'avis conforme du préfet de Vaucluse, ni la compétence liée du maire, les requérants n'invoquent pas de moyen opérant au soutien de leurs conclusions à fin d'annulation de l'arrêté en litige.
4. Il résulte de ce qui vient d'être dit que les moyens invoqués doivent être écartés et que les conclusions à fin d'annulation ne peuvent qu'être rejetées de même, par voie de conséquence, que les conclusions à fin d'injonction.
Sur les frais liés au litige :
5. Il y a lieu de faire application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de mettre à la charge des requérants la somme de 1 200 euros à verser à la commune de Vitrolles-en-Lubéron.
D É C I D E :
Article 1er : La requête de M. D et de Mme C est rejetée.
Article 2 : Les requérants verseront à la commune de Vitrolles-en-Lubéron une somme de 1 200 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. B D, à Mme A C et à la commune de Vitrolles-en-Lubéron.
Délibéré après l'audience du 26 septembre 2023 où siégeaient :
- M. Roux, président,
- Mme Lahmar, conseillère,
- Mme Galtier, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe, le 10 octobre 2023.
La rapporteure,
L. LAHMAR
Le président,
G. ROUXLa greffière,
A. OLSZEWSKI
La République mande et ordonne à la préfète de Vaucluse en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026