jeudi 7 novembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nîmes |
| Section | Tribunal Administratif de Nîmes |
| N° Dossier | TA30-2200477 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 2ème chambre |
| Avocat requérant | CABINET GIL CROS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires enregistrés les 16 février 2022, 13 octobre 2023 et 19 juillet 2024, Mme B A, représentée par Me Raynal, doit être regardée comme demandant au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) d'annuler l'arrêté du 16 août 2021 par lequel le maire de la commune de Vauvert l'a radiée des cadres pour abandon de poste ;
2°) d'enjoindre au maire de la commune de Vauvert de procéder à sa réintégration et à la reconstitution de sa carrière dans le délai de deux mois à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
3°) de condamner la commune de Vauvert à lui verser une indemnité en réparation de la perte de rémunération sur la période allant du 22 février 2021, date à laquelle elle a été réintégrée juridiquement, et la date de prise d'effet de sa radiation des cadres pour abandon de poste ;
4°) de condamner la commune de Vauvert à lui verser une indemnité en réparation de la perte de rémunération résultant de l'illégalité fautive de la mesure de radiation des cadres pour abandon de poste jusqu'à sa réintégration effective ;
5°) de condamner la commune de Vauvert à lui verser la somme de 10 000 euros au titre des troubles dans les conditions d'existence ;
6°) d'assortir ces condamnations des intérêts légaux à compter du 9 juillet 2021 et le cas échéant capitalisation annuelle de ceux-ci ;
7°) de mettre à la charge de la commune de Vauvert la somme de 1 500 euros à verser à son conseil, Me Raynal, au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Elle soutient que :
- ses conclusions indemnitaires sont recevables, le contentieux étant lié et le chiffrage de ses préjudices dans sa demande préalable n'étant pas obligatoire ;
- l'arrêté de radiation des cadres du 16 août 2021 est illégal dès lors que, sur la base des avis du comité médical départemental du 22 octobre 2020 et du comité médical supérieur du 13 janvier 2021, il a subordonné sa réintégration effective dans ses fonctions à la condition d'un examen par le médecin de prévention ;
- le maire a considéré à tort que le lien avec le service était rompu ; ses refus de se présenter aux convocations du médecin de prévention étaient justifiés et ne révèlent pas une rupture du lien avec le service alors qu'il ne lui a jamais été proposé un poste aménagé tenant compte de son état de santé et sa reconnaissance de travailleur handicapé ;
- elle est fondée à demander la réparation du préjudice subi du fait du refus fautif du maire de la commune de régulariser sa situation, en dépit de sa réintégration administrative le 22 février 2021, en s'abstenant de l'affecter sur des fonctions correspondant à son grade et compatibles avec son état de santé, ou à défaut de la maintenir en surnombre dans l'attente d'une vacance d'emploi, mais également du fait de la méconnaissance de son obligation de veiller à la santé et la sécurité de ses agents ; elle a droit au versement de la rémunération dont elle a été privée sur la période comprise entre la date de sa réintégration et celle de la prise d'effet de sa radiation des cadres ; la règle du service non fait ne peut lui être opposée dès lors que le maire de la commune doit être regardé comme l'ayant implicitement réintégrée en surnombre dans l'attente des recommandations du médecin de prévention ;
- elle est fondée à demander la réparation du préjudice subi du fait de l'illégalité de la mesure de radiation des cadres du 16 août 2021, au titre duquel doivent être pris en compte la perte de son traitement mais également les primes et indemnités dont elle avait une chance sérieuse de bénéficier sur la période d'éviction, à l'exception de celles liées à l'exercice effectif des fonctions et après déduction du montant des rémunérations qu'elle a pu percevoir auprès d'autres employeurs ;
- elle est fondée à demander la réparation du préjudice subi du fait de la notification tardive des documents de fin de relation d'emploi le 6 octobre 2021 alors que la mesure de radiation a pris effet le 8 septembre précédent.
Par des mémoires en défense, enregistrés le 23 mars 2022 et le 15 juillet 2024, la commune de Vauvert, représentée par Me Gros, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mise à la charge de Mme A la somme de 2 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que :
- les conclusions indemnitaires sont irrecevables à défaut d'être chiffrées ;
- les conclusions indemnitaires nouvelles présentées dans son mémoire enregistré le 13 octobre 2023 sont tardives et n'ont fait l'objet d'aucune demande préalable ;
- elles ne sont, en tout état de cause, pas fondées en l'absence de toute faute commise par la commune dans le cadre de la réintégration de la requérante, le 22 février 2021, et en l'absence d'illégalité fautive de l'arrêté de radiation du 16 août suivant ; les fautes commises par Mme A du fait de son absence non justifiée à la première convocation du médecin de prévention et de son souhait d'écourter, sans motif légitime, l'entretien de reprise des fonctions qui s'est tenu avec la direction des ressources humaines le 22 février 2021 font obstacle à toute indemnisation ;
- elle ne justifie d'aucun préjudice lié à la perte de son emploi alors qu'elle a fait le choix de se domicilier dans le Jura et d'y installer le centre de ses intérêts familiaux et économiques dès les premiers jours de septembre 2021, avant même d'avoir connaissance de l'arrêté de radiation des cadres, confirmant sa volonté de ne plus travailler au sein de la commune et de rompre tout lien avec le service ;
- elle n'établit pas avoir subi un préjudice du fait d'une remise tardive des documents de fin de la relation d'emploi alors, qu'étant fonctionnaire radiée des cadres pour abandon de poste, elle ne pouvait être regardée comme ayant involontairement perdu son emploi et bénéficier d'allocation à ce titre ;
- ses prétentions, au titre d'une reconstitution de carrière et au titre d'une indemnisation équivalente à la différence entre la rémunération qu'elle a perçue depuis le 22 février 2021 et celle qu'elle aurait perçue si elle avait été réintégrée, font double emploi et conduiraient à une indemnisation indue ; elle ne produit aucun justificatif des revenus qu'elle a pu percevoir depuis sa radiation des cadres le 8 septembre 2021 ;
- le point de départ des intérêts sollicités par la requérante ne saurait être la date d'une demande indemnitaire préalable qui n'existe pas ni celle de sa requête introductive d'instance puisque celle-ci ne comportait aucune demande chiffrée.
Par ordonnance du 16 juillet 2024, la clôture d'instruction a été fixée au 24 juillet 2024 à 12h00.
Mme A a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 15 décembre 2021.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le décret n° 85-603 du 10 juin 1985 ;
- le décret n° 87-602 du 30 juillet 1987 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Vosgien, rapporteure,
- les conclusions de M. Chaussard, rapporteur public,
- et les observations de Me Raynal, représentant Mme A, et de Me Gros, représentant la commune de Vauvert.
Une note en délibéré présentée pour Mme A a été enregistrée le 25 octobre 2024.
Une note en délibéré présentée pour la commune de Vauvert a été enregistrée le 6 novembre 2024.
Considérant ce qui suit :
1. Mme A, adjointe technique territoriale de deuxième classe, exerçant les fonctions d'agent d'entretien au sein de la commune de Vauvert, a été placée en congé de maladie pour accident de trajet du 12 avril 2016 au 31 mai 2017. A l'expiration de ses droits à congés de maladie ordinaire le 31 mai 2018, elle a été placée en disponibilité d'office pour raisons de santé jusqu'au 1er novembre 2020. Suite aux avis du comité médical départemental du 22 octobre 2020 et du comité médical supérieur du 13 janvier 2021, favorables à l'aptitude à la reprise de ses fonctions par l'agent sous réserve d'éventuels aménagements à définir avec le médecin de prévention, et après deux convocations successives devant celui-ci, les 18 février et 30 avril 2021, le maire de la commune a mis en demeure l'intéressée de reprendre ses fonctions le 17 mai 2021. Par un arrêté du 16 août 2021, dont elle demande l'annulation, le maire a prononcé sa radiation des cadres pour abandon de poste à compter de sa notification. Par sa requête Mme A sollicite également l'indemnisation de divers préjudices qu'elle estime avoir subis du fait des fautes commises par le maire de la commune depuis sa réintégration le 22 février 2021, de l'illégalité fautive de l'arrêté du 16 août 2021 portant radiation des cadres et enfin de la transmission tardive des documents de fin de la relation d'emploi.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. Une mesure de radiation des cadres pour abandon de poste ne peut être légalement prononcée, que si l'agent concerné a, préalablement à cette décision, été mis en demeure de rejoindre son poste ou de reprendre son service dans un délai approprié qu'il appartient à l'administration de fixer. Une telle mise en demeure doit prendre la forme d'un document écrit, notifié à l'intéressé, l'informant du risque qu'il court d'une radiation des cadres sans procédure disciplinaire préalable. Lorsque l'agent ne s'est ni présenté ni n'a fait connaître à l'administration aucune intention avant l'expiration du délai fixé par la mise en demeure, et en l'absence de toute justification d'ordre matériel ou médical, présentée par l'agent, de nature à expliquer le retard qu'il aurait eu à manifester un lien avec le service, cette administration est en droit d'estimer que le lien avec le service a été rompu du fait de l'intéressé. L'agent qui se trouve en position de congé de maladie est regardé comme n'ayant pas cessé d'exercer ses fonctions. Par suite, il ne peut en principe faire l'objet d'une mise en demeure de rejoindre son poste ou de reprendre son service à la suite de laquelle l'autorité administrative serait susceptible de prononcer son licenciement pour abandon de poste. Il en va toutefois différemment lorsque l'agent, reconnu apte à reprendre ses fonctions par le comité médical départemental, se borne, pour justifier sa non présentation ou l'absence de reprise de son service, à produire un certificat médical prescrivant un nouvel arrêt de travail sans apporter, sur l'état de santé de l'intéressé, d'éléments nouveaux par rapport aux constatations sur la base desquelles a été rendu l'avis du comité médical.
3. Il ressort des pièces du dossier que Mme A, placée en disponibilité d'office pour raisons de santé à l'expiration de ses droits à congés de maladie ordinaire, a fait l'objet de deux avis du comité médical départemental du 22 octobre 2020 et du comité médical supérieur du 13 janvier 2021 favorables à sa reprise de fonctions le 2 novembre 2020 sous réserve d'éventuels aménagements à définir avec le médecin de prévention. Par un courrier du 4 février 2021, dont elle accusait réception le 10 février suivant, elle a été convoquée à une première visite médicale le 18 février 2021 à laquelle elle ne s'est pas rendue au motif qu'elle n'avait pas été destinataire d'une fiche de poste actualisée comprenant les aménagements compatibles avec son état de santé alors que l'objet même de cette visite était de permettre de définir avec le médecin de prévention lesdits aménagements sur la fiche de poste, produite en défense et communiquée à ce dernier. Par un courrier du 5 février 2021 le maire de la commune l'a, en parallèle, convoquée à un entretien de reprise prévu le 22 février suivant avec la directrice générale adjointe, dont elle a accusé réception le 11 février 2021 en confirmant sa présence à cet entretien et en demandant que lui soit communiquée la liste des emplois de la commune disponibles avec les fiches de poste correspondantes, tout en indiquant que la meilleure issue possible, selon elle, était une rupture conventionnelle qui lui permettrait de quitter la commune dans le délai réglementaire de deux mois. Dès le début de cet entretien, la commune de Vauvert soutient, sans être contestée en réplique, que suite au refus de la directrice de faire droit à sa demande d'enregistrement et en dépit de sa proposition de faire participer un agent responsable du service de prévention de la santé et de la sécurité au travail, en qualité de témoin, la requérante, elle-même assistée de son conseil, a décidé de sa propre initiative de mettre fin à l'entretien en quittant le service. Convoquée à une deuxième visite devant le médecin de prévention le 30 avril 2021, Mme A s'est présentée accompagnée d'un conseiller territorial et a refusé d'être examinée seule avant de repartir, sans solliciter depuis une nouvelle convocation médicale comme elle en avait la possibilité.
4. Il ressort, en outre, des pièces du dossier qu'à l'issue de la visite du 30 avril 2021, le médecin de prévention a, sur la base des éléments médicaux en sa possession, identifié les risques particuliers liés à l'exercice des fonctions d'agent d'entretien de la requérante eu égard à son état de santé, en particulier s'agissant des déplacements en véhicule ou à pied ainsi que les postures pénibles sollicitant les articulations, sur la base desquels le maire de la commune a actualisé sa fiche de poste, jointe au courrier du 5 mai 2021 la mettant en demeure de reprendre ses fonctions le 17 mai suivant, sous peine de procéder à sa radiation des cadres pour abandon de poste, courrier que l'intéressée n'a pas récupéré dans le délai d'instance de quinze jours suivant sa première présentation, le 10 mai 2021, compte tenu de son absence ce jour-là, et réputé, dès lors, valablement notifié à l'issue de ce délai, le 26 mai 2021. Cette fiche indique ainsi que son poste sera aménagé pour effectuer son travail sur un site unique limitant les contraintes de déplacement, sans port de charge lourde et avec usage de matériels ergonomiques et produits spécifiques adaptés. La requérante ne conteste pas sérieusement ces aménagements dont elle n'établit pas le caractère inadapté ou insuffisant eu égard à son état de santé et son handicap dont elle ne précise d'ailleurs pas la nature. Si Mme A a formé, le 7 juillet 2021, un recours gracieux à l'encontre d'un premier arrêté du 21 mai précédent portant radiation des cadres pour abandon de poste, sans expliciter aucun argument ni faire valoir d'élément nouveau à l'appui de sa demande, celui-ci a été, en tout état de cause, retiré par l'arrêté du 16 août suivant au motif qu'il avait été édicté de manière prématurée avant l'expiration du délai d'instance de quinze jours susvisé. Enfin, ainsi que le relèvent le courrier de mise en demeure et la décision attaquée, les seuls certificats médicaux et arrêts de maladie postérieurs au 2 novembre 2020, produits en défense, n'apportent aucun élément nouveau sur son état de santé par rapport aux constatations sur la base desquelles ont été rendus les avis du comité médical départemental et du comité médical supérieur les 22 octobre 2020 et 13 janvier 2021, favorables à sa reprise de fonctions. Dans ces conditions et dès lors que Mme A ne s'est pas présentée à son poste suite à la notification de ce courrier sans justifier de son absence auprès de son employeur en faisant état de nouveaux éléments d'ordre matériel ou médical, le maire de la commune a pu, à bon droit, et pour ce seul motif, considérer à la date de la décision attaquée, soit plus de deux mois après cette mise en demeure, que le lien avec le service était rompu du fait de l'intéressée qui avait, au demeurant, déjà manifesté son intention de quitter les effectifs de la commune dans son courrier du 11 février précédent.
5. Il résulte de tout ce qui précède que Mme A n'est pas fondée à demander l'annulation de l'arrêté du 16 août 2021 par lequel le maire de la commune de Vauvert l'a radiée des cadres pour abandon de poste. Ses conclusions tendant à cette fin doivent, dès lors, être rejetées, ainsi que, par voie de conséquence, les conclusions qu'elle a présentées à fin d'injonction.
Sur les conclusions indemnitaires :
6. En premier lieu, il résulte de qui a été dit aux points 2 à 5 du présent jugement que Mme A n'est pas fondée à soutenir que l'arrêté du 16 août 2021, par lequel le maire de la commune de Vauvert l'a radiée des cadres pour abandon de poste, serait entaché d'illégalité. Par suite, les conclusions indemnitaires qu'elle a présentées sur le fondement de l'illégalité fautive de cet arrêté doivent, sans qu'il soit besoin de statuer sur les fins de non-recevoir qui leur sont opposées en défense, être rejetées.
7. En deuxième lieu, il résulte de l'instruction, et notamment des faits rappelés aux points 3 à 5 du présent jugement, que le maire de Vauvert a accompli l'ensemble des diligences nécessaires à la définition des aménagements du poste de travail de Mme A par le médecin de prévention, à l'examen duquel la requérante, dûment convoquée, s'est par deux fois soustraite, puis lui a, en conséquence, notifié une fiche de poste aménagé conformément aux préconisations de ce médecin de prévention au regard de son état de santé, par pli recommandé qu'elle s'est abstenue de retirer auprès des services de La Poste. Mme A n'établit donc pas l'existence des fautes du maire de Vauvert dont elle se prévaut tenant, pour l'une, à son abstention de l'affecter sur des fonctions compatibles avec son état de santé et, pour l'autre, à la méconnaissance de son obligation de veiller à la santé et la sécurité des agents.
8. En troisième lieu, il résulte de l'instruction que, d'une part, Mme A, qui était apte à la reprise de ses fonctions tel que cela ressort des avis non contestés du comité médical départemental et du comité médical supérieur, et dont le poste était bien vacant, comme en attestent ses échanges avec son employeur, le 19 février 2021, ne pouvait être légalement placée en surnombre dans l'attente d'une vacance d'emploi. Mme A n'est donc pas fondée à soutenir que le maire aurait commis une faute en ne la plaçant pas en surnombre dans l'attente d'une vacance d'emploi. D'autre part, en l'absence de service fait à compter de cette date, le maire, qui était tenu de suspendre le versement de sa rémunération jusqu'à la date de sa reprise effective de ses fonctions, n'a pas davantage commis de faute sur ce point.
9. En quatrième et dernier lieu, si Mme A soutient avoir subi un préjudice du fait de la notification tardive des documents de fin de la relation d'emploi le 6 octobre 2021 eu égard à la prise d'effet de sa radiation des cadres le 8 septembre précédent, elle n'établit pas l'existence de celui-ci, dont elle ne précise, au demeurant, pas la nature alors que, comme le fait valoir la commune, en l'absence de toute illégalité de la mesure de radiation des cadres pour abandon de poste, elle ne pouvait être regardée comme involontairement privée d'emploi et prétendre au bénéfice des allocations d'aide au retour à l'emploi.
10. Il résulte de tout ce qui précède que, sans qu'il soit besoin de statuer sur les fins de non-recevoir opposées en défense, les conclusions indemnitaires de Mme A, fondées sur les fautes commises par la commune depuis sa réintégration le 22 février 2021 et dans la transmission tardive des documents de fin de la relation d'emploi, doivent également être rejetées.
Sur les conclusions présentées sur le fondement des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 :
11. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions de Mme A présentées sur le fondement des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 ni à celles de la commune de Vauvert présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
DECIDE :
Article 1er : La requête de Mme A est rejetée.
Article 2 : Les conclusions de la commune de Vauvert présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme B A, à la commune de Vauvert et à Me Raynal.
Délibéré après l'audience du 25 octobre 2024, à laquelle siégeaient :
M. Roux, président,
Mme Vosgien, première conseillère,
Mme Béréhouc, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 7 novembre 2024.
La rapporteure,
S. VOSGIEN
Le président,
G. ROUX
La greffière,
B. ROUSSELET-ARRIGONI
La République mande et ordonne au préfet du Gard en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
2
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026