LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA30-2200658

Tribunal Administratif de Nîmes — Décision N° TA30-2200658

jeudi 20 avril 2023

JuridictionTribunal Administratif de Nîmes
SectionTribunal Administratif de Nîmes
N° DossierTA30-2200658
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation2ème chambre magistrat statuant seul
Avocat requérantSELARL ANDREANI HUMBERT COLLIN

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 4 février 2022, M. C A doit être regardé comme demandant au tribunal :

1°) d'annuler la décision du 31 janvier 2022 par laquelle Pôle emploi a refusé de procéder au rechargement de ses droits au titre de l'allocation d'aide au retour à l'emploi ;

2°) d'annuler la décision du 3 février 2022 par laquelle Pôle emploi lui a accordé le bénéfice de l'allocation de solidarité spécifique en tant qu'elle fixe son montant à 16,91 euros par jour.

Il soutient que le montant de l'allocation de solidarité spécifique qui lui a été accordé ne lui permet pas d'assumer ses charges financières.

Par un mémoire en défense, enregistré le 16 juin 2022, Pôle emploi, représenté par Me Andreani conclut au rejet de la requête de M. A.

Il soutient que :

- la juridiction administrative est incompétente pour connaître des litiges relatifs à l'allocation de retour à l'emploi ;

- les moyens soulevés par M. A sont infondés.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code du travail ;

- le décret n° 2021-523 du 29 avril 2021 ;

- le code de justice administrative.

Le président de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Au cours de l'audience publique, après l'appel de l'affaire, les parties n'étant ni présentes ni représentées, la clôture de l'instruction est intervenue en application de l'article R. 772-9 du code de justice administrative, et le rapport de M. B a été entendu.

Considérant ce qui suit :

1. M. A est régulièrement inscrit sur la liste des demandeurs d'emploi depuis 1998 et a bénéficié de l'allocation d'aide au retour à l'emploi. Par une décision du 31 janvier 2022, Pôle emploi a refusé de procéder au rechargement de l'allocation d'aide au retour à l'emploi de M. A. Par une décision du 3 février 2022, Pôle emploi lui a ouvert un droit à l'allocation de solidarité spécifique et a fixé le montant de cette allocation à 16,91 euros par jour. M. A doit être regardé comme demandant au tribunal l'annulation de ces deux décisions.

Sur les conclusions à fin d'annulation de la décision du 31 janvier 2022 par laquelle Pôle emploi a refusé de procéder au rechargement des droits de M. A au titre de l'allocation d'aide au retour à l'emploi :

2. En vertu de l'article L. 5312-1 du code du travail, Pôle emploi est une institution nationale publique dotée de la personnalité morale et de l'autonomie financière qui a pour mission de : " () 4° Assurer, pour le compte de l'organisme gestionnaire du régime d'assurance chômage, le service de l'allocation d'assurance () et, pour le compte de l'Etat, le service des allocations de solidarité () ". L'article L. 5312-12 du même code prévoit que : " Les litiges relatifs aux prestations dont le service est assuré par l'institution, pour le compte de l'organisme chargé de la gestion du régime d'assurance chômage ou de l'Etat sont soumis au régime contentieux qui leur était applicable antérieurement à la création de cette institution ". Il résulte de ces dispositions, éclairées par les travaux préparatoires de la loi du 13 février 2008 relative à la réforme de l'organisation du service public de l'emploi dont elles sont issues, que le législateur a souhaité que la réforme, qui s'est notamment caractérisée par la substitution de Pôle emploi à l'Agence nationale pour l'emploi et aux associations pour l'emploi dans l'industrie et le commerce (Assedic), reste sans incidence sur le régime juridique des prestations et sur la juridiction compétente pour connaître du droit aux prestations, notamment sur la compétence de la juridiction judiciaire s'agissant des prestations servies au titre du régime d'assurance chômage.

3. Il résulte des dispositions citées ci-dessus qu'il n'appartient qu'à la juridiction judiciaire de connaître d'un recours relatif à l'allocation d'aide au retour à l'emploi. Par suite, les conclusions présentées par M. A dirigées contre la décision du 31 janvier 2022 par laquelle Pôle emploi a refusé de procéder au rechargement de ses droits au titre de l'allocation d'aide au retour à l'emploi se rapportent à un litige qui ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative.

Sur les conclusions à fin d'annulation de la décision du 3 février 2022 relative à l'allocation de solidarité spécifique :

4. Aux termes de l'article L. 5423-1 du code du travail : " Ont droit à une allocation de solidarité spécifique les travailleurs privés d'emploi qui ont épuisé leurs droits à l'allocation d'assurance, qui ne satisfont pas aux conditions pour bénéficier de l'allocation des travailleurs indépendants prévue à l'article L. 5424-25 et qui satisfont à des conditions d'activité antérieure et de ressources ". Aux termes de l'article R. 5423-1 de ce code : " Pour bénéficier de l'allocation de solidarité spécifique, les personnes mentionnées à l'article L. 5423-1 : / 1° Justifient de cinq ans d'activité salariée dans les dix ans précédant la fin du contrat de travail à partir de laquelle ont été ouverts leurs droits aux allocations d'assurance. En ce qui concerne les personnes ayant interrompu leur activité salariée pour élever un enfant, cette durée est réduite, dans la limite de trois ans, d'un an par enfant à charge ou élevé dans les conditions fixées à l'article R. 342-2 du code de la sécurité sociale ; () ". Enfin, aux termes de l'article 1er du décret du 29 avril 2021 revalorisant l'allocation de solidarité spécifique, l'allocation temporaire d'attente et l'allocation équivalent retraite : " Le montant journalier de l'allocation de solidarité spécifique est fixé à 16,91 euros à compter du 1er avril 2021. "

5. En fixant le montant de l'allocation de solidarité spécifique allouée à M. A à 16,91 euros par jour, Pôle emploi a fait une exacte application des dispositions de l'article 1er du décret du 29 avril 2021. Si M. A fait valoir que le montant de 16,91 euros qui lui a été accordé est insuffisant pour subvenir à ses besoins, cette circonstance est toutefois sans incidence sur le montant de l'allocation de solidarité spécifique qui lui a été allouée, lequel est réglementairement fixé par les dispositions de l'article 1er du décret du 29 avril 2021 précité, qui ne laissent aucune marge d'appréciation à l'administration qui est tenue de l'appliquer. Par suite, M. A n'est pas fondé à demander l'annulation de la décision du 3 février 2022 par laquelle Pôle emploi lui a accordé le bénéfice de l'allocation de solidarité spécifique en tant qu'elle fixe son montant à 16,91 euros par jour.

D E C I D E :

Article 1er : Les conclusions de la requête de M. A dirigées contre la décision du 31 janvier 2022 par laquelle Pôle emploi a refusé de procéder au rechargement de ses droits au titre de l'allocation d'aide au retour à l'emploi sont rejetées comme portées devant une juridiction incompétente.

Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête de M. A est rejeté.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. C A et à Pôle emploi.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 20 avril 2023.

Le président,

C. B

La greffière,

F. DESMOULIÈRES

La République mande et ordonne au ministre du travail, du plein emploi et de l'insertion en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions